Palestine occupée

Le scénario de la visite de Carter, les tentatives US de se rapprocher du Hamas


Il semble que les voix qui se sont élevées contre une éventuelle rencontre entre l'ex Président américain, Jimmy Carter et les responsables du Hamas, Khaled Mechaal entre d'autres, ne soient qu'une manœuvre militaire et médiatique, manœuvre qui aurait pour objectif de réhabiliter le prestige de l'ancien président américain auprès des dirigeants du Hamas et d'aplanir le terrain aux contacts entre Carter et les responsables du Hamas. Le "Washigton Post" a fait part jeudi dernier de la décision de Jimmy Carter de s'entretenir avec les responsables du Hamas. En réaction à ce sujet, la Secrétaire d'Etat américaine, Condonleezza Ricee, a affirmé que la rencontre entre Carter et les responsables du Hamas ne s'avérait pas efficace.


Jeudi 17 Avril 2008

Le scénario de la visite de Carter, les tentatives US de se rapprocher du Hamas
En ce sens, le Porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormark a affirmé faire tout pour dissuader le prix Nobel de la paix en 2002 de rencontrer le Chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal. Et d'ajouter :" De telles rencontres ne s'adaptent pas aux politiques américaines et aux efforts pour rétablir la paix, car Washington considère le Hamas comme un groupe terroriste. De son côté, le patron de la diplomatie allemande déclare qu'encourager le Hamas à s'asseoir à la table de négociations aux côtés des représentants du régime sioniste et du Fatah, pourrait restreindre la marge de manœuvre du Président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas. Dès l'annonce de cette nouvelle, les Autorités américaines et européennes y ont réagi. Alors que le bureau de Carter, à Atlanta, a tout d'abord refusé les rumeurs circulant autour de la rencontre Carter-Mechaal, il a implicitement confirmé quelques heures après cette nouvelle. La rencontre Carter-Mechaal, premier contact flagrant, depuis deux ans, d'un protagoniste de l'échiquier politique américain avec un responsable du Hamas, a été critiquée par les hommes politiques américaine, tandis que tout porte à croire que les caciques de la Maison Blanche aspirent à entrer en pourparler avec les responsables de ce mouvement palestinien. Bien que l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement populaire qu'est le Hamas avec un mécanisme démocratique dans la bande de Gaza et en Cisjordanie a suscité les protestations explicites de l'Occident, on peut expliquer la présence de la résistance islamique sur l'échiquier politique, dans le cadre de la stratégie occidentale. Etant donné que le Hamas a une place toute particulière dans l'arène politique et sociale de la Palestine et que les tentatives de contraindre ce mouvement à quitter la scène politique sont toute vouées à l'échec, la meilleure option est maintenant de préparer le terrain à la présence politique des responsables du Hamas dans la composition du gouvernement transitoire palestinien. Les hommes politiques américains ont ces dernières année joué le rôle d'épée d'amoclès et ont préféré céder le rôle de négociateur aux pays européens avec pour but de soutenir et renforcer le régime sioniste. Certains observateurs politiques ont parlé de la nécessité de la participation directe des Etats-Unis au dialogue avec le Hamas. Mais, ce qui fait obstacle avant toute chose à l'avancement de la Maison Blanche dans ce domaine, c'est la méfiance du Hamas à l'égard des Etats-Unis, en tant que médiateur impartial. Ce qui est à l'origine de cette méfiance, c'est le soutien flagrant et permanent des Etats-Unis au régime occupant Qods qui s'est cristallisé jusqu'à présent dans le cadre du veto des résolutions anti-israéliennes du Conseil de Sécurité, de l'octroi des aides financières et militaires, des soutiens sans merci et des condamnations consécutives de la résistance anti-sioniste par les décideurs de la Maison Blanche. L'application par Carter du scénario des positions anti-sionistes et anti-israéliennes, ses critiques contre le fonctionnement du lobby sioniste aux Etats-Unis et ses soutiens ces deux dernières années, au peuple palestinien, notamment après la publication au début de 2005 de son livre controversé " Palestine: la paix et non pas l'Apartheid" semblent viser à réhabiliter le prestige de Carter, auprès des responsables du Hamas pour que les responsables de la Maison Blanche arrivent à entrer en pourparlers avec les dirigeants du Hamas. Il est à noter que la publication du livre de Carter a provoqué de vives protestations du lobby sionsite et des responsables du régime de Tel-Aviv, de sorte que 14 membres du centre de Carter ont démissionné, en signe de protestation contre ledit livre. Mais, il semble que le livre en question et les critiques, faites à ce propos s'inscrivait dans le cadre des efforts pour conforter le rôle de Carter en tant que médiateur entre les Palestiniens.

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Jeudi 17 Avril 2008

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