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Les Américains jouent la carte des anciens Bassistes en Irak


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Agence de presse Mehr
Mercredi 11 Juillet 2007

Les Américains jouent la carte des anciens Bassistes en Irak
Durant ces dernières semaines, les Etats-Unis ont intensifié leur campagne médiatique à l'encontre de la République islamique d'Iran et cela a pratiquement entravé la tenue éventuelle d'un deuxième tour de négociations irano-américaines à propos de l'Irak. Tandis que la République islamique d'Iran s'est déclarée prête à poursuivre les pourparlers avec les Etats-Unis à propos de l'Irak, et ce à la demande officielle du gouvernement irakien du Premier ministre Nouri al-Maliki, la partie américaine semble adopter une politique de fuite en avant, tout en essayant éviter la tenue d'un nouveau tour de négociation avec les Iraniens à propos de l'Irak.

Depuis le renversement du régime de Saddam Hussein, les Etats-Unis ont toujours essayé de sauver la face et de se résigner à respecter le jeu démocratique, en s'efforçant de s'appuyer sur les deux communautés chiite et kurde (les principales victimes du régime de Saddam Hussein) en souhaitant qu'un modèle politique démocratique s'installe en Irak.

Au prime abord, l'application d'une telle politique avec la prise du pouvoir par les chiites et le gouvernement élu du Premier ministre Nouri al-Maliki, a entraîné le vive mécontentement de la communauté sunnite irakien et ses soutiens dans les pays arabes majoritairement sunnites.

Dans le même temps, le développement des activités terroristes par les groupes takrifistes et salafistes en Irak a créé de nombreux obstacles face au processus démocratique en Irak, d'autant plus que ces mouvements salafistes et takfiristes bénéficient des soutiens dans tous les domaines de certains pays étrangers.

Les groupes terroristes salafistes ont fait subir de grands dégâts au peuple et au gouvernement élu irakiens, cependant, il faut admettre que pour le moment, ils n'ont pas réussi à anéantir le processus politique du pays fortement soutenu par les communautés chiite et kurde. Mais certains pays arabes de la région s'inquiètent de plus en plus du processus de consolidation du pouvoir entre les pains des chiites réunis autour du gouvernement élu du Premier ministre Nouri al-Maliki. C'est la raison pour laquelle, ces gouvernements sunnites arabes ont commencé depuis le début de 2005, surtout après l'exécution de l'ex-dictateur de Bagdad, Saddam Hussein, leurs complots à l'encontre du gouvernement majoritairement chiite de Bagdad. Pour ces courants sunnites arabes, l'exécution de Saddam Hussein était une démarche commune des chiites et des kurdes pour consolider le nouveau processus politique de l'Irak en leur faveur et au détriment des sunnites irakiens.

C'était dans cette situation qu'au début de 2007, qu'on a parlé de la nécessité d'un dialogue entre la république islamique d'Iran et les Etats-Unis, ce qui a eu une mauvaise conséquence sur le point de vue des sunnites surtout des salafistes qui croyaient que le résultat de ce ces négociations seraient automatiquement le renforcement de la position des chiites surtout du gouvernement élu du Premier ministre Nouri al-Maliki. En réaction a cette démarche politique, les groupes salafistes et takfiristes ont organisé l'attentat à la bombe contre le mausolées des Imams chiites à Samarra, après l'émission des fatwas des oulémas extrémistes sunnites, notamment en Arabie saoudite.

Cependant, depuis quelques semaines, les grands pays arabes réunis autour l'Arabie saoudite ont redoublé leurs efforts pour changer le modèle politique de l'Irak en faveur de la communauté sunnite irakien.

C'est pourquoi certains analystes estiment que le changement de position des Etats-Unis par rapport à la République islamique d'Iran est le résultat des pressions exercées par ces pays arabes sunnites sur la Maison Blanche, pour qu'elle soutienne leur nouvelle initiative contre la communauté chiite irakienne.

Ils souhaitent pouvoir convaincre La Maison Blanche qu'un gouvernement dominé par les sunnites pourrait assurer les intérêts des Etats-Unis en Irak, d'autant plus qu'un tel gouvernement serait éventuellement soutenu par la majorité des gouvernements arabes.

Les gouvernements sunnites arabes pensent que la tenue du second tour des pourparlers entre la République islamique d'Iran et les Etats-Unis pourrait renforcer la position des chiites en Irak, ce qu'il veulent à tout prix empêcher.

Dans leur plan, ils proposent aux Etats-Unis le partage égal du pouvoir politique parmi les trois communautés chiite, sunnite et kurde, sans prendre en compte l'importance du poids démographique de chacune de ces communautés ethniques et confessionnelles. Autrement dit, tandis que les sunnites ne représentent que 19% de la population, ils souhaitent obtenir une part égale aux chiites qui représentent plus de 60% de la population, ce qui rapprochera politiquement l'Irak au système établi à l'époque de Saddam Hussein.

Dans ce contexte, les analystes estiment qu'il faut attendre le retour des anciens bassistes sur la scène politique de l'Irak.


Mercredi 11 Juillet 2007

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