Géopolitique et stratégie

Le rideau vert de Washington ; appui aux alliés ou affaiblir l’Iran ?



www.MehrNews.ir
Dimanche 5 Août 2007

Par sa qualité tout autant que sa quantité, l’aide militaire accordé aux alliés arabes de Washington témoigne d’une nouvelle stratégie que les experts qualifié de guerre froide éclaire. Celle-ci consiste à renforcer de façon parallèle l’axe anti iranien au sein pays arabe et du coté d’Israël dans le sens d’une maîtrise de l’extension de l’influence iranienne.



Ce fut un geste imprévisible : les Etats-Unis viennent de vendre pour un montant de près de 20 milliards de dollars armes et équipement a l’Arabie saoudite et a quelques émirats du littérale sud du golfe persique et presque le double de ce chiffre, une quantité impressionnante d’engins de guerre a Israël. S’il est vrai que la mesure contribue à relancer ne serait que provisoirement l’industrie d’armement américain contrôlée par les hommes d’affaire affidés aux néo-conservateurs, l’objectif de la démarche n’en reste pas moins difficile à saisir.



Une première tentative d’interprétation pourrait nous conduire a voire dans ce processus, un acte destiné à consolider la position de Riyad en qualité d’allié stratégique mais fragile de Washington. Es évolutions régionales de ces dernières semaines ont été loin de renforcer Riyad dans la posture de puissance régionale qu’il souhaite se donner : En Irak, au Liban en Palestine la politique saoudite est en perte de vitesse. Quant à l’autorité nationale, on peut dire qu’elle échappe en partie au royaume wahhabite. les événements du 11 septembre, l’émergence des foyers incontrôlé et incontrôlable quaidistes , ont été vécus par ses autorités comme de motifs de frustration. Et puis rappelons le fait qu’entre Riyad et Washington, les relations sont excellentes et ce n’est guère anormal que les Etats-Unis aient voulu une Arabie militairement plus combative, plus solide.



L’autre retombée de la décision américaine est de porté plus nationale. Ce programme de vente d’arme s’étale sur une période 20 ans, ce qui n’irait pas sans marginaliser les démocrates : le facteur du temps est essentiel /les républicains espèrent finir par étouffer les voies protestataire et convaincre les démocrates du bien fondé de leur décision. C’est une hypothèse séduisante sauf que la politique moyen orientale des démocrates n’a jamais cessé d’être passive.



En réalité, le tactique vise a faire engager les démocrates, presque malgré eux, dans la logique de confrontation qui est celle de l’administration bush au Moyen Orient. le probable successeur démocrate de Bush risque ainsi d’hériter de sa politique moyen orientale qui, on le sait trop, tourne autour d’un seul axe celui de perpétuer la crise dans la région. Clinton ou Bahama ne seront à cette aune qu’acteurs involontaires des politiques de la droite.



La générosité militaire américaine a également d’autres conséquences : elle est apte à raffermir l’influence de Washington dans le sommet du pyramide du pouvoir arabe de la région.



La vente rapide de cette quantité d’arme pourrait aussi signifier la volonté des Etats-Unis de resserrer l’étau autour de l’Iran dont ils craignent désormais le poids grandissant. Il pourrait s’agir de ce que els experts qualifient d’acte avant la représailles. Dans la perspective d’un riposte iranien a de probables frappes contre les installations nucléaire d’Iran Washington aurait décidé d’armer et d’équiper ses alliés.



Quoiqu’il en soit, la graissage des arsenaux d’armes des pays arabes ne fait que militariser la région et rendre la tache particulièrement ardu pour tous ceux qui souhaitent un retour au statut quo c'est-à-dire un rapport de force basé sur un certain équilibre.



Autrement dit, la configuration sécuritaire anti iranienne que Washington vient d’imposer au Moyen Orient ne tardera pas à se traduire dans le domaine politique avec en aval la création d’un front large politico militaire contre l’Iran.



Sortir de cet espace militaro sécuritaire serait difficile pour l’Iran d’autant plus que ce pays aspire à l’émergence d’un Moyen Orient sans ingérence étrangère. Les analystes prévoient depuis quelques temps une nouvelle guerre froide lancée contre l’Iran et la signature des contrats d’armes américano-arabes pourrait en être la première étape.



Les Américains souhaiteraient ainsi rappliquer la recette soviétique à l’Iran : engagé dans une course interminable à l’armement, l’ancienne URSS a finit pars se ruiner économiquement ce qui a causé sa perte.



Les Etats-Unis misent sur cette « guerre froide éclaire » avec cette assurance que la situation intérieur en Iran est fragile et que davantage de pression externes (Les sanctions le soutien aux pays rivaux de l’Iran ) est à même de renverser l’ordre iranien.



Une dernière lecture pourrait voire dans la décision de Washington un retour au modèle classique de la diplomatie américaine, celui qui consistait à promouvoir une présence physique militaire et financière directe au Moyen Orient : signe que Washington a bel et bien raté le tournant stratégique qu’il a pris au début des années 90.


Dimanche 5 Août 2007

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

Publicité

Brèves



Commentaires