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Les États-Unis ont dégénéré en État policier


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Paul Craig Roberts
Vendredi 12 Janvier 2018

Les États-Unis ont dégénéré en État policier
 

    J'ai posté hier un nouvel article avec deux vidéos montrant une institutrice blanche brutalisée et expulsée par un agent de police noir. Cela se passe lors d'une réunion publique d’enseignants avec le conseil d’administration de l’école, au moment où l’institutrice parlait tout à fait normalement avec un membre du conseil de classe.
 

    Le conseil de classe est composé de gens des deux sexes et des deux races. (Oui, nous savons bien qu'il y a plus de deux sexes et deux races de nos jours.) L’institutrice a manifestement été traînée dehors à la demande du conseil de classe ou de l'un de ses membres.
 

    L’institutrice est surprise d'être interrompue par un policier pendant qu’elle parle avec un membre du conseil de classe. Tentant de poursuivre la conversation, elle reçoit du flic noir l'ordre de quitter la pièce, et elle obéit à cet ordre arbitraire. À l’instant où elle quitte la pièce, le flic noir la plaque au sol, la menotte, appelle du renfort et l'expédie au violon.
 

    Nous avons là une scène typique des États-Unis d’aujourd'hui. L’institutrice n'a rien à se reprocher, n'a enfreint aucune loi, aucune règle du conseil de classe, aucune règle de réunion, a obéi au flic noir, et a pourtant été brutalisée et arrêtée. Le flic noir n’arrêtait pas de dire « arrêtez de résister » en la brutalisant, bien qu’il ressorte clairement de la vidéo qu'il n'y avait aucune résistance à l'agression du flic noir, et qu’il s’agissait manifestement d’un acte délictueux de la police contre une citoyenne.
 

    Le flic noir arrivera-t-il à s'en sortir avec ça ? Bien sûr voyons.
 

    Voici ce qu’il s’est passé.
 

    La réunion portait sur l'approbation par le conseil de classe d'une augmentation du salaire de l’un de ses membres. L’augmentation était de l’ordre du salaire annuel des instituteurs, alors que ces derniers n’avaient pas un sou de rallonge.
 

    L’institutrice blanche agressée par le policier noir voulait savoir pourquoi les ressources nécessaires aux salles de classe, dont la capacité avait augmenté d'environ un tiers, allaient plutôt à des membres du conseil de classe qui ne faisaient rien à part percevoir de hauts salaires.
 

    C'est une question raisonnable et honnête, mais c'est une question que le conseil de classe ne voulait pas entendre. C’est pourquoi il a fait brutaliser et arrêter l'institutrice blanche par le flic noir de l'oncle Tom.
 

    Comme je l'ai dit, ce sont les États-Unis d’aujourd'hui.
 

    La même chose se passe partout.
 

    Considérons par exemple les collèges et les universités. D’après plusieurs rapports, 75 pour cent des budgets vont à l'administration. Quand j'allais à Georgia Tech, il y avait un président et un doyen. De nos jours, les universités ont un énorme personnel administratif. Il y a des présidents, des chanceliers, des vice-chanceliers, des prévôts, des vice-présidents, des vice-doyens, des doyens associés et des doyens adjoints, tout ça s’occupant de l’action positive, la conduite et le discours politiquement corrects, les droits des femmes, les droits des homosexuels et des transgenres. Les universités étasuniennes sont envahies d’administrateurs. L'enseignement y est à peine donnée.
 

    Les facultés à temps plein perdent du terrain. En lieu et place des professeurs confirmés, les étudiants reçoivent l’enseignement d’auxiliaires qui sont payés quelques milliers de dollars pour donner un cours.
 

    Comme l'a montré Ron Unz, l'université de Harvard, par exemple, est suffisamment pourvue en dotations pour permettre à chaque étudiant d'assister aux cours gratuitement. Mais elle impose toujours des frais monstrueux. Ce n'est pas l'enseignement que paient les étudiants de Harvard, c'est la connexion au réseau, pas la formation de valeur.
 

    Il y a beaucoup à apprendre de l’infamie survenue à la réunion du conseil de classe. D'abord, ce ne sont pas seulement des flics blancs qui agressent les Noirs. Les flics, qu'ils soient noirs, blancs ou arc-en-ciel, agressent le grand public, blanc, noir, brun, jeunes, âgées, infirmes en fauteuil roulant, chien de la famille. Quelle que soit leur race, les flics brutalisent le public. Il n’y a pas de race assurant la sécurité. La police est une force brutale dont la seule fonction est de réprimer toute dissidence contre les supérieurs. Toutes les vies comptent, pas seulement celle des Noirs. La police tue en fait plus de Blancs que de Noirs.
 

    La police est le gorille du pillage pratiqué par les Un Pour Cent. La principale fonction de la police consiste à réprimer les citoyens. C'est ce que fait le flic de l'oncle Tom à la réunion du conseil de classe.
 

    L'un des plus gros désavantages aux États-Unis réside dans « les conservateurs de la loi et de l'ordre ». Les peurs paranoïaques de ces gens ont permis la création de l'État policier étasunien. De plus, ces gens sont complètement illogiques. La police empêche rarement, voire jamais, les actes délictueux. La fonction de la police est d'enquêter sur ce qui s’est passé et d'épingler quelqu'un, innocent ou coupable. Si la criminalité effraye beaucoup quelqu’un, la loi lui permet de s’armer.
 

    Les faits établissent que chaque année, deux millions d'actes délictueux sont évités par des gens armés. Le Deuxième amendement est le plus important empêcheur de crimes aux États-Unis. Pour l’essentiel, la police n'empêche pas les crimes, la police en commet plutôt contre le public, comme contre l’institutrice, tandis que le Deuxième amendement protège chaque année deux millions de citoyens.
 

    Ce dont les États-Unis ont besoin, ce n'est pas de force de police corrompue, mais du Deuxième amendement.
 

    Dès que les gens renoncent au droit à se défendre, ils sont cuits. Mon conseil à tous les citoyens est le suivant : Quand vous verrez le Deuxième amendement abrogé, quittez le pays aussi vite que possible.
 


Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a aussi été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur de Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate, et il a eu aussi nombreuse affectations universitaires.

 

Paul Craig Roberts, 10 janvier 2018

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/01/10/us-devolved-police-state/
Traduction Petrus Lombard



Vendredi 12 Janvier 2018


Commentaires

1.Posté par JBL1960 le 13/01/2018 14:27 | Alerter
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Paul Craig Roberts, qui avait fort bien décrit l'état policier dans lequel se trouve l'Amérique depuis... toujours !
PAUL CRAIG ROBERTS - le 30/01/2015 - sur l’état de l’Amérique d’aujourd’hui ! (Traduction Résistance71)
https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/13/etat-durgence-mode-demploi/
Se trompe cependant en appelant les "Zuniens" à se barrer. PCR n'a jamais voulu considérer qu'il y avait une autre voix possible, celle qui consiste à se tourner vers les Natifs et Nations premières, qui sont parqués dans des Réserves, prisonniers en leurs propres terres.
Des Natifs -pas tous mais c'est là que nous pouvons agir, nous les non-indigènes- proposent aux descendants des colons envahisseurs/exterminateurs/envahisseurs de rompre avec la guerre perpétuelle, seule et vraie nature de l'empire et de se placer sous la Loi Naturelle ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/12/01/cest-le-moment-de-choisir/

PCR veut encore croire qu'il suffit de réformer le Système, de changer les personnes, alors qu'il a voulu avec force que l'Amérique choisisse Trump, et même a souhaité que la France ait le courage de se choisir Marine Le Pen comme Présidente...
Si toutes vies comptent comme il l'affirme dans cet article, qu'il reconnaisse que les Indiens sont souverains, qu'ils sont les seuls et vrais détenteurs de la Terre qu'ils n'ont jamais cédée et que les Polices & Armées du Monde, peuvent se tenir "crosses en l'air" aux côtés des Peuples, au lieu de faire se pourquoi ils sont payés : Nous tuer ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/11/13/crosses-en-lair-3-0/
Au lieu de croire que le deuxième amendement est le seul rempart contre le crime aux USA !
Qui veut la paix, prépare la paix non ?

2.Posté par Saber le 13/01/2018 17:51 | Alerter
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C'est le genre de mode que les sionistes veulent nous offrir pour le mondialisme.

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