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Politique Nationale/Internationale

Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale




Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale

Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale

Il est demandé à tous ceux qui se disent athées de lire cette mini thèse avec le présupposé que Dieu existe, sachant que le but ultime n’est pas de prouver son existence mais plutôt d’apporter une explication intellectuellement recevable sur la raison fondamentale de la permission divine des souffrances.
L’erreur serait de croire que cet article va parler de foi en Dieu, de religions ou de religiosités. Ce n’est pas le cas. Au contraire, il va plutôt développer le sujet sous l’angle de la politique, d’où son titre et le fait qu’il soit proposé sur Alter Info dans la rubrique “Politique Nationale/Internationale”.

La règle du jeu est d’accepter la lecture du développement qui va suivre en prenant simplement l’hypothèse que Dieu existe (même si vous n’y croyez pas du tout), sachant que l’histoire de l’origine de l’humanité telle qu’elle se trouve mentionnée dans la Bible et le Coran, se doit d’être associée avec cette même croyance en Dieu...[1]

Cette analyse ne pourra être comprise, par le plus réfractaire des croyants (puisque les croyants vont découvrir des choses sous un angle diamétralement opposé à leur mode de pensée actuel) ainsi que par le plus réfractaires des athées, qu'à la condition de la lire du début à la fin sans s'arrêter sur les apparences “simplistes” du départ.

Encore une fois, le principal objectif de l’article est de donner une explication intellectuellement recevable sur la permission divine des souffrances aux personnes ne croyants pas en Dieu de façon à ce qu’elles reconnaissent en toute honnêteté qu’il n’est plus possible de prétexter que si Dieu existe, il ne permettrait pas tous les malheurs qui accablent l’humanité car, disent-elles, si tel est le cas, alors ce Dieu là ne mérite absolument pas notre croyance en lui.[2]

Dans tous les cas, il s’agit simplement d’avoir un esprit d’ouverture en acceptant de suivre une analyse à partir d’une simple hypothèse…

En filigrane de l’article, vous découvrirez l’éradication planifiée de tous les gouvernements, oligarchies et puissantes sociétés secrètes de ce monde (dont “l'élite obscure” fait partie).

Il est possible d’aborder ce dossier de deux façons différentes: ceux qui n’ont pas beaucoup de temps peuvent le lire sans se référer aux notes numérotées entres crochets et ceux qui veulent approfondir le sujet pourront le faire en cliquant tout simplement sur les chiffres entres crochets vu que ce sont des liens directs (aller-retour)




DEUX QUESTIONS MAJEURES (introduction)
L’EMBLÈME DE DIEU
CE QUE SIGNIFIAIT CETTE CONNAISSANCE
LE PREMIER DRAPEAU
ILS L’ONT BRÛLÉ !
UN TROISIÈME PERSONNAGE
CE QUI A ÉTÉ CONTESTÉ EN ÉDEN
LES GRANDES QUESTIONS
PARDONNER ?
LES DÉTRUIRE ?
LE PROF DE MATH (lecture indispensable)
LE LIBRE ARBITRE
POURQUOI SI LONGTEMPS ?
ILS ONT PLANTÉ LEUR PROPRE DRAPEAU
L’UN DES TEXTES LE PLUS CITÉS AU MONDE
LE DERNIER DRAPEAU (conclusion)
[ANNEXE – Selon le Coran, le jardin d’Éden était-il sur terre ?]
[NOTES MARGINALES]



DEUX QUESTIONS MAJEURES (introduction)

Si l’on feuilletait le livre de toute l’histoire de l’humanité qu’est-ce qui, d’après vous, ressortirait le plus aux fils des pages?
Ne seraient-ce pas des pages maculées par le sang d’humains morts au combat, parce que leurs souverains politiques ou religieux voulaient garder ou étendre leur pouvoir?

Combien de guerres, de massacres, de conflits et de révolution ont été perpétrés avec pour principale raison : LE POUVOIR !

D’aussi loin que nous puissions remonter dans le temps, nous trouvons systématiquement chez tous les peuples un élément représentatif de leur pouvoir. Toutes les tribus qui s’affrontaient au combat le faisaient avec, à leur coté, un symbole tel qu’un panonceau, un insigne, une bannière et, plus proche de nous, un blason. Aujourd’hui, nous dirions que ces représentations étaient leur emblème vu qu’elles symbolisaient leur pouvoir de domination sur leur territoire.
Les grands empires aussi avaient leur emblème comme par exemple l’étendard chez les Romains, mais depuis quelques siècles, il s’agit plutôt d’une projection figée sur un morceau de tissu quelque peu rectangulaire représentant symboliquement l’État avec son pouvoir et ses frontières, que l’on nomme : “Le drapeau.”

Puisque ce dossier a pour objectif d’expliquer la raison de la permission divine des souffrances et que, comme nous le verrons plus loin, cette question est étroitement liée avec celle de la gouvernance mondiale, il nous faut tout d’abord chercher à déterminer si Dieu avait placé un emblème sur terre en représentation de son pouvoir de domination.
Pour cela, il faut remonter dans le temps et revenir au jardin d’Eden mentionné dans le premier livre de la Bible, à savoir, le livre de la Genèse.[3]

[L’annexe en fin d’article présente un développement avec le Coran pour montrer que le jardin d’Eden originel était bien sur terre et non dans le ciel.]

L’EMBLÈME DE DIEU
Y avait-il réellement un emblème sur terre en représentation du pouvoir de domination de Dieu? Si oui, où était-il?
Situons le contexte. Selon Genèse chapitre 1 verset 28, Dieu confia une mission extraordinaire au premier couple humain, juste après l’avoir créé dans le jardin d’Eden: “En outre, Dieu les bénit et Dieu leur dit: «Soyez féconds et devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ; tenez dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et toute créature vivante qui se meut sur la terre.»”[4]
Cette mission assignait de l’honneur à l’être humain. Elle lui donnait de la valeur en le plaçant au dessus de tous les animaux et en lui montrant que Dieu comptait sur lui pour accomplir son dessin de faire de la terre entière un lieu où il fait bon vivre.
Dans sa bonté, Dieu leur a fourni les meilleures circonstances pour qu’ils réussissent la mission qu’il leur avait confiée. En effet, selon les textes, Adam et Eve n’ont pas été créés enfants ou adolescents, mais adultes. Ils étaient dès leur création des humains parfaitement mûrs physiquement et mentalement. Ils n’ont pas dû commencer par se traîner à quatre pattes pour apprendre à marcher ni balbutier pour apprendre à parler. Non, ils ont été créés avec toutes ces facultés. Ils pouvaient s’entretenir avec leur Créateur céleste et se mettre au travail, c’est-à-dire avoir des enfants ainsi que cultiver et prendre soin de leur demeure, ce jardin.

Et quel jardin! Imaginez, un jardin planté par Dieu lui-même! Sa beauté devait être saisissante (Éden signifie littéralement “délice”). Il n’y manquait aucun arbre exquis, que ce soit par la forme ou par le fruit. Il était bien arrosé, vaste et animé par une fascinante variété d’animaux.[5]
Adam et Ève avaient tout pour mener une existence riche et heureuse, y compris un travail passionnant et une compagnie parfaite.

A cette époque par contre, il n’y avait pas de mairie, de capitale nationale ou d’autres cours administratives pour officialiser les choses, pour dire en quelque sorte: “Voici comment les choses doivent se passer. Êtes-vous d’accord? Si oui, veuillez signer ici…”
Ainsi, Dieu se proposait de signer un contrat avec l’humanité mais comme il n’y avait pas ces institutions, comment s’y est-il pris?[6]
Il a tout simplement choisi un arbre fruitier.[7]
Il est dit dans Genèse chapitre 2 versets 16 et 17 (le texte est tiré de La Bible de Jérusalem qui est une traduction Catholique – Edition du Cerf 1973 format de poche): “Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement: «Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort.»”

Ici, l’obéissance parfaite de nos premiers parents a été mise à l’épreuve par une seule restriction alimentaire. Mais franchement, Dieu n’aurait-il pas pu choisir pour emblème autre chose qu’un arbre fruitier?

Il aurait pu choisir une montagne en disant à l’homme: «Tu peux monter sur toutes les montagne du jardin. Mais sur la montagne de la connaissance du bien et du mal tu n’y monteras pas, car, le jour où tu y monteras, tu deviendras passible de mort.»

Selon Genèse chapitre 2 versets 10 à 14, il y avait quatre fleuves qui traversaient le jardin d’Eden. Dieu aurait pu choisir aussi un fleuve en disant: «Tu peux boire l’eau de tous les fleuves du jardin. Mais de l’eau du fleuve de la connaissance du bien et du mal tu n’en boiras pas, car, le jour où tu en boiras, tu deviendras passible de mort.»

Non, Dieu a plutôt fait le choix d’un arbre relativement discret et peu encombrant…

Cet arbre porte un véritable nom : “La connaissance du bien et du mal” ou selon d’autres traductions, “La connaissance du bon et du mauvais”.
Aujourd’hui encore, tous les drapeaux des États nations portent, derrière le symbole, le “nom” du pays qu’ils représentent même s’il n’est pas écrit en toutes lettres. Par exemple, à l’ouverture des J.O. lorsque les athlètes défilent avec leur drapeaux, on entend dire par exemple: “Voici l’Espagne… voici le Maroc… et maintenant c’est au tour de la France de défiler, etc.”

CE QUE SIGNIFIAIT CETTE CONNAISSANCE
Détail important, “l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais” ne signifiait pas que les humains n’avaient pas la connaissance du bien et du mal. En effet, beaucoup pensent que tant que nos premiers parents ne mangeraient de son fruit, ils n’auraient pas accès au savoir (la connaissance) et n’auraient aucune idée de ce qui était bien ou mal.
Pourtant, il est évident qu’Adam et Eve s’avaient pertinemment que maltraiter les animaux était mal et à contrario, en prendre soin, était bien! De même, ils savaient que se jeter du haut d’un précipice était mal car c’était la mort assuré![8]
Ils savaient aussi que manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais était mal, puisqu’ils avaient été prévenus de la gravité de cet acte. Ils étaient doté d’une conscience qui, tel un détecteur du bien et du mal interne, fonctionnait parfaitement, tout en restant libre bien sûr d’en tenir compte ou pas. Ils n’étaient en aucun cas esclave de leur conscience, et ils nous en ont donné la preuve au travers de la décision qu’ils ont prise plus tard…
De plus, s’ils n’avaient aucune connaissance (aucun savoir) tant qu’ils ne mangeraient du fruit, comment Dieu auraient-il pu leur donner la responsabilité de remplir la terre de leurs descendants, de soumettre la planète dans le sens de prendre soin d’elle dans le respect de l’environnement, puis de tenir dans la soumission c'est-à-dire gérer, administrer (à la manière d’un intendant) les poissons de la mer, les créatures volantes des cieux et toute créature qui vit sur terre pour qu’elles soient et restent toujours dociles aux humains? Ce privilège qui était le leur ne pouvait être réalisable qu’à la condition de bénéficier d’un minimum de savoir dès le départ (langage, puis mémorisation et esprit d’analyse) avec la faculté d’augmenter leur connaissance par l’accumulation d’expériences.[9]

La signification du nom de cet arbre était plutôt: “la définition divine de ce qui est bon ou mauvais pour ses créatures intelligentes”. Cela indique que seul Dieu constitue la référence dans ce domaine.
Un prophète de Dieu l’a laissé entendre. A un moment donné, Jésus est abordé par un homme qui lui pose une question en l’appelant “bon Enseignant”. “Pourquoi m’appelles-tu bon? lui demande Jésus. Personne n’est bon, si ce n’est un seul: Dieu.” (Marc 10:17, 18). Cette réflexion est surprenante! Pourquoi Jésus rectifie-t-il? N’est-il pas effectivement un “bon Enseignant”? On peut supposer que par cette réponse, Jésus a discerné que cet homme a cherché à employer cette expression comme un titre, pour le flatter. Avec modestie, Jésus restitue l’honneur à Dieu, qui est bon au sens absolu. Du même coup, il énonce une vérité profonde: Seul Dieu constitue la norme du bon. Lui seul détient le droit suprême de déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour ses créatures.

La “connaissance” représentée par l’arbre de la connaissance du bien et du mal impliquait plutôt la faculté de décider ce qui était bon ou mauvais pour soi-même. Dieu voulait montrer au moyen de cet arbre emblématique que lui seul était en mesure de déterminer ce qui est bon et mauvais pour l’humanité. D’une manière simple, il disait: “Je sais (j’ai la connaissance de) ce qui est bon pour vous et (de) ce qui est mauvais pour vous. Le fait que vous décidiez par vous-même et pour vous-même ce qui est bien et mal, ne fera que de vous attirer problèmes, malheurs, souffrances et même la mort.” Dieu n’a pas créé les humains avec la faculté de déterminer pour eux-mêmes ce qui est bon ou mauvais. Il savait que leur définition personnelle du bien et du mal ne serait pas la même que la sienne et qu’elle les conduirait au désastre. Quelque part, si elle se l’appropriait, l’humanité serait corrompue par cette connaissance. Elle serait nocive, synonyme de destruction pour le genre humain...

Il apparaît que l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais symbolisait le droit ou la prérogative, que le Créateur de l’homme se réserve, de désigner à ses créatures ce qui est bon et ce qui est mauvais, et ensuite d’exiger légitimement qu’elles pratiquent ce qui est déclaré bon et s’abstiennent de ce qui est décrété mauvais pour garder son approbation en tant que Maître Souverain. En donnant cette simple loi, le Créateur et Souverain de l’univers avait agi totalement dans son droit, car Adam, étant une personne créée, et non souveraine, avait des limites, et il lui fallait admettre ce fait. Pour que la paix et l’harmonie règnent dans l’univers, il incomberait à toutes les créatures douées de raison de reconnaître et de soutenir la souveraineté du Créateur. En tant que futur père d’une planète qui serait remplie d’humains Adam, pour sa part, montrerait son adhésion à ce fait en s’abstenant de manger le fruit de cet arbre.

L’arbre symbolisait donc les bornes, la ligne de démarcation ou la limite du domaine propre de l’homme. Il était juste et même indispensable que Dieu informe Adam de l’existence de ces bornes. L’homme parfait ne mangerait du fruit de cet arbre que par un acte volontaire, délibéré. Ce geste indiquerait qu’il aurait décidé au préalable de s’affranchir de toute soumission à la domination divine et de marcher indépendamment de Dieu, en faisant ce qu’il estimerait être bon ou mauvais d’après ses propres critères.

En d’autres termes, je dirais que l’arbre était un symbole approprié du droit de déterminer ou d’établir les principes du bien et du mal, droit que Dieu se réservait en interdisant à Adam de manger de son fruit. Cette interdiction soulignait le fait que l’homme dépend fort justement de Dieu, son Créateur et Souverain. Par leur obéissance, le premier homme et la première femme pouvaient démontrer qu’ils respectaient le droit que possédait Dieu de leur faire connaître ce qui était bien (divinement approuvé) et ce qui était mal (divinement condamné).
Mais en choisissant de ne pas tenir compte de la volonté divine, en décidant d’agir comme bon leur semblerait, ils décideraient alors que seul leurs critères, c’est-à-dire leurs propres définitions du bon et du mauvais, seraient valables pour la famille humaine.[10]

Voici ce que dit une note de la Bible de Jérusalem (édition du Cerf 1973 format de poche à la page 1841 et 1842) à propos de Genèse 2 versets 16 et 17: «La connaissance que Dieu se réserve, n’est ni l’omniscience ni le discernement moral, mais la faculté de décider ce qui est bien ou mal. En l’usurpant, l’homme renie son état de créature. Cette révolte orgueilleuse contre Dieu est exprimée par la transgression du précepte de Yahvé concernant le fruit défendu.»

J’ai trouvé aussi cette note en bas de page dans une autre version de la Bible de Jérusalem (édition grand format de 1978) toujours à propos de Genèse 2 versets 16 et 17: «Cette connaissance est un privilège que Dieu se réserve et que l’homme usurpera par le péché. Ce n’est donc ni l’omniscience, que l’homme déchu ne possède pas, ni le discernement moral, qu’avait déjà l’homme innocent et que Dieu ne peut pas refuser à sa créature raisonnable. C’est la faculté de décider soi-même ce qui est bien et mal et d’agir en conséquence, une revendication d’autonomie morale par laquelle l’homme renie son état de créature. Le premier péché a été un attentat à la souveraineté de Dieu, une faute d’orgueil.» [11]

LE PREMIER DRAPEAU
J’affirme donc que l’arbre dans le jardin d’Eden portant le nom de “connaissance du bon et du mauvais” est le symbole de l’exercice du pouvoir, le symbole de la souveraineté de Dieu sur terre, l’emblème de Dieu tel un drapeau flottant dans les airs planté sur terre.
Pour ceux qui pensent que je suis en train de parler de religion, je leur réponds que c’est plutôt de la politique.
En effet, la définition du mot “politique” donnée dans le dictionnaire “Le Petit Robert” est: «2.Relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée, au gouvernement d’un État.»
Or, que font et qu’ont toujours fait les hommes politiques, les rois et les empereurs, sinon de déterminer ce qui est bon et mauvais pour leurs citoyens ou sujets en faisant les lois, donnants la preuve qu’ils ont continué et qu’ils continuent encore aujourd’hui à manger symboliquement du fruit de cet arbre? La grande différence réside dans le fait qu’il s’agit de politique universelle impliquant l’Auteur de toutes choses.[12]
Cela n’a donc rien à voir avec la politique bassement humaine vouée à l’échec (aussi sincère que soient les hommes politiques)!
Et honnêtement, qui peut mieux gouverner les humains et gérer la terre que Dieu lui-même?
Un souverain humain peut-il éliminer la pauvreté, la souffrance, les maladies, la vieillesse et la mort qui touchent chacun de ses sujets? Peut-il, avec la meilleure volonté du monde, supprimer tous les problèmes qu’ils peuvent rencontrer?
De plus, est-ce qu’il peut empêcher les catastrophes naturelles d’arriver, tout au moins, les maîtriser pour qu’elles ne portent pas atteinte à la vie?
Les ouragans dévastateurs, les cyclones, les inondations, les tremblements de terre, les tsunamis, les canicules, etc.?
Voilà ce que Dieu se proposait de faire dans la mesure où on allait respecter son “Drapeau”.

ILS L’ONT BRÛLÉ !
Mais que s’est-il réellement passé ?
Tout le monde connaît l’histoire… ils ont mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais.
Leur action est-elle aussi insignifiante qu’on veut nous le faire croire?
Imaginez que je me présente à Paris devant l’Élisée, avec, dans les mains, un grand drapeau français un jour de forte affluence (le 14 juillet par exemple). Je sais pertinemment que le président de la république est présent et là, je prends le drapeau et j’y mets le feu tout en l’arborant de droite à gauche et de gauche à droite… Que va-t-il m’arriver?
Rapidement, c’est sûr, je vais me faire arrêter par les forces de l’ordre, risquant même d’être condamné à subir une peine de prison. Et quelque part c’est normal, car j’ai porté atteinte à la légitimité du président de la république et de tous les élus du pays concernant leur droit de gouverner. Sur le plan démocratique, ils ont bien été élus au suffrage universel ce qui leur confère une vraie légitimité du point de vu des hommes. En brûlant le drapeau français, j’ai donc contesté le droit légal du président de la république et de ses ministres à exercer le pouvoir politique sur la société française. Je suis même allé plus loin car par cet acte, j’ai indiqué que la législation, les institutions et toutes administrations ayants un rapport avec le système politique français, doivent être reversées… Pour transmettre ce message, il m’a simplement fallut brûler le drapeau français (le drapeau d’un pays est souvent brûlé après un coup d’état et remplacé par un autre)!
Après avoir été arrêté et une fois devant le juge, j’aurai beau invoquer le fait que je n’ai brûlé qu’un simple morceau de tissu et qu’il n’y a pas mort d’homme, il me répondra que j’ai porté atteinte à la France, à ses institutions, à légitimité de son président et à celle de ses ministres. Il me faudra donc en subir la peine… [L’exemple du coupable cherchant à minimiser la gravité de son action en prétextant que le “simple morceau de tissu” auquel il a mis le feu était, pour lui, quelque chose d’anodin, peut être transposé avec l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais car beaucoup considèrent que c’est vraiment ridicule d’en faire toute une histoire alors qu’il ne s’agissait que d’un arbre fruitier.]

De la même façon, en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, c’est comme si Adam et Eve avaient pris le drapeau de Dieu à l’intérieur des limites de son gouvernement et qu’ils y avaient mis le feu!

Vous imaginez les conséquences ?
Comme le dit fort justement la note en bas de page de La Bible de Jérusalem grand format cité plus haut: «Le premier péché a été un attentat à la souveraineté de Dieu.» C’est un coup d’état! et pas contre n’importe qui! Le Souverain de l’univers en personne! Autrement dit, nos premiers parents ont porté atteinte à la légitimité de la Souveraineté universelle de Dieu!
A ce moment là, des questions d’une importance capitale ont été soulevées dans tout l’univers! J’irais même jusqu'à dire que les questions qui ont été posées sont les plus importantes de toute l’histoire de la création intelligente de Dieu dépassant de loin, la dimension humaine!


UN TROISIÈME PERSONNAGE
Avant d’examiner ces questions dans le détail, je voudrais introduire un troisième personnage selon le récit de la Genèse.
Depuis le haut d’une branche de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, un ange voulant s’approprier le pouvoir de domination à la place de Dieu, utilisa un serpent et le fit parler comme un ventriloque le ferait avec sa marionnette.[13]
Son objectif était, tout d’abord, de détacher Ève de la souveraineté divine, espérant instaurer une souveraineté rivale.
Ce serpent a dû parler au moment où Eve passait à proximité de l’arbre afin d’attirer son attention. Peut-être que l’ange réussit à faire en sorte que le serpent mange du fruit devant elle, montrant par là qu’il n’était pas mortel (nous dirions aujourd’hui “empoisonné”). L’ange voulait aussi donner l’impression à la femme que le fruit de cet arbre transmettait un pouvoir spécial puisque le serpent avait la capacité de parler après en avoir mangé. De cette façon, il utilisait un principe particulièrement efficace que nous appelons aujourd’hui “la relation de cause à effet”.[14]

Dès ses premières paroles, l’ange rebelle chercha à miner insidieusement la confiance d’Ève dans la bonté de Dieu: “Est-ce vrai que Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin?” (Genèse 3 verset 1). En déformant les paroles de Dieu, il donnait à penser à Ève que Dieu les privait de quelque chose de bon. Sa tactique a malheureusement réussi car il a semé le doute dans l’esprit de la première femme. Elle s’est donc mise à douter de la bonté de Dieu, à qui pourtant elle devait tout.
Voyons comment Ève a répondu: «Mais la femme dit au serpent: “Du fruit des arbres du jardin nous pouvons manger. Mais quant à [manger] du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: ‘Vous ne devez pas en manger, non, vous ne devez pas y toucher, afin que vous ne mouriez pas.’ ” Cependant le serpent dit à la femme: “Vous ne mourrez pas du tout. Car Dieu sait que, le jour même où vous en mangerez, vos yeux ne manqueront pas de s’ouvrir et, à coup sûr, vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais.”[15] Alors la femme vit que l’arbre était bon pour la nourriture et que c’était quelque chose d’enviable pour les yeux, oui l’arbre était désirable à regarder. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Puis elle en donna aussi à son mari, quand il fut avec elle, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils s’aperçurent qu’ils étaient nus. Ils se mirent donc à coudre des feuilles de figuier et se firent des pagnes.» (Genèse 3 versets 2 à 7) [16]

CE QUI A ÉTÉ CONTESTÉ EN ÉDEN
En incitant Adam et Ève à se rebeller contre Dieu, Satan contesta la justice et le bon droit de Dieu dans l’exercice de sa souveraineté.[17]
Il laissa entendre que Dieu privait injustement les humains de quelque chose de bon pour eux malgré le fait que dans sa conversation avec Ève, il s’était de toute évidence contredit. En effet, d’un côté il accusait Dieu d’exercer sa souveraineté d’une manière injuste, et de l’autre il comptait sur la justice, l’honnêteté de Dieu pour rester en vie étant certain de ne pas se faire détruire persuadé qu’en respect de ses propres critères de justice, Dieu choisirait de le laisser vivre pour lui donner le temps nécessaire de prouver ses prétentions.

En disant à la femme “Tu ne mourras pas”, il fit passer Dieu pour un menteur puisque Dieu avait dit que celui qui en mangerait mourrait. De plus, Satan réussit à faire croire à Ève qu’elle serait libre et indépendante de son Créateur, qu’elle deviendrait “comme Dieu”, c'est-à-dire une véritable déesse! De cette façon, aux yeux de la femme, cette créature spirituelle devenue méchante s’éleva au-dessus de Dieu, et Satan devint le dieu d’Ève, même si à ce moment-là la femme, semble-t-il, ne connaissait pas l’identité de celui qui la trompait. Finalement l’homme, Adam, se plaça aussi sous la domination et l’emprise du Diable alors que ce dernier venait de se dresser contre Dieu en tant que dieu rival. Le nouveau dieu d’Adam et Ève, n’était pas le vrai Dieu, celui qui les avait créé, mais un faux dieu bien vivant malgré tout…
Il convient de noter que Satan n’a pas contesté la “puissance” de Dieu. Il sait très bien que cette puissance est sans limites. C’est le “droit de dominer” de Dieu qu’il a mis en cause. Il a voulu ternir la réputation de Dieu. En le traitant de menteur qui prive ses sujets de bonnes choses, il l’a accusé d’être un mauvais dirigeant. Autrement dit, il l’a accusé d’être un menteur doublé d’un dictateur cruel qui prive ses créatures de liberté.[18]

Ainsi, en mangeant du fruit défendu, Adam et Ève abusèrent de leur liberté; ils franchirent les limites que Dieu avait fixées à leur libre arbitre. Ils perdirent de vue qu’ils n’avaient pas été créés pour vivre indépendamment de Dieu et de ses lois. Ils décidèrent de se détacher de lui, pensant que cela rendrait leur vie plus intéressante. Nos premiers parents se sont donc soustraits à la domination de Dieu. Devenus indépendants, ils décidèrent de ce qui est “bon” ou “mauvais” pour eux-mêmes et pour leur descendance. Mais cette attitude ne pouvait se passer de conséquences car en abandonnant Dieu, ils se coupèrent de la source de vie, de sorte qu’ils dégénérèrent jusqu’à ce que la mort les emporte.

LES GRANDES QUESTIONS
Voici dans le détail, les questions qui ont été posées:
Est-ce que Dieu a le droit légal de gouverner ses créatures? Dieu a-t-il le droit d’être le chef absolu de l’humanité? Autrement dit, est-ce à Dieu de déterminer ce qui est bon et mauvais pour l’homme? Est-ce vraiment à Dieu de définir la bonne et la mauvaise conduite? Les hommes ne sont-ils pas mieux à même de se gouverner? Invisiblement conduits par Satan, sont-ils aptes à gouverner avec succès, indépendamment de Dieu? Les hommes n’obtiendront-ils pas de meilleurs résultats s’ils ne sont plus dirigés par Dieu? L’un quelconque de ces systèmes sera t-il à même d’apporter la paix et le bonheur au monde et de faire disparaître la guerre et le crime? Y en aura t-il un pour procurer la prospérité matérielle à tous? un qui supprimerait la maladie, la vieillesse et la mort? Ou bien, la direction de Dieu est-elle nécessaire à l’établissement d’un gouvernement juste qui fera régner éternellement la paix sur la terre pour le bonheur de ses sujets?

Voilà les questions qui furent soulevées dans cet attentat contre la souveraineté de Dieu: la légitimité de son droit à être le dirigeant absolu de l’humanité.

Satan et nos premiers parents se sont donc directement attaqués à la “souveraineté” de Dieu, c'est-à-dire, au droit du Créateur de dominer sur sa création intelligente.
Si Dieu n’avait pas réagi à ces attaques, un grand nombre de ses créatures intelligentes auraient pu perdre confiance en sa domination.

PARDONNER ?
Mais alors, la meilleure réaction de Dieu n’aurait-elle pas été de pardonner les rebelles au lieu de les condamner à mort afin d’éviter les terribles conséquences pour toute leur descendance dont l’histoire regorge de faits horribles?
Autrement dit, Dieu ne pouvait-il pas simplement fermer les yeux sur leur péché et pardonner leur faute en les gardant à l’intérieur du jardin d’Éden (son territoire gouvernemental) pour éviter les souffrances de l’humanité?
Prenons un exemple. Supposons que trois de vos voisins, accompagnés de policiers, viennent à votre porte pour vous accuser d’avoir dit un mensonge avec des conséquences extrêmement graves au point qu’il y ait eu de nombreux morts. Après avoir entendu leur accusation, vous leur répondez: “Je vous pardonne !” Même si vous criez ce message le plus fort possible et que vous le répétiez de très nombreuses fois, la question de l’accusation restera toujours posée! Votre réaction risque même d’alourdir les soupçons à votre encontre de la part des policiers… Dire “je vous pardonne!” alors que vous êtes innocents des accusations portées contre vous, revient à dire que ces accusations ne sont pas graves du tout… Cela revient à se condamner soi-même tout en étant innocent car vous donnez l’impression que vous cherchez à minimiser ce dont on vous accuse. Non, la vraie réponse à donner serait plutôt: “Apportez des preuves si vous en avez”… De même, si Dieu avait pardonné nos premiers parents, les accusations portées contre lui n’auraient pas été réglées. De plus, pardonner du point de vue de Dieu signifie que la sentence de condamnation à mort aurait été levée. Cela signifie aussi que Dieu ne les aurait pas expulsé du jardin d’Éden et enfin, que leur action était sans aucune gravitée de son point de vu. Pour cela, Dieu aurait dû casser sa loi en rapport avec la condamnation à mort (Genèse 2 verset 17 et 3 verset 19). Or Dieu ne revient pas sur sa loi. En pardonnant Adam et Ève, il aurait sapé le respect pour son autorité, voire encouragé d’autres rébellions, entraînant ainsi des souffrances encore plus grandes. En tolérant la désobéissance, Dieu serait passé pour quelqu’un qui cautionne le mal. Pour être fidèle à lui-même et à sa propre loi, il devait laisser les rebelles subir les conséquences de leur désobéissance à l’extérieur du jardin d’Éden en leur donnant le temps nécessaire pour rassembler les preuves concernant le fait qu’eux et leurs descendants sont ou ne sont pas en mesure de se gouverner eux-mêmes.[19]

LES DÉTRUIRE ?
Autre solution. De l’avis de certains, pour éviter tous les malheurs, il aurait suffi qu’il détruise les rebelles et qu’il donne un nouveau départ à l’humanité en créant un autre couple. Mais il ne faut pas oublier que Dieu avait exprimé son intention de remplir la terre avec les descendants d’Adam et Ève, et il voulait que ces descendants vivent dans un paradis (voir Genèse 1 verset 28, où le texte est cité plus haut au sous-titre “L’emblème de Dieu”). En effet, si Adam et Ève étaient morts sans enfant, Dieu aurait échoué dans son dessein de remplir la terre de leurs descendants parfaits. Or, Dieu ne pouvait tolérer un tel résultat, car son dessein s’accomplit toujours. (Voir Isaïe chapitre 55 verset 10 et 11). Il y a une autre explication beaucoup plus importante. C’est en raison de son attachement à la justice qu’il s’est abstenu d’éliminer les rebelles en Éden. Comment cela? La rébellion de Satan a soulevé une question relative à la légitimité de la souveraineté de Dieu. Comme son sens aigu de la justice l’exigeait, Dieu devait apporter une réponse juste à cette contestation.
L’exécution immédiate des rebelles, bien que tout à fait méritée, n’aurait pas apporté une telle réponse. Elle n’aurait fait que confirmer la puissance suprême de Dieu. Or, comme nous l’avons déjà vu, ce n’était pas sa puissance qui était mise en doute mais son droit de dominer. En se débarrassant des rebelles en Éden, il n’aurait pas réglé cette question. Pire, il serait réellement passé pour un dictateur qui prive ses créatures de quelque chose de bon. En détruisant nos premiers parents, Dieu aurait donné raison à Satan. En exterminant les trois rebelles sur-le-champ, il n’aurait fait qu’aggraver encore plus la situation puisque toutes les créatures angéliques de Dieu l’auraient vu agir comme un dictateur cherchant à garder le pouvoir de domination sur toutes ses créatures quoi qu’il en coûte…

Bref, détruire les rebelles n’aurait pas répondu à la question de savoir si les humains sont aptes à se gouverner avec succès indépendamment de Dieu et cela n’aurait pas non plus répondu aux accusations calomnieuses de Satan.[20]

Mais alors, puisque détruire les rebelles ou leur accorder le pardon n’était pas la bonne solution, comment Dieu pouvait-il régler cette question ? Comment pouvait-il enseigner à toutes les créatures intelligentes que les rebelles avaient tort et que ses façons d’agir sont les meilleures ?

LE PROF DE MATH
Imaginez qu’un professeur de mathématique explique à ses élèves comment résoudre un problème compliqué. Un élève intelligent, mais rebelle, affirme que la solution du professeur n’est pas bonne. Il déclare en connaître une bien meilleure, ce qui sous-entend que le professeur est un incapable. Quelques élèves pensent qu’il a raison, et se rebellent à leur tour. Que doit faire le professeur? S’il met les rebelles à la porte, quel effet cela aura-t-il sur les autres élèves? Ne croiront-ils pas que l’élève rebelle et ceux qui ont pris son parti ont raison? Tous risquent de perdre leur respect pour leur professeur, de se dire qu’il a peur qu’on prouve qu’il a tort. Maintenant, supposez que le professeur laisse le rebelle montrer à la classe comment “lui”, il résoudrait le problème.

Dieu a agi un peu comme ce professeur. Il ne faut pas oublier qu’en Éden les rebelles n’étaient pas les seuls concernés. Des millions d’anges observaient ce qui se passait (la Bible montre que les anges ont été créés avant l’univers physique comme en Job 38 verset 7 ; Daniel 7 verset 10). La façon dont Dieu traiterait la rébellion aurait des conséquences sérieuses sur tous les anges, et au bout du compte sur toute la création intelligente. Qu’a-t-il fait, par conséquent? Il a permis à Satan de montrer comment il dominerait l’humanité. Il a également laissé les humains se diriger eux-mêmes, sous l’autorité de Satan.

Dans l’exemple, le professeur sait que le rebelle et les élèves qui le soutiennent ont tort. Mais il sait aussi que, s’il les laisse essayer de prouver ce qu’ils prétendent, toute la classe en tirera profit. Lorsque les rebelles échoueront, tous les élèves honnêtes verront que lui seul est compétent pour diriger la classe. Ils comprendront pourquoi par la suite il renverra tout rebelle. Pareillement, Dieu sait qu’il sera profitable à tous les humains et à tous les anges honnêtes de voir que Satan et les autres rebelles ont échoué, que les humains ne sont pas capables de se diriger eux-mêmes.

Mais pourquoi Dieu tolère-t-il les souffrances depuis si longtemps? Et pourquoi n’empêche-t-il pas les malheurs de survenir?
Considérons deux choses que le professeur, dans notre exemple, “ne ferait pas”. Premièrement, il n’empêcherait pas l’élève rebelle de présenter ses arguments. Deuxièmement, il ne l’aiderait pas à faire sa démonstration.
De la même façon, il y a deux choses que Dieu a décidé de “ne pas faire”. Premièrement, il n’a pas empêché Satan et ceux qui se rangent de son côté d’essayer de prouver qu’ils ont raison. Il a donc fallu laisser passer du temps… Au cours des milliers d’années de leur histoire, les humains ont pu essayer toutes les formes de gouvernement. Ils ont fait des progrès dans le domaine de la science et dans d’autres domaines, mais l’injustice, la pauvreté, la criminalité et la guerre sont pires que jamais. Il est maintenant “prouvé” que la domination humaine est un échec. Dieu fixa donc un délai pour le règlement de l’importante question en jeu.
Deuxièmement, Dieu n’a pas aidé Satan à diriger le monde. Si par exemple il avait empêché que des crimes horribles se commettent, ne serait-il pas en quelque sorte allé dans le sens des rebelles? N’aurait-il pas donné à penser que les humains sont peut-être “capables” de se diriger eux-mêmes sans conséquences catastrophiques? Si Dieu avait agi ainsi, il aurait été complice d’un mensonge. Or, “il est impossible que Dieu mente” selon Hébreux 6 verset 18.

A la suite de cette rébellion contre lui, le Créateur savait que l’humanité serait plongée dans le malheur. Mais un moyen sûr de faire comprendre ce point aux hommes était d’accéder à leur désir de liberté absolue:

LE LIBRE ARBITRE
Certains se demandent peut-être: “Toutes ces souffrances n’auraient-elles pas été évitées si Dieu avait créé Adam et Ève de telle façon qu’ils ne puissent pas se rebeller?”
La réponse à cette question est étroitement liée à notre nature mentale et affective. En effet, nous avons au fond de nous-même un besoin fondamental, celui de “se sentir libre”. Lorsque Dieu créa l’homme, il le dota, entre autres dons merveilleux, du “libre arbitre”. Ce désir de liberté n’est donc pas le fruit du hasard. La Bible en révèle la raison sous-jacente par ces mots: “Là où est l’esprit de JHVH, là est la liberté.” (2 Corinthiens 3 verset 17). Dieu souhaite nous voir libres parce qu’il est lui-même le Dieu de liberté.
Voilà pourquoi nous préférons être libres plutôt qu’esclaves de dirigeants oppresseurs. Voilà pourquoi, également, les régimes tyranniques suscitent le ressentiment et amènent souvent les peuples à se révolter pour conquérir leur liberté. Aucun individu normalement constitué ne désire perdre la direction de sa vie pour la voir gouvernée entièrement par quelqu’un d’autre. Une telle existence serait des plus oppressantes et des plus frustrantes.
Toutefois, ce don inestimable qu’est le libre arbitre ne serait-il soumis à aucune restriction? Réfléchissez. Prendriez-vous plaisir à conduire une voiture au milieu d’une circulation dense s’il n’existait aucune réglementation, si chacun était libre de choisir sa voie, sa direction et sa vitesse? Il est certain qu’une liberté absolue en matière de circulation routière aurait des conséquences catastrophiques.
Il n’en va pas autrement dans le domaine des relations humaines. Une liberté illimitée pour quelques-uns se traduirait par l’absence de liberté pour les autres. La liberté absolue peut conduire à l’anarchie, laquelle porte atteinte à la liberté de tous. On ne peut se passer de limites. Par conséquent, si Dieu a donné la liberté à l’homme, ce n’était pas pour que celui-ci se conduise comme bon lui semble en se désintéressant du bonheur des autres.

La Bible dit à ce sujet: “Agissez en hommes libres, non certes à la façon de ceux qui font de la liberté un prétexte pour le mal.” (1 Pierre 2 verset 16). Ainsi, Dieu désirait que les hommes usent de leur libre arbitre en tenant compte du bien-être des autres. La liberté qu’il leur a accordée ne devait pas être “absolue”, mais “relative”, régie par des lois.
À quelles lois sommes-nous faits pour obéir? Quelles lois sont pour nous les meilleures? La fin du texte de 1 Pierre 2 verset 16, cité ci-dessus, parle d’être “esclaves de Dieu”. Il ne s’agit pas là d’un esclavage oppressif; cette expression signifie plutôt que nous avons été créés pour observer les lois de Dieu. Nous restons heureux tant que nous nous soumettons à ces lois.
Bien supérieures à n’importe quel code d’origine humaine, les lois divines offrent à tous la meilleure direction qui soit. On lit en Isaïe 48 verset 17: “Moi, JHVH, je suis ton Dieu, Celui qui t’enseigne pour que tu en tires profit, Celui qui te fait cheminer sur le chemin où tu dois marcher.”
Il n’empêche qu’à l’intérieur des limites de ces lois divines nous bénéficions d’une grande liberté d’action. Une large place est laissée aux préférences personnelles et à la variété, éléments qui font le charme de la société humaine et la rendent fascinante à observer.

Les humains sont également soumis à des lois physiques dont Dieu est l’Auteur. Par exemple, quiconque ne tient pas compte de la pesanteur et saute d’un endroit élevé a toutes les chances de se blesser ou de se tuer. Si nous restons sous l’eau sans équipement pour respirer, nous mourrons en quelques minutes. Si, ignorant sciemment les lois de notre corps, nous cessons de boire et de manger, nous mourrons pareillement. Ainsi, nos premiers parents (et tous leurs descendants) furent créés avec le besoin d’obéir, non seulement aux lois physiques établies par Dieu, mais aussi à ses lois morales et sociales. La soumission à ces lois ne serait pas pesante. Elle concourrait plutôt à leur bonheur et à celui de toute la famille humaine. Si Adam et Ève étaient demeurés à l’intérieur des limites des lois divines, tout aurait été pour le mieux. Mais comme nous l’avons vu plus haut, ils ont choisi de les rejeter.

Une autre raison pour laquelle Dieu n’a pas créé Adam et Ève sans les doter du libre arbitre est que cela ne l’intéresse pas qu’on fasse sa volonté par contrainte. Citons un exemple: que préfère un père ou une mère? Un enfant qui dit: “Je t’aime” parce qu’on le lui ordonne, ou un enfant qui le dit spontanément? Un enfant qui dit “je t’aime” à l’un de ses parents tout en étant obligé de le faire n’apporte pas de sens à ces mots car ils n’ont aucune valeur. Pour que ces paroles aient vraiment de la valeur et un sens véritable, il faut laisser à l’enfant la possibilité de les exprimer spontanément [6 Troisièmement et Quatrièmement].

Qui plus est, du point de vu de Dieu, la perfection humaine sous entendait la possession de cette faculté qu’est le libre arbitre. Sans cette liberté de choix, la race humaine n’aurait pu être décrétée parfaite par son Créateur. La perfection humaine ne signifiait donc pas infaillibilité…[21]

POURQUOI SI LONGTEMPS ?
Pourquoi a-t-il fallu laisser subsister l’humanité autant de temps hors de la gouvernance de Dieu? Bien que cette question ait déjà trouvé réponse plus haut, au sous-titre “Le prof de math”, il est nécessaire de s’y attarder plus amplement.

Dieu laissa s’écouler suffisamment de temps pour que l’homme démontre, sans que subsiste le moindre doute, s’il était capable ou non de mettre seul en place un système politique, social ou économique totalement satisfaisant. La domination de Dieu, quant à elle, était conçue pour apporter tous ces bienfaits à l’homme (Genèse 1 versets 26 à 31). Le temps ne tarda pas à vérifier la vérité énoncée en Romains 5 verset 12: “La mort s’est étendue à tous les hommes.” Le même verset dit également: “Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort.” En se rebellant contre la domination de Dieu, Adam et Ève devinrent imparfaits. Ils ne purent que transmettre cette imperfection à leurs descendants, si bien que, naissant dans cet état, nous sommes tous sujets à la maladie et condamnés à mourir.

Le temps a également montré que, sous l’effet du péché, l’homme traite son semblable de façon odieuse. Témoin le nombre impressionnant de guerres meurtrières, la haine religieuse ou raciale, l’Inquisition, les crimes effroyables de toutes sortes, les actes égoïstes et cupides. Sans parler des millions de victimes de la pauvreté et de la faim. Au cours des millénaires, l’humanité a essayé tous les gouvernements possibles et imaginables. Cependant, aucun n’a réussi à combler les besoins de l’homme. Même les pays démocratiques sont minés par le crime, la misère, l’instabilité économique et la corruption. Il s’avère qu’aucune forme de gouvernement humain ne s’est montrée à la hauteur.

Dieu a également laissé à l’humanité le temps d’atteindre des sommets dans les domaines scientifique et technique. Mais peut-on vraiment parler de progrès quand l’arc et la flèche sont remplacés par des missiles nucléaires? Quand on sait envoyer des hommes dans l’espace, mais qu’on est incapable de vivre en paix sur la terre? Quand des millions de personnes ont peur de sortir le soir à cause de la criminalité?

Personne ne niera qu’au cours des siècles, et même des millénaires écoulés, des hommes ont fait souffrir abominablement leurs semblables. L’ampleur des souffrances et le degré atteint dans l’horreur défient l’imagination.

L’épreuve du temps a donc démontré que les humains ne peuvent pas plus “diriger leur pas” avec bonheur qu’ils ne peuvent vivre sans manger, boire ou respirer. Nous avons été conçus pour dépendre de la direction de notre Créateur, au même titre que nous dépendons de la nourriture, de l’eau et de l’air (Matthieu 4 verset 4). En tolérant la méchanceté et la souffrance, Dieu a mis en évidence une fois pour toutes les tristes conséquences d’un mauvais usage du libre arbitre. Cette faculté est si précieuse qu’au lieu d’en priver les hommes Dieu leur a permis de constater ce qu’il en coûte de mal l’utiliser.

À ce propos, l’ouvrage “Énoncé des principes du judaïsme orthodoxe” (en anglais) dit: “L’idée même de choix n’a aucun sens sans la possibilité pour l’homme d’opérer le mauvais choix lorsqu’il doit décider entre le bien et le mal. (...) La plupart des souffrances du monde sont la conséquence directe du mauvais usage que nous faisons du libre arbitre qui nous a été octroyé.”


ILS ONT PLANTÉ LEUR PROPRE DRAPEAU
Plus haut, il a été montré qu’Adam et Ève ont symboliquement brûlé le drapeau de Dieu en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Mais il n’a pas été expliqué qu’ils ont voulu planter, figurément parlant, le drapeau des humains à l’intérieur des limites du jardin d’Éden. Il y a donc eu une inconséquence dans leur attitude, car brûler le drapeau signifiait qu’ils ne voulaient pas de la gouvernance que Dieu se proposait d’exercer à l’intérieur des limites du jardin d’Éden qui, petit à petit, devait s’agrandir sur la terre entière...
Dieu les a donc expulsé en dehors des frontières de son territoire gouvernemental, c'est-à-dire, en dehors du jardin d’Éden. Voici comment cela est relaté dans Genèse 3 verset 23 et 24 : “Alors JHVH Dieu l’expulsa [Adam] du jardin d’Éden pour cultiver le sol d’où il avait été pris. Ainsi il chassa l’homme et posta à l’est du jardin d’Éden les chérubins et la lame flamboyante d’une épée qui tournoyait sans arrêt pour garder le chemin de l’arbre de vie.”
Dans sa condamnation, Dieu a donné exactement aux humains ce qu’ils demandaient: il a permis à l’homme de se diriger seul, sous l’influence de Satan… Ce n’est qu’après avoir été expulsé du jardin d’Éden que nos premiers parents ont pu planter leur propre drapeau pour tenter de faire leurs preuves... Au vu de la situation, pouvait-il y avoir décision plus juste de la part de Dieu?[22]

C’est ainsi que durant les siècles et les millénaires écoulés jusqu’à nos jours, les humains ont eu tout le temps nécessaire pour créer leurs propres systèmes de gouvernements et expérimenter la domination de l’homme sur l’homme. Avec quel résultats? La réponse se trouve en introduction de cet article : “Combien de guerres, de massacres, de conflits et de révolution ont été perpétrés avec pour principale raison: LE POUVOIR!”
Oui, le pouvoir corrompt…
Un texte de la Bible dit que “l’homme a dominé l’homme à son détriment.” (Ecclésiaste 8 verset 9)
Nous n’avons pas été conçu avec la faculté de nous diriger. Non seulement, nous n’en avons pas la faculté mais nous n’en avons pas le droit. Le fait d’usurper le pouvoir de domination politique alors qu’il n’appartenait qu’à Dieu n’a fait que se retourner contre nous, créant divisions, malheurs et souffrances. Le seul personnage qui ait vraiment le droit légal de nous gouverner est notre Créateur et il nous en a donné la preuve en permettant que les humains fassent leurs propres expériences de l’exercice du pouvoir politique. Comme le prophète Jérémie autrefois, nous avons compris cette vérité fondamentale : “Je sais bien, ô JHVH, qu’à l’homme tiré du sol n’appartient pas sa voie. Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas.” (Jérémie 10 verset 23).
Certes, quel prix l’humanité a dû payer en terme de malheurs et de souffrances pour que soit apportée la preuve incontestable que l’homme ne peut pas se gouverner lui-même! Au vu de tout cela, on se dit que Dieu étant si sage, si intelligent et tout puissant, aurait dû empêcher le malheur pour la famille humaine! Mais premièrement, c’est oublier qu’il y a une énorme différence entre le champ de vision de simples mortels que nous sommes avec celui de Dieu, car de son point de vue, toute question d’importance universelle est placée dans la perspective du futur éternel. Autrement dit, le regard que Dieu porte sur cette question capitale tient compte d’un paramètre qui nous échappe totalement à savoir, l’éternité… Et deuxièmement, c’est oublier que Dieu se devait de répondre aux questions dans lesquelles son nom et sa réputation étaient impliqués! Malheureusement pour nous, toutes ces questions importaient infiniment plus que le triste sort des humains…[23]

Une dernière question se pose: de tous les drapeaux répertoriés de par le monde, y en a-t-il au moins un qui représente l’emblème de Dieu sur terre?
Le Quid 2008 répertorie 217 drapeaux différents de par le monde. Mais il n’y en a aucun qui représente la gouvernance de Dieu sur terre. Quelque part, qu’il y en ait une multitude ou un seul, tous représentent la domination de l’homme depuis que nos premiers parents ont planté leur propre drapeau en dehors des limites du jardin d’Éden. Or, aucun emblème, aucun drapeau, ne peut rivaliser avec celui de Dieu.

Plus haut, il a été indiqué que Dieu a fixé un délai pour le règlement de l’importante question en jeu. Ce délai touche maintenant à sa fin. Dieu indique qu’il va symboliquement replanter son drapeau sur terre! Mais avant de le faire, il va éliminer tous les drapeaux rivaux c’est-à-dire, tous les gouvernements humains qu’ils représentent.

L’UN DES TEXTES LE PLUS CITÉS AU MONDE
Le texte qui va suivre, contenu en Matthieu 6 versets 9 et 10, est non seulement l’un des textes de la Bible parmi les plus cités au monde vu qu’il est rabâché sous forme de prière, mais aussi l’un des plus connu sans être réellement compris... Pour différencier le texte des explications entres crochets, le voici écrit en lettre capitales: "NOTRE PÈRE QUI EST AUX CIEUX, QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ [signifie: que ton nom soit connu, reconnu, accepté, respecté, honoré et glorifié par tous - Dieu a un nom propre et en hébreu (langue dans laquelle la plus grande partie de la Bible a été rédigée) il peut être transcrit en écriture latine YHWH ou JHVH ou encore IHVH. Ce nom apparaît 6828 fois dans le texte hébreu imprimé dans la Biblia Hebraica et dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia]. QUE TON ROYAUME VIENNE [dans “royaume”, il y a le mot “roi”. Puisqu’un roi règne sur ses sujets, le mot “royaume” doit être pris dans le sens de gouvernement (voir Daniel 2 verset 44 et 7 versets 13 et 14)]. QUE TA VOLONTÉ SE FASSE, COMME DANS LE CIEL [signifie que Dieu a eu la volonté, le désir et l’objectif de concevoir un gouvernement dans le ciel], AUSSI SUR LA TERRE [signifie que Dieu a la volonté, le désir et l’objectif de s'occuper de tous les problèmes de la terre car, laissée à la gouvernance des hommes, notre planète est devenue une poubelle, un tas d'ordures, un égout à ciel ouvert, un dépotoir voire un abattoir à humains].

La seule façon de résoudre tous les problèmes de l'humanité est la mise en place de ce gouvernement céleste ou "royaume de Dieu" afin qu’il reprenne le pouvoir de domination politique sur ses sujets terrestres comme prévu au départ. Autrement dit, ce royaume céleste est l’expression de la souveraineté de Dieu qu’il va bientôt exercer sur ses sujets terrestres.
C’est vraiment impressionnant de réaliser que des centaines de millions de gens (pour ne pas dire des milliards) ont récité le "Notre Père" depuis pratiquement 2000 ans sans comprendre ce que ces mots signifiaient vraiment...
Et dire que tous ces gens faisaient inconsciemment appel à la venue de ce gouvernement! En quelque sorte, ils ont dit à Dieu par le moyen de cette prière:

“Notre Créateur céleste qui nous a fait (donc notre Père), puisses-tu replanter ton drapeau sur terre à l’effigie de ton grand et saint nom car lui seul mérite le respect. Que ton gouvernement vienne pour exercer ta souveraineté car elle est légitime. Que ton projet initial de faire de la terre un monde parfait de paix, de liberté et de justice puisse enfin se réaliser par le moyen de ton gouvernement céleste afin qu’il vienne nous sauver car nous n'en pouvons plus, nous sur terre, à cause du pouvoir politique que les hommes se sont appropriés illégalement!”

LE DERNIER DRAPEAU (conclusion)
C’est en ce sens que le premier drapeau planté en Éden retrouvera sa place éternellement sur terre et ainsi devenir le dernier de tous les drapeaux vu que ceux des humains auront disparus à jamais…
Par ailleurs, la question de la légitimité de la souveraineté universelle de Dieu aura été définitivement tranchée, une fois pour toute, et fera jurisprudence pour l’éternité… Personne ne pourra jamais plus contester le droit de Dieu de gouverner sa création intelligente.
Le dernier livre de la Bible appelé Apocalypse ou Révélation 11 verset 15 indique clairement que la gouvernance du monde (c’est-à-dire la domination politique des humains) va redevenir la gouvernance de Dieu pour toujours.

Très souvent, le Jour de Jugement est associé à l’expression “la fin du monde”. En effet, beaucoup de religions présentent le Jour de Jugement de Dieu comme un évènement où il va détruire tout l’univers avec la terre et toutes ses créatures pour les ressusciter et les juger dans le ciel afin de les envoyer au paradis céleste ou en enfer… Pourtant, la Bible dans son ensemble montre qu’il n’en est rien. Il va bien y avoir la destruction d’un monde au sens de civilisation, mais en aucun cas la destruction de l’humanité. En toute logique, lorsqu'une personne passe du temps à la conception d’une chose magnifique (une belle sculpture par exemple), si elle voit des insectes indésirables envahir son oeuvre, aura-t-elle besoin de détruire le fruit de son travail pour se débarrasser des nuisibles qui y portent atteinte? Ou lorsqu’un propriétaire veut nettoyer la crasse accumulée dans sa maison à cause des mauvais locataires qui y résidaient, faudra-t-il pour cela qu’il démolisse la maison et qu’il l’a reconstruise? Ce serait stupide, ne trouvez-vous pas? C'est la même chose pour Dieu, il ne va pas détruire la planète à cause de ceux qui la saccagent…

Pour mettre fin à la souffrance en conséquence de la domination des hommes, Dieu entrera en guerre contre tous les gouvernements du système actuel, contre toutes les oligarchies et puissantes sociétés secrètes de ce monde (dont "l'élite obscure" fait partie) afin de les éradiquer totalement et reprendre le pouvoir sur la gouvernance de la terre et de l'humanité. Cette guerre est appelée dans la Bible Har-Maguédon.[24]
La guerre de Dieu (ou Jour de Jugement) aura lieu, non pour détruire la race humaine, comme le prêche à grand coeur le système religieux d'envergure mondiale, mais pour sauver l’humanité à l'agonie.[25]
Une fois cette guerre terminée, les survivants pourront constater que “le premier et dernier drapeau de Dieu” a eu raison de tous les autres et qu’enfin, la question de la gouvernance mondiale aura définitivement été tranchée!

Enfin la terre pourra redevenir un monde merveilleux peuplée d’êtres humains qui retrouveront petit à petit la perfection et connaîtrons la vie éternelle telle qu’elle était prévue à l’origine de la création de l’humanité selon le dessin de Dieu! [26]

Le temps de la gouvernance de l'homme sur l'homme est révolu.

$tef

PS : pour concevoir ce dossier, je me suis inspiré de nombreux articles publiés par la seule communauté chrétienne au monde qui, depuis près d’un siècle, s’est totalement démarquée des religions de la chrétienté et dont l’activité est reconnue à ce jour dans 236 pays et îles…




[ANNEXE – Selon le Coran, le jardin d’Éden était-il sur terre ?]

Beaucoup de musulmans pensent qu’Adam et Ève ont été créés dans un paradis céleste et qu’ils ont été expulsés sur terre après avoir mangé du fruit de l’arbre interdit. Mais, est-ce vraiment le cas?
Afin de répondre à cette question, nous allons analyser la Sourate de La vache (2) verset par verset, du verset 30 au verset 36. Il est dit au verset 30: Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: “Je vais établir sur la terre (ٱلأرض) un vicaire “Khalifat”. (…). (Selon une note en bas de page, “vicaire” ou “Khalifat” peut être traduit par “gérant”).
Verset 31 : Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges et dit : “Informez-moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques!”
Verset 32 : Ils dirent : “Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage”.
Verset 33 : Il dit : “Ô Adam, informe-les de ces noms; ” Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit: “Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ?”
Verset 34 : Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles.
Au travers de ces 5 versets cités, nous avons la preuve que le jardin d’Éden était sur terre (ٱلأرض).
Le verset 30 montre bien que Dieu a établi un “Khalifa” sur terre (ٱلأرض) pour la gérer (ou “s’en occuper” selon Genèse 2 verset 15).
Le verset 31 nous indique que ce gérant était Adam.
Le verset 32 nous explique que les anges de Dieu ne connaissaient pas “les noms de toutes choses” alors que, selon toute vraisemblance, ils existaient avant Adam.
Le verset 33 montre que c’est Adam qui les a informé des noms.
Enfin, le verset 34 indique que le Diable refuse de se prosterner devant Adam.

Ici, Adam était bien sur terre et non au ciel car les anges connaissent les noms de toutes choses dans le ciel mais pas sur terre. En effet, la terre est la demeure des humains et non des anges ce qui explique qu’ils ne connaissaient pas les noms des choses sur terre alors que ce n’était pas le cas d’Adam puisqu’il y vivait…
Un autre détail important réside dans le fait que le Diable refusa de se prosterner devant Adam. Nous en comprenons mieux la raison en prenant la Sourate Al-Araf - 7 verset 12: [Allah] dit: “Qu'est-ce qui t'empêche de te prosterner quand Je te l'ai commandé?” Il répondit: “Je suis meilleur que lui: Tu m'as créé de feu, alors que Tu l'as créé d’argile”.
Ce texte prouve qu’Adam a bien été créé pour la toute première fois sur terre “avec de la poussière tirée du sol” (Genèse 2 verset 7) ou, pour reprendre le terme employé dans le Coran, à partir “d’argile”.
Il est évident que Dieu n’allait pas demander à des anges de se prosterner devant Adam après qu’il ait été expulsé sur terre en conséquence de sa désobéissance car il ne méritait plus cet honneur [le Coran parle bien de la désobéissance d’Adam. Dans la Sourate Ta-ha - 20 verset 121, il est écrit : "Tous deux (Adam et Eve) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s'égara."]
Adam était donc sur terre avant de désobéir et c’est avant le péché originel que Dieu, selon le Coran, demanda aux anges de se prosterner devant Adam.
Le texte suivant, (toujours dans la Sourate de La vache - 2) versets 35 dit ceci: Et Nous dîmes: “ Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici: sinon vous seriez du nombre des injustes”.
Nous trouvons ici l’interdiction de manger du fruit de l’arbre avec l’indication qu’ils deviendraient injustes s’ils en mangeaient. A la lecture de ce texte, la question qui se pose est de savoir si Dieu donne l’ordre à nos premiers parents de ne pas manger du fruit de l’arbre alors qu’ils se trouvaient dans un des paradis céleste ou dans le jardin d’Éden sur terre. Autrement dit, Dieu avait-il le projet de faire de la terre une demeure paradisiaque pour le bonheur de l’humanité ou au contraire, d’en faire un lieu de passage pour tester les humains afin de déterminer s’ils méritent le salut éternel ou au contraire, s’ils doivent subir le châtiment éternel? Il suffit de reprendre les versets précédents (30 à 34) de la Sourate 2 (La vache) analysés ci-dessus, pour comprendre qu’Adam et Ève étaient bien sur terre lorsque Dieu leur a ordonné de ne pas approcher “de l’arbre que voici”.
La croyance dans le fait qu’Adam et Ève étaient bien dans le ciel au moment de leur création et avant leur désobéissance, repose principalement sur un mot que nous trouvons dans le verset suivant:
La vache (2) verset 36: Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes: “Descendez (ٱهبطوا) ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps.”
Le mot ٱهبطوا traduit par “Descendez” est souvent utilisé pour indiquer qu’Adam et Ève était auparavant dans le ciel. Cependant, Abou Mouslim explique à propos de ce terme dans Majmaa El Bayane: “C’est un des paradis de ce monde sur terre. Et son ordre d’en descendre n’impliquait pas qu’il était au ciel car il a donné aussi un ordre similaire de descendre en Égypte.”
En effet, Abou Mouslim cite la Sourate de La vache (2) versets 61 qui dit: Et [rappelez-vous], quand vous dîtes: “Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons!” - Il vous répondit: “Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon? Descendez (ٱهبطوا) donc à n'importe quelle ville; vous y trouverez certainement ce que vous demandez!”.
Les fils d’Israël dont il est ici question avec Moïse, étaient-ils dans le ciel au point de devoir en descendre? Nous connaissons tous la réponse…
Puisque ici, le mot en arabe (ٱهبطوا) traduit par “Descendez” est identique à celui qui est employé dans la même Sourate au verset 36 en rapport avec l’expulsion d’Adam et Ève, nous pouvons en conclure qu’il s’agit d’une expression Coranique à prendre au sens figuré et non au sens littéral (seulement 25 versets les séparent l’un de l’autre).
Aujourd’hui encore nous employons cette expression: “je descends au bled” ou “je descends en ville” pour indiquer que nous quittons un lieu pour nous rendre dans un autre.
L’expulsion dont il est question ici ne doit pas être comprise comme du ciel vers la terre mais plutôt d’un lieu géographique de la terre associée à une position privilégiée (perfection, éternité et approbation de Dieu) vers un autre lieu géographique de la terre associé à un état d’abaissement physique et spirituel (perte de la perfection, rejet de Dieu et condamnation à mort).
Autre détail. Dans la Bible en Genèse 2 versets 10 à 14, il est dit que un des quatre fleuves qui traversaient le jardin d’Éden était l’Euphrate. Or des Hadiths rapportés par Al Boukhari et Mouslim relatent que "el-furate" (l’Euphrate) était un des fleuves du Paradis.

Conclusion de l’annexe: le jardin d’Éden (Paradis) de la Bible, était bien sur terre selon le Coran. Le projet de Dieu était donc de faire de la terre entière un Paradis.
Dieu a-t-il abandonné son projet? C’est impossible, car Dieu ne change pas. S’il avait prévu de faire de la terre un Paradis pour les humains, il accomplira Son Dessin grandiose.
Le Coran montre bien cela à plusieurs reprises. Par exemple, dans la Sourate El- Al-Anbiya (Les prophètes) 21 verset 105, il est écrit: “Et Nous avons certes écrit dans le Zabour, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre (ٱلأرض) sera héritée par Mes bons serviteurs”.
La Bible confirme ce texte, le Zabour (Psaume) 37 verset 29 dit ceci: “Les justes posséderont la terre, et sur elle ils résideront pour toujours.”
Une autre Sourate du Coran dit ceci (Az-Zumar 39 verset 74): “Et ils diront: “Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hériter la terre (ٱلأرض)! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons”. Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!”
Dans ce texte, nous trouvons les termes “promesse”, “héritage”, “terre”(ٱلأرض), “Paradis” et “récompense” ; tous réunis dans un même verset…
A propos de ce texte le Dr Salah ed-Dine Kechrid indique dans la note de sa traduction Arabe Français du Coran: “La terre désigne ici le Paradis. Il se peut que notre terre subira des transformations totales qui la rendront paradisiaque.”




[NOTES MARGINALES]

[1] Certaines personnes pourtant croyantes, pensent que l’histoire du jardin d’Eden avec Adam et Eve relève de la mythologie. Penser cela, c’est oublier que Jésus lui-même a bien montré que le récit de la genèse n’était pas une légende et qu’il y croyait bel et bien (voir Matthieu 19 versets 4 et 5). La généalogie qui permettait aux disciples de Jésus de prouver qu’il était le Messie annoncé dans les livres des prophètes (le fait, entre autres, que le Messie serait issu de la tribu de Juda) et qui est détaillé dans l’Evangile de Luc 3 à partir du verset 23 remonte bien à Adam. Il est donc impossible de croire à Jésus et à la Bible, ni même au Coran (où l’on y trouve souvent cette expression : “Jésus fils de Marie”), si l’on ne croit pas à l’existence d’Adam et Eve. Dans le Coran, à la différence d’Adam, le nom “Ève” n’y apparaît pas: “ton épouse” est le terme utilisé pour parler de la femme d’Adam.

[2] De nombreuses théories sur les raisons des souffrances humaines ont vu le jour. Par exemple, le rabbin Harold Kushner, auteur d’un best-seller (When Bad Things Happen to Good People), explique que c’est parce que Dieu, bien que bon et plein d’amour, est “limité” dans son action. Après la mort de son jeune fils, Kushner a écrit: “Il m’est plus facile d’adorer un Dieu qui hait la souffrance sans pouvoir l’éliminer qu’un Dieu qui fait délibérément souffrir et mourir les enfants.” Des membres de différentes religions ont demandé à leurs chefs et à leurs enseignants pourquoi il y a tant de souffrances. Souvent, la réponse est que c’est la volonté de Dieu, qui a déterminé longtemps à l’avance tout ce qui arriverait, y compris les événements tragiques. On a dit à beaucoup que les voies de Dieu sont un mystère ou que Dieu fait mourir des personnes, même des enfants, pour les avoir auprès de lui au ciel. Nombre de religions enseignent qu’à la mort les bons vont au ciel et les méchants en enfer pour l’éternité. Mais selon cette conception, sur la terre, les humains continueront à mener cette existence tourmentée. En outre, si Dieu se proposait de faire vivre des personnes au ciel, pourquoi ne les aurait-il pas faites directement créatures célestes, comme les anges, épargnant de la sorte aux humains d’incalculables souffrances? En réponse à cette question, certains personnes croyantes disent que la méchanceté et la souffrance sont des moyens employés par Dieu pour forger notre caractère à travers l’adversité et lui prouver notre fidélité quelles que soient les difficultés rencontrées. Un peu comme une sorte de test qu’il faudrait passer pour mériter le salut éternel ou au contraire, subir le châtiment éternel… Mais cela revient à dire qu’il entrerait dans le dessein divin que la méchanceté et la souffrance jouent un rôle de mise à l’épreuve des humains, afin de les affiner en vue de leur salut.
Honnêtement, viendrait-il à l’idée d’un père qui aime ses enfants de les abandonner aux mains d’un dangereux criminel sous prétexte d’améliorer leur personnalité? Et que dire de tous les jeunes gens qui meurent dans des accidents, qui sont assassinés, ou qui sont tués à la guerre? Comment pourraient-ils s’améliorer une fois morts? L’idée que Dieu permette la souffrance à seule fin de forger le caractère et lui prouver notre fidélité ne tient donc pas debout. Aucun père de famille sensé ne voudrait voir ceux qu’il aime souffrir ou vivre un drame. Celui qui programmerait la souffrance des siens pour les former passerait pour un père indigne, voire pour un malade mental. Dès lors, peut-on raisonnablement dire que Dieu, Père aimant par excellence et Créateur infiniment sage de l’univers, ait délibérément fait entrer la souffrance dans le monde en réalisation de son dessin? Cela reviendrait à attribuer à Dieu une cruauté et une bassesse que nous ne jugeons pas même excusables chez les humains les plus vils.

[3] Selon la revue The New Yorker, la Bible est le premier best-seller de tous les best-seller chaque année dans le monde. On estime que plus de 4, 7 milliards de Bibles (complètes ou partielles) ont été imprimées, soit cinq fois plus d'exemplaires que pour le deuxième livre le plus diffusé au monde, le "Petit Livre rouge" de Mao (selon l'Alliance biblique universelle). Ce livre est aussi le plus traduit car on le retrouve en plus de 2400 langues (en totalité ou en partie) et pourtant, il est celui qui a rencontré le plus d'opposition parmi tous les livres vu qu’il a été interdit par de nombreux dirigeants et chefs religieux ainsi qu'attaqué par une ribanbelle de détracteurs au cours des siècles (au Moyen Âge, de nombreux traducteurs et lecteurs de la Bible ont été brûlés au bûcher par des chefs religieux de la chrétienté). Il est utile de relever que la totalité des religions de la chrétienté, prétendants représenter la Bible aujourd’hui, ne font que la discréditer par leurs enseignements et leurs comportements.
Par exemple, lorsque les créationnistes protestants et les “chrétiens” fondamentalistes enseignent que dans le livre de la Genèse au chapitre 1 (premier livre de la Bible), les cieux et la terre ont été crées en 6 jours de 24 heures, ils font beaucoup plus de tort à ce livre que ne l'ont fait tous les opposants de la Bible eux-mêmes! En effet, peut-on vraiment affirmer cela à la lumière du chapitre 1 de la Genèse ? (Il est question ici de 6 jours et non de 7, car selon la Bible, Dieu n'est plus en activité créatrice le 7ème jour). Pour savoir s’il s’agit bien de 6 jours de 24 heures, ce n'est pas compliqué, il suffit de prendre son propre exemplaire de la Bible (même si on n'y croit pas) et de lire Genèse chapitre 1 verset 1, où il est dit: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” A la fin du verset 1, il y a un point. Et le verset 2 commence ainsi : “Or la terre était informe et déserte...”
Le “Or” est une conjonction pour indiquer une nouvelle introduction donnant la preuve que le verset 1 est totalement achevé.
Donc, selon le verset 2, la Bible laisse entendre que l'univers physique et la terre existaient déjà avant que ne débutent les 6 jours de création puisqu'il est dit ceci: “Or la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface de l'abîme d'eau ; et la force agissante de Dieu se mouvait sur la surface des eaux.”
Intéressant! A la fin du verset 2, les jours de création dont parle la Bible n'ont pas encore commencé!
Pour revenir au verset 1, il faut savoir que les biblistes sont unanimes: ce verset évoque un acte distinct de ceux qui ont été accomplis durant les jours de création décrits à partir du verset 3. Ce n'est donc pas sans implications. Conformément aux paroles d'introduction de la Bible, cela signifie que l'univers, dont la planète Terre, existait depuis une période indéterminée avant que ne commencent les jours de création dont parle la Bible.
Les géologues évaluent l'âge de la terre à 4 milliards d'années et, selon les calculs des astronomes, l'univers n'aurait pas moins de 15 milliards d'années. Ces découvertes (ou les affinements dont elles pourraient faire l'objet) contredisent-elles Genèse 1 verset 1? Non. La Bible ne précise pas l'âge des “cieux et de la terre”. Donc, la science ne réfute pas la Bible. (Pour ceux qui ont leur propre exemplaire de la Bible, et même s'ils n'ont pas foi en ce livre, je les invite à vérifier ce fait…)
Les 6 jours de création n'ont donc pas de rapport avec la création de la matière ou des matériaux composant la terre, mais avec son aménagement et sa préparation en vue de l'habitation par l'homme.
Mais au fait, les 6 étapes dans l’aménagement de la terre (ou 6 jours de création) ont-elles littéralement duré 24 heures ?
Étant donné que le rédacteur de la Genèse a parlé plus tard du jour qui a suivi les six jours de création comme d'un modèle pour le sabbat hebdomadaire, certains prétendent que chaque jour de création a forcément été de 24 heures (Exode 20 verset 11). La formulation du texte de la Genèse soutient-elle cette conclusion?
Absolument pas. Le fait est que le mot hébreu traduit par “jour” peut désigner des espaces de temps divers, et pas uniquement une période de 24 heures. Par exemple, pour récapituler l'œuvre créatrice de Dieu, l'auteur de la Genèse parle des six jours de création comme d'un seul jour (Genèse 2 verset 4). En outre, au cours du premier jour de création, “Dieu appelait la lumière Jour, mais les ténèbres, il les appela Nuit”. (Genèse 1 verset 5.) Ici, le mot “jour” ne désigne qu'une portion d'une période de 24 heures. Ainsi, rien dans la Bible n'autorise à affirmer de façon arbitraire que chaque jour de création a duré 24 heures.
Mais alors, combien de temps ont-ils duré?
La Bible révèle que les “jours”, ou ères, de création représentent des milliers d'années. C'est ce que l'on peut déduire de ce qu'elle nomme le septième “jour”. Le récit de chacun des six premiers “jours” s'achève par ces mots: “Et vint un soir et vint un matin: premier jour”, et ainsi de suite. Or, cette remarque ne figure pas à la fin du récit sur le septième “jour”. Et pour cause: au 1er siècle de notre ère, soit des millénaires plus tard, la Bible signalait que le septième “jour” de repos était toujours en cours (Hébreux 4 versets 4 à 6). Ce septième “jour” était donc une période qui s'étalait sur des milliers d'années, et nous pouvons logiquement en conclure qu'il en va de même des six premiers.
Le récit de la création a été écrit en hébreu et avec l'optique d'un observateur terrestre. Ces deux éléments associés à l'information selon laquelle l'univers existait avant le début des périodes de création, ou “jours”, aident à résoudre une bonne partie de la controverse relative au récit de la création. Comment cela?
Un examen attentif du récit de la Genèse révèle que des épisodes de création ayant commencé un certain “jour” se sont poursuivis sur un ou plusieurs des jours suivants. Par exemple, avant que le premier “jour” de création ne commence, la lumière venant du soleil (qui existait déjà) n'atteignait pas la surface terrestre, peut-être en raison de nuages épais qui l'empêchaient de percer.
Durant le premier “jour”, cet écran a commencé à se dissiper, laissant pénétrer dans l'atmosphère une lumière diffuse [dans la description des événements du premier “jour”, le mot hébreu rendu par lumière est “ôr”, lequel désigne la lumière au sens général. Mais pour le quatrième “ jour ”, on a un autre mot, “ma ôr”, qui désigne la source de la lumière].
Le deuxième “jour”, l'atmosphère a de toute évidence continué de se dégager, ménageant un espace entre les couches nuageuses et l'océan. Le quatrième “jour”, l'atmosphère s'était progressivement éclaircie au point que le soleil et la lune sont apparus “dans l'étendue des cieux”. (Genèse 1 versets 14 à 16.)
En d'autres termes, le soleil et la lune étaient désormais visibles depuis la terre. Ces événements ont eu lieu progressivement.
On lit également dans la Genèse que l'atmosphère continuait de s'éclaircir quand, au cinquième “jour”, les créatures volantes (dont les insectes et les animaux à ailes membraneuses) ont commencé à apparaître. Toutefois, la Bible indique en Genèse 2 verset 19 qu'au sixième “jour” Dieu était toujours en train de “former du sol toute bête sauvage des champs et toute créature volante des cieux”.
Manifestement, le langage biblique n'exclut pas la possibilité que durant chaque période de création (jour), certains des actes créateurs majeurs se soient produits de façon graduelle plutôt qu'instantanée, et se soient même poursuivis pendant les “jours” de création suivants. La flore et la faune ayant fait leur apparition progressivement, faut-il en déduire que Dieu s'est servi de l'évolution pour produire la grande diversité des choses vivantes? Non. Le récit établit clairement que Dieu a créé les principales “espèces” de vie végétale et animale (Genèse 1 verset 11 et 12, puis 20 à 25). Ces “espèces” végétales et animales primitives ont-elles été programmées pour s'adapter à un milieu naturel changeant? Qu'est-ce qui définit les frontières d'une “espèce”? La Bible ne le précise pas. Par contre, elle dit que les créatures vivantes “pullulèrent selon leurs espèces”. (Genèse 1 verset 21.) Cette déclaration laisse entendre qu'il y a une limite aux variations possibles à l'intérieur d'une “espèce”. Les documents fossiles et les recherches récentes confirment que les grands groupes végétaux et animaux ont très peu changé sur des périodes considérables. Contrairement aux allégations de certains fondamentalistes, la Genèse n'enseigne pas que l'univers, y compris la terre et toute chose vivant sur elle, a été créé sur une courte période et dans un passé relativement proche. Ce qu'elle dit sur la création de l'univers et l'apparition de la vie sur terre s'accorde plutôt avec bon nombre de découvertes scientifiques modernes.
En raison de leurs croyances philosophiques, de nombreux scientifiques nient la déclaration biblique selon laquelle Dieu a créé toutes choses. On notera pourtant que, dans le livre biblique de la Genèse, son auteur a écrit que l'univers avait eu un commencement et que la vie était apparue par étapes, graduellement, sur plusieurs périodes.
Comment le rédacteur de la Genèse a-t-il eu accès à des informations scientifiques aussi précises ? Il existe une explication logique. Celui qui est assez puissant et sage pour créer les cieux et la terre a sans aucun doute été capable de communiquer une connaissance aussi exacte. Cela donne du poids à la Bible lorsqu'elle se déclare “inspirée de Dieu”.

[4] Il convient de relever dans ce verset que Dieu ne dit pas à l’homme de soumettre l’homme mais uniquement les animaux. Certes, l’humanité devait ce comporter en bonne gestionnaire de la terre car Dieu lui donnait le privilège et la responsabilité d’étendre le jardin d’Éden sur toute la planète au fur et à mesure que la famille humaine allait s’agrandir tout en prenant soin de la diversité animale et végétale. Mais pour réussir, ce projet devait se faire sous la direction de Dieu… Il s’agit-là d’un premier détail montrant qu’à l’origine, la gouvernance de la société humaine n’appartenait pas à l’homme.

[5] L’emplacement originel du jardin d’Éden est l’objet de conjectures. Le principal moyen de le situer géographiquement est la description biblique du fleuve “qui sortait d’Éden” puis se divisait en quatre “têtes” qui donnaient naissance à des fleuves dont le nom est précisé: l’Euphrate, le Hiddéqel, le Pishôn et le Guihôn (Genèse 2 versets 10 à 14). L’Euphrate (hébreu : Perath) est bien connu, et “Hiddéqel” est le nom que d’anciennes inscriptions donnent au Tigre (voir aussi Daniel 10 verset 4). Quant aux deux autres fleuves, le Pishôn et le Guihôn, ils n’ont pas été identifiés. Certains biblistes, comme J. Calvin et F. Delitzsch, ont émis l’avis que l’Éden se situait quelque part près de la pointe du golfe Persique en basse Mésopotamie, approximativement à l’endroit où le Tigre et l’Euphrate se rapprochent. Ils ont associé le Pishôn et le Guihôn à des canaux entre ces cours d’eau. Toutefois, si tel était le cas, ces fleuves seraient tributaires, et non des bras se divisant à partir d’une source commune. Le texte hébreu désigne plutôt un endroit dans la région montagneuse au nord des plaines mésopotamiennes, la région d’où prennent aujourd’hui leurs sources l’Euphrate et le Tigre. D’ailleurs, dans ses notes sur Genèse 2 verset 10, The Anchor Bible (1964) déclare : « En hébreu l’embouchure du fleuve est appelée “extrémité” (voir Josué 5 verset 19) ; partant, le pluriel de ro s, “tête”, doit s’appliquer ici au cours supérieur. [...] Ce dernier usage est bien attesté pour le mot akkadien apparenté resou. »
Le fait que l’Euphrate et le Tigre ne proviennent plus maintenant d’une même source ainsi que l’impossibilité d’identifier avec certitude le Pishôn et le Guihôn s’expliquent peut-être par les effets du déluge, qui modifia sans aucun doute considérablement la topographie de la terre, comblant le cours de certains fleuves et en créant d’autres. La tradition situe depuis longtemps le jardin d’Éden dans une région montagneuse à quelque 225 km au sud-ouest du mont Ararat et à quelques kilomètres au sud du lac de Van, dans la partie orientale de la Turquie actuelle. L’Éden était peut-être entouré par une barrière naturelle, des montagnes par exemple (c’est ce que pourrait donner à penser le fait que, selon le récit de Genèse 3 verset 24, les anges ne furent postés qu’à l’est du jardin, côté par lequel Adam et Ève sortirent). Une fois qu’Adam fut banni du jardin paradisiaque et qu’il n’y eut plus personne pour “le cultiver et pour s’en occuper” (conformément à l’indication donnée en Genèse 2 verset 15), on peut penser que la végétation l’envahit naturellement et que seuls les animaux l’habitèrent, jusqu’à ce que la montée des eaux du déluge le raie de la carte et que l’homme en perde la trace, sauf dans le témoignage divin de son existence.

[6a] La notion de contrat qu’il se proposait de passer avec l’humanité est importante pour répondre à l’objection concernant le fait que Dieu n’a pas besoin d’un emblème pour lui-même:
Premièrement en choisissant cet arbre, d’une certaine façon, Dieu a apposé sa signature sur le contrat qu’il voulait passer avec l’humanité en attendant de voir si, à son tour, elle allait symboliquement le signer par son obéissance, ou au contraire, si elle allait le déchirer.
Deuxièmement, la signature de Dieu (l’arbre) était indispensable pour montrer toute la valeur qu’il accordait à “sa création terrestre intelligente” et à son projet grandiose de faire de la terre une demeure paradisiaque. On pourrait comparer ce principe avec un grand peintre comme Léonard de Vinci ne signant aucune de ses oeuvres. Auraient-elle de la valeur aujourd’hui? De fait, sans la signature de l’artiste, l’œuvre perd toute sa valeur!
[6b] Troisièmement, l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais était plus qu’un emblème et une signature car il représentait ce qu’il y a de plus important pour nous à savoir, “la liberté”! Sans cet arbre, la race humaine se serait retrouvée dans l’obligation de faire la volonté de Dieu n’ayant pas la possibilité de donner son avis sur la question. Au fil du temps, l’humanité aurait réalisé qu’elle n’a pas eu le choix de s’engager volontairement dans la réalisation du projet de Dieu avec pour conséquence, une démoralisation générale voire une réaction de rejet de la gouvernance de Dieu. L’arbre était donc indispensable pour nous car il symbolisait notre liberté. Il y a une différence fondamentale entre agir par obligation et agir librement par volontarisme.
Quatrièmement, l’arbre était le symbole de l’amour (affection). Effectivement, si l’humanité avait fait le choix en toute liberté de signer symboliquement le contrat avec son Créateur en ne mangeant pas de son fruit, au fil du temps, le bonheur s’accentuant et le paradis s’étendant sur la terre entière, la famille humaine aurait été fière devant son Dieu d’avoir réalisé son projet. En quelque sorte, avec le temps, cet arbre aurait été le lien d’amour entre l’humanité et Dieu, rapprochant dans l’affection la créature intelligente de son Créateur. L’objectif de Dieu était donc que ses créatures humaines fassent sa volonté par amour pour sa personne et ses qualités remarquables et non par obligation…

[7] La Bible et le Coran ne donnent pas le nom du fruit que produisait l’arbre. Beaucoup de “spécialistes” ont essayé d’expliquer le fruit interdit de diverses façons. Par exemple, il a été enseigné pendant des siècles dans les églises de la chrétienté que la “pomme” était le symbole des relations sexuelles. Selon ces “théologiens”, le fruit défendu correspondait donc à l’acte de procréer…
Cependant, vu l’ordre du Créateur “d’être féconds, de devenir nombreux, de remplir la terre”, le fruit de l’arbre ne pouvait représenter les relations sexuelles, car par quel autre moyen la procréation et la multiplication auraient-elles pu se faire? Et que dire aussi de la “pomme” se coinçant dans la gorge de l’homme devenant ainsi la “pomme d’Adam” ou encore, de façon plus recherchée, le fait que la pomme coupée en deux présente les pépins sous forme d’étoile à cinq branches symbolisant l'homme dans ses fonctions géométriques et numérales? Toutes ces affirmations, et bien d’autres encore, ne sont basées que sur un fait purement légendaire…

[8] A l’origine selon la Bible, les humains ne devaient pas mourir. La preuve nous en est donné dans Genèse 2 verset 17: “Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr.” Tant qu’ils ne mangeraient pas du fruit de cet arbre, ils ne mourraient pas. La mort n’interviendrait que pour sanctionner le péché (voir Romain 5 verset 12). Le texte de Genèse 2 verset 17 sous entend donc que les premiers humains ont été créés éternels mais non immortels (portant un coup fatal à la doctrine de l’immortalité de l’âme). De plus, nos premiers parents savaient ce qu’était la mort puisque les animaux mourraient de la même façon qu’aujourd’hui. La mort dont il est question ici est la mort de vieillesse et il n’y a pas de contradiction avec le fait que “le jour où ils en mangeraient, ils mourraient à coup sûr” car du point de vu de Dieu, le jour même où ils en mangeraient, ils se trouveraient condamnés à mort. Cela revient à dire qu’ils seraient considérés par leur Créateur comme morts le jour même, bien que vivants temporairement, le temps qu’ils s’éteignent d’eux-mêmes car coupés de la source de vie (Dieu).

[9] En Genèse 2 verset 23, la Bible laisse entendre qu’Adam avait vécu seul suffisamment longtemps pour s’exclamer à la vue de la première femme: “Celle-ci est enfin l’os de mes os et la chair de ma chair.” L’adverbe “enfin” laisse entendre que du temps s’est écoulé entre la création d’Adam et celle d’Ève. Pendant ce l’abs de temps, le premier homme observa attentivement les animaux afin de leur donner un nom selon Genèse 2 verset 20. Il est donc possible qu’il ait été le seul être humain sur terre pendant plusieurs décennies avant la création d’Ève. En effet, tout porte à croire que Dieu lui ait donné suffisamment de temps pour qu’il puisse obtenir le respect de sa femme lorsqu’elle serait crée, en lui transmettant son savoir acquis suite à ses propres découvertes et expériences.

[10] Bien que certains détracteurs d’aujourd’hui soient déconcertés par la grande simplicité du récit des événements de l’Éden, il devrait être évident qu’une épreuve simple était tout à fait appropriée aux circonstances. La vie de l’homme et de la femme qui venaient d’être créés était simple; elle n’était ni compliquée ni encombrée par toutes les difficultés, tous les soucis et tous les embarras que la race humaine rencontre depuis la désobéissance à Dieu.
Néanmoins, dans toute sa simplicité, cette épreuve exprime succinctement et admirablement une vérité universelle: Dieu est le Souverain, l’homme dépend de lui et il a des devoirs envers lui. Et il faut ajouter que, quoique simple, le récit des événements survenus en Éden présente les faits à un niveau infiniment plus élevé que les théories qui situent les débuts de l’homme, non dans un jardin, mais dans une caverne, et le représentent totalement ignorant et dépourvu de sens moral.

[11] Cette citation est vérifiable à la page 40 (note: f), après avoir suivi ce lien:
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/TM.htm#
Concernant le mot “péché” utilisé dans la note de la Bible de Jérusalem pour parler de la transgression, il convient de relever que le terme hébreu courant traduit par péché est “hattath” ; en grec, le mot usuel est “hamartia”. Dans les deux langues, les formes verbales (hébreu: hata ; grec: hamartanô) signifient “manquer”, dans le sens de manquer ou de ne pas atteindre ou trouver un objectif, un chemin, une cible (un but) ou le bon endroit. Dans la Bible, les termes tant hébreu que grec font essentiellement référence au péché commis par des créatures intelligentes qui manquent le but à l’égard de leur Créateur. Le mot péché doit donc être compris dans le même sens que les mots échec et défaite, combinés à la notion de perte d’un acquis.

[12] Il est intéressant de noter que dans “Auteur”, il y a le mot “autorité”. Si donc, nous reconnaissons que Dieu est le Créateur de toutes chose, l’Auteur suprême, nous devrions aussi comprendre et reconnaître qu’il est celui qui a l’autorité absolue sur toute Sa création.

[13] Dans le dernier livre de la Bible, l’ange rebelle est appelé “le serpent originel, celui qu’on appelle Diable et Satan, qui égare la terre habitée toute entière” (Révélation ou Apocalypse 12 verset 9).

[14] Le livre du prophète Ézékiel parle de l’ange qui se trouvait dans le jardin d’Éden. Il est dit au chapitre 28 versets 13 et 14 qu’il s’agissait d’un chérubin ayant vraisemblablement un rôle à jouer pour la protection et le maintient de la paix entre les animaux mais aussi entre les humains et les animaux. La Vulgate Latine dit ceci au verset 14: “Tu es le chérubin aux ailes déployées et qui protège, et je t’ai placé.” Cet ange était au service de Dieu dans la gestion de la terre et plus particulièrement dans le jardin d’Éden. Il avait donc une capacité d’action sur les animaux et l’utilisa pour servir ses propres intérêts en manipulant le serpent selon son objectif.


[15] Le Coran rejoint dans une grande mesure l’affirmation mensongère de l’ange rebelle contenue en Genèse 3 versets 4 et 5. La sourate Al-A’raf (sourate 7) verset 20 dit ceci: «Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota, disant: “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des Anges ou d'être immortels!”». Les personnes croyantes soutenants la doctrine de l’immortalité de l’âme donnent raisons aux affirmations de Satan car, selon cette croyance, les humains une fois morts, ne meurent pas mais deviennent des anges dans le ciel… Comme Satan, mais inconsciemment, ces personnes-là soutiennent que Dieu est un menteur.
Dans un essai publié dans le livre “Immortalité de l’âme ou résurrection des morts?” (en anglais) le théologien Oscar Cullmann a fait sur le sujet le commentaire suivant: “Posez à un chrétien [...] la question suivante: qu’enseigne le Nouveau Testament sur le sort individuel de l’homme après la mort, à très peu d’exceptions près vous aurez toujours la même réponse: l’immortalité de l’âme.” Et l’auteur de faire remarquer: “Cette opinion, quelque répandue qu’elle soit, est un des plus graves malentendus concernant le christianisme.” Oscar Cullmann précise que la première publication de son texte avait soulevé un tollé. Pourtant, il avait raison. En effet, Dieu n’a pas créé les humains pour qu’ils aillent au ciel après leur mort (et encore moins en enfer) puisqu’il n’entrait pas dans son dessein originel qu’ils meurent… Mais au lieu de vivre éternellement sur la terre comme prévu, Adam et Ève sont morts. Que s’est-il passé ensuite? Possédaient-ils une âme immortelle qui pourrait à présent être envoyée dans un enfer ardent à cause de leur péché? Au contraire, la Bible montre qu’au départ, lorsqu’il fut créé, Adam “devint une âme vivante”. (Genèse 2 verset 7.) L’homme n’avait pas “reçu” une âme ; il était “devenu” une âme, une personne vivante (voir 1 Corinthiens 15 verset 45 dans la Bible de Jérusalem Nouveau Testament où il est écrit: “Le premier homme Adam, a été fait âme vivante”). D’ailleurs, Adam n’était pas le seul à être “une âme vivante” ; comme le montre l’hébreu, langue dans laquelle la Genèse a été écrite, les animaux, pourtant inférieurs à l’homme, étaient eux aussi des “âmes vivantes”! (Genèse 1 verset 24.) Quand Adam et Ève sont morts, ils sont devenus des âmes mortes. Finalement, il leur est arrivé exactement ce que Dieu avait annoncé à Adam: “À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.” Genèse 3 verset 19.
Pour l’essentiel, la “Nouvelle encyclopédie catholique” (édition antérieure à 1998 en anglais) reconnaît ces faits. On lit dans l’article “Âme (dans la Bible)”: “Il n’y a pas de dichotomie [division en deux parties] entre le corps et l’âme dans l’AT [“Ancien Testament”, ou Écritures hébraïques.]” Il est précisé que dans la Bible, le mot “âme” “ne désigne jamais l’âme en tant qu’élément distinct du corps ou de la personne elle-même”. En fait, âme signifie souvent “être individuel, qu’il s’agisse d’animaux ou d’humains”. Une telle franchise fait plaisir, mais amène à se demander pourquoi cela n’a pas été expliqué aux fidèles. On aurait épargné aux croyants bien des soucis et des craintes si on leur avait enseigné cette vérité biblique simple: “L’âme qui pèche — c’est elle qui mourra”, et non qui souffrira dans un enfer de feu (selon Ézékiel 18 verset 4)!
Bien que radicalement différente de ce qu’enseigne la chrétienté, cette vérité est entièrement en accord avec ce que le sage Salomon a écrit sous l’inspiration divine: “Les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire [dans la vie présente], car leur souvenir est bel et bien oublié. Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol [la tombe commune aux humains], le lieu où tu vas.” Ecclésiaste 9 versets 5 et 10.

[16] L’histoire de la découverte de leur propre nudité prête souvent à rire. Mais à y regarder de plus prés, on se rend compte que la réaction consistant à couvrir leurs organes génitaux est riche de sens puisqu’ils voulaient cacher ce qui, en eux, représentait la transmission de la vie. Leur geste révélait une mentalité qui s’éloignait de la vie car après le péché de rébellion, donner la vie n’était plus ce que Dieu avait prévu à l’origine. Adam et Ève ne pouvaient plus s’acquitter de la procréation avec une bonne conscience. L’acte qui consiste à engendrer ne serait plus innocent et pur mais entaché de péché: donner la vie serait un acte pécheur. A la vue de leur nudité, ils se couvrirent, trahissant ainsi la honte qu’ils éprouvaient. Honte à la vue de leurs organes génitaux qui leur rappelaient la mission divine, honte bien plus à la pensée d’un usage maintenant corrompu de leur faculté reproductrice et de leur conséquence pour leurs descendants qu’ils allaient condamner à mort en leur donnant la vie. Procréer ne serait plus un acte d’obéissance à Dieu et de soumission à son dessin. Cet acte s’inscrivait dès lors dans le droit fil de leur rébellion dans une logique de mort, dans une perspective d’où la vie était exclue. L’acte qui originellement devait donner la vie, la vie réelle, celle faite pour l’éternité, allait maintenant condamner à mort. Adam et Ève ne connaissaient pas les cimetières, ne savaient pas ce qu’est la guerre, ni les tueries ni rien qui leur fit voir la mort humaine en face. Mais en cet instant de prise de conscience, saisis de vertige par leur chute étourdissante, ils éprouvaient un sentiment d’avilissement quant à leur personne, de condamnation quant à leur vie, et de honte quant à la mission divine qui consistait à procréer, ce qu’ils symbolisèrent en couvrant leur nudité. Ils entrevirent la condamnation à mort à laquelle ils vouaient leurs descendants et goûtèrent en germe le contenu de la malédiction divine.

[17] Le nom Satan signifie “opposant”, parce qu’il s’est opposé à Dieu et lui a résisté. On l’appelle aussi “Diable”, ce qui signifie “calomniateur”, parce qu’il a blasphémé en présentant Dieu sous un faux jour. La Bible indique que la créature appelée Satan ne porta pas toujours ce nom. En fait, ce nom descriptif lui fut donné parce qu’il adopta un comportement d’opposition et de résistance à Dieu. Le nom qu’il portait auparavant n’est pas précisé. Lorsqu’il fut créé, celui qui devint par la suite Satan était une créature parfaite et juste de Dieu. Il est un esprit, car il parut au ciel en la présence de Dieu (Job chapitre 1 et 2). Jésus Christ dit à son sujet selon Jean 8 verset 44: “Celui-là a été un homicide lorsqu’il a commencé, et il n’a pas tenu bon dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui.” Jésus montre par ces paroles qu’à une époque passée Satan fut dans la vérité, mais qu’il l’abandonna. Commençant avec sa première action ouverte qui consista à détourner Adam et Ève de Dieu, il fut un homicide, car il provoqua ainsi la mort d’Adam et Ève, qui pour leur part transmirent le péché et la mort à leur descendance. Le texte de Romain 5 verset 12 montre bien ce fait, puisqu’il est dit: “Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché.”

[18] De nombreuses personnes disent qu’Adam et Éve ne sont pas réellement responsables car c’est Satan qui les a poussé à la désobéissance. Pourtant, si je dis à un ami qu’un camion convoyeurs de fonds plein à craquer de billets de banque fera un arrêt de quelques minutes à un endroit et à une heure très précise sachant qu’il n’y a personne dans ce camion suite aux grèves des agents, mis à part le conducteur, étant lui-même obligé de s’absenter pour faire sa livraison et que les portes au dos du camion ne sont pas fermées à clefs car elles ont été perdues ; si après lui avoir donné toutes ces informations, il y va et se fait prendre par le plus grand des hasards vu qu’une voiture de police passait par là au moment où il sortait du camion, il ne pourra pas prétexter que ce n’est pas sa faute mais la mienne. C’est lui qui sera considéré comme étant le principal responsable… pas moi. Il en est de même avec Satan. Il n’est pas le principal responsable de la décision prise par nos premiers parents bien que lui-même soit coupable de rébellion contre Dieu. La Bible montre plutôt qu’en tant que père de la famille humaine, Adam est le principal responsable car Ève aurait été trompée par le serpent mais pas lui (voir 1 Timothée 2 verset 14).

[19] Dans plusieurs Sourates, le Coran parle du pardon de Dieu. Par exemple, selon Al-Baqara (sourate 2) verset 37 il est dit: “Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux.” Ce verset parle effectivement de la miséricorde de Dieu à propos d’Adam. Compte tenu de la gravitée de l’acte en question, Dieu n’a-t-il pas été clément en laissant vivre Adam alors qu’il méritait d’être exécuté sur-le-champ? Vu sous cet angle, Adam a effectivement reçu le pardon de Dieu, même s’il a fini par vieillir et mourir. Si ce verset du Coran est compris ainsi, alors il n’y a pas de contradiction avec la Bible... Dans tous les cas, un pardon total aurait signifié qu’Adam continue à vivre dans le jardin d’Éden sans jamais mourir comme cela était prévu à l’origine de sa création. Or, selon le Coran, Adam a bien été expulsé du paradis et nulle part, il n’est indiqué qu’il ait pu y retourner suite au pardon de Dieu. Au contraire, dans le Coran, Dieu considère l’homme comme “mortel” à la différence des anges qui sont “éternels” [Ash Shura (sourate 42) verset 51 dit ceci: “Il n'a pas été donné à un mortel qu'Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou qu'Il [lui] envoie un messager (Ange) qui révèle, par Sa permission, ce qu'Il [Allah] veut. Il est Sublime et Sage.”] (Voir aussi au tout début de la note n° 15 [15] où le verset du Coran montre que les anges sont, au minimum, éternels vu qu’ils sont mis au même niveau que l’immortalité.)

[20] Beaucoup pensent que l’acte de rébellion de nos premiers parents entrait dans les projets de Dieu. Autrement dit, selon le principe du “Destin” (le Mektoub), Dieu aurait “écrit” les évènements à l’avance pour que cela se passe ainsi… Mais, à bien y réfléchir, si Dieu avait ordonné à l’avance la chute d’Adam, l’épreuve de son obéissance et de celle d’Ève en Éden n’aurait pas constitué une épreuve équitable, mais seulement un simulacre, une mauvaise plaisanterie, une farce! Dieu n’aurait pas entrepris une œuvre condamnée à l’insuccès où la vie éternelle de l’homme dépendait d’une balance fausse! Si Dieu savait et avait déterminé à l’avance qu’Adam pécherait, avec les conséquences que cela entraînerait, alors en créant Adam il aurait délibérément introduit la méchanceté qui a terni l’histoire humaine. Il serait responsable de toutes les guerres, du crime, de l’immoralité, de l’oppression, du mensonge, de l’hypocrisie, de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Plus haut, au point n° 6 ([6] Troisièmement), il a été démontré que l’arbre était le symbole de la liberté. Effectivement par ce moyen, Dieu voulait montrer aux humains qu’il les a créé libres en leur donnant le choix de faire ou de ne pas faire sa volonté. Quelle que soit la décision qu’ils prendraient, Dieu s’engagerait à la respecter. En effet, loin de s’inquiéter avec méfiance de