Propagande médiatique, politique, idéologique

Les Etats-Unis menacent ouvertement le gouvernement et le peuple turc


Washington a menacé le gouvernement et le peuple turc en raison des positions des responsables turcs sur le dossier iranien.


Jeudi 18 Mars 2010

Les Etats-Unis menacent ouvertement le gouvernement et le peuple turc
Les responsables américains qui avaient déjà menacé la Chine, le Brésil, la Russie et un certain nombre de pays libre pour les mêmes raisons, les ont invités à s’aligner aveuglément sur les politiques américaines, en particulier sur le dossier nucléaire iranien.

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a estimé mardi que les intentions prêtées à l'Iran de mettre au point l'arme atomique n'étaient que "des rumeurs", et jugé que Téhéran avait le "droit le plus naturel" de mener à bien un programme nucléaire civil.

"Il ne s'agit que de rumeurs" quand on dit que "l'Iran fabrique des armes nucléaires", a déclaré M. Erdogan à la BBC, peu avant de s'entretenir à Londres avec le Premier ministre britannique Gordon Brown.

"Je pense que l'Iran a le droit le plus naturel d'employer l'énergie nucléaire à des fins civiles", a ajouté M. Erdogan, dont le pays, membre de l'Otan
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait estimé mardi que de nouvelles sanctions contre l'Iran seraient infructueuses, au moment où le vice-président américain Joe Biden a affirmé le souhait des Etats-Unis d’imposer de nouvelles sanctions contre l’Iran.

"Les premiers trains de sanctions n'ont produit aucun résultat et d'autres sanctions ne produiront aucun résultat", a dit à Ryad Recep Tayyip Erdogan, dont le pays, membre de l'Otan et voisin de l'Iran.

"Ceux qui veulent empêcher l'Iran d'acquérir l'arme atomique devraient s'assurer qu'aucun (autre) pays de la région ne dispose d'armes nucléaires", a averti Erdogan, semblant faire allusion à Israël qui, selon des experts occidentaux, détient quelque 200 ogives atomiques.

En début de semaine, le président de la République du Gabon était aux Etats-Unis pour prendre part au lancement de la présidence gabonaise du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU). A l’issue de ce lancement, le président Ali Bongo Odingmba et la Secrétaire d’Etat Américain, Hilary Clinton ont conjointement animé un point de presse.

La Secrétaire d’Etat américain n’a pas tari d’éloges à l’endroit du Gabon et de son Président. Ainsi, elle poursuit : « Nous soutenons le Gabon dans ses efforts de diversification de son économie, de l'élargissement des sources de prospérité afin de créer de nouvelles opportunités pour sa population » espérant l’alignement du Gabon sur ses politiques anti iraniennes.

Membre non permanent du Conseil de sécurité, le Gabon occupe pour la troisième fois la présidence du Conseil de sécurité, organe central de l’organisation onusienne, ayant pour principale mission de veiller au maintien de la paix et à la sécurité internationale.

Cet organe au sein duquel siègent les cinq membres permanents que sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Chine et la Russie, aux côtés desquels se sont retrouvés le 8 mars, les membres non permanents que sont, outre le Gabon, l’Autriche, la Bosnie Herzégovine, le Brésil, le Japon, le Liban, le Mexique, le Nigéria, l’Ouganda et la Turquie, voit son rôle et son importance davantage accrus dans la recherche des solutions, la prise de décisions.

Le vote des congressistes américains sur le génocide arménien met désormais un peu plus la pression sur Ankara. L’objectif étant de pousser la Turquie à s’aligner sur les politiques de Washington sur le dossier iranien. D'où, pour la première fois, le peu d'empressement de l'administration américaine à dissuader le Congrès de voter une résolution sur le génocide des Arméniens.

Ce vote en commission revêt également un mécontentement de la part de Washington à l'égard d'une diplomatie turque qui ne leur convient pas au moins dans trois dossiers : Iran, Israël, Russie.

Membre de l'OTAN et du G20, la Turquie s'est considérablement rapprochée de la Russie, tient un discours différent de celui des Etats-Unis à l'égard de l'Iran et critique systématiquement le régime israélien pour sa politique régionale.

Contrairement aux Américains, aux Européens et aux Israéliens, qui exigent de l'Iran un renoncement à son programme nucléaire, les Turcs ont multiplié les appels à la modération envers Téhéran, considérant qu'il fallait comprendre les inquiétudes des Iraniens.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a réagi vivement et a une nouvelle fois visé les Etats-Unis après la résolution de la commission parlementaire américaine recommandant l'emploi du terme génocide pour désigner le massacre des Arméniens par les forces ottomanes en 1915.

"La décision de la commission des Affaires étrangères ne nuira pas à la Turquie, mais elle affectera grandement les relations bilatérales, les intérêts et les projets communs. La Turquie ne sera pas perdante", a assuré Recep Tayyip Erdogan, s'adressant à une assemblée d'entrepreneurs turcs.

L'ambassadeur turc aux Etats-Unis a été rappelé "pour consultations" après le vote de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.


http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-98/1003187233103121.htm http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-98/1003187233103121.htm



Jeudi 18 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par Larguet le 18/03/2010 15:08 | Alerter
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Les États Unis ne savent quoi faire.
Ils sont le reflet et l’image de l’Europe. Ils se complètent.

Le même mal, les ronge.
La gestion de leurs pays respectifs, les a menés contre le mur. Ils ont détruits leurs peuples, ils les ont rendus comme des automates, sans états d’âme.

Les citoyens sont pour eux, un laboratoire à ciel ouvert
Manipulés par les TV et journaux.
Mis sous conditions, par divers médias et publicités mensongères

Après toutes ces années et décennies de matraquages, nous voyons le résultat.

Une église ou Satan à élu domicile, pour ne pas rentrer dans les détails morbides
Une jeunesse versée dans la drogue, l’homosexualité, et sujette à des beuveries pour atteindre volontairement des comas éthyliques.
Des responsables qui encouragent, des faits de débauches, pour la perdition de cette jeunesse. Des exemples sont ainsi donnés à leurs propres citoyens pour qu’ils s’autodétruisent.

Des gouvernants en fin de phase, des royaumes en pleine déchéance.
A court d’idée constructive et salvatrice, hormis celle de guerroyer, et assassiner.

Etat criminel, les USA détiennent la palme, des massacres, génocides et liquidations physiques.

Comme une bête blessée à mort, qui se rue dans un dernier geste suicidaire, nous voyons ces États s’engager dans des actions destructrices, en dépit du bon sens.






2.Posté par Mémoire d'éléphant le 18/03/2010 19:27 | Alerter
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Tiens tant qu'on y est, le peuple turc devrait demander à leurs parlementaires de voter une résolution pour employer le terme d'extermination planifiée des Amérindiens concernant le génocide non reconnu des peuples vivant avant l'arrivée des colons et qui n'étaient autres que les criminels dont les européens se sont débarrasser.

Pas étonnant de voir que cette culture est ancrée au plus haut niveau puisqu'ils en sont leurs descendants.

3.Posté par delair le 19/03/2010 02:15 | Alerter
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@ Mémoire d'éléphant : j'allais dire la même chose :)

4.Posté par Intellecterroriste le 19/03/2010 10:05 | Alerter
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