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Lecture sociologique du clan d'Oujda,


Lecture sociologique du clan d'Oujda,


Abdeljalil Zouhri
Dimanche 15 Septembre 2019

Lecture sociologique du clan d'Oujda,

Ils sont issus de la deuxième vague d’immigration des algériens au Maroc.

La première composante est constituée des adeptes de l'Emir Abdelkader, qui sont arrivés les premiers dans le sultanat de Marrakech en 1830.. Ce sont les Hechams , une tribu de l'Emir. de généalogie chérifienne. Il y avait aussi les tribus Djouads comme les Bni Ameur et les Hmiyanes, qui ont accompagnés l'Emir dans son exil au royaume. Les marocains appellent cette catégorie d'algériens de Mouhadjirines. C'est à dire les exilés de la foi. Il ont fui dar el harb la maison de la guerre pour rejoindre dar essalam la maison de la paix. Ils se sont exilés pour sauvegarder leur foi.

La troisième composante des algériens qui ont rejoint le royaume est constituée d'algériens ayant fui le pays à partir du commencement de la guerre de libération algérienne en 1954. Ces réfugiés n'étaient pas considérés comme des français musulmans parce qu'ils étaient sous l’encadrement du FLN dans des camps pour les déracinés.
Ils ont fait l'école marocaine des indigènes. La majorité est arabophone.A l'indépendance de l'Algérie, ils ont été intégré dans des postes d'instituteur de langue arabe et aussi des greffiers dans le service du statut personnel puisque ce service utilise l'arabe dans l'administration.

Venons en à présent à la deuxième catégorie d'algériens du Maroc. Ils s'agit d'une composante qui a accompagné le maréchal Loyauté pour imposer le protectorat en 1912 au royaume. Cette communauté est composée de militaires et de civils. Ils étaient des milliers de spahis , de goumis et de tirailleurs algériens que la France colonial a utilisé pour pacifier le royaume. Ce sont généralement des Caïds algériens issus de la notabilité des Ouled Sidi Cheikh ou de la tribu des Hacham celle de l'Emir. Ce genre d'algériens avait un compte à régler avec le voisin chérifien

Les civils ont été composé d'instituteur, de chef d'état civil, de cadis, de notaires..
Ils ont même importer des kabyles pour ouvrir des brasseries pour commercialiser l'alcool.

Ils étaient souvent peux religieux , vulgaires et moins instruits selon mon grand père. Il parlent le français. Mais ils ne l'écrivent pas
Mon grand père m'a dit qu'un garde champêtre algérien était plus méchant et plus méprisant qu'un colon français.

Cette communauté et sa progéniture était sous la protection de la France. Ils étaient de citoyenneté française . Au Maroc on les appelle les 2éme françiss , des Wastis et aussi les amis des chrétiens Shab Ennssara.

Au fait la présence algérienne au Maroc était considérée comme une annexe de la colonisation française.
Les algériens du Maroc étaient des prêtes noms dans des opérations foncières. Le sultan a interdit aux marocains de vendre leurs terres aux colons français sauf aux algériens. Malheureusement ces algériens achetaient la terre pour le compte des colons. C'est pour ça que les membres de la famille de Kasdi Merbeh, et de Chérif Belkacem, était de grand propriétaires terriens successivement à Meknes et Tadla au royaume.

La plus part du clan d'Oujda sont issus du MALG de boussouf.

Le colonel Hamlat dans un entretien répond sur les origines de ce clan« tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste ».

Le colonel Hamlat cite quelques noms connus de cette promotion du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef (Kasdi Merbah), Abdelkader Khalef (Kamal), Mustapha Khalef (Kamel), Ali Tounsi (Ghaouti), Ahmed Zerhouni (Ferhat), Hadj Azzout (Nacer), Mohamed Laâla (Kaddour), Chérif Belkacem (Djamel), Abdelaziz Maoui (Sadek), Noureddine Delleci (Rachid), Abdelhamid Temmar (Abdenour), Abdallah Arbaoui (Nehru), Hassen Bendjelti (Abderazak), Ahmed Bennai (Hassan), Sid-Ahmed Osman (R’zine), Abderrahim Settouti (Bouzid), Khelladi Mohamed (Tahar), Boualem Bessaïeh (Lamine), Mohamed Morsly (Abdelaziz).

Hamlat cite aussi les noms de deux riches familles marocaines qui ont offert leurs fermes pour abriter les stages du Malg. Il s’agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L’un des fils Bouabdallah est actuellement le PDG d’Air Algérie.

Le clan qui a rejoint l'Algérie en 1962 est composé de 10.000 algériens du Maroc , selon le colonel Ahmed Benchérif.

On peut citer parmi eux Ksdi Merbeh , né à Meknès dont les parents étaient propriétaire de fermes et de terres agricoles. on peut dire la même chose pour Chérif Bel kacem à Tedla.
Il y a aussi la personnalité de l'ex ministre de l’intérieur. Daho Ould Kablia est un algérien né à Tanger en 1936. Il est un fils adoptif d'un Caïd originaire de Frenda Algérie. Il occupait une fonction dans le palais du Sultan Moulay Youcef et Mohamed V.

Il y a aussi l'histoire du fils de Belhadj propriétaire d'une ferme et de champs d'agrumes à Berkane.. Son fils Bouaabdellah a été emprisonné et expulser du Maroc vers l'Algérie en 1963. Il était PDG d'air Algérie et agent de sécurité..

Le clan d'Oujda avait pour langue maternel le français.

A l'indépendance ils ont occupés des postes politiques.
Ils étaient des ministres, des ambassadeurs, des Walis , des commissaires et des agents de la SM.

Leur directeur de stage, Khelifa Laroussi, adjoint de Boussouf, et père de Rafik Khalifa, leur avait prédit : « Vous êtes les futurs ministres de l’Algérie indépendante ! » SNP



Dimanche 15 Septembre 2019


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