Néolibéralisme et conséquences

Le travail le dimanche. A condition que ce soit pour les autres!


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Les accords pour le travail le dimanche se multiplient en France.

On veut faire croire que les Français y sont favorables. Mais la plupart du temps les accords sont obtenus sous contraintes.
Bien des Français sont « pour », à condition que ce soit pour les « autres » (cf. sondage plus bas).

Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que bientôt ce sera aussi pour eux. Qu’ils le veuillent ou non. Les rapports de force ne sont pas en faveur des salariés.

Le nombre de chômeurs masqués par toutes sortes de procédés statistiques y contribue. De plus, les gouvernements pour lesquels ils votent se déclarent très rapidement hors d’état d’agir pour défendre ceux qui les ont élus. Vive la démocratie représentative!

La CGT semble être un des rares syndicats qui se préoccupent de la vie de famille et de la société du vivre-ensemble.

Une voix perdue dans le désert de la liberté d’entreprendre.

Djeha,
J. 23 novembre 2017


Djeha
Vendredi 24 Novembre 2017

Le travail le dimanche. A condition que ce soit pour les autres!
Les Français pour le travail du dimanche... pour les autres

AFP le S. 05/12/2015 à 23:03

Plus des deux tiers des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, à condition que ce ne soit pas eux-mêmes qui travaillent, selon un sondage Odoxa à paraître dimanche dans le Parisien/Aujourd'hui en France.

68% des personnes interrogées se disent favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, 31% s'y disent opposés et 1% ne se prononcent pas.

Un précédent sondage réalisé en mai ne donnait que 63% de personnes favorables, 36% y étant alors opposées.

Si l'ouverture des magasins le dimanche est plébiscitée parmi les sympathisants de droite (78% de soutien), elle est aussi majoritairement approuvée par les sympathisants de gauche (59% de personnes favorables).

Pourtant, à titre personnel, les Français ne voudraient pas travailler régulièrement le dimanche: 53% y seraient opposés et 46% favorables (1% ne se prononcent pas). 92% associent ce jour au repos et 91% à la famille. Seuls 42% le décrivent comme "une journée de courses et de shopping" et 33% "une journée comme les autres".

Seuls 42% des sondés pensent que la loi sur le travail du dimanche constitue une régression sociale, alors que 57% la perçoivent comme une avancée (1% ne se prononcent pas).

Pourtant, les Français lui voient des inconvénients: 76% pensent que cette loi "renforce la société de consommation", 73% qu'elle "banalise le dimanche", 61% qu'elle exerce "une nouvelle pression sur les salariés" et 60% qu'elle est "dangereuse pour les petits commerces".

Cependant, c'est "une bonne loi" pour 56% des personnes interrogées, elle "met fin à une exception française" pour 66% et autant pensent qu'elle est "importante pour notre économie".

Interrogés sur l'impact de cette loi sur l'emploi, 36% estiment qu'elle va "créer des emplois", 10% qu'elle va "détruire des emplois" et la majorité (54%) optent pour "ni l'un ni l'autre".

Sondage réalisé par internet les 12 et 13 novembre auprès d'un échantillon de 1.002 personnes (méthode des quotas).

Plus de 120 enseignes d'habillement vont pouvoir ouvrir le dimanche

AFP le V. 07/07/2017 à 15:59

Plus de 120 enseignes de l'habillement vont pouvoir ouvrir le dimanche, après la signature d'un accord de branche portant sur la dérogation au repos dominical conformément à la loi Macron du 6 août 2015, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Cet accord signé entre la fédération des enseignes de l'habillement, la CFDT et la CFTC, qui concerne plus de 120 enseignes d'habillement, 120.000 salariés et 22.000 points de vente, sera applicable à compter du 1er août, a précisé à l'AFP Claude Boulle, de l'Alliance du commerce, confirmant une information du quotidien Les Echos. Il prévoit le doublement de la rémunération des heures effectuées le dimanche, un repos compensateur rémunéré pour les heures supplémentaires, et s'appuie sur le principe du volontariat réversible et la possibilité d'y renoncer ponctuellement en cas d'indisponibilité.

Un plafond a été fixé à 26 dimanches travaillés par an sauf si le salarié souhaite en faire plus. Les enseignes s'engagent aussi à prendre en charge les frais de garde d'enfant à hauteur de 40 euros par dimanche travaillé.

"Cet accord est une excellente nouvelle pour nos enseignes qui traversent des moments difficiles depuis plusieurs années. Les magasins d'habillement, à l'instar des grands magasins, vont enfin pouvoir bénéficier de la clientèle dominicale", s'est félicité Christian Pimont, président de l'Alliance du Commerce.

Ces ouvertures de magasins le dimanche devraient avoir "un impact favorable sur l'emploi", estime l'Alliance du commerce qui table sur la création de 250 nouveaux emplois et le maintien de 850 postes grâce au chiffre d'affaires généré par le travail dominical.
Une analyse rejetée par la fédération FO commerce, opposée au travail du dimanche, qui estime au contraire que ces ouvertures dominicales "favorisent l'emploi partiel et précaire" de salariés "payés à peine le SMIC, qui n'ont souvent aucun choix, surtout lorsqu'ils veulent être embauchés".

Cet accord, ajoute son représentant Christophe Le Comte, interrogé par l'AFP, risque en outre "de favoriser la multiplication de facilités offertes aux grandes enseignes dont la concurrence détruit le commerce de proximité et fait mourir les centres-villes".

"C'est une mesure libérale qui n'a aucune utilité socialement. Les gens n'ont qu'un salaire et ils ne dépenseront pas plus qu'ils ne peuvent. Les magasins vendront seulement moins le reste du temps", a estimé de son côté Jenny Urbina de la CGT commerce, strictement opposée au travail dominical.

"Le travail du dimanche risque de redevenir bientôt un jour travaillé comme les autres", sans majoration d'heures supplémentaires ou seulement avec un simulacre de majoration. "Et, franchement, qui va garder un enfant pour 40 euros la journée, 4 ou 5 euros l'heure ?", s'est-elle interrogée.

Selon l'Alliance du commerce, il existe désormais quatre accords de branche en France relatifs au travail dominical dans le commerce (bricolage, couture parisienne, bijouterie-joaillerie, enseignes de l'habillement succursaliste).


Carrefour: le projet d'accord pour ouvrir le dimanche validé par deux syndicats majoritaires

AFP le mercredi 22/11/2017 à 19:02
Deux syndicats de Carrefour, majoritaires à eux deux (FO et CFE-CGC), ont signé mercredi le projet d'accord qui devrait permettre à l'enseigne de grande distribution d'ouvrir des hypermarchés le dimanche matin, sous réserve que ces ouvertures soient approuvées au niveau local, a-t-on appris de sources concordantes.
FO et la CFE-CGC ont signé ce texte négocié depuis la rentrée, selon les mêmes sources. La CFDT, qui est en train de consulter ses sections, "donnera sa position le 30 novembre", a indiqué à l'AFP son représentant, Sylvain Macé.

Quant à la CGT, elle reste opposée à l'ouverture le dimanche qui met à mal "l'organisation de la société du vivre-ensemble et du jour de repos commun à la famille"
.
Pour FO, premier syndicat du groupe, "tous les éléments sont réunis pour qu'on signe", avec un accord "qui renvoie la responsabilité de l'ouverture aux équipes locales", a souligné son représentant Michel Enguelz, en évoquant un "véritable droit de veto" de l'établissement.

"Nous sommes satisfaits qu'un accord ait pu être trouvé (...), nos revendications en termes d'embauches, de volontariat et de rémunération ont été entendues", a déclaré de son côté à l'AFP Thierry Faraut (CFE-CGC). La direction a simplement confirmé la signature du texte.

Après l'échec enregistré en début d'année par le groupe sur ce projet, les discussions, relancées après l'arrivée d'Alexandre Bompard à la tête du géant de la distribution, ont porté sur la négociation d'un accord cadre national, qui définit les contreparties financières, l'organisation et les conditions de travail.

Mais la décision de l'ouverture elle-même est renvoyée localement, avec un "avis conforme" du comité d'établissement, ce qui rend "indispensable au directeur (du magasin) d'avoir un dialogue social construit", a estimé M. Enguelz.

Les ouvertures potentielles vont concerner dans un premier temps une trentaine de magasins (sur 191), choisis pour cause de concurrence accrue localement avec d'autres enseignes ouvrant déjà le dimanche jusqu'à 13h00. "Nous étions pénalisés économiquement face à nos concurrents, cela tendra à se réduire et c'est une bonne nouvelle pour attaquer l'année 2018", s'est félicité M. Faraut.

Le texte prévoit pour les volontaires une majoration de 100% (payé double), contre 80% proposés dans l'accord rejeté l'an dernier (la loi fixe un minimum de 30% pour les commerces alimentaires) et une aide à la garde d'enfants ou de personnes âgées dépendantes. Plus de 600 embauches de salariés dédiés à la fin de semaine sont aussi programmées.

C'est un accord "plutôt mieux-disant" que d'autres enseignes selon FO, dont les syndicats avaient voté en janvier à 85,72% contre le précédent projet d'accord. Ce dernier remettait en cause un accord d'entreprise qui, à la différence de concurrents comme Auchan ou Casino, verrouille les ouvertures dominicales, exception faite des dimanches dits "du maire".

Tous les syndicats avaient alors craint des ouvertures non contrôlées.

L'aboutissement de ce chantier dominical marque le premier pas du plan de relance de l'enseigne, avec le passage en location-gérance de plusieurs hypermarchés, confirmée fin octobre aux syndicats. Initialement prévue avant la fin de l'année, la présentation de ce plan a été repoussée au 23 janvier. La restructuration du siège et la fermeture d'hypermarchés, qui n'a pas été exclue par M. Bompard, font partie des pistes redoutées par les syndicats.


Vendredi 24 Novembre 2017


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