Politique Nationale/Internationale

Les Etats-Unis feront-ils la guerre à leurs créanciers plutôt que de rembourser leurs dettes?


Lors d’un récent entretien télévisé, peut-être dans un moment d’inattention, le Premier ministre britannique Tony Blair a approuvé son intervieweur qui qualifiait de «désastreuse» la situation en Irak. Depuis, le service de presse du 10, Downing Street essaie de justifier cet acquiescement.


par William S. Buckler, Australie


William S. Buckler
Lundi 8 Janvier 2007

Les Etats-Unis feront-ils la guerre à leurs créanciers plutôt que de rembourser leurs dettes?
Le coût des guerres de Bush

Le Service de la recherche du Congrès a évalué le coût total de l’occupation de l’Irak, de l’Afghanistan et des autres activités de lutte contre le terrorisme à 507 milliards de dollars. La campagne d’Afghanistan a coûté au moins 88 milliards, le reste ayant été consacré à l’Irak. Ces coûts sont plus élevés que celui de la guerre de Corée qui, corrigé de l’inflation, s’élevait à 361 milliards. L’année prochaine, ils dépasseront certainement celui de la guerre du Vietnam, qui était de 531 milliards et ne seront dépassés que par le coût (corrigé lui aussi de l’inflation) de la Seconde Guerre mondiale pour les Etats-Unis.

Echapper à ses responsabilités

La nouvelle majorité démocrate du Congrès va être confrontée à la question non encore réglée du budget militaire de plus de 460 milliards. L’actuelle majorité républicaine, non reconduite, cherche simplement à faire passer des résolutions concernant la poursuite des dépenses au lieu de signer les factures. Cela signifie que le Parti républicain se soustrait à ses responsabilités budgétaires concernant les guerres commencées par leur Président et lègue le problème aux Démocrates dès janvier 2007. Au début de 2007, le Président Bush présentera au Congrès une facture qui pourrait excéder 130 milliards de dollars pour poursuivre ses guerres en Irak et en Afghanistan.

Vivre déconnecté de la réalité

Le monde anglophone vit une époque moralement absurde. Les artisans de cette absurdité sont trois: George W. Bush, Tony Blair et John Howard, qui a envoyé en Irak une petite troupe de soldats australiens. Ces trois hommes sont maintenant couverts de sang. Leur invasion et leur occupation de l’Irak ont transformé le pays du Tigre et de l’Euphrate en un charnier. Que l’on prenne le chiffre de 655 000 morts avancé par la revue The Lancet, les dernières estimations du gouvernement irakien de 150 000 morts ou celles de George Bush de 30 000 morts irakiens (déclaration publique d’il y a environ une année), il n’en reste pas moins que ces hommes embrassent du regard un champ de ruines et de cadavres.

Pourquoi alors la société civile les traite-t-elle encore avec politesse, voire avec respect comme des chefs d’Etat et de gouvernement du monde anglophone, alors qu’ils sont à l’origine de cet énorme carnage?

La guerre là-bas, la «paix» ici

Pour ceux qui vivent dans les sociétés civiles du monde anglophone, en particulier aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie, c’est comme s’il n’y avait pas de guerres du tout, sauf dans les informations médiatiques expurgées. Les gens vaquent à leurs affaires quotidiennes comme s’il n’y avait pas un carnage continuel au Moyen-Orient. Ils ne sont pas confrontés aux impôts et rationnements qui accompagnent normalement les guerres. Le service militaire n’y est pas obligatoire bien qu’il en soit question aux Etats-Unis. A une époque où l’économie est saine, le gouvernement qui mène une guerre doit restreindre la consommation privée afin d’utiliser toutes les ressources du pays. Il doit augmenter les impôts, appeler sous les drapeaux les hommes et les femmes jeunes et décréter le travail obligatoire.

Des guerres sans fin financées par les crédits mondiaux

Le dimanche 26 novembre, la guerre américaine en Irak entrera dans son 1347e jour. Ce sera plus que la durée de l’engagement total des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, la fin des guerres en Irak et en Afghanistan n’est pas en vue. L’Administration Bush finance ses guerres non pas en augmentant les impôts mais en empruntant des sommes colossales, comme le montrent ses déficits budgétaires. L’économie civile américaine se finance également par des emprunts colossaux, comme le montre l’augmentation considérable de l’endettement des ménages. La combinaison de ces deux flux de crédit se manifeste dans le déficit commercial et celui de la balance des paiements courants qui sont financés par la Chine, l’Inde et presque tout le reste des pays «en développement» et du «tiers monde». Ces nouveaux flux monétaires représentent un renversement historique considérable. Auparavant, c’étaient les pays riches qui exportaient leur capital vers les pays moins développés. Aujourd’hui, les nations pauvres en capital réel réexportent le produit de leurs exportations vers les Etats-Unis supposés «riches» en capital.

Le risque des flux monétaires

Le Trésor américain a déclaré que les flux nets de capitaux à long terme vers les Etats-Unis avaient chuté, passant (en données corrigées) de 114,4 milliards en août à 65,1 milliards en septembre. Le déficit commercial a diminué de 6,8% en septembre, s’établissant à 64,3 milliards. C’est ce chiffre qui mérite notre attention. En septembre, un volume suffisant d’argent frais a été injecté dans le système financier américain pour combler le déficit commercial de ce mois. Mais si les choses changent et que le financement étranger ne suffit pas à combler le déficit extérieur, la sonnette d’alarme va retentir dans la totalité du monde financier. A ce moment-là, le gouvernement Bush ne pourra plus financer ses guerres et les consommateurs leur consommation. S’il se produit une fuite de capitaux étrangers placés aux Etats-Unis, cela provoquera certainement des ravages financiers, monétaires et économiques.

Toute fuite de capitaux importante entraînera un resserrement immédiat des conditions de crédit au sein des Etats-Unis. Si beaucoup de détenteurs étrangers de dollars décident de vendre leurs dollars, cela provoquera une chute de leur valeur internationale. La Fed sera placée devant l’alternative suivante: ou bien défendre le billet vert en augmentant les taux d’intérêt et en provoquant une récession accélérée de l’économie civile ou bien défendre l’économie intérieure en baissant les taux d’intérêt, ce qui accélérera encore la fuite des capitaux étrangers et exposera le dollar à des risques globaux accrus. Maintenant déjà, cette situation est inévitable.

Avertissement global

En septembre, l’entrée de capitaux à long terme nets étrangers n’a pas suffi à combler le déficit de la balance des paiements courants qui était à peu près de 70 milliards de dollars par mois. En septembre, les Etats-Unis, en termes de flux de financement internationaux, enregistraient un double déficit: déficit commercial et déficit de la balance des paiements courants. C’est un autre signe de déconnection de la réalité, cette fois dans le domaine de la finance américaine.

Quiconque cherche l’origine de cette situation, comme le fait The Privateer, n’aura pas de peine à la trouver. Le gouvernement Bush a augmenté la dette publique, la faisant passer de 5,95 billions de dollars en 2001 à 8,97 billions en 2006. Cela représente une augmentation de plus de 3 billions ou 51% en 5 ans. Le miracle, ici, c’est que le gouvernement ait pensé que cette «politique» d’endettement pourrait continuer indéfiniment.

De source sûre

On vous le dit, mais en petits caractères. Un rapport récent de la Fed a mis en garde contre le fait que les 6 récessions reconnues depuis 1968 ont été précédées de la chute du rendement des bons du Trésor à 10 ans au-dessous des rendements à trois mois pendant une période de plus de trois mois.

Les pleins effets se font sentir 12 mois plus tard à la suite des effets différés du resserrement monétaire. Selon la Fed, «il n’y a pas eu de mauvais signaux». La courbe des rendements est négative depuis plus de trois mois et demi. Si cette fois la Fed a de nouveau raison, la récession économique sera là en 2007.

Si l’on comprend bien l’économie

En 2005, la dernière année complète pour laquelle on dispose de chiffres, la totalité des nouveaux emprunts des ménages américains se montait à 1,241 billions de dollars. Ensuite, la Fed estima que les emprunts hypothécaires dépasseraient 700 milliards en 2006 (données annualisées pour le premier semestre). Ce qui est important ici, c’est que cette somme totale représente 11% de l’économie américaine par rapport au produit intérieur brut.

Or, avec l’éclatement de la bulle immobilière, les Américains n’auront guère la possibilité, en 2007, d’utiliser leur maison comme distributeur de billets. Les dépenses des ménages représentent à peu près 70% de l’économie américaine. Quand les consommateurs ne peuvent pas emprunter, il ne peuvent pas dépenser et cela conduit à une récession immédiate et profonde.

Pour dire les choses brutalement, si les emprunteurs-consommateurs américains cessaient soudain d’emprunter au taux annuel actuel, toute l’économie régresserait de 10%. Cette chute serait plus importante que toutes celles que les Etats-Unis ont connues depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une récession d’une telle ampleur aurait deux principaux effets secondaires. Le premier serait une diminution considérable des recettes fiscales au niveau du pays et à celui des Etats, ce qui conduirait inévitablement à une explosion des déficits budgétaires aux deux niveaux. Le second serait une vague de faillites personnelles, familiales et commerciales qui ébranlerait les fondements de tout le système financier des Etats-Unis. Le système financier de n’importe quel pays s’effondre lorsque les créances irrécouvrables dépassent le capital propre des prêteurs.

Petit intermède sur le «fractional reserve banking»

Cela a commencé autrefois à Londres. Les banquiers de Lombard Street constatèrent que les billets délivrés à ceux qui avaient déposé de l’argent chez eux (par exemple: «M. Smith a déposé la somme de 10 livres en espèces») commençaient à être utilisés par leurs détenteurs comme une autre forme d’«argent». Beaucoup de ces banquiers ne tardèrent pas à émettre leurs propres billets, sur lesquels était écrit: «Payez au porteur la somme de 10 livres en espèces». Ensuite, ils découvrirent que, leurs billets circulant librement dans la City, il était facile d’émettre d’autres billets sous forme de prêts. C’étaient des prêts sans couverture. Les banquiers n’avaient pas l’argent nécessaire pour garantir tous leurs billets. Le fractional reserve banking était né, et avec lui le «cycle du crédit», périodes pendant lesquelles le total des crédits alloués dépasse celui des prêts remboursés. Cela entraîna l’augmentation des crédits et le cycle expansion-récession.

Aujourd’hui, les banques vont beaucoup plus loin. La Fed décrète que les banques américaines doivent déposer 10% de la totalité des crédits accordés au titre de «réserves». La Banque des règlements internationaux (BRI) dit que les banques doivent garder 8% en capital propre, mais qu’elles peuvent emprunter 4% de la somme, si bien que les banques internationales ont un capital propre équivalent à 4% du montant total de leurs prêts.

On comprendra qu’avec le fractional reserve banking, seule une petite partie des déposants récupèrent leur argent.

Rapport Z-1 de la Fed et fractional reserve banking américain

La lecture du rapport Z-1 publié le 19 septembre fait dresser les cheveux sur la tête. Ses statistiques révèlent l’ampleur du désastre de l’endettement des Etats-Unis. En 1999, le total des dettes des ménages était de 6,4 billions de dollars. A la fin du deuxième trimestre de 2006, il était de 12,3 billions. Ainsi, pendant ces quelques années, 5,9 billions de nouveau pouvoir d’achat monétaire et financier ont été pompés par le système financier. Seul un système de fractional reserve banking peut permettre cela. Les crédits accordés représentent un multiple des réserves disponibles. En 2000, lorsque les biens immobiliers représentaient une valeur de 11,4 billions de dollars, le total des hypothèques était de 4,8 billions seulement. Au second trimestre de 2006, la dette hypothécaire américaine était de 9,3 billions. Certes, la prétendue valeur du parc immobilier américain est actuellement estimée entre 20 et 22 billions, mais cela signifie simplement que le système financier américain a découvert un nouveau tour de passe-passe économique. C’est un moyen d’augmenter la richesse économique de l’humanité à partir de rien, à partir de prêts qui ne coûtent rien de plus à ceux qui les accordent qu’une entrée dans un ordinateur. Si cela «fonctionne» réellement, le système économique américain aura résolu le problème économique fondamental de l’humanité: celui de la pénurie. La valeur des biens économiques est due au fait qu’ils sont limités. S’ils sont illimités, comme l’air qu’on respire, ils n’ont aucune valeur.

Prêts et biens illimités: pas besoin de faire des économies

En 2005, le taux d’épargne national net des Etats-Unis – le total de l’épargne des individus, des sociétés et du gouvernement corrigé des effets de l’inflation – est tombé au chiffre historiquement bas de 1% du revenu national. C’est également un record historique pour toutes les puissances économiques mondiales.

Les Etats-Unis empruntent les sommes épargnées par le reste du monde

En 2005-2006, l’Amérique a absorbé environ 70% des économies réalisées ailleurs dans le monde. Le déficit américain de la balance des payements courants s’étant établi à 874 milliards de dollars au second trimestre de 2006 (6,6% du produit intérieur brut), les besoins en financements extérieurs s’élèvaient à 3,5 milliards de dollars par jour ouvrable. Cette année, jusqu’ici, le déficit commercial est de 781,6 milliards, nettement au-dessus du record de 716,7 milliards de l’année dernière.

Le rapport Z-1 de la Fed révèle quelques données financières intéressantes. Il nous apprend combien le reste du monde détient d’actifs financiers américains. A la fin du second trimestre de 2006, le chiffre était monté en flèche à 11,6 billions de dollars! Au début de 2003, il était de 7,6 billions. Les deux déficits combinés, le déficit commercial et celui de la balance des payements courants externalisent les dettes des Etats-Unis. Ces dettes prennent la forme d’actifs financiers américains: dollars sur des comptes étrangers, reconnaissances de dettes du Trésor, actions et obligations de toutes sortes que les créanciers étrangers des USA ont achetées avec les dollars qu’ils ont gagnés.

Dans le tripot

Le dernier rapport de l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA) montre que le volume total des crédits à terme hors cote a augmenté, passant de 3,5 billions en 1990 à 63 billions en 2000 et à plus de 283 billions cette année. Le montant total des instruments financiers cotés et non cotés représentait 27,3% du PIB en 1990. Cette année, il était de 772,8%. Selon la BRI, le marché mondial des instruments financiers à terme est monté en flèche pour atteindre un record de 370 billions au premier semestre de 2006, dopé qu’il était par les credit default swaps (contrats d’échange de défaut de crédit).

Ce que produit réellement l’économie américaine

Cette année, les USA auront fabriqué des produits d’une valeur de 4,5 billions de dollars environ. Mais les chiffres du commerce mondial des 9 premiers mois de l’année montrent que les USA ont importé pour 1,4 billion de marchandises et en ont exporté pour environ 775 milliards, ce qui représente un total de 5,1 billions de biens manufacturés pour l’économie américaine. Les chiffres cruciaux ici sont celui de la production: 4,5 billions, et celui des importations: 1,4 billon. Ils montrent qu’en gros, si les Etats-Unis devaient se contenter de leur propre production, le volume total des biens produits et disponibles pour la consommation serait réduit de 31%. Inversement, ils montrent également que près du tiers des biens permettant le niveau de vie américain est actuellement fabriqué à l’étranger.

Quand la balance commerciale américaine rétablit l’équilibre

C’est cette économie américaine réelle qui doit fournir aux Américains leurs biens de consommation mais également produire des biens manufacturés destinés à l’exportation vers le reste du monde uniquement pour assurer le service de l’énorme dette extérieure. Il est évident qu’aucune nation ne peut maintenir indéfiniment un niveau de vie supérieur d’un tiers à la production nationale. L’avenir réserve au monde la tâche considérable de rééquilibrer le marché global. Cela est déjà arrivé à d’autres nations dans l’histoire et dans certains cas dans des conditions dramatiques. La suite d’événements est bien connue. Après une période prolongée de déficits commerciaux avec les dettes extérieures qui leur sont inhérentes, les pays cherchent à retrouver l’équilibre dans leur commerce extérieur. Ensuite, ils doivent parvenir à un excédent commercial avec le reste du monde afin d’assurer le service des dettes qu’ils ont accumulées. Et finalement, ils doivent réaliser un excédent commercial suffisamment important pour rembourser les dettes accumulées.

Quand l’économie intérieure américaine rétablit l’équilibre

Quand une nation a un déficit commercial et un déficit de la balance des payements courants chroniques, la première chose à faire est de réduire la consommation intérieure. Cela signifie que le niveau de vie doit baisser parce qu’un certain volume de biens de consommation doit être rendu disponible pour l’exportation. Dès que ces biens sont produits, ils doivent être exportés, de sorte qu’il n’y a pas de bénéfice économique immédiat car l’argent ainsi gagné doit être renvoyé directement aux créanciers. Le seul bénéfice, c’est que l’endettement diminue peu à peu. Dans le cas des Etats-Unis, avec leur actuel déficit commercial global de près de 800 milliards de dollars, cela signifie qu’ils doivent retirer de l’actuelle production, qui est de 4,5 billions, 800 milliards de biens pour les exporter, ce qui représente une diminution de 17,7% du niveau de vie. L’économie américaine intérieure devra procéder à des changements considérables. Mais l’histoire économique nous apprend que de tels changements ont eu lieu chaque fois qu’une nation a été en butte à des déficits commerciaux prolongés.

Nous ne rembourserons pas

Il n’existe que deux alternatives historiques à la manière que nous avons décrite de sortir du déficit commercial. La première consiste pour le pays endetté à ne pas honorer ses dettes extérieures, ce qui entraîne une catastrophe financière mondiale. La seconde consiste à faire la guerre à ses créanciers au lieu de les payer. On ne sait pas encore quelle solution les Etats-Unis vont choisir, mais il n’y a pas vraiment d’autre choix. Le problème est qu’ils possèdent tous les moyens stratégiques pour faire la guerre alors que les autres nations moins importantes, si elles se trouvaient dans cette situation, se verraient forcées de rétablir l’équilibre et de rembourser leurs dettes. Pendant plusieurs décennies, les Etats-Unis ont vécu, économiquement parlant, «déconnectés de la réalité», mais cette époque est maintenant révolue.

* Ttitre original de l’article: The Princes of Bloody Folly (The Privateer 566, novembre 2006)




Lundi 8 Janvier 2007


Commentaires

1.Posté par sam2000 le 08/01/2007 22:52 | Alerter
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ce que je n'arrive pas a comprendre,c'est pourquoi le petrole irakien n'est pas utilise pour payer les depenses militaires americaines,ainsi que les deficits des charges courantes de l'etat americain?
si bien que l'operation irakienne est au pire une operation blanche sur les plans des comptes(depense liee a la guerre equilibree par le "butin"de guerre),
ou carrement une source de richesse intarissable grace au petrole irakien qui servira a combler les deficit US presents et futurs.
cela on n'en parle pas.pourquoi?

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