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Société

Le sourire de Galilée


Le monde a-t-il changé depuis le 8 janvier 1642?
La question est sérieuse, de nombreux sujets étant devenus tout simplement des dogmes intouchables. Les buchers sont depuis longtemps éteints, mais les inquisiteurs veillent toujours.



Le sourire de Galilée
Nous sommes face à deux extrêmes. D'un côté les "farfelus", les "illuminés" prennent toutes les élucubrations d'internet pour des réalités, sans aucun travail de regroupement ou seulement de raisonnement. Et, de l'autre, les gardiens de la "raison", du dogme, se cachent derrière les maigres explications irrationnelles et "scientifiques", pour ne pas dire officielles. Ils sont cérébralement plus proches de l'autruche que du chercheur.
Il reste une petite place, au milieu, pour ceux qui veulent comprendre ce qu'il se passe dans ce monde. Il faut bien le dire, ceux là dérangent.

Dire que Lee Harvey Oswald n'a pas assassiné JFK ne choquera plus grand monde aujourd'hui. On peut aussi déclarer que les américains ont laissé les japonais attaquer Pearl Harbour sans se faire lyncher. L'incident du Golfe du Tonkin, qui servi de prétexte à la guerre totale au Viet -Nam, est désormais une manipulation avérée. Plus récemment, et c'est nouveau, on peut dire que le prétexte des armes de destruction massive irakiennes n'existait plus que dans l'imagination des va-t-en guerre US.

Ne croyons surtout pas que la manipulation est l'oeuvre exclusive des Etats-Unis. Elle est généralisée, banalisée à l'ensemble du monde, du bas en haut.
Quand commence cette manipulation globale? Il est des sujets pour lesquels des lois ont été formulées et décrétées. Il est illégal de remettre en cause la version officielle sous peine de poursuite. L'Histoire protégée par la Loi.
Il en est même, des sujets, dont on ne peut même pas souffler mot, ni mettre de lien, sous peine de disgrâce immédiate.

Oui, pour beaucoup, la Terre est encore le centre de l'Univers, elle est plate et la peur de tomber dans l'abîme du bout du monde semble être le comportement des gens normaux.

Beaucoup de sujets actuels comportant des implications stratégiques ou sociaux ne peuvent être aborder sérieusement sans se faire traiter de conspirationiste, de négationiste ou tout simplement de débile mental.
Je pense au "réchauffement climatique" dû au CO2, pourtant sérieusement mis à mal par beaucoup de scientifiques.
Il ne faut évidemment pas contredire les énormes sommes d'argent liées au développement des énergies nouvelles, parfois beaucoup plus meurtrières que le C02 lui-même.
Les même implications énergétiques, alliées à la stratégie occidentale de contrôle des territoires contenant celles-ci, empêche tout débat sérieux sur le 11 septembre 2001 dont la version officielle ne tiendrait pas 15 minutes devant une analyse sérieuse.

Je tente actuellement de faire prendre conscience du problème que pose l'obscurcissement du ciel par les trainées persistantes laissées par les avions. La même problématique est de rigueur.
Le fait est pourtant visible de tous dès que le ciel se dégage et il suffit d'observer le ciel depuis le lever du jour pour s'apercevoir que toute la couverture nuageuse est produite par ces résidus d'avions.
Impossible d'en savoir plus. Impossible de faire bouger le moindre petit doigt de ceux qui auraient les moyens d'enquêter sur ce phénomène pourtant inquiétant.
Votre ciel est artificiel, c'est de la condensation, c'est normal. Retournez devant votre téléviseur, le sujet est clos.

Il y a bien d'autres sujets soumis à la censure et les réseaux pédophiles ne sont pas les moins importants.

Heureusement, des whistleblowers sont de plus en plus nombreux et, même si les médias continuent à crétiniser les masses, il est important de rallier de plus en plus de consciences vers l'éveil.

Celui qui supportera jusqu'à la fin sera sauvé. Si vous persévérez dans ma parole, dit-il encore, vous serez véritablement mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous délivrera (Joan., VIII.).

Jésus et Galilée ne sont désormais plus là. Il va falloir nous débrouiller seuls pour trouver la vérité.

Lundi 05 Mai 2008
illarramendi.archi@hotmail.fr


Commentaires articles

1. Posté par Némésis le 05/05/2008 13:34
Plus aucun Balzac ne saura nous brosser la physiologie de l'électeur moderne, ni aucun Charcot nous expliquer l'anatomie et la psyché de cet incurable dément, car quand on réfléchit un instant à ce surprenant phénomène propre à dérouter les philosophies les plus subtiles, confondre la raison et troubler la foi la plus fervente, si les moutons vont à l'abattoir, eux ne disent ni n'espèrent rien, mais du moins ne votent-ils pas pour ceux qui les égorgeront ou les bourgeois qui les mangeront, ni les vers pour les pêcheurs qui leurs diront « allons pêcher » car, si faire une telle comparaison est une injuste offense faite à ces animaux, bien plus bête que ces bêtes, plus moutonnier que les moutons, plus invertébré que les vers, l'électeur ayant perdu de vue ses objectifs redouble d'effort à nommer ses bouchers, à choisir ses maîtres, et il a même fait des révolutions pour conquérir ce droit !


Mais il est des esprits visionnaires pour qui il n'est pas indifférent que le peuple soit éclairé, qui savent que la plupart de nos erreurs consiste en cela que nous ne donnons pas correctement leurs noms aux choses et qui n'ont point tiré leurs principes du préjugé, de la superstition, mais de l'observation même de la nature des choses, car bien des vérités ici bas ne se feront sentir qu'après que l'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres, que plus on s'éduquera, plus on réfléchira sur les détails et plus on sentira la certitude des principes, qu'on n'est superstitieux que parce qu'on est craintif, qu'on ne craint que parce qu'on est ignorant, qu'ignorance et crainte sont les mamelles des anciens régimes mais aussi des états modernes, plus pernicieux que le sceptre des rois puisqu'ils enchaînent, brutalisent, subjuguent à son insu le citoyen par les lois mêmes que celui-ci est censé avoir conçues.


Quand par exemple Georges ORWELL voulait tout d'abord intituler son livre « 1949 », année de sa parution, l'éditeur refusa et il finit par l'appeler « 1984 » en inversant 48, année de sa rédaction, reléguant ainsi cet asservissement à une hypothétique anticipation à laquelle ni le grand public ni la censure ne verraient malice, et de ses années d'études il racontait se souvenir de mots rares mais étranges échangés de manière assez concertée avec Aldous HUXLEY, esprit supérieur, professeur chahuté qui, mourant et incapable de parler, demanda par écrit à son épouse « LSD, 100 µg, i.m. », ce à quoi elle accéda et la nouvelle de l'extinction paisible de ce phare de la pensée contemporaine, auteur du « Meilleur des mondes », fut éclipsée par la liquidation de John Fitzgerald Kennedy survenue le même jour, le 22 novembre 1963, ce en quoi le hasard aura-t-il très ironiquement fait sens.


Ceux qui les ont lus en leurs temps et en ont tiré des grilles d'analyses et leçons efficaces n'ont de cesse de dire que les lire ou les relire est un bon début quand plus de six ans après le 11 septembre 2001, et ce n'est là qu'un exemplaire épicentre, le monde scientifique, l'homme de la rue un peu averti, la conscience encore souveraine, restent silencieusement perplexes d'avoir vu deux fois 110 étages être pulvérisés, sans dispositif de démolition contrôlée, s'écraser en s'empilant les uns sur les autres en moins de 10 secondes et une fois 47 étages en moins de 7 secondes soit, dans les trois cas, à la vitesse d'un objet en chute libre en suivant la trajectoire de résistance maximale, violant radicalement en cela la loi d'Isaac NEWTON sur la conservation du mouvement qui requiert que, l'inertie statique de chaque étage frappé étant éliminée, la masse augmente et la vitesse de la chute décroît.


Car lorsque ceux-là mêmes qui rappellent la physique élémentaire sont dévolus à la vindicte et confrontés à une majorité lacunaire ou indifférente, laquelle reçoit d'emblée la ligne simpliste de la pensée obligée, ne sait plus ou oublie de savoir, c'est donc bien qu'il faut apprendre à ne plus réagir directement à l'information mais à chercher à la comprendre comme une opération dans un champ hostile de stratégies visant à susciter chez tel ou tel, tel ou tel type de réaction, à déchiffrer et tenir cette opération pour la véritable information contenue dans ses faux semblants, quand bien même de vraies intelligences se laissent détourner des problèmes importants, mutations décidées, terreurs fabriquées et guerres programmées par un continuel déluge d'insignifiantes distractions, de manipulations aux techniques anciennes mais toujours mieux rodées par les élites et leurs prétendues alternances.


L'empirisme enseigne que certains renseignements les plus objectifs et révélateurs contenus dans l'évènement, apparaissent souvent dans les médias dans son sillage immédiat, quand les rédactions des journaux et producteurs de télévision n'ont pas encore totalement et parfaitement assimilé la ligne de pensée de l'oligarchie, et qu'il leur arrive alors de publier des informations, documents ou images incompatibles avec le mythe officiel, lequel sera plus ou moins habile à s'adapter mais se ressaisira toujours suffisamment pour que de ces révélations heuristiques se fassent plus rares ou se noient, ne soit relevées ni comprises par le grand nombre pour ce qu'elles sont, parce que les gens les oublieront alors même qu'elles pourraient encore infliger des coups fatals au mythe, surtout quand il commence à se lézarder, car c'est là qu'il recourra à des techniques aussi simplistes qu'efficaces.


Il loisible de désinformer redoutablement et pour longtemps quand des faits têtus et dérangeants auront ont fait l'objet de fuites, de les noyer dans le discrédit en les amalgamant à des thèmes traditionnels et polémiques, telles que la religion lue de façon littérale niant la science et la raison, la parapsychologie, les extraterrestres et autres mutations reptiliennes, et que cela sera d'autant plus redoutable quand le premier à divulguer ces informations, généralement peu nombreuses ni cruciales, est lui-même le désinformateur, devenant une source impossible à citer dans un écrit sérieux, les plus mis à mal restant ceux qui continueront à approfondir le sujet où ils se trouveront confrontés aux élucubrations des crédules et aux anathèmes des dogmatiques sur un terrain miné de toutes parts où lorsque deux personnes croient se comprendre, c'est généralement l'étrange résultat d'une erreur.


Les deux types de réactions attendues seront l'une et l'autre vecteur de désinformation et serviront ensembles les objectifs du manipulateur de sorte que lorsque sera abordé un sujet concret de l'ouvrage (disons le Groupe Bilderberg …), le lecteur trop crédule, naïf et fasciné par le récit, digressera dans des élucubrations dignes de X-Files et, considéré comme immature voire immoral, il sera marginalisé là où le lecteur rationaliste dogmatique, ne cherchant à distinguer le vrai du faux, aura naturellement tendance à tout rejeter en s'appuyant sur la version officielle, plus rassurante et socialement mieux acceptée, et si l'on discute avec lui du même sujet sensible, il tendra à l'amalgamer, par exemple, aux protocoles des sages de Sion et à leur notoires visées antisémites contre toute rationalité désormais qualifiée de conspirationnisme paranoïaque, voire de sociopathie ou négationnisme.


Il serait pourtant très aisé à tout un chacun de faire l'expérience que l'élément primordial du contrôle social consiste à détourner et tromper continuellement, durablement et quotidiennement l'attention du public des mutations programmées et des évènements fabriqués par les élites politiques et économiques qui ont tout pouvoir pour le faire, grâce à un déluge d'informations indiciblement frelatées ou d'insipides distractions débilitantes qui l'éloigneront définitivement des véritables problèmes, des connaissances essentielles et qui verra son attention distraite, loin des véritables problèmes sociaux, toujours occupé, sans vigilance ni aucun temps pour penser, réfléchir, apprendre, s'instruire et s'informer de façon exhaustive, de retour à la ferme avec le reste du bétail, gavé et captivé toute sa vie durant, s'il n'y prend garde, par des sujets sans aucune importance réelle ou cruciale.


De même, il ne serait pas davantage difficile à tout un chacun de comprendre la méthode du « problème-réaction-solution » consistant à créer d'abord un problème, une situation propice à susciter une certaine réaction du public, afin qu'il soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter, en laissant par exemple se développer la violence urbaine, organiser des attentats sanglants sous fausse bannière et, ce faisant, fabriquer de faux boucs émissaires, afin que le public réclame à corps et à cris des lois sécuritaires au détriment de sa liberté, quand il est évident que celui qui préfèrera la sécurité à la liberté aura tôt fait de perdre les deux, ou bien encore de créer une crise économique ou financière susceptible de faire accepter comme un mal nécessaire le démantèlement des services publics, le recul des droits sociaux et des émancipations si chèrement acquises.


Qui saura prendre suffisamment de recul nécessaire et salutaire sur l'évènement parviendra aisément à déceler que pour faire acquiescer le public et lui faire supporter une mesure inacceptable, il suffit à nos oligarchies, prévoyantes au-delà de ce que l'on s'imagine généralement, de l'appliquer progressivement, en dégradé, sur une durée d'une décennie, de façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles et délétères soient imposées, comme par exemple dans la période des années 1980 à 1990 ou chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, paupérisation, ont été autant de changements et de mutations dont nous voyons aujourd'hui chaque jour les effets, et qui auraient autrement amené à des troubles, voire à un climat quasi-insurrectionnel ou révolutionnaire, s'ils avaient été subitement et brutalement appliqués.


Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application future, car il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice prochain qu'immédiat, que l'effort à fournir n'est pas pour tout de suite et que le public pourra toujours espérer naïvement que ces sacrifices demandés pourront être évités, ce qui lui laissera le temps de s'habituer à l'idée du changement pour l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu, comme se fut le cas lors du passage à l'euro, de la perte de la souveraineté monétaire et économique, acceptés pour les pays européens en 1994-1995 et appliqués en 2001, ou lors des accords multilatéraux que les USA ont imposés en 2001 au pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.


Tout est mis en œuvre, contribue et concourt à préparer les esprits formatés par les médias, journaux, publicités et informations destinés au grand public en utilisant un discours, des thèmes, des arguments, des personnages et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge, un près adolescent, ou même un déficient mental, et plus on cherchera à le tromper, plus on adoptera et lui réservera un ton puéril et particulièrement simpliste, car si on s'adresse par exemple à une personne comme si elle n'était âgée que de douze ans, en raison de la suggestibilité celle-ci aura alors dans la plupart des cas une quasi-certaine ou très probable propension à apporter une réponse, avoir une réaction ou développer une analyse aussi dénuées de sens critique et aussi mal fondées que celles de l'âge qu'on lui aura prêté et s'adressant à elle.


L'appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle et le sens critique du public, car l'utilisation d'un tel registre permet d'ouvrir la porte de son inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions ou des comportements le cantonnant dans l'ignorance, en faisant en sorte qu'il soit incapable de comprendre les technologies et méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage, la qualité de l'éducation lui étant donnée devant être de la plus pauvre sorte qui soit afin que le fossé de l'ignorance qui isole les classes supérieures des inférieures soit et demeure incompréhensible à ces dernières, ne leur proposant pour unique horizon la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie générale, la compétition à outrance de tous contre tous, et leur faire même apprécier le fait d'être bête, vulgaire et inculte.


Au cours des cinquante dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes qui, grâce aux avancées de la biologie, de la neurobiologie, de la psychologie appliquée, sont parvenues à une connaissance avancée de l'être humain et de sa psyché, en arrivant à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît, en détenant un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur lui qu'il n'en a sur lui-même, en lui faisant croire qu'il est l'unique responsable de son malheur, que c'est à cause de l'insuffisance de son intelligence ou de ses efforts, et s'il en vient à s'auto-dévaluer et à culpabiliser suffisamment pour le conduire à développer un syndrome dépressif, le tout premier effet en sera l'inhibition de l'action, et sans action, il ne saurait y avoir aucune révolte.


Nous en sommes là et après le « pas vu, pas entendu, pas dit », « attendre et voir » serait une folie, car les signes avant-coureurs déjà anciens ne sont plus ceux de la catastrophe qui vient mais de celle qui est là, processus de mutation néo-fasciste aux performances jamais atteintes où nous nous situons d'ores et déjà, qu'au-delà de celui des trois tours à Manhattan, nous assistons à l'effondrement de ce que voulons sauvegarder et transmettre d'une véritable éthique émancipatrice, que pour nous, ne plus atermoyer, c'est d'une manière ou d'une autre entrer dans une logique de résistance de la pensée et un processus insurrectionnel des consciences, pour percevoir dans la voix des puissants ce tremblement de terreur qui ne les quitte jamais car gouverner, en théorie maintenir l'ordre, en pratique le contrôle, n'est rien d'autre que repousser par mille subterfuges les vigilances et les éveils.


Les partis politiques, organisations syndicales, associations militantes, les médias, nous ont abandonnés, ont laissé faire, fait diversion, n'ont surtout rien analysé ni tiré aucune conclusion, à nous perdre dans des considérations périphériques trompeuses, inconsciemment ou sciemment mensongères, de réelles trahisons, de sorte qu'aujourd'hui il est grand temps de nous défier de tel ou tel collectif, organisation ou dernière imposture associative venue, qui prétendront contester l'ordre présent mais porteront en eux-mêmes en plus fantoche, la forme, les mœurs, l'écho, le langage et les mots d'ordre des pseudopodes étatiques, lesquels iront même jusqu'à se nourrir de toutes velléités à « faire de la politique autrement » et à les digérer, sauf en de trop marginales exceptions qui existent bel et bien, mais qu'il nous incombe d'identifier avec toute la difficulté que cela suppose.


Car si le grand nombre obéit, se laissant imposer souffrances, mensonges et mort et que le petit nombre commande, c'est donc que le nombre est une faiblesse, non pas une force, qu'on ne peut établir de cohésion qu'entre une petite quantité d'hommes, qu'au delà, il n'y a plus que juxtaposition d'individus où toute organisation de masse est rendue impossible ou se dilue, que si la puissance d'une infime minorité l'emporte malgré tout sur la force du nombre, c'est qu'elle l'emporte de beaucoup en nombre sur chacun de ceux qui composent le troupeau de la majorité même si, à certains moments de l'histoire, un grand souffre véritablement vertueux finit par traverser le peuple et, pour un temps, battre en brèche les oppressions, qu'alors rien ne pouvant plus lui résister, les tyrans tremblent et connaissent enfin à leur tour ce que c'est de se sentir seuls et désarmés.

De pareils moments où ce souffle de vérité commande et secoue les opprimés, inspire leurs pensées, leurs actes, les fait et parler et agir entre eux, ne sont jamais appelés à durer toujours car cette unanime inspiration ne se produit que dans le feu d'une émotion vive, générale et imprévisible, tel le vent qui souffle où et quand il veut, étrangère à une quelconque méthodologie, qu'elle a pour effet de suspendre le cours quotidien de la vie, mais que les besognes de chaque jour et les activités vitales devant bien s'accomplir et ce temps d'arrêt ne pouvant par trop se prolonger, la masse finit toujours par se dissoudre à nouveau en individualités et, le souvenir des petites ou grandes victoires s'estompant, la situation primitive ou une situation équivalente se rétablit peu à peu car même si parfois les maîtres et la forme ont pu changer, ce sont toujours bien les mêmes qui obéissent et oublient.


Nos oppresseurs n'ont pas d'intérêt plus vital que d'empêcher la cristallisation des foules ou du moins, puisqu'il est dans le cours naturel des choses qu'une même et saine émotion les agite parfois, la rendre la plus rare ou inopérante possible, de sorte qu'à peine éveillée elle soit instantanément réprimée par un irrémédiable sentiment d'impuissance dont l'entretien est l'article premier d'une politique habile de la part des maîtres, relayée par une épistémologie naïve, hollywoodienne, impressionniste, reçue par l'inévitable schizophrénie qu'elle génère dans une culture de masse cantonnée à une déficience entretenue, où toute analyse a posteriori devient alors compliquée voire impossible car parasitée par un contrôle aux techniques de désinformation puérilement complexes et toujours terriblement efficaces sur les consciences, dont aucune ne saurait se prétendre immaculée.


Il ne faut donc pas y trouver ombrage ni s'en sentir blessé, car même parmi ceux qui étaient les mieux dotés ont succombé, mais se dire avec raison que ce qui abrutit le peuple et l'asservit de multiples façons depuis toujours ne tient pas tant à son défaut d'instruction, sciemment dosé et entretenu par les oligarchies, qu'à la croyance en l'infériorité de son intelligence, alors que l'âme humaine est bel et bien capable de s'instruire seule, qu'en fermant les yeux et en se tournant vers son intériorité profonde pour y chercher, y trouver et nourrir cette irrémédiable et affectueuse curiosité pour tout ce qui se meut dans notre matière obscure, on peut devenir spectateur impartial non directement affecté du visible, d'un ostensible qui n'est pas le réel, d'un réel délibérément pernicieux, voir enfin avec les yeux de l'esprit pour aiguiser sa conscience aux défis qui sont là et qu'il nous faut déjà relever.


Même s'il ne servirait à rien de panser un corps déjà mort, il ne faut jamais oublier que ces victoires parfois remportées ou ces guerres parfois arrêtées, ne l'ont pas été par les élites ni leurs branches institutionnelles, ni par l'hyperstructure qu'elles nous inculquent tout au long de notre vie et qu'elles nomment « démocratie » en la dévoyant de la façon la plus éhontée, ni par les serviles acteurs du théâtre sociétal, mais par des mouvements de citoyens, car le pouvoir ne concède rien sans qu'on l'exige, mouvements qui ont commencé par de petits frémissements mais lorsque les soubresauts étaient assez forts, peu importait ceux qui étaient au pouvoir et les moyens qu'ils déployaient puisque ce qui comptait alors et vraiment c'était ce que les gens pensaient, disaient et faisaient, qu'ils ne sont aussi grands que lorsque nous sommes à genoux , car ce n'est ainsi qu'ils nous aiment.


Le seul court terme qui vaille est l'impérieuse urgence à comprendre que le monde sera immanquablement entraîné par les forces qui le portent et ira inéluctablement là où là où il doit, et qu'aux personnes de toute part, de toutes origines et conditions, éprises de vérité, de paix, de justice, d'émancipation, il ne reste plus qu'à tout faire pour chercher à échapper à la désinformation et à communiquer avec une prudente perspicacité avec leur environnement immédiat, se faire le serment que les maîtres qui nous ont promis une guerre de cent ans ne la gagneront pas, toujours continuer autant que possible de s'immuniser elles-mêmes et d'immuniser autour d'elles contre ces inversions spectaculaires, ces temps de tromperie universelle où dire la vérité devient l'ultime acte véritablement révolutionnaire et peut-être, ce faisant, précipiter sûrement l'anéantissement de leurs mensonges.

Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs dont les victoires proditoires trompètent leur défaite, car ils sont horriblement las de leurs immenses efforts et leurs alibis grandioses ne sont que de piètres trébuchements, qu'un jour les maîtres feront face plus qu'à un peuple insurgé inéluctablement voué à leurs sempiternelles boucheries, plus qu'à une lutte armée aussi illusoire qu'inutile et cruelle, mais à des consciences certaines que leur temps est d'ores et déjà révolu et que, définitivement défaits, ils ne seront plus jamais remplacés, car l'espérer c'est résister, résister c'est communiquer, communiquer c'est créer, que ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles, et que si nous avons encore un monde en héritage , il sera à la mesure des efforts consentis sur nous-mêmes et tout autour de nous.

2. Posté par Gustav le 05/05/2008 16:05
Bonjour!!

La rationnalité ne peut venir à bout de tout. Même s'il est évident que des étages en chute libre infirment en eux la version officielle dont certains scientifiques en confirment la substance par simulation informatique. Dieu qu'ils sont naïfs tant je connais ce domaine. Pourquoi ces gens qui vont vous assurer qu'ils relèvent de la rationalité sont si aveugles?? ... s'il faut encore démontrer que la terre est plate, ils le feront.
Gardons-nous donc de toute illusion de rationalité. Cela n'existe pas. Et cela permet au passage de dénigrer certains qui font de très sérieuses études sur des sujets dont la science est étrangère.
Soyons honnêtes et sachons reconnaître en nous les différents outils d'approche du monde dans lequel on baigne.
La culture occidentale a donné beaucoup trop d'importance à l'intellect. Le constat est que c'est un échec patent. L'équilibre entre nos différentes facultés, le discernement, l'abandon de la peur (la peur qui est la motivation principale des rationalistes, les zététiciens en étant l'exemple extrème) est l'opportunité qui nous est maintenant offerte.
On peut manipuler un rationaliste, c'est très simple, cela devient beaucoup plus compliqué quand on filtre l'environnement par différents outils dont l'intuition fait parti.
Les extra-terrestres existent? oui, non, peut-être? Un rationaliste pourra-t-il répondre ;-))
Le monde est fort complexe. Beaucoup trop pour les plus intelligents d'entre-nous. Gardons-nous de notre égo.

Jean-Marc

3. Posté par Ferlinpimpim le 06/05/2008 07:18
Le commentaire est mieux que mon article...
Un peu long, quand même, mais c'est ça.

Comme en mai 68 un vent de révolte a soufflé sur le Monde, espérons qu'une prise de conscience générale vienne au plus vite.

Que l'humanité se débarrasse des parasites à son sommet.
http://changementclimatique.over-blog.com

4. Posté par Népios le 06/05/2008 11:51

Oui, un peu long Felinpimpim, il faut l'avouer, mais s'il a été mis là et en l'état, c'était pour rejoindre entièrement et sans aucune réserve votre analyse qui nous a paru bien pertinente et digne du plus grand intérêt. Merci à vous.

5. Posté par Rob Roy le 06/05/2008 16:21
Chose rare, le (commentaire) disons analyse, de Némésis est plus édifiant que l' article lui même.
N' en soit pas contrit Ferlinpimpim, car Némésis fait ressortir de ton article sa profondeur et sa justesse.
Mais bravo, et chapeau bas à Némésis, car sa synthèse est profonde et remarquable.
Troublante sensation, d' avoir une lecture de mon propre cerveau, mais dont je ne peux si bien, en exprimer le contenu.
Et pour finir, dommage que nous ne soyons pas plus nombreux à en avoir conscience.

6. Posté par Népios (de chez Némésis) le 06/05/2008 17:33

Il faut tout de même préciser qu'il s'agit d'un texte collectif d'un petit comité informel d'amis partageant un fort dénominateur commun (dont je fais partie) et ayant tenté de mettre en pratique depuis de nombreuses années ce que nous défendons : Espérer, communiquer, créer, résister.

En outre, ce texte est largement inspiré de: Sénéque, Spinoza, Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748), Benjamin Franklin, D'Holbach (La religion sacrée – Histoire naturelle de la superstition, la première source du malheur), Octave Mirbeau (La Grève des électeurs, 1888), Bertold Brecht, Simone Weil (Méditation sur l'obéissance et la liberté, hiver 1937-1938), Hannah Arendt, Frazer, Paul VALERY, Bernard BAILYN dans "The ideological origins of the american revolution" - 1967, George Orwell et Aldous Huxley, bien entendu, le comité invisible ("Linsurrection qui vient" - Editions "La Fabrique"), Aimé Césaire dont la disparition nous aura fait rouvrir ses livres avec délectation... et quelques autres que nous nous sommes faits découvrir les uns aux autres, le long de nos années de fréquentation assidue. Certaines tournures sont même de pures paraphrases.

Bref, il ne vient pas que de nous, loin s'en faut, mais nous avons fait nôtre tout cela que nous nous sommes contentés de mettre en forme... Et puis nous étions plusieurs là où Ferlinpimpim s'est débrouillé seul. C'est d'autant plus appréciable que son texte nous a tous littéralement enthousiasmés, que nous nous y sommes entièrement retrouvés et avons ressenti une indicible et rassurante satisfaction à trouver chez autrui de si forts échos de nous-mêmes.

Nous ne sommes donc pas seuls !?!?

A tous, solidarité !

7. Posté par Ferlinpimpim le 06/05/2008 19:51
Merci à tous.

En effet, nous ne sommes pas seuls. C'est toujours bon de le savoir et de trouver encore et toujours plus de semblables ayant une conscience lucide.

Encore merci pour ces mots réconfortants.


8. Posté par Némésis (pendant que Népios dort) le 07/05/2008 06:17
Le post de Gustav / Jean-Marc nous a amenés à en discuter sérieusement, et à rajouter deux paragraphes qui ont fait l'unanimité chez nous et rejoindront peut-être les préoccupations que nous avons crues déceler chez lui, ce même « je ne sais quoi… » qui nous semble également animer Ferlinpimpim dans sa sincère et véritable analyse qui nous a poussés à réagir solidairement, avec un vif intérêt et un peu longuement, ce dont nous vous prions de nous excuser:

« Cela ne doit en aucun cas exclure aucune spiritualité véritable, de tout horizon traditionnel et qui n'ait sombré dans ce stérile et nuisible besoin littéraliste, celle qui ne se permet jamais l'audace de prendre la forme narrative pour ce qu'elle n'a jamais été, c'est-à-dire l'Histoire réelle, et de recevoir les mythes comme ils ne le prétendent pas, c'est-à-dire au pied de la lettre, qui sait que la forme narrative et les mythes ont pour but déjà bien suffisant de transmettre des leçons de sagesse, d'expériences accumulées par les générations qui nous ont précédées et au-delà, la transcendance, sans souci ni d'espace ni de temps et qu'ainsi devenant intemporels, donc hors histoire, ils cessent d'être des histoires ou d'en raconter en faisant véritablement leçon à l'humain, d'autant qu'étant tous fruits de syncrétismes multiples, successifs et immémoriaux, ils n'en sont qu'encore mieux couronnés d'universalité.


Les recevoir de façon strictement littérale en détruit toute l'efficacité, réduit, sature leurs infinis espaces et charges symboliques, bloque tout échange, limite leurs exégèses à un inutile minimal et cette approche stricto sensu du récit (pour le coup véritablement ramené au rang de « simple histoire ») trace des conduites, oriente les flux émotionnels, les identifie à des modèles, les conforme à des protocoles, revient au final à limiter l'action d'un dieu (qui sait ?) qui nous voudrait plus attachés à l'esprit qu'à la lettre, au sens profond du récit qu'à son strict support, à l'impalpable immuable et éternel qu'aux formes changeantes, plus libres que conformistes et davantage pourvus d'une foi propre à transporter les montagnes plutôt qu'à telle autre qui serait si fragile qu'il lui faille être tenue par la vacuité narrative, sorte de storytelling, pour ne pas s'effriter et s'effondrer définitivement. »


Du coup, cela rajout dans la liste de nos inspirateurs Christian SALMON et son excellent « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits », chez « LA DECOUVERTE » où il « dévoile les rouages d'une « machine à raconter » qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Ce « nouvel ordre narratif » va au-delà de la création d'une novlangue médiatique engluant la pensée : le sujet qu'il veut formater est un individu envoûté, immergé dans un univers fictif qui filtre les perceptions, stimule les affects, encadre les comportements et les idées ». Citation de la jaquette de ce précieux livre dont nous conseillons fortement la lecture et dont nous n'avons fait que transposer la méthode, simple, efficace et vite apprise.

Bonne journée à tous !

9. Posté par Rob Roy le 07/05/2008 09:24
Et bien...Je comprend mieux, cette incroyable lucidité.
Il est vrai, que dans notre petit coin, nous avons l' impression d' être seul en queste, de vérité.
Mais les petits coins, se dénombrent par milliers.
Merci à vous, cela réchauffe le cœur, nous ne sommes pas seuls.

10. Posté par Gustav le 07/05/2008 14:40
Bonjour,

Merci pour cet éclairage complémentaire! Le travail de sape, les histoires que l'on raconte, cela commence par les parents qui sont pour beaucoup conséquence pour ne pas dire produit de la société. Ce travail est complété, confirmé à l'école puis finalisé, maintenu en perfusion continue par nos médias.
Pourquoi alors, devant cette pression quasi surhumaine sur les esprits, certains s'émancipent?
Non, ils ne sont pas plus intelligents pourtant.
Serait-ce que des informations en apparence inaccessibles investissent ces êtres? D'où viennent ces informations?
Pourquoi une force bienveillante s'élève contre toute attente et libère de plus en plus de gens?
Non, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes reliés par cette force invisible et pourtant parfois bien sensible qui nous fait accepter ce que notre frère ne peut encore accepter.
Il n'est pas nécessaire d'en vouloir aux êtres qui veulent nation et gloire, guerre et domination.
Peut-être ont-il ce rôle à jouer maintenant pour que d'autres s'émancipent?
Il y a cependant des indices bien scientifiques qui vont en ce sens. Les mesures sont certes indirectes comme celle de l'électron autour de l'atome ...

Jean-Marc

11. Posté par Némésis le 08/05/2008 01:07

Il nous suffirait d'abaisser notre attention sur le réel, déjà assez titanesque pour n'être jamais cerné, sur le détail vérifiable du concret qui se suffit en lui-même, en plaignant bien moins lotis que nous, justement parce que nous ne le sommes que pour un temps incertain, de ne pouvoir le faire, nous promettant trop souvent et légèrement de nous prémunir des poisons de ce monde, pouvant nous sentir le goût, le cœur, ou la compétence aux débats ésotériques ou byzantins, tellement sujets à interprétations, les plus complexes, dangereusement manipulables et endémiquement acoquinés à la cuisine la plus nauséabonde des princes, mais dont il nous faut nous garder et tenir toute notre théologie en cela que ne sachant ce qu'est dieu, nous savons du moins ce qu'il n'est pas, puisque tout parle de l'essentiel, de l'origine une, polymorphe, belle, humble, mystérieuse et utile de toute chose.

12. Posté par gustav le 08/05/2008 12:12
Bonjour!!

Tout dépend qui délimite ce qu'est le réel!!
De formation scientifique, la méthode consiste à faire l'expérience. Et d'expérience, l'on sait que nous ne sommes pas seuls.
Gardons nous déjà de délimiter ce qu'est le réel, il se trouvera toujours quelqu'un pour vous que ce réel là n'est pas le sien.
Nous savons déjà que nous baignons dans un milieu que nous ne pourrons jamais connaitre dans cette vie. Seul le cerveau décode ce milieu. Autrement dit, ce que l'on nomme réel n'existe que dans notre cerveau, mais nul part ailleurs. C'est l'illusion de la réalité.

Jean-Marc

13. Posté par Némésis le 10/05/2008 00:19

Question engageante, Gustav / Jean-Marc, appellant effectivement un développement plus explicite de nos précédents posts qui, il faut le reconnaître, n'ont pas le mérite d'être toujours très clairs avec ce Népios dans nos jambes qui insiste pour avoir des phrases longues... "C'est joli !", dit-il... Le "petit coin" de Rob Roy, nous a par ailleurs inspiré quelque chose de complémentaire ; à tous les trois donc, avec Ferlinpimpim, puisque nous ne sommes qu'entre-nous:

Disons tout au moins qu'il faut s'écarter de la route des excès émotionnels qui font le jeu des maîtres ou en sont les instruments en ces temps d'inversions volontaires où tout bois fait feu, où le mythe fabriqué, virtuel pur dévoyant la vertu traditionnelle du Mythe, y suscitent endémiquement des relais, des revivals sectaires aux exégèses enfantines, naïves et revendicatrices, mais cachant mal les hégémonismes, ethnocentrismes où anathèmes, croisades, bûchers, victimes d'un jour et bourreaux du lendemain ne sont jamais loin et pourront toujours justifier ou servir, puisque ces ingrédients sont de tout temps les premiers à accommodés la cuisine nauséabonde des princes dont la dernière recette empoisonnée se nommera « clash des civilisations », si par malheur il en advenait selon leur bon vouloir, dans leur vaine et folle entreprise de demeurer le plus longtemps au sommet et de dominer le chaos.

Gardons nous donc toujours d'emblée de ne jamais exclure la pensée, l'éthique, la spiritualité même, de la tradition athée tout aussi immémoriale, de sa très salutaire contribution à une dialectique plus saine, à une épistémologie plus rigoureuse, comme un rappel constant et sans excès à la rationalité la plus élémentaire et avec laquelle les déistes auraient tord de ne pas trouver ce goût commun à faire force de divers courants en une admirable synthèse où les dieux jaloux n'ont pas leurs places, où les quintessences se mêlent en se corrigeant, qu'elles n'en ont peut-être pas besoin pour être de même essence, vibrant sur même une note incroyablement riche où se retrouvent unies et sans effort des tendances a priori opposées mais transcendées, exaltation d'agir et joie de subir, volupté de tenir et fièvre de dépasser, orgueil de grandir et bonheur de disparaître en plus grand que soi.


Inspirons-nous des humbles vertus du Dream Time, à la fois divinité, temps mythique, expérience individuelle inscrite dans une pratique sociale qui renvoie aux temps fondateurs lointains et mystérieux, aurore du monde dont le Vrai Peuple est censé soutenir la perpétuation en réitérant des actes ancestraux transmis de génération en génération mais où, si le rêve est loi, ce n'est pas tant parce que les hommes font comme dans le rêve que parce qu'ils le suivent à la trace, que leurs actions consistent à transformer les images rêvées en les actualisant par des gestes qui viennent donner sens aux mots, offrent des images-forces par leurs rites, actualisant noms et itinéraires totémiques et c'est bien parce que leurs rêvent survivent depuis des temps bien plus immémoriaux encore qu'aborigènes, « animistes» et chamanes continuent à nous enseigner et survivront tant que vivront leurs rêves.


Nous avons besoin de tous et il n'est plus temps de réciter nos prières, d'égrener nos chapelets, de psalmodier nos antiennes et litanies, ou bien alors de le faire en chemin car si la foi peut éclairer nos routes, y déposer des lampes et y lire des signes, l'excès religieux ne doit en aucun cas nous les obscurcir ni nous les barrer, qu'il nous suffirait bien de garder pour tout bréviaire que ne sachant Ce Qu'est Dieu, nous savons du moins Ce Qu'Il n'est pas et que puisque tout nous parle de l'essentiel, de l'origine une, polymorphe, belle, humble, utile de toute chose et de son multiple, ce serait une grave erreur de rejeter de vénérables traditions, rigoureuses théologies aux vérités profondes et lumineuses, toujours redécouvertes, ne prêtant le flanc à aucune interprétation irréfléchie, abattant les clivages, ces murailles Jéricho dans lesquelles d'autres s'enferment et cherchent à les marginaliser.


Et si un petit coin peut devenir une pierre angulaire, que ce ne soit pas celle d'un énième temple où nos maîtres, placeraient leurs grands prêtres et sacrificateurs aux commandes qu'ils tiennent déjà depuis toujours, pas davantage celle d'une nouvelle synagogue d'un néo-hellénisme essaimant et prêchant une foi faussement inédite, nouveau syncrétisme, car à charge du prosélyte qu'il n'oublie pas que s'il porte La Vérité, elle saura bien s'imposer sans avoir besoin de lui sauf révélation exceptionnelle, à charge du matérialiste rigide et dogmatique de se souvenir que c'est offenser la raison d'ignorer que l'homme ne vit pas que de pain, à l'un et l'autre d'approfondir l'urgence un dénominateur commun où aucun ne renoncerait à ses valeurs fondatrices, essentielles, sacrées et archétypes, sauf à ce qu'ils soient objectivement et rationnellement aliénants ou soumis à la manipulation séculaire des tyrannies.

A ceux qui aurons reconnus en plus de nos inspirateurs déjà cités et jusqu'à la paraphrase, parfois, en vrac et sans délicatesse, à la truelle presque, le livre de Job, Teilhard de Chardin, Barbara Glowczewski et Baldwin Spencer, nous voulons confesser qu'ils ont vu juste car n'étant nés que d'hier, notre séjour sur la terre étant comme une ombre, ne sachant rien, il nous aura fallu interroger les générations passées et être attentif à l'expérience de nos pères qui nous instruisent, nous parlent et tirent de leur cœur cette sentence: Le roseau ne croit-il pas le pied dans l'eau et pourtant encore vert, sans être coupé, sans aridité, il sèche plus vite que toutes les autres herbes ?

Nous avons trouvé cela très joli de finir comme cela pour commencer la nuit et Népios, qui n'a souvent du dormir sur la paille, perdre tout etc... a trouvé les "harmonies de Job très berçantes" (sic !) ; l'intéressé appréciera !

Bons rêves à tous !


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