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Le 11 septembre 2001, un projet américano-sioniste commun est né. L’objet stratégique était la mainmise sur le monde arabo-islamique. Les Américains et les Sionistes veulent imposer leurs points de vue. Ils veulent que les idées occidentales soient répandues dans le monde entier, les considérant comme des idées universelles et obligatoires, surtout dans le domaine des libertés et des croyances. Il y a aussi des mesures pratiques dont les visées sont d’assurer la sécurité de l’Entité sioniste, de mettre la main sur les richesses de la région, de liquider les mouvements de la résistance armée dans les pays occupés et les mouvements islamiques dans les pays sous régime dictatorial.
Sur le terrain, la bataille a été guidée par les Etats-Unis. Tous les moyens ont été exploités. Les systèmes arabes dits modérés se sont montrés coopérants pour travailler avec eux, à condition que leurs trônes ne soient pas touchés. L’Afghanistan a été occupé, puis l’Iraq. Des tentatives ont été lancées pour diviser la Somalie, le Soudan, le Pakistan, le Yémen, entre autres.
Après ces longues années, une même question revient : le projet a-t-il réalisé ce qu’il cherchait ? Et maintenant, vacille-t-il ? Ou vit-il, comme le croient beaucoup, ses moments d’agonie sur le niveau stratégique comme sur le niveau pratique ?
Sur le niveau stratégique
L’échec est palpable sur le niveau stratégique. Les concepts occidentaux n’ont pas réussi à s’imposer. Tout au contraire, il y a un attachement supplémentaire aux valeurs arabes et islamiques, en dépit de tout le mal donné par les élites libérales et gauchistes qui ont une mainmise quasi-totale sur l’éducation et sur les médias. Il y a même des tentatives systématiques destinées à réveiller la conscience et l’identité arabo-islamique, jusqu’à ce que « l’Islam reste toujours la solution » devienne le slogan de toute une nation.
Concrètement
Sur le niveau moral, les peuples de la nation ont habilement pu démentir la grande illusion « l’Entité sioniste est un destin incontournable » qu’on voulait imposer, avec l’aide des dirigeants de la région. L’Entité sioniste est basée sur cette idée. Mais cette idée s’effondre à vu d’œil devant la volonté des peuples qui s’attachent à leur religion et leur civilisation islamique et qui ne trouvent une solution que dans la résistance.
Ensuite, l’Entité sioniste perd de plus en plus de sa réputation pour laquelle elle a dépensé des milliards et des milliards de dollars. L’administration américaine a aussi beaucoup perdu à cause de son appui donné à l’Entité sioniste dans ses politiques et actions militaires, surtout dans ses guerres criminelles contre les civils (voir le rapport de Goldstone). L’administration américaine a beaucoup perdu de sa réputation malgré les milliards de dollars dépensés pour améliorer son visage.
En outre, la notion de la sécurité nationale a changé chez les administrateurs. Ils se trouvent obligés de chercher des solutions, même provisoires, partielles et déformées. On parle beaucoup d’accords avec les opposants. On prétend soutenir la démocratie.
Et militairement parlant, il y a un échec palpable en Iraq, en Afghanistan, au Liban et en Palestine. Les pertes se compte par milliards. Les morts par milliers. Ils commencent à revoir leur politique et appellent à travailler même avec les résistants armés.
La crise est si grande que l’électeur israélien a voté pour une tendance extrémiste, en espérant sauver ce qu’on peut. L’élu Netanyahu se montre stressé par la phobie de la mort de son pays.
L’Entité sioniste profitait d’un soutien international infaillible. Mais maintenant, elle est le sujet de toutes sortes de condamnations de la part de la communauté internationale.
Enfin, la résistance est de plus en plus forte, sans que les gouvernements y aient un quelconque mérite. Le pari reste sur les peuples qui continuent leur chemin avec une forte conscience pour reprendre leurs droits légitimes, aussi grands soient les sacrifices.