Histoire et repères

Le racisme anti-Roms : des discours semblables à ceux des nazis


« L’histoire honteuse de l’antitsiganisme en Europe est oubliée - et se répète »

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Thomas Hammarberg
Jeudi 29 Juillet 2010

Le racisme anti-Roms : des discours semblables à ceux des nazis

Seuls quelques milliers de Roms en Allemagne ont survécu à l’holocauste et aux camps de concentration. Ils ont eu énormément de mal à se construire une vie nouvelle, après avoir perdu tant de membres de leur famille et vu leurs biens détruits ou confisqués. En outre, nombre d’entre eux étaient en proie à la maladie. Certains d’entre eux cherchèrent à obtenir réparation mais leurs demandes furent rejetées pendant des années.

Or, justice ne fut pas rendue à ces survivants pendant la période post-hitlérienne. Au procès de Nuremberg, l’extermination massive des Roms ne retint pas l’attention, ce qui est significatif. Le génocide des Roms -Samudaripe ou Porrajmos - ne fut guère reconnu dans le discours officiel.

Cette négation passive de la sinistre réalité ne pouvait hélas pas surprendre outre mesure les Roms eux mêmes car, pendant des générations, ils avaient été traités comme un peuple dépourvu d’histoire. Les violations dont ils avaient été victimes furent rapidement oubliées, si tant est qu’elles aient été reconnues.

Malheureusement, l’histoire se répète. C’est pourquoi, il est particulièrement appréciable que le Conseil de l’Europe ait établi une série de fiches d’information sur l’histoire des Roms. Ces fiches sont destinées aux enseignants, aux étudiants, aux responsables politiques et autres décideurs et à toute personne désireuse de savoir quelles épreuves ce peuple a traversées.

Les lecteurs de ces fiches d’information peuvent ainsi découvrir que les divers groupes roms ont subi, en Europe, cinq cents ans de répression honteuse depuis qu’ils sont arrivés d’Inde au terme d’une longue migration. Les méthodes répressives étaient variées, allant de l’esclavage au massacre en passant par l’assimilation forcée, l’expulsion et l’internement.

Les « raisons d’être » de ces politiques étaient, quant à elles, similaires. Les Roms étaient considérés comme peu fiables, dangereux, criminels et indésirables. Ils étaient ces étrangers dont on pouvait aisément faire des boucs émissaires lorsque les choses tournaient mal et que la population locale ne voulait pas en assumer la responsabilité.




En Valachie et en Moldavie (la Roumanie d’aujourd’hui), les Roms vécurent dans la servitude pendant des siècles, jusqu’en 1855, date à laquelle les derniers esclaves roms furent enfin émancipés.

En Espagne, un jour de 1749, plus de dix mille Roms furent arrêtés dans le cadre d’une action militaro policière soigneusement planifiée. Selon un homme d’Eglise éminent qui conseillait le gouvernement, cette opération avait pour but « d’éradiquer cette sale race qui était odieuse à Dieu et pernicieuse à l’homme ». Les conséquences furent effroyables pour la communauté rom ; les déportations, les détentions, le travail forcé et les meurtres détruisirent, en grande partie, la culture rom originelle.

Au XVIIIe siècle, sous l’Empire austro-hongrois, les autorités appliquèrent une politique d’assimilation forcée. Les enfants roms furent retirés à leurs parents et l’on interdit aux Roms de se marier entre eux. En outre, il ne fut plus permis de pratiquer la langue romani. Cette politique fut brutalement appliquée. Par exemple, tout individu employant la langue « tsigane » était passible d’une condamnation à la flagellation.

Au XXe siècle, les fascistes s’en prirent aussi aux Roms. En Italie fut publiée, en 1926, une circulaire qui ordonnait l’expulsion de tous les Roms étrangers afin de « débarrasser le pays des caravanes tsiganes qui, cela allait s’en dire, constituaient un risque pour la sécurité et la santé publique du fait du mode de vie caractéristique des Tsiganes ».

L’instruction indiquait clairement que le but était de « frapper au cœur de l’organisme tsigane ». Dans l’Italie fasciste, les Roms furent ainsi en butte à des discriminations et à des persécutions. Nombre d’entre eux furent détenus dans des camps spéciaux ; d’autres furent envoyés en Allemagne ou en Autriche et plus tard exterminés.

En Roumanie, le régime fasciste de la « garde de fer » entreprit les déportations en 1942. Comme de nombreux Juifs, quelque 30 000 Roms furent déplacés en Transnistrie où ils connurent la faim, la maladie et la mort. Seule la moitié d’entre eux environ parvinrent à survivre aux deux années de privation extrême qu’ils endurèrent avant que la politique ne change.

En France, quelque 6 000 Roms furent internés pendant la guerre, dans la zone occupée, pour la majorité d’entre eux. Contrairement à d’autres victimes, les Roms ne furent pas systématiquement remis en liberté lorsque les Allemands battirent en retraite. Les nouvelles autorités françaises virent dans l’internement un moyen de les forcer à la sédentarisation.

Dans les Etats baltes, un grand nombre d’habitants roms furent tués par les forces d’invasion allemandes et leurs partisans locaux au sein de la police. 5 à 10 % seulement des Roms d’Estonie survécurent. En Lettonie, près de la moitié des Roms furent fusillés et l’on estime qu’en Lituanie, les Roms furent aussi tués dans leur grande majorité.




En fait, les idées racistes de l’époque n’épargnaient aucun pays d’Europe. En Suède, pays neutre, les autorités avaient déjà, dans les années 1920, encouragé la mise en œuvre d’un programme de stérilisation qui avait principalement pour cible les Roms (et qui s’est poursuivi jusque dans les années 1970). En Norvège aussi, des pressions s’exercèrent sur les Roms en vue de leur stérilisation.

Le régime nazi définissait les Roms (dont les Sintis) comme une « race inférieure » ayant un « comportement asocial » considéré comme héréditaire. Ce jugement était en fait une amplification de préjugés anciens et largement répandus tant en Allemagne qu’en Autriche. Lesdites lois raciales de Nuremberg, datant de 1935, privèrent les Roms de leur nationalité et de leurs droits civils. Il était exigé qu’ils soient internés dans des camps de travail et stérilisés de force.

Un plan antérieur imaginé par les racistes nazis et visant à maintenir certains Roms « de race pure » dans une sorte de musée anthropologique fut oublié, tandis que d’autres Roms, en particulier des enfants, furent sélectionnés pour être soumis aux cruelles expériences médicales de Josef Mengele. Une politique de stérilisation forcée fut mise en œuvre, souvent sans anesthésie.

L’élimination systématique des Roms débuta pendant l’été 1941 lorsque les troupes allemandes attaquèrent l’Union soviétique. Ils étaient considérés comme des espions (à l’instar de nombreux Juifs) au service du « bolchévisme juif » et furent fusillés en masse par l’armée allemande et les SS. De fait, dans toutes les zones occupées par les Nazis, des Roms furent exécutés.

Les chiffres sont imprécis mais l’on estime que plusieurs centaines de milliers de Roms furent exécutés dans ces circonstances, y compris dans les Balkans où les massacres étaient soutenus par les fascistes locaux. La milice Oustacha de Croatie géra des camps mais organisa aussi des déportations et procéda à des exécutions massives.

En décembre 1942, le régime nazi décida de déporter à Auschwitz tous les Roms du « Reich allemand ». Là, ils durent porter un triangle noir et se faire tatouer un Z sur le bras. De tous les détenus du camp, ils avaient le plus fort taux de mortalité : 19 300 d’entre eux y perdirent la vie. Sur ce nombre, 5 600 furent gazés et 13 700 moururent de faim, de maladie ou à la suite d’expériences médicales pratiquées sur eux.

On ne sait toujours pas combien de Roms au total furent victimes des persécutions nazies car ils ne furent pas tous inscrits comme Roms et les registres sont incomplets. L’absence de statistiques fiables sur le nombre de Roms vivant dans ces régions avant leur extermination massive rend encore plus difficile l’estimation du nombre réel de victimes. Selon les fiches d’information du Conseil de l’Europe, il est fort probable que ce nombre s’élève à au moins 250 000. D’après d’autres études crédibles, plus de 500 000 Roms perdirent la vie, et peut être même beaucoup plus.

Les fiches d’information soulignent la nécessité d’entreprendre des recherches complémentaires sur l’histoire des Roms. Les Roms eux mêmes ont eu peu de moyens de consigner les événements et les autorités n’avaient guère intérêt à le faire. Cependant, il y a des spécialistes roms et autres dont les travaux doivent être encouragés (les auteurs des fiches d’information ont notamment mis à profit les connaissances de plusieurs d’entre eux comme Ian Hancock et Grattan Puxon).

Cela dit, les fiches d’information publiées ont déjà des effets positifs. J’espère que de nombreuses personnes les liront et que les gouvernements européens soutiendront cette démarche et la faciliteront en traduisant ces textes dans leur langue nationale et en les diffusant auprès des enseignants et des responsables politiques entre autres. Il faudrait aider les organisations roms à les propager aussi largement dans leur communauté.




Un lecteur attentif ne pourra que tirer un certain nombre de conclusions. L’une d’entre elles est qu’il n’est pas surprenant que de nombreux Roms éprouvent de la méfiance vis à vis de la société majoritaire et que certains considèrent les autorités comme une menace. Lorsqu’on leur enjoint de se faire recenser ou de donner leurs empreintes digitales, ils craignent le pire.

En effet, plusieurs pays ne reconnaissent toujours pas l’oppression dont cette minorité a été victime par le passé et n’ont présenté officiellement aucune excuse. On peut, néanmoins, citer un bon exemple de comportement inverse ; en 2003, le gouvernement de Bucarest a pris la décision de créer une commission sur l’holocauste qui a, ultérieurement, publié un important rapport sur la répression et les massacres en Roumanie pendant la période fasciste.

Les fiches d’information montrent que les Roms ne vivent pas en nomades pour des raisons retorses ou parce qu’ils ont le voyage « dans le sang ». Lorsque c’est possible, ils se fixent bel et bien quelque part mais, pendant longtemps, ils ont dû se déplacer d’un pays à l’autre ou au sein d’un même pays pour éviter la répression ou simplement parce qu’ils n’étaient pas autorisés à s’installer dans un endroit donné. L’autre raison principale est que le type d’emploi ou de travail qui leur était accessible exigeait leur déplacement.




L’histoire nous donne des leçons sur la façon de faire face à la montée actuelle de l’antitsiganisme dans certains pays. Le discours de certains responsables politiques et des médias xénophobes ravive les stéréotypes séculaires au sujet des Roms, ce qui, à son tour, « légitime » les actions, souvent violentes, menées contre des personnes roms. Une nouvelle fois, on en fait des boucs émissaires.

Le discours d’aujourd’hui contre les Roms est tout à fait semblable à celui qu’employaient les nazis et les fascistes avant que ne commence l’extermination de masse dans les années 1930 et 1940. On prétend à nouveau que les Roms sont une menace pour la sécurité et la santé publique. Aucune distinction n’est faite entre une poignée de délinquants et la majorité écrasante de la population rom. C’est une attitude honteuse et dangereuse.




* Thomas Hammarberg est commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe - Consultez son site internet : http://www.coe.int/t/commissioner/d...

Consultez également :

-  Les fiches d’information sur l’histoire des Roms font partie du projet du Conseil de l’Europe sur l’éducation des enfants roms en Europe. Le racisme anti- Roms : Des discours semblables à ceux des nazis

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=9162 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=9162



Vendredi 30 Juillet 2010


Commentaires

1.Posté par Marion le 29/07/2010 22:54

cette stigmatisation des Roms risque de faire de ces derniers les palestiniens de l'Europe.... je pense que tout ceci n'est pas innocent et que la stratégie et le motif nous les connaitrons très bientôt

2.Posté par AS le 30/07/2010 00:44

on y arrive pas avec les islamopbamboulas, defoulons-nous sur les roms, mais où sont les organisation et ong de defense des droits humains en france, y a que les israeliens de france qui ont des droits ?

c'est des appels a pogroms que le mossadnik fait en ce moment

3.Posté par Saber le 30/07/2010 13:14

LA GESTAPO FORMÉE PAR TSAHAL .

4.Posté par Naullay le 30/07/2010 17:13

La conclusion de l'auteur, est à la fois terrible et très juste :
"Le discours d’aujourd’hui contre les Roms est tout à fait semblable à celui qu’employaient les nazis et les fascistes avant que ne commence l’extermination de masse dans les années 1930 et 1940. On prétend à nouveau que les Roms sont une menace pour la sécurité et la santé publique. Aucune distinction n’est faite entre une poignée de délinquants et la majorité écrasante de la population rom. C’est une attitude honteuse et dangereuse."

Et nous voyons notre duo infernal, le vampire Hongrois et son "Hortefeux", prêts à sacrifier voire à envoyer au bûcher...de la haine xénophobe qu'ils secrètent en espérant cacher les océans d'inepties et de corruption qu'ils couvrent...

Oui, le grand apôtre du "Nouvel Ordre Mondial" (1° discours du Président à l'Onu, 25/09/2007) et ses sicaires, cherchant à faire diversion du chaos économique et social qui arrive, et des affaires de corruption (Woerth/Bettancourt/Sarközy) ont trouvé un "bouc émissaire" : les "Roms".

Et l'on peut être certain que les services policiers, capables de monter des coups comme les "Emeutes" de novembre 2005, ou plus récemment, l'affaire de la cellule invisible (Julien Coupat), ont certainement pu payer des provocateurs pour faire accuser les "Roms". C'est si facile et simple à faire, avec des liasses de billets et des indicateurs infiltrés dans le "Milieu" des banlieues.

Certes, il y a des délinquants parmi les "Roms"; mais il y en a certainement bien davantage dans les bandes organisées qui prospèrent, grâce aux trafics en tout genre, favorisés par "cette Europe là", qui a aboli les frontières...au nom d'une mondialisation qui détruit les peuples insidieusement par un nivellement par le bas, sauf pour les Elites qui s'enrichissent de plus en plus.

Vous remarquerez bien que les proches alliés des Etats Unis, Mexique et Colombie, et dans une certaine mesure, l'Afghanistan "gouvernement officiel" sont des pays où règnent les mafias de la drogue ! alors dans nos banlieues, on peut se poser la question.

5.Posté par ange le 30/07/2010 17:37

"C'est si facile et simple à faire, avec des liasses de billets et des indicateurs infiltrés dans le "Milieu" des banlieues." Tout-à-fait, ils ont leurs relais dans des banlieues .Il y a donc dans les banlieues des gens qui aident le N.O.M (et des gens opposés) . Analysez les votes de 2007 et vous verrez que certaines banlieues provinciales ont voté massivement pour Sarkozy malgré son discours sécuritaire et du Karcher . Il me semble qu'il y a un quartier de Pau qui a beaucoup voté Sarko à notre grand étonnement , quoique peuplé principalement de beurs .

6.Posté par ange le 30/07/2010 17:46

Croyez-moi , ils ont très bien analysé la France et c'est pour cela qu'ils ont tout noyauté . Ainsi, ils ont fait entrer des policiers sarkozystes en masse dans la franc-maçonnerie plutôt de culture libérale , républicaine voire gauchiste .Ils changent les institutions petit à petit . Ils ont écarté des têtes par des scandales très curieux : ex l'histoire de Carcassonne où lors d'un spectacle , il y a eu tir dans la foule à balles réelles (soit-disant une négligence) , puis limogeage de gradés militaires . A chaque fois le même process, un scandale, une soit-disante bavure (coup monté) et un limogeage d'une tête remplacée par plus servile .

7.Posté par ange le 30/07/2010 18:56

Ils sont en train de dériver à la présidence parce qu'ils ont appris par sondage que Le Pen avait fait un grand bon . Donc, ils s'affolent et prennent des discours sécuritaires et répressifs . Au bout du compte, il se pourrait que l'on ait Marine Le pen présidente et la gauche à l'assemblée . En France les choses sont toujours bizarres et différentes d'ailleurs .Il faudrait que nous sortions de cette Europe non-démocratique et bientôt alignée sur le marché transatlantique avec ses OGM et autres produits toxiques .

8.Posté par ange le 30/07/2010 23:21

http://info.france2.fr/france/sarkozy-accuse-de-stigmatiser-les-gens-du-voyage-64172179.html

9.Posté par ange le 30/07/2010 23:39

Si les commissaires de l''Europe étaient comme celui qui a écrit cela alors cela aurait tendance à me réconcilier un peu avec l'Europe . Cependant, ils vont quand même nous obliger ,dans l'ensemble, à suivre des normes et à consommer des produits que nous ne voulons pas . Enfin, néanmoins , merci quand même à cette personne droite et honnête .

10.Posté par Mike le 31/07/2010 08:33

"Les fiches d’information montrent que les Roms ne vivent pas en nomades pour des raisons retorses ou parce qu’ils ont le voyage « dans le sang ». Lorsque c’est possible, ils se fixent bel et bien quelque part mais, pendant longtemps, ils ont dû se déplacer d’un pays à l’autre ou au sein d’un même pays pour éviter la répression ou simplement parce qu’ils n’étaient pas autorisés à s’installer dans un endroit donné. L’autre raison principale est que le type d’emploi ou de travail qui leur était accessible exigeait leur déplacement."

En somme, s'ils vivent en nomades et n'ont jamais construit une vraie maison pour remplacer leurs cases en tôle, c'est parce que le Leclerc où ils ont trouvé un boulot de caisse est à plus de 25 minutes en RER ?

Les arguments "de gauche" se résument toujours à "c'est parce qu'on n'est pas gentils avec eux". Moi ça ne me convainc plus.
Même Pierre Lellouche s'engage en faveur des Roms. Alors que des commissaires au Conseil de l'Europe font de même, cela éveille ma méfiance. Que veulent-ils ?

11.Posté par ange le 31/07/2010 10:47

Que veulent-ils ? Peut-être redorer l'image de l'Europe ? Mais en y regardant de près, l'Europe est comme la France, un système qui peut être pris par une dictature dure . Regardez les institutions et voyez , que comme en France, tout peut être orienté pour que cela fasse le lit d'un futur dictateur . Et que l'on ne me dise pas que la commission est multiple et les affaires étrangères et le parlement de même car en France , nous avons connu le directoire et le consulat qui ont abouti à une forme unique autoritaire de pouvoir. c'est aussi pour cela qu'une personne comme notre président qui aime le pouvoir pourrait , au gré d'un contexte de crise, devenir une autorité supranationale difficile à déloger et à contrer .

12.Posté par Anita1945 le 31/07/2010 20:06

Un commentaire sous un youtube de BFM TV
Vous auriez pu voir mon film SARKO chez les ROMS s'il n'avait pas été censuré par daily ! honteux !
J'ai déposé une plainte à la C.N.I.L. et évidemment daily ne donne aucune info sur le rejet. Vous pouvez le voir là, avant qu'il ne disparaisse aussi ?
Je pense qu'il est censuré parce-que SARKO est pénalement Responsable en associant "Gitans et délinquants"... il doit le savoir, le soi-disant AVOCAT :-)

13.Posté par Anita1945 le 01/08/2010 02:26

"ALSACE" du 31/07/2010.
Gens du voyage : Les MANOUCHES en quête de Respect. A l'école nos enfants sont discriminés. On leur interdit de parler notre langue : "le MANOUCHE", poursuit-elle.
Le MANOUCHE c'est notre langue de Naissance. Et d'ajouter : "Hame fro hame Sinti" (Nous sommes fiers d'être GITANS).
"L'idée du gitan, voleur de LAPINS est encore forte. Même ici, en ALSACE.
Dès que nous allons faire les courses, la Sécurité du Magasin nous suit, de l'entrée jusqu'aux Caisses".
Mestri craint pour la liberté de déplacement.
"J'ai entendu aux infos qu'ils veulent interdire les caravanes et le Droit de voyager".
Bien que sédentarisé de longue date, il garde le goût du déplacement. Chaque année, en camping-car, la Famille, très Catholique, se rend à LOURDES pour le 15 AOUT.
Les touristes en camping-car peuvent rester à LOURDES, nous, on nous chasse à l'extérieur. Une année, nous avons été refusés dans sept ou huit campings.
La POLICE a dû intervenir pour que nous trouvions une place. C'est à cause de notre réputation : (Gitan/voleur).
Chaque année, à la fin de l'été, MARIENTHAL est le rendez-vous des Gens du Voyage Catholiques d'ALSACE. Une centaine de caravanes y sont attendues dans quelques semaines. Dans ce contexte, les Annonces Présidentielles inquiètent.
Déjà l'année dernière, deux cars de C.R.S. étaient venus chasser des caravanes.
Le drame de SAINT-AIGNAN rejaillira-t-il sur le Pèlerinage de MARIENTHAL ?

---QUATRE GROUPES EN ALSACE :
Quatre grands Groupes de gens du Voyage cohabitent en ALSACE. Le Groupe de loin le plus important est celui des :
***MANOUCHES, partis d'INDE et présents dans la région depuis le XIVe siècle. Le plus souvent, presque totalement sédentarisés, ils ne voyagent plus qu'exceptionnellement à l'occasion de Rassemblements ou de Pèlerinages TZIGANES.
***Les ROMS : originaires de RUSSIE, d'EUROPE Centrale et Balkanique sont arrivés en ALSACE à partir du XIXe siècle. Bloqués par le rideau de fer pendant un demi-siècle,
les ROMS fuient aujourd'hui des pays comme la BULGARIE, la HONGRIE ou la ROUMANIE où ils sont ouvertement ostracisés.
Contrairement aux MANOUCHES, les ROMS perpétuent la tradition du Voyage.
***Les GITANS : originaires de la Péninsule Ibérique sont présents en ALSACE depuis les années 1960 mais ils préfèrent habituellement le SUD de la FRANCE.
***Enfin, les YENICHES : connus aussi sous le nom de VANNIERS,
ne sont pas des TZIGANES, mais probablement des paysans de la Vallée du RHIN jetés sur les routes par la GUERRE de TRENTE ANS au XVIIe Siècle et qui ont adopté un Mode de Vie NOMADE.
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Louis XIV est mort en 1715.
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