Politique Nationale/Internationale

Les Britanniques assument une responsabilité collégiale envers les Palestiniens


Je tente de persuader les Britanniques de leur responsabilité collégiale à l'égard de la cause du peuple palestinien" c'est ce qu'a déclaré le député britannique Georges Galloway, connu pour son militantisme en faveur de la cause du peuple palestinien, dans une interview accordée au site internet palestinien arabophone Arabs 48.


Samedi 11 Avril 2009

Les Britanniques assument une responsabilité collégiale envers les Palestiniens

Leila Mazboudi



Après avoir mené un convoi d'une centaine de camions d'aides aux Palestiniens et d'une trentaine d'ambulances à la bande de Gaza, le député britannique se trouve actuellement en Amérique du nord où il est en train de mobiliser l'opinion publique contre le blocus imposé contre la Bande de Gaza.

Ayant été déclaré persona non grata au Canada , il se trouve actuellement aux Etats Unis, et plus précisément au Michigan, où il a prononcé un discours à l'université An Arbor sur la tragédie de Gaza: " je suis venu pour qu'on travaille ensemble , a-t-il lancé dans une salle bondée, " chaque balle qui transperce le corps d'un enfant palestinien, c'est vous, le contribuable américain, qui la payez de votre argent, nous les britanniques sommes parvenus à rassembler une centaine de camions pour Gaza, vous pouvez en rassembler 500, mettez vos drapeaux sur les camions et allez sauver Gaza."
Ami de longue date avec le leader palestinien défunt Yasser Arafat, Galloway estime que les accords d'Oslo qui étaient nécessaires en leur temps, en fonction des équilibres des forces qui régnaient alors, sont désormais morts. Selon lui, il n'y a pas de processus digne de ce nom actuellement: " nous sommes devant un processus sans paix, un processus de négociations interminables, car les Israéliens ne sont pas prêts d'accorder un minimum de justice qui est une condition indispensable pour réaliser la paix", a dit le député britannique, qui a affirmé prôner dès lors la solution, d'un seul état de la mer jusqu'au fleuve. Galloway reconnaît que la solution d'un seul état est difficile, mais pas plus que celle des deux états à l'état actuel des choses: " Comme les deux solutions sont difficiles, autant choisir la meilleure, et non la plus pragmatique, d'ailleurs la solution présenté comme telle n'est plus opérationnelle aujourd'hui parce qu'Israël n'est pas disposée à payer le prix qui n'est autre que de démanteler les colonies et le mur de séparation".
Interrogé sur le comportement de l'Autorité palestinienne dans la guerre de Gaza, Galloway l'a qualifié de décevante, estimant que ce comportement a altéré la crédibilité du mouvement Fatah comme il a été conçu par Arafat. Gallaway voit que l'autorité palestinienne actuelle ne représente pas la totalité du peuple palestinien, car sa majorité ne se trouve ni en Cisjordanie, ni à Gaza, mais dans les camps palestiniens et à l'intérieur de la ligne verte (frontières des territoires palestiniens occupés en 1948)
A propos de la situation dans la bande de Gaza, le député britannique l'a qualifiée de lamentable, estimant toutefois que le peuple palestinien a une volonté invincible. Pour lui, le blocus est le plus gros problème qui lui est infligé, parce qu'il a choisi un gouvernement qui ne plaît ni à Israël ni à l'occident. Toujours d'après Galloway, " l'Egypte assume une bonne part de responsabilité du blocus imposé à Gaza, parce qu'elle ferme son terminal, celui de Rafah, aux besoins alimentaires qui sont l'apanage des passages contrôlés par les Israéliens"
Concernant la politique de son pays qui soutient un état palestinien dans les frontières de 1967, sans pour autant punir l'entité sioniste qui poursuit dans ces territoires une politique de colonisation flagrante et assidue, Galloway l'a accusé de nourrir cette contradiction intentionnellement: " c'est le cas de tous les impérialistes, ils ont deux langages: celui qu'ils écrivent sur du papier, et celui qu'ils exercent sur le terrain. La Grande Bretagne soutient l'accord exclusif conclu entre Israël et l'Union européenne, qui accorde à la première une adhésion entière à l'Union, elle vend des armements à Israël, même pendant la guerre de Gaza, elle n'a pas arrêté de lui en vendre, elle a aussi des investissements en Israël. La Grande Bretagne fait tout ce qui sert les intérêts d'Israël".

Gallaway s'est également exprimé sur la reprise des relations entre son pays et le bras politique du Hezbollah, qualifiant la nouvelle de bonne, et espérant qu'il en sera de même avec le Hamas:" cela montre à quel point le critère de ces listes noires est aribitraire, un jour on te qualifie de terroriste, l'autre on te tend la main" a-t-il confié. Selon lui, cette initiative est une tentative britannique de sortir du trou dans lequel Londres est tombée ainsi que Washington.
Concernant les dernières évolutions dans le dossier iranien, Gallaway s'est dit encouragé par la discours du président américain Barak Obama adressé à la nation et aux dirigeants de la république islamique, ainsi que par la réponse iranienne à ce discours:" Mais comme l'a dit Sayed Khamenei (en allusion au guide suprême de la révolution iranienne), ce message doit être réel, et pas seulement verbal" a commenté le député britannique, selon lequel toutes les tentatives d'incriminer l'Iran et de la marginaliser sont vouées à l'échec. Et relevant que ce sont quand même bien ces politiques occidentales qui ont consolidé la position régionale de l'Iran.
(Arabs 48)

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Samedi 11 Avril 2009


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