Conflits et guerres actuelles

Le régime sioniste n'est pas en mesure de menacer l'Iran



Mardi 24 Juin 2008

« Le régime sioniste n'est pas en mesure de menacer ‎l'Iran. », c'est ce que le Porte-parole du ministère iranien des ‎Affaires étrangères, Seyyed Mohammad-Ali Hosseini, a ‎ponctué, en évoquant l'échec de ce régime, face à la résistance ‎libanaise et palestinienne. "Le régime sioniste est, aujourd'hui, ‎confronté, a-t-il ajouté, à la corruption de ses responsables, aussi ‎bien qu'à nombre de crises internes." "Il est, donc, tout naturel ‎qu'il poursuive sa bonne vieille politique de toujours qui ‎consiste à imputer la responsabilité de ses crises intérieures aux ‎facteurs extérieurs.", a-t-il conclu. Faisant, ensuite, allusion à la ‎proposition avancée par le haut représentant de l'U.E pour la ‎politique extérieure, le Porte-parole de la diplomatie iranienne a, ‎ensuite, rappelé que certaines propositions concernant les ‎modalités de la poursuite des négociations avaient été avancées, ‎propositions que Téhéran examinerait, avant d'annoncer son ‎point de vue. Il n'a pas oublié d'ajouter que l'Iran avait, aussi, ‎étudié le paquet de propositions des Six et qu'il y répondrait en ‎temps voulu. Après avoir réitéré la poursuite de la coopération ‎de la RII avec l'Agence internationale de l'Energie atomique et ‎sa position immuable envers la suspension de l'enrichissement ‎d'uranium, le diplomate iranien a indiqué qu'il ne fallait pas ‎avancer des demandes dont la réalisation signifierait la privation ‎du peuple iranien de ses droits légitimes. Quant aux propos du ‎Chargé d'affaires iranien, à Beyrouth, selon lesquels, les 4 ‎diplomates iraniens, enlevés au Liban, sont vivants, M. Hosseini ‎a dit qu'aucun document ou preuve confirmant la mort en martyr ‎de ces derniers n'existait. Aux allégations du quotidien ‎‎« Observer », concernant l'acheminement, par l'Iran, vers ‎l'Afghanistan, de bombes destinées à être plantées en bordure ‎des routes, il a réagi en ces termes: "De telles allégations aussi ‎répétitives ont pour but de camoufler les échecs des politiques ‎britanniques en Afghanistan et de les déresponsabiliser." ‎‎"Certes, nous n'avons pas encore oublié la mort en martyr de nos ‎diplomates, assassinés, par les Talibans, en Afghanistan. La ‎Grande Bretagne doit changer sa politique, en Afghanistan, ‎concernant le dialogue avec les Talibans et les extrémistes.", a ‎averti le Porte-parole de la diplomatie iranienne. S'agissant de ‎l'enlèvement de 16 agents des forces de l'ordre, au Sistan-‎Baloutchistan (dans le sud-est de l'Iran) et des informations ‎faisant état de la mort en martyr de deux d'entre eux, ainsi que ‎des efforts déployés pour les libérer, M. Hosseini a déclaré que ‎Téhéran n'avait pas encore reçu d'informations crédibles et ‎documentées sur la mort en martyr de deux de ses agents. ‎Rappelant que la chaîne Al-Arabiya avait agi, à rebours de ses ‎engagements éthiques et professionnels, en diffusant un tel ‎rapport sur cette affaire, le Porte-parole du ministère iranien des ‎Affaires étrangères a affirmé qu'une fois informé de l'arrestation ‎de ses agents, Téhéran avait décidé d'envoyer une délégation au ‎Pakistan, tandis que les responsables pakistanais s'étaient ‎déclarés prêts à coopérer dans tous les domaines. "L'Iran et le ‎Pakistan coopèrent étroitement et se consultent régulièrement, ‎conformément aux engagements et accords, déjà, conclus, pour ‎faire face aux groupuscules terroristes, ainsi qu'aux trafiquants ‎des drogues. Le responsable du ministère iranien des Affaires ‎étrangères s'est, également, exprimé sur l'affaire de ‎l'implantation de poteaux de démarcation sur la frontière irano-‎irakienne. "Des négociations ont été effectuées par les deux ‎parties, tandis qu'une visite d'une délégation irakienne, en Iran, ‎est, déjà, à l'ordre du jour. Mais la date de cette visite n'a pas, ‎encore, été fixée.", a-t-il rappelé. M. Hosseini n'a pas oublié ‎d'évoquer l'anniversaire de la mort en martyr des 72 ‎responsables iraniens, assassinés le 28 juin 1981, par le ‎groupuscule terroriste des Monafeghin. "Cet attentat, tout ‎comme les autres attentats, qui s'est traduit par la mort en ‎martyr de centaines d'Iraniens, a été perpétré, par ce groupuscule ‎terroriste, prouvant la nature criminelle des activités de ce ‎groupuscule, qui bénéficie, malheureusement, du soutien de ‎ceux qui se posent en défenseurs des Droits de l'Homme.", a-t-il ‎déploré. "Malgré son dossier noir et entaché de crimes, nous ‎sommes, malheureusement, témoins des efforts soutenus de ‎certains pays occidentaux, notamment, la Grande Bretagne, afin ‎de supprimer le nom de ce groupuscule de la liste des groupes ‎terroristes, ce qui témoigne, clairement, de l'attitude ambivalente ‎de l'Occident envers le terrorisme.", a-t-il poursuivi, avant de ‎condamner le comportement de certaines puissances qui ‎instrumentalisent les Droits de l'Homme et qui abusent de la ‎liberté d'expression

Le régime sioniste, principal obstacle sur la voie de la ‎dénucléarisation du Moyen-Orient

Le représentant permanent de la RII, auprès de l'AIEA, Ali ‎Asghar Soltaniyeh, qui parlait à la Conférence du Moyen-Orient ‎dénucléarisé, à la faculté des études orientales et africaines de ‎l'Université de Londres, a souligné que la principale cause de ‎l'échec de la dénucléarisation du Moyen-Orient était à mettre sur le ‎compte du régime de Tel-Aviv. Selon Soltaniyeh, les démarches ‎illégales du régime usurpateur, pour se doter des armes de ‎destruction massive, notamment, atomiques, chimiques et ‎microbiologiques, sont les principaux facteurs de l'impasse ‎constatée dans la dénucléarisation du Moyen-Orient. Depuis 1952, ‎le régime fantoche d'Israël a entamé, sur l'ordre de David Ben ‎Gourion, ses activités secrètes pour se doter de l'arme atomique. ‎Le 11 décembre 2006, le Premier ministre israélien, dans une ‎interview avec une chaîne de télévision allemande, a reconnu ‎qu'Israël détenait des armes nucléaires et a révélé la nature des ‎activités secrètes de ce régime qui continuent de menacer ‎sérieusement la paix et la sécurité internationale et régionale. La ‎CIA a révélé, en juillet 2004, qu'Israël possédait de 200 à 400 ‎ogives nucléaires, autrement dit, le régime de Tel-Aviv est la 5ème ‎puissance atomique du monde. Au cours de ces trois dernières ‎décennies, les instances internationales, et, notamment, l'ONU et ‎l'AIEA, ont réitéré, à maintes reprises, la nécessité de la ‎dénucléarisation du Moyen-Orient. La plupart des pays de la ‎région, comme l'Iran, l'Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et ‎l'Egypte, sont signataires du TNP, mais le régime sioniste continue ‎de s'abstenir de le signer. 13 des 15 membres du Conseil de ‎sécurité ont demandé, en 1987, au régime sioniste d'adhérer à ce ‎traité. Mais jouissant des soutiens américains et européens, Tel-‎Aviv s'est abstenu d'y adhérer et Washington a empêché tout ‎agissement conduisant à l'envoi de la question israélienne devant ‎le Conseil de sécurité. Aux 5ème, 6ème et 7ème Conférences de la ‎révision du TNP, l'accent a été mis, également, sur la nécessité de ‎l'adhésion d'Israël. Le Mouvement des Non-alignés (MNA), ‎l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), la Ligue arabe et ‎le Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) ont, dans de ‎nombreux communiqués, demandé que le Moyen-Orient soit ‎dépourvu de toute arme de destruction massive. Pendant ce temps ‎là, les pays de la région continuent de faire l'objet des menaces ‎israéliennes, car ce régime ne respecte aucune Convention ‎internationale. 118 membres du MNA ont exprimé leur inquiétude, ‎lors du Sommet de septembre 2006, à la Havane, quant à la ‎puissance atomique d'Israël qui fait courir un danger permanent et ‎sérieux à la sécurité de la région, et ont condamné le régime ‎sioniste, en raison de la poursuite de la prolifération nucléaire et de ‎l'extension de son arsenal, qui entrave toute possibilité d'établir la ‎sécurité et la stabilité dans la région. A la Conférence du TNP, à ‎Genève, tenue, en avril 2008, les membres du MNA ont, de ‎nouveau, souligné la nécessité de la dénucléarisation du Moyen-‎Orient. En tout état de cause, il est indispensable que tous les ‎hommes épris de paix et de sécurité pour le monde et, notamment, ‎les intellectuels, les chercheurs et les parlementaires, poursuivent ‎un effort collectif et sérieux, afin de contraindre le régime sioniste ‎à signer le TNP et à démanteler ses arsenaux atomiques.

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Mardi 24 Juin 2008

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