MONDE

Le président du MLAN s'exprime sur la situation gabonaise



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Vendredi 10 Juillet 2009

Dans les pays africains de la zone franc, lorsqu’un président meurt, la France cherche à imposer son « homme » afin de perpétuer la logique de pillage amorcée depuis les années 60.
Nous en voulons pour preuve le cas du Togo où Faure Eyadéma est devenu président après la dictature de son père.
Le 5 février 2005, Gnassingbé Eyadéma mourait après 38 ans de pouvoir absolu. Tout le monde se souvient qu’à sa mort, l’armée togolaise a imposé son fils comme si le Togo était une enclave des « Gnassingbé ». Depuis le 3 mai 2005, il succède à son père à la tête de l’Etat togolais avec les bénédictions des « Etats occidentaux voyous » qui ne trouvent leur salut que sur les cendres des pays africains.

Comme si rien n’a changé depuis, Oumar Bongo est mort et Ali Bongo s’apprête lui aussi à faire comme Faure Eyadéma, bien sûr sans doute avec l’onction de la France.
Notre présent papier voudrait modestement attirer l’attention du peuple gabonais, des africains et de la communauté internationale sur ces viols répétés du bon sens.

Bongo, la françafrique et sa gestion calamiteuse

Il faut dire les choses nettes, c’est-à-dire ce que Bongo était car il faut rendre à César ce qui lui appartient. Bongo était un nabab de la françafrique. Il était devenu après la mort d’Eyadéma le rescapé le plus considéré de cette « confrérie ».
Pour en venir à la françafrique elle-même, l'expression Françafrique semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, pour définir les bonnes relations avec la puissance colonisatrice Française dont il était député, tout en militant pour l'indépendance de son pays. La françafrique a plusieurs composantes : la coopération militaire, l’aide au développement, la diplomatie et le franc CFA.
Omar Bongo Ondimba était incontestablement le dernier pilier de la Françafrique. Depuis qu’il a pris le pouvoir en 1967 jusqu’à sa mort officiellement déclarée le 8 juin 2009, le patriarche de Libreville avait servi tous les chefs d’Etat français et, en retour, avait toujours été servi par eux tous.
De cette relation particulière entre la France et ses anciennes colonies, faite d’un mélange opaque de raison d’Etat, de réseaux politiques, d’échanges commerciaux, ce sont les populations africaines qui trinquent car la bourgeoisie compradore, elle arrive à tirer son épingle du jeu.

Le Gabon, malgré son pétrole abondamment exploité par Total, n’a jamais décollé économiquement. Ce pays a même été contraint de demander à accéder au statut de PPTE (pays pauvre très endetté). Quelle honte lorsque Bongo et sa clique inondent les banques étrangères de leurs pétrodollars.
Selon Transparency international France et l'association Sherpa, les «biens mal acquis» par le président gabonais recouvriraient quelque 70 comptes bancaires ouverts en France au nom de sa famille et 33 biens immobiliers prestigieux, dont une dizaine d'appartements à Paris, équivalant à plus de 150 millions d'euros.

Pourtant au Gabon, les infrastructures routières, universitaires, hospitalières, pour ne citer que ceux-là, manquent. D’ailleurs pour un mal de tête, Bongo est obligé d’aller se soigner en France ou en Espagne où il est mort.

Et c’est là que se fonde la tristesse de Jean-François Probst, homme politique français, et ancien collaborateur de Jacques Chirac, lorsqu’il exprimait jeudi 9 juillet 2009 à Paris :

« Pour moi la plus grande tristesse de ces derniers mois, c’est que la fille de M. Sassou Nguesso est morte au Maroc et le président du Gabon est mort en Espagne ».
Telle est la situation de l’Afrique dans son ensemble. Ces présidents indignes ne financent pas les infrastructures universitaires et hospitalières parce qu’ils se soignent en Europe et leurs enfants ne fréquentent pas les universités africaines.
Aujourd’hui, après le Roi Bongo, le prince Ali Bongo va-t-il être le maître de Libreville ?


Qui veut imposer Ali Bongo au Gabonais ?
Cette lancinante question reste cruciale lorsqu’on sait que ce monsieur est impopulaire. Il est frappant de constater en Afrique que c’est dans les anciennes colonies de la France que ce gendre de « comédie » trouve des spectateurs. La compétence d’Ali Bongo importe peu pourvu qu’il maintienne les intérêts et qu’il ne bouscule pas les équilibres : voici ce que pensent les dinosaures de la françafrique.
Officiellement la France ne se mêle pas des problèmes des gabonais. Voici ce que Sarkozy déclarait à propos des élections au Gabon :
« La France n’a aucun candidat. (...) Elle ne soutient personne. (…) Les Gabonais choisissent qui ils veulent et la France travaillera avec le président ou la présidente choisi(e) par les Gabonais »
L'Hexagone jure, en effet, par tous ses dieux, qu'il n'a pas de candidat, qu'il n'impose personne et que c'est seulement au Gabon qu'il revient la responsabilité de se choisir un nouveau président.
Justement, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) voudrait dire au peuple gabonais que le pétrole gabonais n’appartient pas aux occidentaux. Les gabonais sont assez intelligents pour choisir celui qui défendra les intérêts de leur pays, c’est pourquoi, nous avertissons la communauté internationale sur un éventuel tripatouillage des élections dans le seul but d’imposer Ali Bongo.

La jeunesse africaine ne regardera plus sans réagir les « parrains occidentaux » imposer des pantins à la tête de nos Etats, juste pour piller nos fabuleuses richesses minières et pétrolières.

Le Gabon aux Gabonais, l’Afrique aux africains.

Dieu bénisse le Gabon
Vive l’Afrique libre et prospère !

Le président du MLAN
Prao Yao Séraphin
www.mlan.fr


Vendredi 10 Juillet 2009


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