Politique

Le sommet européen sous l'effet du 'non' irlandais


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Vendredi 20 Juin 2008

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays membres de l'Union européenne se sont réunis jeudi à Bruxelles pour une réunion de deux jours. Ce sommet a lieu dans une conjoncture où le non des Irlandais au traité de Lisbonne a éclipsé d'autres thèmes qui devraient être abordés lors de ce sommet. La grève et les protestations des routiers contre la hausse des prix du carburant ont en, quelque sorte, paralysé le transport dans certains Etats de l'Union européenne. Le réchauffement climatique et les mesures à prendre pour lutter contre les gaz à effet de serre comptent parmi d'autres thèmes qui figurent à l'ordre du jour du sommet de Bruxelles. Tous les regards sont tournés actuellement vers Bruxelles pour voir quelles décisions vont prendre les dirigeants européens pour sauver le traité de Lisbonne après le "non" des électeurs irlandais. Est-ce que ce traité aura le même sort que celui de la Constitution européenne après le vote négatif des Néerlandais et des Français? José Manuel Barroso, président de la Commission européenne a rejeté, avant même la tenue de ce sommet, la prise de toute décision hâtive. A présent, l'Union des 27 a également un autre souci, celui de l'eurosceptique président de la République tchèque. Vaclav Klaw, qui avait qualifié le non irlandais de fin du traité de Lisbonne. Les députés tchèques devraient attendre la décision de leur Conseil constitutionnel pour pouvoir voter sur le traité de Lisbonne, et ce verdict ne sera pas prononcé avant le mois de septembre. Ce qui est certain, c'est que la mise en application de ce traité sera retardée au moins d'un an. Le processus de la ratification de ce traité dans les 9 pays restants dans les mois à venir donnera une perspective beaucoup plus claire à ce sujet. Certes, des propositions ont été avancées pour attirer l'avis favorable des Irlandais et des autres eurosceptiques. L'une d'entre elles est d'ajouter un supplément au traité, faisant des concessions à tous les membres de l'Union qui sont représentés à la Commission européenne. Autre proposition, c'est d'organiser un autre référendum en Irlande simultanément aux élections européennes en juin 2009. En tout cas, on ne s'attend pas à ce que les dirigeants des 27 prennent une quelconque décision après le non irlandais.


Vendredi 20 Juin 2008

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