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Les Boubakeur et les marchandages pour l’enterrement des morts


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De nombreuses réactions à l’article sur l’interdiction de participer aux obsèques d’Abdelkader Barakrok par Dalil Boubakeur au personnel de la mosquée, et notamment au drôle d’imam Bouzidi permettent de compléter les informations sur le vrai visage de Hamza Boubakeur.


Samir MEHALLA
Mardi 28 Novembre 2006

Boubakeur, de père en fils
Boubakeur, de père en fils
Des Internautes rapportent les témoignages du cheikh Mahmoud Moudjahed, un imam égyptien qui avait dirigé la prière à la mosquée de Paris jusqu’à ce que le colérique « recteur » découvre qu’il était très bien renseigné sur ses moeurs douteuses. Ses récits portent sur les scandales provoqués par l’inconduite de H. Boubakeur avec des jeunes femmes venues recueillir ses avis sur l’Islam. L’ébruitement de ces scandales était empêché par le climat de terreur que faisaient régner les hommes de main de la mosquée et ses agents de renseignement qui épiaient les fidèles et les intimidaient avec le soutien discret de Dalil. Seule la décence empêche de faire état des conditions dans lesquelles s’est déroulé, en 1967, le voyage au Caire de Hamza et de Dalil, en compagnie des plus zélés parmi les employés de la mosquée.
Un autre récit révèle comment Hamza Boubakeur a recruté à des plus inamovibles employés de la mosquée dans un bar à femmes de Marseille.
D’autres témoignages portent sur les tentatives de Hamza Boubakeur d’extorquer d’importantes sommes d’argent à l’occasion des décès de la mère de Nadjemeddine Bammate et de l’épouse de l’ancien préfet Ourabah. Le cynique « recteur » introduisait une tarification exorbitante de la brève prière que récitaient à l’hôpital ses imams, qui s’abstenaient de se rendre au cimetière. Après la multiplication de ces pratiques islamo-affairistes, la mosquée a été dessaisie de son droit de regard sur le carré musulman du Père-Lachaise et a cessé d’être consultée sur le cimetière musulman de Bobigny. C’est sans doute pour récompenser ces inconduites répétées que le gouvernement algérien a dépêché un avion militaire pour transporter, en février 1995, la dépouille de Hamza Boubakeur dont l’enterrement à El Bayadh Sidi Cheikh n’a pas enchanté les habitants de cette région où il n’a pas laissé que des bons souvenirs. C’est Abdelmadjid Chérif, qui était alors vice-recteur, qui prit en charge tous les autres frais de l’enterrement, sans que l’on sache si c’est par générosité personnelle, ou en puisant dans quelque caisse noire, comme celle qui lui permettait de verser de fortes sommes à des personnalités politico-religieuses algériennes venues passer des week-ends à Paris.
Des témoignages portent sur les interrogations qui furent exprimées à haute voix après la mort de Mohamed Benzouaou. Cet imam qui avait été à la mosquée du temps de Kaddour Benghabrit a été agressé à son retour du marché un dimanche matin, fin octobre 1984. Le malade mental qui l’a agressé séjournait dans une clinique psychiatrique du 10° arrondissement. Il avait pour tuteur Hamza Boubakeur lui-même, et s’attaquait à tout ce qui était de couleur jaune. C’est ainsi que lorsque le recteur autorisait sa libération en fin de semaine, il venait à la mosquée où il se mettait à casse les pots de fleur peints en jaune. Alors que la direction de la clinique déconseillait de le laisse sortir à cause de l’aggravation de ses troubles, Hamza Boubakeur insista pour obtenir qu’il soit libérer pour un week-end. Il l’a fait venir dans le quartier de la mosquée où il s’est déchaîné contre Benzouaou, au vu de la couleur jaune de son turban. Hospitalisé à La Salpétrière où Dalil semblait s’enquérir de son état de santé, Benzouaou est mort 18 jours plus tard. Il était possible de le sauver, mais il n’aurait eu droit qu’à des soins sommaires. Boubakeur aurait eu recours à ce stratagème pour punir Benzouaou d’avoir accepté, malgré ses mises en garde, la présidence de la Société des Habous. Cette fonction était au centre des chantages qui rapportèrent 90 millions à l’ancien recteur (aux méthodes identiques à celles de « l’inspecteur ») qui harcelait le cheikh Abbas.
La prise d’otages qui eut lieu à la mosquée près de 18 mois après l’énigmatique agression contre Benzouaou est mise également sur le compte du bras-de-fer opposant Boubakeur au cheikh Abbas, à cause de la présidence de la Société des habous. Le forcené qui prit en otage Omar Meghili et Rabah Dramchini a été abattu par la police. Cela servit de prétexte à Hamza qui voulait revenir à la mosquée : « il y a eu 2 cadavres depuis mon départ », répétait-il.


Mardi 28 Novembre 2006

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