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Le témoignage d'Olmert (qui a fait l'objet de fuites) révèle l'objectif réel de la guerre contre le Liban


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L'agression soi-disant "défensive" d'Israël contre le Hezbollah, l'été dernier, au cours de laquelle plus d'un millier de civils libanais ont été tués par des bombardements aériens massifs, au terme desquels Israël a laissé le Sud du pays littéralement recouvert de bombes à sous-munitions, a reçu un éclairage radicalement nouveau, la semaine dernière, du fait du Premier ministre Ehud Olmert.

Par Jonathan Cook


Jonathan Cook
Dimanche 18 Mars 2007

Photo : Le Premier Ministre Ehud Olmert photographié en décembre 2006
Photo : Le Premier Ministre Ehud Olmert photographié en décembre 2006
Son témoignage (qui a fait l'objet de fuites) devant la Commission Winograd (chargée d'enquêter sur les failles du gouvernement israélien tout au long de cette offensive d'un mois), indique qu'il se préparait, en vue de cette guerre, déjà quatre mois, au minimum, avant le casus belli officiel lui ayant servi de prétexte : la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah, le 12 juillet 2006, à un poste frontière.

La dévastation du Liban avait apparemment pour objectif d'administrer une leçon tant au Hezbollah qu'à l'ensemble des Libanais.

Ce nouveau témoignage d'Olmert apporte un peu de clarté, pour la première fois, dans la litanie abracadabrante des justifications officielles de la guerre, égrenée depuis son déclenchement.

Tout d'abord, on nous a dit que la capture des soldats était un "acte de guerre" du Liban, et qu'une campagne "choc et horreur" était nécessaire afin d'en garantir l'élargissement.

Ou encore, comme l'expliqua à l'époque le chef d'état major Dan Halutz - qui avait pris le temps de revendre ses actions avant la chute de la bourse que la guerre qu'il s'apprêtait à déclencher n'allait pas manquer de provoquer -, ses pilotes d'avion allaient "faire retourner le Liban vingt ans en arrière".

Par la suite, l'armée israélienne affirma qu'elle s'efforçait de mettre un terme aux frappes des roquettes du Hezbollah.
Toutefois, sa campagne de bombardements ne cibla pas les seuls lanceurs de roquettes, mais la quasi totalité du territoire libanais, y compris Beyrouth. (Bien entendu, on passa sous silence, de manière expédiente, le fait que les roquettes du Hezbollah étaient une réplique aux bombardements israéliens, et non le contraire !)

Enfin, on nous a gratifiés de variations sur un thème qui tint bon, quant à lui, jusqu'à la fin du conflit : la nécessité de repousser le Hezbollah (ainsi, incidemment, que des centaines de milliers de civils libanais) loin de la frontière septentrionale d'Israël.

Ce fut le mobile de la résolution 1701 de l'Onu, qui entraîna la fin officielle des hostilités, à la mi-août.
Tout aussi suspecte sembla la raison pour laquelle Israël décida, au dernier moment, de balancer jusqu'à un million de petites bombes - de vieux stocks américains de bombes à sous-munitions, au taux de "long feu" (d'échec) particulièrement élevé - , lesquelles, aujourd'hui, gisent dans les champs, les terrains de jeu et les cours des maisons du Sud Liban, attendant de déflagrer.

Ce qu'il y avait de notable, avant les dernières révélations olmertiennes, c'étaient les récriminations du commandement militaire, qui tenait à se distancer du fiasco que fut, pour Israël, l'agression contre le Hezbollah.

Après avoir démissionné, Halutz fit retomber le blâme sur l'échelon politique (c'est-à-dire, au premier chef, Olmert), tandis que ses subordonnés blâmaient à la fois Olmert et Halutz.

L'ancien chef d'état major s'était fait avoir principalement en raison du fait, a-t-il été avancé, qu'appartenant à l'armée de l'air, il aurait surestimé la capacité présumée de ses pilotes à « neutraliser » les fusées du Hezbollah.

Vu ce contexte, Olmert s'est montré particulièrement coopératif, dans son témoignage devant la commission Winograd. Non seulement il a assumé son entière responsabilité dans la guerre, mais, si on doit en croire les médias israéliens, il a même assuré la publicité de ses déclarations, en organisant lui-même des fuites.

Olmert a déclaré à la commission Winograd que, loin de faire la guerre sur un coup de tête, en réponse à la capture de deux soldats (principal circonstance atténuante de la furie agressive d'Israël), il avait lui-même planifié une attaque contre le Liban, depuis - au bas mot - le mois de mars 2006.

Son témoignage est plus que plausible. Des allusions à des plans préexistants d'une invasion terrestre du Liban avaient été effectivement faites dans la presse israélienne, à cette époque.

Ainsi, par exemple, au premier jour de la guerre, le Jérusalem Post écrivait : "Voici quelques semaines, seulement, c'est toute une division de réservistes qui a été mobilisée à des fins d'entraînement, en vue d'une opération similaire à celle que l'armée israélienne est en train de mettre en pratique en réplique aux attaques du Hezbollah contre elle, mercredi matin, à la frontière nord (d'Israël)".

Olmert a justifié ces préparatifs devant la Commission, arguant du fait qu'Israël s'attendait à ce que le Hezbollah capture des soldats, à un moment ou un autre, et qu'il voulait, dans cette perspective, être prêt pour une réponse impitoyable. La destruction du Liban dissuaderait le Hezbollah d'envisager une opération du même type, à l'avenir.

Mais il existait une route alternative, qu'Olmert et ses commandants auraient pu emprunter : ils auraient pu chercher à diminuer la menace d'attaques à la frontière Nord en éliminant les principales causes de conflit entre Israël et le Hezbollah.

D'après le témoignage d'Olmert, il était à la recherche, précisément, d'une solution analogue au principal problème : un petit corridor de territoires connus sous le nom de Fermes de Shebaa, revendiquées par le Liban, mais occupées par Israël depuis 1967.

Résultat de l'occupation de la région des Fermes de Shebaa : le Hezbollah a pu arguer du fait que le retrait israélien du Sud Liban, en 2000, n'avait pas été un retrait complet, et que le territoire libanais devait toujours être libéré.

L'assertion d'Olmert, toutefois, ne résiste pas à l'examen critique.

En janvier, les médias israéliens avaient révélé qu'au moins depuis deux ans, le dirigeant syrien Bashar al-Asad se prosternait littéralement devant Israël au cours de négociations en coulisses visant à la restitution à la Syrie du Golan, aujourd'hui sous occupation israélienne.

En dépit du fait que ces pourparlers offrissent à Israël les conditions les plus favorables qu'il pût espérer (y compris la décision de faire du Golan un parc naturel de la paix, accessible aux Israéliens), Sharon, puis Olmert - avec le soutien des Etats-Unis - avaient refusé d'encourager Damas dans cette voie.

Un marché conclu avec la Syrie, à propos du Golan, aurait presque certainement signifié la restitution des Fermes de Shebaa au Liban. Si Israël, ou les Etats-Unis, l'avaient bien voulu, ils auraient pu avancer considérablement, sur ce front.

L'autre sujet de tensions majeures, c'étaient les violations répétées de la frontière Nord par Israël, complétées par les propres violations du Hezbollah, même si celles-ci étaient moins fréquentes.

Après le retrait de l'armée israélienne, en 2000, des observateurs de l'Onu avaient enregistré des violations quasi quotidiennes de l'espace aérien libanais par les avions de guerre israéliens.

Des survols étaient effectués, de manière répétée, jusqu'au-dessus de Beyrouth, où les pilotes utilisaient des bombes soniques afin de terrifier la population locale, tandis que des drones israéliens surveillaient la plus grande partie du territoire libanais.

Là encore, eût Israël cessé ces violations de la souveraineté libanaise, la violation de la souveraineté israélienne perpétrée par le Hezbollah en attaquant le poste frontière aurait été bien difficile à justifier.

Enfin, le Hezbollah ayant effectivement capturé les soldats, Israël avait encore une possibilité de négocier leur libération et leur retour. Dès le début, le Hezbollah avait déclaré qu'il voulait échanger ces soldats israéliens contre une poignée de prisonniers libanais toujours détenus dans les geôles israéliennes.

Mais, bien entendu, comme le laisse entendre le témoignage d'Olmert, Israël n'était pas intéressé par de quelconques discussions, ni par une halte dans sa campagne de bombardements. Cela ne faisait pas partie, en effet, du projet.

Nous sommes désormais en mesure de rassembler les éléments de la raison de cet état de fait.

D'après les fuites, Olmert a discuté de préparatifs en vue d'une guerre contre le Liban dès le mois de janvier, ce après quoi il avait demandé des projets détaillés, en mars.

De manière aisément compréhensible, au vu des conséquences, le témoignage d'Olmert a été fustigé par les principaux dirigeants israéliens.

Effi Eitam a fait observer que la version d'Olmert reflète dans une large mesure celle du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lequel affirme que sa formation savait qu'Israël voulait attaquer le Liban, de toutes les manières.

Yuval Steinitz, quant à lui, argue du fait que, puisqu'une guerre était attendue, Olmert n'aurait pas dû approuver une large coupe dans le budget de la défense, seulement quelques semaines auparavant.
L'explication peut toutefois en être trouvée avec quelque plausibilité dans des prévisions portant sur l'issue de la guerre, dont Halutz et certains ministres avaient fait état en conseil des ministres.

Halutz, a-t-il été rapporté, pensait qu'une campagne aérienne permettrait de vaincre le Hezbollah en deux ou trois jours, après quoi l'infrastructure du Liban pourrait être démolie en règle, sans encombre.
Certains ministres, semble-t-il, pensaient même que la guerre serait terminée en moins de temps encore.

De plus, un flagrant délit a été offert par l'état major, dont les commandants affirment aux médias israéliens qu'ils avaient été tenus à l'écart de toute décision par le Premier ministre. Si Olmert préparait effectivement une guerre contre le Liban, affirment-ils, il n'aurait pas dû les laisser dans un tel état d'impréparation.

C'est là, en l'occurrence, une assertion étrange et peu convaincante : avec qui Olmert parlait-il donc de ses préparatifs de guerre, sinon avec son état major ?

Et comment pouvait-il planifier le déclenchement de cette guerre, si l'état major n'était pas intimement impliqué dans ces préparatifs ?

Les dates mentionnées par Olmert sont particulièrement intéressantes.

Sa première discussion au sujet d'une guerre contre le Liban aurait été tenue le 8 janvier 2006, soit quatre jours après sa nomination au poste de Premier ministre après l'hémorragie cérébrale et le coma de Sharon. Olmert tint sa réunion suivante, sur le même sujet, en mars, sans doute immédiatement après sa victoire aux élections.

Il y eut, apparemment, d'autres conversations sur le même thème en avril, en mai et en juillet.

Plutôt que l'impression, volontairement donnée par Olmert, d'un Premier ministre maladroit et novice sur le plan militaire "décidant tout seul" d'une offensive militaire majeure contre un pays voisin, c'est un scénario plus vraisemblable qui commence à prendre forme à nos yeux.

Ce scénario suggère que, dès la prise de pouvoir par Olmert, celui-ci fut peu à peu mis dans la confidence de l'armée, timidement, tout d'abord, en janvier, puis plus franchement après son élection.

Il fut alors autorisé à connaître les plans secrets - et déjà très avancés - du haut commandement militaire, concernant une guerre - des plans à l'avancée desquels nous pouvons supposer que son prédécesseur, Ariel Sharon - un ancien général - avait été profondément impliqué.

Mais quel intérêt pourrait bien avoir Olmert, aujourd'hui, à endosser la responsabilité du fiasco guerrier, s'il l'a simplement approuvé, et non pas formulé ?

C'est sans doute parce qu'Olmert, qui est apparu faible et inexpérimenté sur le plan militaire aux Israéliens, ne veut pas donner raison à ses détracteurs.

Et c'est sans doute aussi parce que, son capital politique étant quasiment épuisé, il serait bien incapable de survivre à une bataille pour la conquête des cours et des esprits des Israéliens, contre l'armée (laquelle est - les sondages d'opinion sont unanimes à ce sujet - l'institution la plus respectée de la société israélienne), au cas où il s'aviserait de rendre les militaires responsables du fiasco de l'été dernier.

Halutz étant parti, Olmert n'avait pratiquement plus d'autre choix que de faire son 'mea culpa'.


Quelles sont les preuves d'une guerre déjà préparée par les généraux israéliens ?

Tout d'abord, un article du San Francisco Chronicle, publié peu après le déclenchement de la guerre, a révélé que l'armée israélienne se préparait depuis des années en vue d'un assaut de grande ampleur contre le Liban, et qu'elle avait déjà un projet spécifique portant sur une "Guerre des Trois Semaines", que les responsables militaires israéliens avaient partagé avec des boîtes à idées et des responsables américains.

"Voici de cela plus d'un an, déjà, un haut responsable de l'armée israélienne avait commencé à donner des présentations PowerPoint, de manière rigoureusement non-officielle, à des diplomates américains (mais pas seulement), à des journalistes et à des boîtes à idées, lesquels documents semblaient préfigurer l'opération militaire actuelle d'une manière frappante", écrit ainsi le reporter Matthew Kalman.

Cette hypothèse a été confirmée, cette semaine, par un officier supérieur ayant requis l'anonymat, qui a fait savoir au quotidien israélien Ha'aretz que l'armée israélienne disposait d'un plan bien arrêté en vue d'une invasion terrestre de grande ampleur au Liban, mais qu'Olmert avait hésité à le mettre en pratique : "Je ne sais pas si Olmert connaissait ce plan dans les détails, mais tout le monde savait que l'armée israélienne avait un projet d'opération terrestre prêt à l'emploi, n'attendant que le feu vert pour sa mise en oeuvre."

Par ailleurs, il y a cette interview, dans les médias israéliens, de Meyrav Wurmser, épouse d'un des plus hauts responsables de l'administration Bush, David Wurmser, lequel est le conseiller ès Moyen-Orient du vice-président Dick Cheney. Meyrav Wurmser, citoyenne israélienne, est elle-même intimement associée à la Memri, une compagnie, connue pour ses liens consanguins avec les services secrets israéliens, qui "traduit" des discours (qui massacre , surtout, la traduction.) tenus par des dirigeants et responsables arabes.

Cette dame a fait savoir au site ouèbe du plus grand quotidien israélien, Yediot Aharonot, que si les Etats-Unis ont (tellement) traîné les pieds pour imposer un cessez-le-feu, durant l'offensive israélienne contre le Liban, c'est parce que l'administration Bush escomptait que la guerre serait étendue à la Syrie.

"La Maison Blanche est en colère, et sa colère est due au fait qu'Israël n'a pas livré bataille aux Syriens. Les néocons sont responsables du fait qu'Israël a disposé de tellement de temps et d'espace : ils étaient absolument persuadés qu'il fallait laisser à Israël le temps de remporter cette guerre.
Cela est dû, en très grande partie, à cette idée qu'Israël se devait de combattre les véritables ennemis : les pays qui soutiennent le Hezbollah. Il était évident qu'il était totalement inenvisageable de livrer bataille directement à l'Iran. Mais l'idée, en gros, c'était qu'il fallait frapper l'allié stratégique, l'allié important de l'Iran ; j'ai nommé la Syrie
."

Autrement dit, le tableau en train d'émerger est celui d'un plan de l'armée israélienne, établi de longue date, approuvé par les plus haut responsables états-uniens, préconisant une guerre éclair contre le Liban - suivie par de probables frappes d'intimidation contre la Syrie - en utilisant le prétexte d'un incident transfrontalier impliquant le Hezbollah.

Le réel objectif, pouvons-nous supposer, était d'affaiblir ceux qui sont vus, par Israël et les Etats-Unis, comme des alliés de Téhéran, avant de frapper l'Iran lui-même.

C'est la raison pour laquelle ni les Américains, ni Israël ne voulaient négocier (ils semblent d'ailleurs toujours enclins à le refuser) avec Assad sur le Golan, ni rechercher un accord de paix qui aurait pu - une fois n'est pas coutume - changer la carte du Moyen-Orient - en mieux.

Malgré quelques signes de fléchissement, dans les relations de Washington avec l'Iran et la Syrie, ces derniers jours - un fléchissement motivé par le besoin désespéré des Etats-Unis de cesser de s'enfoncer plus profondément dans le bourbier irakien -, Damas est inquiète, et on le serait pour moins.

Les postures continûment agressives des Etats-Unis et d'Israël ont suscité une réaction prévisible de la Syrie : elle a commencé à renforcer ses défenses tout au long de sa frontière avec Israël. Mais dans ce véritable monde d'Alice au pays des merveilles qu'est le renseignement militaire israélien, cette réponse est en train d'être interprétée - ou d'être instrumentalisée - dans le sens d'une attaque militaire, de la part de la Syrie.

C'est, par exemple, ce que pense Martin Van Creveld, un professeur israélien d'histoire militaire (pourtant décrit, habituellement, comme éminent et fiable, doté de contacts impeccables au sein de l'establishment militaire israélien), lequel a publié, récemment, un article dans l'hebdomadaire juif américain The Forward.

Dans cet article, Van Creveld suggère que la Syrie, bien loin de désirer négocier au sujet du Golan - ce que tout, pourtant, semble indiquer -, serait, en réalité, en train de planifier une attaque contre Israël, au cours de laquelle elle utiliserait vraisemblablement des armes chimiques, en octobre 2008, afin de tirer parti du brouillard et des pluies abondantes en cette saison.

L'objectif de cette attaque ?
Apparemment, dit le professeur, la Syrie veut "infliger des pertes" à Israël, et s'assurer que le régime de Jérusalem "jettera bien l'éponge".


Quelles preuves de ces noirs desseins syriens le professeur Van Creveld détient-il ?

Le fait que l'armée syrienne s'est livrée à une fringale de shopping d'armements en Russie, récemment, et aussi celui qu'elle soit en train d'étudier les leçons retirées de la guerre au Liban.

Van Creveld prédit (attention : en ce qui concerne la Syrie, et non Israël !) ce qui suit : "Quelque incident sera généré et utilisé comme prétexte pour ouvrir des tirs de missiles contre les Hauteurs du Golan et la Galilée."

Puis il conclut : "Dans l'ensemble, le plan syrien en train d'émerger est excellent, et il a relativement des chances de réussir."


Et qu'est-ce qui pourrait bien arrêter les Syriens ?

"Certainement pas des négociations de paix", argumente Van Creveld.
"A l'évidence, beaucoup dépendra des événements en Irak et en Iran. Une brèveoffensive américaine en Iran, pour peu qu'elle soit couronnée de succès, pourrait persuader Assad du fait que les Israéliens, dont l'essentiel du matériel militaire lourd est américain, ou dérivé de matériels américains, ne sauraient être contrés, en particulier pas dans les airs. A contrario, un retrait américain d'Irak, combiné à un statu quo américano-iranien dans le Golfe persique, contribuerait grandement à délier les poings d'Assad."

Air on ne peut plus connu. L'Iran veut vitrifier Israël, et la Syrie veut que Jérusalem "jette l'éponge" - c'est tout du moins ce que les néocons et les idiots utiles du "clash des civilisations" voudraient nous donner à accroire.

La crainte est donc, désormais, qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, et qu'ils poussent Israël et les Etats-Unis dans une énième guerre préemptive - et peut-être même deux !

Source
Traduction : Marcel Charbonnier


Dimanche 18 Mars 2007

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