Analyse et décryptage

Le "printemps algérien" et l'intox médiatique


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La question de la singularité algérienne à l’endroit du « printemps arabe » nous renseigne, derrière sa « naïveté », sur la capillarité et la porosité entre des secteurs et des acteurs de la vie politique qui, en apparence et en bonne déontologie, auraient dû rester séparés. Elle nous a révélé qu’en toute bonne conscience un changement en Algérie était programmé dans l’esprit d’experts, d’universitaires, de politiques et de journalistes. Pas dans celui du peuple algérien.


Mohamed Bouhamidi
Vendredi 11 Novembre 2011

Le "printemps algérien" et l'intox médiatique
Pas dans celui du peuple algérien. Mais comment donc des représentants de disciplines autrefois autonomes en viennent-ils à réagir de façon pavlovienne ? Les vieilles frontières et les critères de validation qui assuraient leur indépendance et, partant, l’honnêteté et la sincérité de leur travail semblent bien avoir disparu.
Comment éloigner l’impression qu’un ordre de mobilisation générale a ameuté des historiens, sociologues, économistes au secours des politiques et des chroniqueurs au chevet d’une société qui n’a pas réagi comme ils attendaient qu’elle réagisse ?

Qui a décidé que désormais, pour la presse, la non-­actualité, la non-survenue d’un événement devient l’événement ?

Dans cet empressement généralisé autour de cette « urgence historique », nous pouvons nous demander qui est au service de l’autre. La presse porte-t-elle, simplement et sincèrement, la parole des experts et des « savants » sur une « anomalie algérienne » ? Mais alors, qui a décidé, et au nom de quelle qualification, qu’il s’agissait là d’une anormalité, si énorme qu’elle retienne l’attention de tant de médias ? Qui a décidé que désormais, pour la presse, la non-­actualité, la non-survenue d’un événement devient l’événement ? La mémoire fournit la bonne réponse : le « printemps algérien » est attendu depuis 1962, comme retour de bâton de l’audace indépendantiste, avec un point culminant pendant la période du FIS et du terrorisme.
Les mesures de « patriotisme économique » de 2009 ont exacerbé cette attente et provoqué la colère de l’empire de voir la proie Algérie lui échapper alors que la crise économique lui rend vital le retour du pillage colonial le plus brutal et le plus barbare.
Une espèce d’intoxication, d’obsession a saisi ces milieux, différents dans leurs formes et tellement soudés dans leur but. La norme pour l’Algérie, c’est l’explosion sociale. La norme, c’est qu’Alger explose (ce que la capitale fait régulièrement, mais comme le veulent les Algérois, pas comme le rêvent des historiens reconvertis en oracles).
Prédication
La prédication, pour revêtir cependant les allures de la vraisemblance, a besoin du ­minimum de validation que les experts s’empressent d’apporter, pour préparer les opinions à l’idée de la fatalité de la catastrophe. Ils trouveront dans une partie des élites algériennes la ­confirmation indigène de leurs pronostics. L’intoxication deviendra alors générale, les Cassandre ­indigènes et étrangers s’appuyant les uns les autres.
En réalité, ces élites représentent les avant-gardes visibles chargées de l’habillage idéologique d’une offensive contre les États nés des révolutions nationales. Elles cherchent à saper l’État encore national en maquillant en « mesures techniques » les injonctions politiques ultra­libérales qui visent à le dessaisir de sa souveraineté, à générer les frustrations qui serviront de carburant à la « révolte » et à accélérer celle-ci en diabolisant quelques figures pour toute conscience et pour toutes cibles politiques.
Les Abdeljalil algériens devraient, dans la sombre et pitoyable galerie des laquais, fantoches et autres présidents potiches du Tiers Monde, remplacer les Bao Daï et les Tshombe, et les figures usées des Ben Ali et des Moubarak.
L’agression contre l’Algérie n’est pourtant pas mûre. Il reste encore une grande part des élites du pays à convertir à la haine de l’État national. C’est la phase actuelle du travail de la presse : convaincre de nouveaux pans des élites algériennes qu’il est anormal de laisser passer le « printemps » et qu’elles mériteraient, en passant à l’acte, un certificat d’assimilé de la mondialisation capitaliste.
Nous passerons alors à la phase active de la grande propagande à la libyenne, le moment venu. Il reste à ces experts et à cette presse à trouver des Abdeljalil locaux capables d’organiser une marche du samedi.


Mohamed Bouhamidi





Vendredi 11 Novembre 2011


Commentaires

1.Posté par mayday le 11/11/2011 22:29 | Alerter
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Qu'Allah protège l'Algérie ,et les Algériens !
Quand aux oiseaux de mauvais augure qu'ils aillent spéculer ailleurs !
Nous Algériens, n'avons pas besoins d'être avertis, on est passé maître dans l'art de la méfiance et de la vigilance.
Ya si bouhamidi ,Inchallah les abdeljalils algériens grâce à dieu n'auront pas l'opportunité de nuire, les traitres on connait, on les mettra inchallah hors d'etat de nuire.
Ya si bouhamidi Allah yester edzair et ne soyez pas triste pour nous,et merci quand même.
Par contre vous ferez mieux de réveillez nos frères marocains, qui souffrent en silence, sous cette chape de plomb qu'est le terrible makhzen...

2.Posté par salim le 12/11/2011 01:40 | Alerter
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salam,
rappelez-vous 89
et le reste
personne a des léçons à nous donner
nous les algériens sommes des insoumis
on ne se soumet qu au Seigneur
mais pas de sionistes chez nous
wa salam

3.Posté par Djaafar le 12/11/2011 07:29 (depuis mobile) | Alerter
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Depuis 1830, le digne, honnorable, courageux et a majorité islamique peuple algérien résiste a l'Europe et ses guerres de colonisation et civiles qui lui ont ète imposer. Nous n'avons pas de leçons a recevoir et de personnes. L'Algerie est certes a reforme de l'interieur mais des urgences de loins plus importantes s'imposent( comme le dit mayday et les petromonarchie du golfes plus Turquie sous les bottes de leurs maitres sionistes occidentaux. Ces derniers sont aussi a reformes car dictateur capitalistes). Vive la résistances héroïque et historique mondiales du peuples gazaoui, palestinien en général, libanais, iraniens, venezuliens puis victoire Au Hamas et Hezbollah. L'algerie n'est pas un jeux et si vous autres devenais fou, nous vous attendrons de pied ferme et nous vous enverrons en enfer rejoindre votre Maitre satans. Les lâches et traites finiront dans le musée de la honte avant d'être mis a la poubelle de l'histoire pui l'incinération du djahim( géhenne). VICTOIRE A LA RESISTANCE.

4.Posté par mayday le 12/11/2011 19:47 | Alerter
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bravo à Djaafar + Salim
nous n'avons en effet de leçons à recevoir de personne.
Vive le peuple Algériens uni.

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