Politique Nationale/Internationale

Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale



stefsuralter@free.fr
Lundi 5 Mai 2008

Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale

Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale

Il est demandé à tous ceux qui se disent athées de lire cette mini thèse avec le présupposé que Dieu existe, sachant que le but ultime n’est pas de prouver son existence mais plutôt d’apporter une explication intellectuellement recevable sur la raison fondamentale de la permission divine des souffrances.
L’erreur serait de croire que cet article va parler de foi en Dieu, de religions ou de religiosités. Ce n’est pas le cas. Au contraire, il va plutôt développer le sujet sous l’angle de la politique, d’où son titre et le fait qu’il soit proposé sur Alter Info dans la rubrique “Politique Nationale/Internationale”.

La règle du jeu est d’accepter la lecture du développement qui va suivre en prenant simplement l’hypothèse que Dieu existe (même si vous n’y croyez pas du tout), sachant que l’histoire de l’origine de l’humanité telle qu’elle se trouve mentionnée dans la Bible et le Coran, se doit d’être associée avec cette même croyance en Dieu...[1]

Cette analyse ne pourra être comprise, par le plus réfractaire des croyants (puisque les croyants vont découvrir des choses sous un angle diamétralement opposé à leur mode de pensée actuel) ainsi que par le plus réfractaires des athées, qu'à la condition de la lire du début à la fin sans s'arrêter sur les apparences “simplistes” du départ.

Encore une fois, le principal objectif de l’article est de donner une explication intellectuellement recevable sur la permission divine des souffrances aux personnes ne croyants pas en Dieu de façon à ce qu’elles reconnaissent en toute honnêteté qu’il n’est plus possible de prétexter que si Dieu existe, il ne permettrait pas tous les malheurs qui accablent l’humanité car, disent-elles, si tel est le cas, alors ce Dieu là ne mérite absolument pas notre croyance en lui.[2]

Dans tous les cas, il s’agit simplement d’avoir un esprit d’ouverture en acceptant de suivre une analyse à partir d’une simple hypothèse…

En filigrane de l’article, vous découvrirez l’éradication planifiée de tous les gouvernements, oligarchies et puissantes sociétés secrètes de ce monde (dont “l'élite obscure” fait partie).

Il est possible d’aborder ce dossier de deux façons différentes: ceux qui n’ont pas beaucoup de temps peuvent le lire sans se référer aux notes numérotées entres crochets et ceux qui veulent approfondir le sujet pourront le faire en cliquant tout simplement sur les chiffres entres crochets vu que ce sont des liens directs (aller-retour)




DEUX QUESTIONS MAJEURES (introduction)
L’EMBLÈME DE DIEU
CE QUE SIGNIFIAIT CETTE CONNAISSANCE
LE PREMIER DRAPEAU
ILS L’ONT BRÛLÉ !
UN TROISIÈME PERSONNAGE
CE QUI A ÉTÉ CONTESTÉ EN ÉDEN
LES GRANDES QUESTIONS
PARDONNER ?
LES DÉTRUIRE ?
LE PROF DE MATH (lecture indispensable)
LE LIBRE ARBITRE
POURQUOI SI LONGTEMPS ?
ILS ONT PLANTÉ LEUR PROPRE DRAPEAU
L’UN DES TEXTES LE PLUS CITÉS AU MONDE
LE DERNIER DRAPEAU (conclusion)
[ANNEXE – Selon le Coran, le jardin d’Éden était-il sur terre ?]
[NOTES MARGINALES]



DEUX QUESTIONS MAJEURES (introduction)

Si l’on feuilletait le livre de toute l’histoire de l’humanité qu’est-ce qui, d’après vous, ressortirait le plus aux fils des pages?
Ne seraient-ce pas des pages maculées par le sang d’humains morts au combat, parce que leurs souverains politiques ou religieux voulaient garder ou étendre leur pouvoir?

Combien de guerres, de massacres, de conflits et de révolution ont été perpétrés avec pour principale raison : LE POUVOIR !

D’aussi loin que nous puissions remonter dans le temps, nous trouvons systématiquement chez tous les peuples un élément représentatif de leur pouvoir. Toutes les tribus qui s’affrontaient au combat le faisaient avec, à leur coté, un symbole tel qu’un panonceau, un insigne, une bannière et, plus proche de nous, un blason. Aujourd’hui, nous dirions que ces représentations étaient leur emblème vu qu’elles symbolisaient leur pouvoir de domination sur leur territoire.
Les grands empires aussi avaient leur emblème comme par exemple l’étendard chez les Romains, mais depuis quelques siècles, il s’agit plutôt d’une projection figée sur un morceau de tissu quelque peu rectangulaire représentant symboliquement l’État avec son pouvoir et ses frontières, que l’on nomme : “Le drapeau.”

Puisque ce dossier a pour objectif d’expliquer la raison de la permission divine des souffrances et que, comme nous le verrons plus loin, cette question est étroitement liée avec celle de la gouvernance mondiale, il nous faut tout d’abord chercher à déterminer si Dieu avait placé un emblème sur terre en représentation de son pouvoir de domination.
Pour cela, il faut remonter dans le temps et revenir au jardin d’Eden mentionné dans le premier livre de la Bible, à savoir, le livre de la Genèse.[3]

[L’annexe en fin d’article présente un développement avec le Coran pour montrer que le jardin d’Eden originel était bien sur terre et non dans le ciel.]

L’EMBLÈME DE DIEU
Y avait-il réellement un emblème sur terre en représentation du pouvoir de domination de Dieu? Si oui, où était-il?
Situons le contexte. Selon Genèse chapitre 1 verset 28, Dieu confia une mission extraordinaire au premier couple humain, juste après l’avoir créé dans le jardin d’Eden: “En outre, Dieu les bénit et Dieu leur dit: «Soyez féconds et devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ; tenez dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et toute créature vivante qui se meut sur la terre.»”[4]
Cette mission assignait de l’honneur à l’être humain. Elle lui donnait de la valeur en le plaçant au dessus de tous les animaux et en lui montrant que Dieu comptait sur lui pour accomplir son dessin de faire de la terre entière un lieu où il fait bon vivre.
Dans sa bonté, Dieu leur a fourni les meilleures circonstances pour qu’ils réussissent la mission qu’il leur avait confiée. En effet, selon les textes, Adam et Eve n’ont pas été créés enfants ou adolescents, mais adultes. Ils étaient dès leur création des humains parfaitement mûrs physiquement et mentalement. Ils n’ont pas dû commencer par se traîner à quatre pattes pour apprendre à marcher ni balbutier pour apprendre à parler. Non, ils ont été créés avec toutes ces facultés. Ils pouvaient s’entretenir avec leur Créateur céleste et se mettre au travail, c’est-à-dire avoir des enfants ainsi que cultiver et prendre soin de leur demeure, ce jardin.

Et quel jardin! Imaginez, un jardin planté par Dieu lui-même! Sa beauté devait être saisissante (Éden signifie littéralement “délice”). Il n’y manquait aucun arbre exquis, que ce soit par la forme ou par le fruit. Il était bien arrosé, vaste et animé par une fascinante variété d’animaux.[5]
Adam et Ève avaient tout pour mener une existence riche et heureuse, y compris un travail passionnant et une compagnie parfaite.

A cette époque par contre, il n’y avait pas de mairie, de capitale nationale ou d’autres cours administratives pour officialiser les choses, pour dire en quelque sorte: “Voici comment les choses doivent se passer. Êtes-vous d’accord? Si oui, veuillez signer ici…”
Ainsi, Dieu se proposait de signer un contrat avec l’humanité mais comme il n’y avait pas ces institutions, comment s’y est-il pris?[6]
Il a tout simplement choisi un arbre fruitier.[7]
Il est dit dans Genèse chapitre 2 versets 16 et 17 (le texte est tiré de La Bible de Jérusalem qui est une traduction Catholique – Edition du Cerf 1973 format de poche): “Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement: «Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort.»”

Ici, l’obéissance parfaite de nos premiers parents a été mise à l’épreuve par une seule restriction alimentaire. Mais franchement, Dieu n’aurait-il pas pu choisir pour emblème autre chose qu’un arbre fruitier?

Il aurait pu choisir une montagne en disant à l’homme: «Tu peux monter sur toutes les montagne du jardin. Mais sur la montagne de la connaissance du bien et du mal tu n’y monteras pas, car, le jour où tu y monteras, tu deviendras passible de mort.»

Selon Genèse chapitre 2 versets 10 à 14, il y avait quatre fleuves qui traversaient le jardin d’Eden. Dieu aurait pu choisir aussi un fleuve en disant: «Tu peux boire l’eau de tous les fleuves du jardin. Mais de l’eau du fleuve de la connaissance du bien et du mal tu n’en boiras pas, car, le jour où tu en boiras, tu deviendras passible de mort.»

Non, Dieu a plutôt fait le choix d’un arbre relativement discret et peu encombrant…

Cet arbre porte un véritable nom : “La connaissance du bien et du mal” ou selon d’autres traductions, “La connaissance du bon et du mauvais”.
Aujourd’hui encore, tous les drapeaux des États nations portent, derrière le symbole, le “nom” du pays qu’ils représentent même s’il n’est pas écrit en toutes lettres. Par exemple, à l’ouverture des J.O. lorsque les athlètes défilent avec leur drapeaux, on entend dire par exemple: “Voici l’Espagne… voici le Maroc… et maintenant c’est au tour de la France de défiler, etc.”

CE QUE SIGNIFIAIT CETTE CONNAISSANCE
Détail important, “l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais” ne signifiait pas que les humains n’avaient pas la connaissance du bien et du mal. En effet, beaucoup pensent que tant que nos premiers parents ne mangeraient de son fruit, ils n’auraient pas accès au savoir (la connaissance) et n’auraient aucune idée de ce qui était bien ou mal.
Pourtant, il est évident qu’Adam et Eve s’avaient pertinemment que maltraiter les animaux était mal et à contrario, en prendre soin, était bien! De même, ils savaient que se jeter du haut d’un précipice était mal car c’était la mort assuré![8]
Ils savaient aussi que manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais était mal, puisqu’ils avaient été prévenus de la gravité de cet acte. Ils étaient doté d’une conscience qui, tel un détecteur du bien et du mal interne, fonctionnait parfaitement, tout en restant libre bien sûr d’en tenir compte ou pas. Ils n’étaient en aucun cas esclave de leur conscience, et ils nous en ont donné la preuve au travers de la décision qu’ils ont prise plus tard…
De plus, s’ils n’avaient aucune connaissance (aucun savoir) tant qu’ils ne mangeraient du fruit, comment Dieu auraient-il pu leur donner la responsabilité de remplir la terre de leurs descendants, de soumettre la planète dans le sens de prendre soin d’elle dans le respect de l’environnement, puis de tenir dans la soumission c'est-à-dire gérer, administrer (à la manière d’un intendant) les poissons de la mer, les créatures volantes des cieux et toute créature qui vit sur terre pour qu’elles soient et restent toujours dociles aux humains? Ce privilège qui était le leur ne pouvait être réalisable qu’à la condition de bénéficier d’un minimum de savoir dès le départ (langage, puis mémorisation et esprit d’analyse) avec la faculté d’augmenter leur connaissance par l’accumulation d’expériences.[9]

La signification du nom de cet arbre était plutôt: “la définition divine de ce qui est bon ou mauvais pour ses créatures intelligentes”. Cela indique que seul Dieu constitue la référence dans ce domaine.
Un prophète de Dieu l’a laissé entendre. A un moment donné, Jésus est abordé par un homme qui lui pose une question en l’appelant “bon Enseignant”. “Pourquoi m’appelles-tu bon? lui demande Jésus. Personne n’est bon, si ce n’est un seul: Dieu.” (Marc 10:17, 18). Cette réflexion est surprenante! Pourquoi Jésus rectifie-t-il? N’est-il pas effectivement un “bon Enseignant”? On peut supposer que par cette réponse, Jésus a discerné que cet homme a cherché à employer cette expression comme un titre, pour le flatter. Avec modestie, Jésus restitue l’honneur à Dieu, qui est bon au sens absolu. Du même coup, il énonce une vérité profonde: Seul Dieu constitue la norme du bon. Lui seul détient le droit suprême de déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour ses créatures.

La “connaissance” représentée par l’arbre de la connaissance du bien et du mal impliquait plutôt la faculté de décider ce qui était bon ou mauvais pour soi-même. Dieu voulait montrer au moyen de cet arbre emblématique que lui seul était en mesure de déterminer ce qui est bon et mauvais pour l’humanité. D’une manière simple, il disait: “Je sais (j’ai la connaissance de) ce qui est bon pour vous et (de) ce qui est mauvais pour vous. Le fait que vous décidiez par vous-même et pour vous-même ce qui est bien et mal, ne fera que de vous attirer problèmes, malheurs, souffrances et même la mort.” Dieu n’a pas créé les humains avec la faculté de déterminer pour eux-mêmes ce qui est bon ou mauvais. Il savait que leur définition personnelle du bien et du mal ne serait pas la même que la sienne et qu’elle les conduirait au désastre. Quelque part, si elle se l’appropriait, l’humanité serait corrompue par cette connaissance. Elle serait nocive, synonyme de destruction pour le genre humain...

Il apparaît que l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais symbolisait le droit ou la prérogative, que le Créateur de l’homme se réserve, de désigner à ses créatures ce qui est bon et ce qui est mauvais, et ensuite d’exiger légitimement qu’elles pratiquent ce qui est déclaré bon et s’abstiennent de ce qui est décrété mauvais pour garder son approbation en tant que Maître Souverain. En donnant cette simple loi, le Créateur et Souverain de l’univers avait agi totalement dans son droit, car Adam, étant une personne créée, et non souveraine, avait des limites, et il lui fallait admettre ce fait. Pour que la paix et l’harmonie règnent dans l’univers, il incomberait à toutes les créatures douées de raison de reconnaître et de soutenir la souveraineté du Créateur. En tant que futur père d’une planète qui serait remplie d’humains Adam, pour sa part, montrerait son adhésion à ce fait en s’abstenant de manger le fruit de cet arbre.

L’arbre symbolisait donc les bornes, la ligne de démarcation ou la limite du domaine propre de l’homme. Il était juste et même indispensable que Dieu informe Adam de l’existence de ces bornes. L’homme parfait ne mangerait du fruit de cet arbre que par un acte volontaire, délibéré. Ce geste indiquerait qu’il aurait décidé au préalable de s’affranchir de toute soumission à la domination divine et de marcher indépendamment de Dieu, en faisant ce qu’il estimerait être bon ou mauvais d’après ses propres critères.

En d’autres termes, je dirais que l’arbre était un symbole approprié du droit de déterminer ou d’établir les principes du bien et du mal, droit que Dieu se réservait en interdisant à Adam de manger de son fruit. Cette interdiction soulignait le fait que l’homme dépend fort justement de Dieu, son Créateur et Souverain. Par leur obéissance, le premier homme et la première femme pouvaient démontrer qu’ils respectaient le droit que possédait Dieu de leur faire connaître ce qui était bien (divinement approuvé) et ce qui était mal (divinement condamné).
Mais en choisissant de ne pas tenir compte de la volonté divine, en décidant d’agir comme bon leur semblerait, ils décideraient alors que seul leurs critères, c’est-à-dire leurs propres définitions du bon et du mauvais, seraient valables pour la famille humaine.[10]

Voici ce que dit une note de la Bible de Jérusalem (édition du Cerf 1973 format de poche à la page 1841 et 1842) à propos de Genèse 2 versets 16 et 17: «La connaissance que Dieu se réserve, n’est ni l’omniscience ni le discernement moral, mais la faculté de décider ce qui est bien ou mal. En l’usurpant, l’homme renie son état de créature. Cette révolte orgueilleuse contre Dieu est exprimée par la transgression du précepte de Yahvé concernant le fruit défendu.»

J’ai trouvé aussi cette note en bas de page dans une autre version de la Bible de Jérusalem (édition grand format de 1978) toujours à propos de Genèse 2 versets 16 et 17: «Cette connaissance est un privilège que Dieu se réserve et que l’homme usurpera par le péché. Ce n’est donc ni l’omniscience, que l’homme déchu ne possède pas, ni le discernement moral, qu’avait déjà l’homme innocent et que Dieu ne peut pas refuser à sa créature raisonnable. C’est la faculté de décider soi-même ce qui est bien et mal et d’agir en conséquence, une revendication d’autonomie morale par laquelle l’homme renie son état de créature. Le premier péché a été un attentat à la souveraineté de Dieu, une faute d’orgueil.» [11]

LE PREMIER DRAPEAU
J’affirme donc que l’arbre dans le jardin d’Eden portant le nom de “connaissance du bon et du mauvais” est le symbole de l’exercice du pouvoir, le symbole de la souveraineté de Dieu sur terre, l’emblème de Dieu tel un drapeau flottant dans les airs planté sur terre.
Pour ceux qui pensent que je suis en train de parler de religion, je leur réponds que c’est plutôt de la politique.
En effet, la définition du mot “politique” donnée dans le dictionnaire “Le Petit Robert” est: «2.Relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée, au gouvernement d’un État.»
Or, que font et qu’ont toujours fait les hommes politiques, les rois et les empereurs, sinon de déterminer ce qui est bon et mauvais pour leurs citoyens ou sujets en faisant les lois, donnants la preuve qu’ils ont continué et qu’ils continuent encore aujourd’hui à manger symboliquement du fruit de cet arbre? La grande différence réside dans le fait qu’il s’agit de politique universelle impliquant l’Auteur de toutes choses.[12]
Cela n’a donc rien à voir avec la politique bassement humaine vouée à l’échec (aussi sincère que soient les hommes politiques)!
Et honnêtement, qui peut mieux gouverner les humains et gérer la terre que Dieu lui-même?
Un souverain humain peut-il éliminer la pauvreté, la souffrance, les maladies, la vieillesse et la mort qui touchent chacun de ses sujets? Peut-il, avec la meilleure volonté du monde, supprimer tous les problèmes qu’ils peuvent rencontrer?
De plus, est-ce qu’il peut empêcher les catastrophes naturelles d’arriver, tout au moins, les maîtriser pour qu’elles ne portent pas atteinte à la vie?
Les ouragans dévastateurs, les cyclones, les inondations, les tremblements de terre, les tsunamis, les canicules, etc.?
Voilà ce que Dieu se proposait de faire dans la mesure où on allait respecter son “Drapeau”.

ILS L’ONT BRÛLÉ !
Mais que s’est-il réellement passé ?
Tout le monde connaît l’histoire… ils ont mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais.
Leur action est-elle aussi insignifiante qu’on veut nous le faire croire?
Imaginez que je me présente à Paris devant l’Élisée, avec, dans les mains, un grand drapeau français un jour de forte affluence (le 14 juillet par exemple). Je sais pertinemment que le président de la république est présent et là, je prends le drapeau et j’y mets le feu tout en l’arborant de droite à gauche et de gauche à droite… Que va-t-il m’arriver?
Rapidement, c’est sûr, je vais me faire arrêter par les forces de l’ordre, risquant même d’être condamné à subir une peine de prison. Et quelque part c’est normal, car j’ai porté atteinte à la légitimité du président de la république et de tous les élus du pays concernant leur droit de gouverner. Sur le plan démocratique, ils ont bien été élus au suffrage universel ce qui leur confère une vraie légitimité du point de vu des hommes. En brûlant le drapeau français, j’ai donc contesté le droit légal du président de la république et de ses ministres à exercer le pouvoir politique sur la société française. Je suis même allé plus loin car par cet acte, j’ai indiqué que la législation, les institutions et toutes administrations ayants un rapport avec le système politique français, doivent être reversées… Pour transmettre ce message, il m’a simplement fallut brûler le drapeau français (le drapeau d’un pays est souvent brûlé après un coup d’état et remplacé par un autre)!
Après avoir été arrêté et une fois devant le juge, j’aurai beau invoquer le fait que je n’ai brûlé qu’un simple morceau de tissu et qu’il n’y a pas mort d’homme, il me répondra que j’ai porté atteinte à la France, à ses institutions, à légitimité de son président et à celle de ses ministres. Il me faudra donc en subir la peine… [L’exemple du coupable cherchant à minimiser la gravité de son action en prétextant que le “simple morceau de tissu” auquel il a mis le feu était, pour lui, quelque chose d’anodin, peut être transposé avec l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais car beaucoup considèrent que c’est vraiment ridicule d’en faire toute une histoire alors qu’il ne s’agissait que d’un arbre fruitier.]

De la même façon, en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, c’est comme si Adam et Eve avaient pris le drapeau de Dieu à l’intérieur des limites de son gouvernement et qu’ils y avaient mis le feu!

Vous imaginez les conséquences ?
Comme le dit fort justement la note en bas de page de La Bible de Jérusalem grand format cité plus haut: «Le premier péché a été un attentat à la souveraineté de Dieu.» C’est un coup d’état! et pas contre n’importe qui! Le Souverain de l’univers en personne! Autrement dit, nos premiers parents ont porté atteinte à la légitimité de la Souveraineté universelle de Dieu!
A ce moment là, des questions d’une importance capitale ont été soulevées dans tout l’univers! J’irais même jusqu'à dire que les questions qui ont été posées sont les plus importantes de toute l’histoire de la création intelligente de Dieu dépassant de loin, la dimension humaine!


UN TROISIÈME PERSONNAGE
Avant d’examiner ces questions dans le détail, je voudrais introduire un troisième personnage selon le récit de la Genèse.
Depuis le haut d’une branche de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, un ange voulant s’approprier le pouvoir de domination à la place de Dieu, utilisa un serpent et le fit parler comme un ventriloque le ferait avec sa marionnette.[13]
Son objectif était, tout d’abord, de détacher Ève de la souveraineté divine, espérant instaurer une souveraineté rivale.
Ce serpent a dû parler au moment où Eve passait à proximité de l’arbre afin d’attirer son attention. Peut-être que l’ange réussit à faire en sorte que le serpent mange du fruit devant elle, montrant par là qu’il n’était pas mortel (nous dirions aujourd’hui “empoisonné”). L’ange voulait aussi donner l’impression à la femme que le fruit de cet arbre transmettait un pouvoir spécial puisque le serpent avait la capacité de parler après en avoir mangé. De cette façon, il utilisait un principe particulièrement efficace que nous appelons aujourd’hui “la relation de cause à effet”.[14]

Dès ses premières paroles, l’ange rebelle chercha à miner insidieusement la confiance d’Ève dans la bonté de Dieu: “Est-ce vrai que Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin?” (Genèse 3 verset 1). En déformant les paroles de Dieu, il donnait à penser à Ève que Dieu les privait de quelque chose de bon. Sa tactique a malheureusement réussi car il a semé le doute dans l’esprit de la première femme. Elle s’est donc mise à douter de la bonté de Dieu, à qui pourtant elle devait tout.
Voyons comment Ève a répondu: «Mais la femme dit au serpent: “Du fruit des arbres du jardin nous pouvons manger. Mais quant à [manger] du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: ‘Vous ne devez pas en manger, non, vous ne devez pas y toucher, afin que vous ne mouriez pas.’ ” Cependant le serpent dit à la femme: “Vous ne mourrez pas du tout. Car Dieu sait que, le jour même où vous en mangerez, vos yeux ne manqueront pas de s’ouvrir et, à coup sûr, vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais.”[15] Alors la femme vit que l’arbre était bon pour la nourriture et que c’était quelque chose d’enviable pour les yeux, oui l’arbre était désirable à regarder. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Puis elle en donna aussi à son mari, quand il fut avec elle, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils s’aperçurent qu’ils étaient nus. Ils se mirent donc à coudre des feuilles de figuier et se firent des pagnes.» (Genèse 3 versets 2 à 7) [16]

CE QUI A ÉTÉ CONTESTÉ EN ÉDEN
En incitant Adam et Ève à se rebeller contre Dieu, Satan contesta la justice et le bon droit de Dieu dans l’exercice de sa souveraineté.[17]
Il laissa entendre que Dieu privait injustement les humains de quelque chose de bon pour eux malgré le fait que dans sa conversation avec Ève, il s’était de toute évidence contredit. En effet, d’un côté il accusait Dieu d’exercer sa souveraineté d’une manière injuste, et de l’autre il comptait sur la justice, l’honnêteté de Dieu pour rester en vie étant certain de ne pas se faire détruire persuadé qu’en respect de ses propres critères de justice, Dieu choisirait de le laisser vivre pour lui donner le temps nécessaire de prouver ses prétentions.

En disant à la femme “Tu ne mourras pas”, il fit passer Dieu pour un menteur puisque Dieu avait dit que celui qui en mangerait mourrait. De plus, Satan réussit à faire croire à Ève qu’elle serait libre et indépendante de son Créateur, qu’elle deviendrait “comme Dieu”, c'est-à-dire une véritable déesse! De cette façon, aux yeux de la femme, cette créature spirituelle devenue méchante s’éleva au-dessus de Dieu, et Satan devint le dieu d’Ève, même si à ce moment-là la femme, semble-t-il, ne connaissait pas l’identité de celui qui la trompait. Finalement l’homme, Adam, se plaça aussi sous la domination et l’emprise du Diable alors que ce dernier venait de se dresser contre Dieu en tant que dieu rival. Le nouveau dieu d’Adam et Ève, n’était pas le vrai Dieu, celui qui les avait créé, mais un faux dieu bien vivant malgré tout…
Il convient de noter que Satan n’a pas contesté la “puissance” de Dieu. Il sait très bien que cette puissance est sans limites. C’est le “droit de dominer” de Dieu qu’il a mis en cause. Il a voulu ternir la réputation de Dieu. En le traitant de menteur qui prive ses sujets de bonnes choses, il l’a accusé d’être un mauvais dirigeant. Autrement dit, il l’a accusé d’être un menteur doublé d’un dictateur cruel qui prive ses créatures de liberté.[18]

Ainsi, en mangeant du fruit défendu, Adam et Ève abusèrent de leur liberté; ils franchirent les limites que Dieu avait fixées à leur libre arbitre. Ils perdirent de vue qu’ils n’avaient pas été créés pour vivre indépendamment de Dieu et de ses lois. Ils décidèrent de se détacher de lui, pensant que cela rendrait leur vie plus intéressante. Nos premiers parents se sont donc soustraits à la domination de Dieu. Devenus indépendants, ils décidèrent de ce qui est “bon” ou “mauvais” pour eux-mêmes et pour leur descendance. Mais cette attitude ne pouvait se passer de conséquences car en abandonnant Dieu, ils se coupèrent de la source de vie, de sorte qu’ils dégénérèrent jusqu’à ce que la mort les emporte.

LES GRANDES QUESTIONS
Voici dans le détail, les questions qui ont été posées:
Est-ce que Dieu a le droit légal de gouverner ses créatures? Dieu a-t-il le droit d’être le chef absolu de l’humanité? Autrement dit, est-ce à Dieu de déterminer ce qui est bon et mauvais pour l’homme? Est-ce vraiment à Dieu de définir la bonne et la mauvaise conduite? Les hommes ne sont-ils pas mieux à même de se gouverner? Invisiblement conduits par Satan, sont-ils aptes à gouverner avec succès, indépendamment de Dieu? Les hommes n’obtiendront-ils pas de meilleurs résultats s’ils ne sont plus dirigés par Dieu? L’un quelconque de ces systèmes sera t-il à même d’apporter la paix et le bonheur au monde et de faire disparaître la guerre et le crime? Y en aura t-il un pour procurer la prospérité matérielle à tous? un qui supprimerait la maladie, la vieillesse et la mort? Ou bien, la direction de Dieu est-elle nécessaire à l’établissement d’un gouvernement juste qui fera régner éternellement la paix sur la terre pour le bonheur de ses sujets?

Voilà les questions qui furent soulevées dans cet attentat contre la souveraineté de Dieu: la légitimité de son droit à être le dirigeant absolu de l’humanité.

Satan et nos premiers parents se sont donc directement attaqués à la “souveraineté” de Dieu, c'est-à-dire, au droit du Créateur de dominer sur sa création intelligente.
Si Dieu n’avait pas réagi à ces attaques, un grand nombre de ses créatures intelligentes auraient pu perdre confiance en sa domination.

PARDONNER ?
Mais alors, la meilleure réaction de Dieu n’aurait-elle pas été de pardonner les rebelles au lieu de les condamner à mort afin d’éviter les terribles conséquences pour toute leur descendance dont l’histoire regorge de faits horribles?
Autrement dit, Dieu ne pouvait-il pas simplement fermer les yeux sur leur péché et pardonner leur faute en les gardant à l’intérieur du jardin d’Éden (son territoire gouvernemental) pour éviter les souffrances de l’humanité?
Prenons un exemple. Supposons que trois de vos voisins, accompagnés de policiers, viennent à votre porte pour vous accuser d’avoir dit un mensonge avec des conséquences extrêmement graves au point qu’il y ait eu de nombreux morts. Après avoir entendu leur accusation, vous leur répondez: “Je vous pardonne !” Même si vous criez ce message le plus fort possible et que vous le répétiez de très nombreuses fois, la question de l’accusation restera toujours posée! Votre réaction risque même d’alourdir les soupçons à votre encontre de la part des policiers… Dire “je vous pardonne!” alors que vous êtes innocents des accusations portées contre vous, revient à dire que ces accusations ne sont pas graves du tout… Cela revient à se condamner soi-même tout en étant innocent car vous donnez l’impression que vous cherchez à minimiser ce dont on vous accuse. Non, la vraie réponse à donner serait plutôt: “Apportez des preuves si vous en avez”… De même, si Dieu avait pardonné nos premiers parents, les accusations portées contre lui n’auraient pas été réglées. De plus, pardonner du point de vue de Dieu signifie que la sentence de condamnation à mort aurait été levée. Cela signifie aussi que Dieu ne les aurait pas expulsé du jardin d’Éden et enfin, que leur action était sans aucune gravitée de son point de vu. Pour cela, Dieu aurait dû casser sa loi en rapport avec la condamnation à mort (Genèse 2 verset 17 et 3 verset 19). Or Dieu ne revient pas sur sa loi. En pardonnant Adam et Ève, il aurait sapé le respect pour son autorité, voire encouragé d’autres rébellions, entraînant ainsi des souffrances encore plus grandes. En tolérant la désobéissance, Dieu serait passé pour quelqu’un qui cautionne le mal. Pour être fidèle à lui-même et à sa propre loi, il devait laisser les rebelles subir les conséquences de leur désobéissance à l’extérieur du jardin d’Éden en leur donnant le temps nécessaire pour rassembler les preuves concernant le fait qu’eux et leurs descendants sont ou ne sont pas en mesure de se gouverner eux-mêmes.[19]

LES DÉTRUIRE ?
Autre solution. De l’avis de certains, pour éviter tous les malheurs, il aurait suffi qu’il détruise les rebelles et qu’il donne un nouveau départ à l’humanité en créant un autre couple. Mais il ne faut pas oublier que Dieu avait exprimé son intention de remplir la terre avec les descendants d’Adam et Ève, et il voulait que ces descendants vivent dans un paradis (voir Genèse 1 verset 28, où le texte est cité plus haut au sous-titre “L’emblème de Dieu”). En effet, si Adam et Ève étaient morts sans enfant, Dieu aurait échoué dans son dessein de remplir la terre de leurs descendants parfaits. Or, Dieu ne pouvait tolérer un tel résultat, car son dessein s’accomplit toujours. (Voir Isaïe chapitre 55 verset 10 et 11). Il y a une autre explication beaucoup plus importante. C’est en raison de son attachement à la justice qu’il s’est abstenu d’éliminer les rebelles en Éden. Comment cela? La rébellion de Satan a soulevé une question relative à la légitimité de la souveraineté de Dieu. Comme son sens aigu de la justice l’exigeait, Dieu devait apporter une réponse juste à cette contestation.
L’exécution immédiate des rebelles, bien que tout à fait méritée, n’aurait pas apporté une telle réponse. Elle n’aurait fait que confirmer la puissance suprême de Dieu. Or, comme nous l’avons déjà vu, ce n’était pas sa puissance qui était mise en doute mais son droit de dominer. En se débarrassant des rebelles en Éden, il n’aurait pas réglé cette question. Pire, il serait réellement passé pour un dictateur qui prive ses créatures de quelque chose de bon. En détruisant nos premiers parents, Dieu aurait donné raison à Satan. En exterminant les trois rebelles sur-le-champ, il n’aurait fait qu’aggraver encore plus la situation puisque toutes les créatures angéliques de Dieu l’auraient vu agir comme un dictateur cherchant à garder le pouvoir de domination sur toutes ses créatures quoi qu’il en coûte…

Bref, détruire les rebelles n’aurait pas répondu à la question de savoir si les humains sont aptes à se gouverner avec succès indépendamment de Dieu et cela n’aurait pas non plus répondu aux accusations calomnieuses de Satan.[20]

Mais alors, puisque détruire les rebelles ou leur accorder le pardon n’était pas la bonne solution, comment Dieu pouvait-il régler cette question ? Comment pouvait-il enseigner à toutes les créatures intelligentes que les rebelles avaient tort et que ses façons d’agir sont les meilleures ?

LE PROF DE MATH
Imaginez qu’un professeur de mathématique explique à ses élèves comment résoudre un problème compliqué. Un élève intelligent, mais rebelle, affirme que la solution du professeur n’est pas bonne. Il déclare en connaître une bien meilleure, ce qui sous-entend que le professeur est un incapable. Quelques élèves pensent qu’il a raison, et se rebellent à leur tour. Que doit faire le professeur? S’il met les rebelles à la porte, quel effet cela aura-t-il sur les autres élèves? Ne croiront-ils pas que l’élève rebelle et ceux qui ont pris son parti ont raison? Tous risquent de perdre leur respect pour leur professeur, de se dire qu’il a peur qu’on prouve qu’il a tort. Maintenant, supposez que le professeur laisse le rebelle montrer à la classe comment “lui”, il résoudrait le problème.

Dieu a agi un peu comme ce professeur. Il ne faut pas oublier qu’en Éden les rebelles n’étaient pas les seuls concernés. Des millions d’anges observaient ce qui se passait (la Bible montre que les anges ont été créés avant l’univers physique comme en Job 38 verset 7 ; Daniel 7 verset 10). La façon dont Dieu traiterait la rébellion aurait des conséquences sérieuses sur tous les anges, et au bout du compte sur toute la création intelligente. Qu’a-t-il fait, par conséquent? Il a permis à Satan de montrer comment il dominerait l’humanité. Il a également laissé les humains se diriger eux-mêmes, sous l’autorité de Satan.

Dans l’exemple, le professeur sait que le rebelle et les élèves qui le soutiennent ont tort. Mais il sait aussi que, s’il les laisse essayer de prouver ce qu’ils prétendent, toute la classe en tirera profit. Lorsque les rebelles échoueront, tous les élèves honnêtes verront que lui seul est compétent pour diriger la classe. Ils comprendront pourquoi par la suite il renverra tout rebelle. Pareillement, Dieu sait qu’il sera profitable à tous les humains et à tous les anges honnêtes de voir que Satan et les autres rebelles ont échoué, que les humains ne sont pas capables de se diriger eux-mêmes.

Mais pourquoi Dieu tolère-t-il les souffrances depuis si longtemps? Et pourquoi n’empêche-t-il pas les malheurs de survenir?
Considérons deux choses que le professeur, dans notre exemple, “ne ferait pas”. Premièrement, il n’empêcherait pas l’élève rebelle de présenter ses arguments. Deuxièmement, il ne l’aiderait pas à faire sa démonstration.
De la même façon, il y a deux choses que Dieu a décidé de “ne pas faire”. Premièrement, il n’a pas empêché Satan et ceux qui se rangent de son côté d’essayer de prouver qu’ils ont raison. Il a donc fallu laisser passer du temps… Au cours des milliers d’années de leur histoire, les humains ont pu essayer toutes les formes de gouvernement. Ils ont fait des progrès dans le domaine de la science et dans d’autres domaines, mais l’injustice, la pauvreté, la criminalité et la guerre sont pires que jamais. Il est maintenant “prouvé” que la domination humaine est un échec. Dieu fixa donc un délai pour le règlement de l’importante question en jeu.
Deuxièmement, Dieu n’a pas aidé Satan à diriger le monde. Si par exemple il avait empêché que des crimes horribles se commettent, ne serait-il pas en quelque sorte allé dans le sens des rebelles? N’aurait-il pas donné à penser que les humains sont peut-être “capables” de se diriger eux-mêmes sans conséquences catastrophiques? Si Dieu avait agi ainsi, il aurait été complice d’un mensonge. Or, “il est impossible que Dieu mente” selon Hébreux 6 verset 18.

A la suite de cette rébellion contre lui, le Créateur savait que l’humanité serait plongée dans le malheur. Mais un moyen sûr de faire comprendre ce point aux hommes était d’accéder à leur désir de liberté absolue:

LE LIBRE ARBITRE
Certains se demandent peut-être: “Toutes ces souffrances n’auraient-elles pas été évitées si Dieu avait créé Adam et Ève de telle façon qu’ils ne puissent pas se rebeller?”
La réponse à cette question est étroitement liée à notre nature mentale et affective. En effet, nous avons au fond de nous-même un besoin fondamental, celui de “se sentir libre”. Lorsque Dieu créa l’homme, il le dota, entre autres dons merveilleux, du “libre arbitre”. Ce désir de liberté n’est donc pas le fruit du hasard. La Bible en révèle la raison sous-jacente par ces mots: “Là où est l’esprit de JHVH, là est la liberté.” (2 Corinthiens 3 verset 17). Dieu souhaite nous voir libres parce qu’il est lui-même le Dieu de liberté.
Voilà pourquoi nous préférons être libres plutôt qu’esclaves de dirigeants oppresseurs. Voilà pourquoi, également, les régimes tyranniques suscitent le ressentiment et amènent souvent les peuples à se révolter pour conquérir leur liberté. Aucun individu normalement constitué ne désire perdre la direction de sa vie pour la voir gouvernée entièrement par quelqu’un d’autre. Une telle existence serait des plus oppressantes et des plus frustrantes.
Toutefois, ce don inestimable qu’est le libre arbitre ne serait-il soumis à aucune restriction? Réfléchissez. Prendriez-vous plaisir à conduire une voiture au milieu d’une circulation dense s’il n’existait aucune réglementation, si chacun était libre de choisir sa voie, sa direction et sa vitesse? Il est certain qu’une liberté absolue en matière de circulation routière aurait des conséquences catastrophiques.
Il n’en va pas autrement dans le domaine des relations humaines. Une liberté illimitée pour quelques-uns se traduirait par l’absence de liberté pour les autres. La liberté absolue peut conduire à l’anarchie, laquelle porte atteinte à la liberté de tous. On ne peut se passer de limites. Par conséquent, si Dieu a donné la liberté à l’homme, ce n’était pas pour que celui-ci se conduise comme bon lui semble en se désintéressant du bonheur des autres.

La Bible dit à ce sujet: “Agissez en hommes libres, non certes à la façon de ceux qui font de la liberté un prétexte pour le mal.” (1 Pierre 2 verset 16). Ainsi, Dieu désirait que les hommes usent de leur libre arbitre en tenant compte du bien-être des autres. La liberté qu’il leur a accordée ne devait pas être “absolue”, mais “relative”, régie par des lois.
À quelles lois sommes-nous faits pour obéir? Quelles lois sont pour nous les meilleures? La fin du texte de 1 Pierre 2 verset 16, cité ci-dessus, parle d’être “esclaves de Dieu”. Il ne s’agit pas là d’un esclavage oppressif; cette expression signifie plutôt que nous avons été créés pour observer les lois de Dieu. Nous restons heureux tant que nous nous soumettons à ces lois.
Bien supérieures à n’importe quel code d’origine humaine, les lois divines offrent à tous la meilleure direction qui soit. On lit en Isaïe 48 verset 17: “Moi, JHVH, je suis ton Dieu, Celui qui t’enseigne pour que tu en tires profit, Celui qui te fait cheminer sur le chemin où tu dois marcher.”
Il n’empêche qu’à l’intérieur des limites de ces lois divines nous bénéficions d’une grande liberté d’action. Une large place est laissée aux préférences personnelles et à la variété, éléments qui font le charme de la société humaine et la rendent fascinante à observer.

Les humains sont également soumis à des lois physiques dont Dieu est l’Auteur. Par exemple, quiconque ne tient pas compte de la pesanteur et saute d’un endroit élevé a toutes les chances de se blesser ou de se tuer. Si nous restons sous l’eau sans équipement pour respirer, nous mourrons en quelques minutes. Si, ignorant sciemment les lois de notre corps, nous cessons de boire et de manger, nous mourrons pareillement. Ainsi, nos premiers parents (et tous leurs descendants) furent créés avec le besoin d’obéir, non seulement aux lois physiques établies par Dieu, mais aussi à ses lois morales et sociales. La soumission à ces lois ne serait pas pesante. Elle concourrait plutôt à leur bonheur et à celui de toute la famille humaine. Si Adam et Ève étaient demeurés à l’intérieur des limites des lois divines, tout aurait été pour le mieux. Mais comme nous l’avons vu plus haut, ils ont choisi de les rejeter.

Une autre raison pour laquelle Dieu n’a pas créé Adam et Ève sans les doter du libre arbitre est que cela ne l’intéresse pas qu’on fasse sa volonté par contrainte. Citons un exemple: que préfère un père ou une mère? Un enfant qui dit: “Je t’aime” parce qu’on le lui ordonne, ou un enfant qui le dit spontanément? Un enfant qui dit “je t’aime” à l’un de ses parents tout en étant obligé de le faire n’apporte pas de sens à ces mots car ils n’ont aucune valeur. Pour que ces paroles aient vraiment de la valeur et un sens véritable, il faut laisser à l’enfant la possibilité de les exprimer spontanément [6 Troisièmement et Quatrièmement].

Qui plus est, du point de vu de Dieu, la perfection humaine sous entendait la possession de cette faculté qu’est le libre arbitre. Sans cette liberté de choix, la race humaine n’aurait pu être décrétée parfaite par son Créateur. La perfection humaine ne signifiait donc pas infaillibilité…[21]

POURQUOI SI LONGTEMPS ?
Pourquoi a-t-il fallu laisser subsister l’humanité autant de temps hors de la gouvernance de Dieu? Bien que cette question ait déjà trouvé réponse plus haut, au sous-titre “Le prof de math”, il est nécessaire de s’y attarder plus amplement.

Dieu laissa s’écouler suffisamment de temps pour que l’homme démontre, sans que subsiste le moindre doute, s’il était capable ou non de mettre seul en place un système politique, social ou économique totalement satisfaisant. La domination de Dieu, quant à elle, était conçue pour apporter tous ces bienfaits à l’homme (Genèse 1 versets 26 à 31). Le temps ne tarda pas à vérifier la vérité énoncée en Romains 5 verset 12: “La mort s’est étendue à tous les hommes.” Le même verset dit également: “Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort.” En se rebellant contre la domination de Dieu, Adam et Ève devinrent imparfaits. Ils ne purent que transmettre cette imperfection à leurs descendants, si bien que, naissant dans cet état, nous sommes tous sujets à la maladie et condamnés à mourir.

Le temps a également montré que, sous l’effet du péché, l’homme traite son semblable de façon odieuse. Témoin le nombre impressionnant de guerres meurtrières, la haine religieuse ou raciale, l’Inquisition, les crimes effroyables de toutes sortes, les actes égoïstes et cupides. Sans parler des millions de victimes de la pauvreté et de la faim. Au cours des millénaires, l’humanité a essayé tous les gouvernements possibles et imaginables. Cependant, aucun n’a réussi à combler les besoins de l’homme. Même les pays démocratiques sont minés par le crime, la misère, l’instabilité économique et la corruption. Il s’avère qu’aucune forme de gouvernement humain ne s’est montrée à la hauteur.

Dieu a également laissé à l’humanité le temps d’atteindre des sommets dans les domaines scientifique et technique. Mais peut-on vraiment parler de progrès quand l’arc et la flèche sont remplacés par des missiles nucléaires? Quand on sait envoyer des hommes dans l’espace, mais qu’on est incapable de vivre en paix sur la terre? Quand des millions de personnes ont peur de sortir le soir à cause de la criminalité?

Personne ne niera qu’au cours des siècles, et même des millénaires écoulés, des hommes ont fait souffrir abominablement leurs semblables. L’ampleur des souffrances et le degré atteint dans l’horreur défient l’imagination.

L’épreuve du temps a donc démontré que les humains ne peuvent pas plus “diriger leur pas” avec bonheur qu’ils ne peuvent vivre sans manger, boire ou respirer. Nous avons été conçus pour dépendre de la direction de notre Créateur, au même titre que nous dépendons de la nourriture, de l’eau et de l’air (Matthieu 4 verset 4). En tolérant la méchanceté et la souffrance, Dieu a mis en évidence une fois pour toutes les tristes conséquences d’un mauvais usage du libre arbitre. Cette faculté est si précieuse qu’au lieu d’en priver les hommes Dieu leur a permis de constater ce qu’il en coûte de mal l’utiliser.

À ce propos, l’ouvrage “Énoncé des principes du judaïsme orthodoxe” (en anglais) dit: “L’idée même de choix n’a aucun sens sans la possibilité pour l’homme d’opérer le mauvais choix lorsqu’il doit décider entre le bien et le mal. (...) La plupart des souffrances du monde sont la conséquence directe du mauvais usage que nous faisons du libre arbitre qui nous a été octroyé.”


ILS ONT PLANTÉ LEUR PROPRE DRAPEAU
Plus haut, il a été montré qu’Adam et Ève ont symboliquement brûlé le drapeau de Dieu en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Mais il n’a pas été expliqué qu’ils ont voulu planter, figurément parlant, le drapeau des humains à l’intérieur des limites du jardin d’Éden. Il y a donc eu une inconséquence dans leur attitude, car brûler le drapeau signifiait qu’ils ne voulaient pas de la gouvernance que Dieu se proposait d’exercer à l’intérieur des limites du jardin d’Éden qui, petit à petit, devait s’agrandir sur la terre entière...
Dieu les a donc expulsé en dehors des frontières de son territoire gouvernemental, c'est-à-dire, en dehors du jardin d’Éden. Voici comment cela est relaté dans Genèse 3 verset 23 et 24 : “Alors JHVH Dieu l’expulsa [Adam] du jardin d’Éden pour cultiver le sol d’où il avait été pris. Ainsi il chassa l’homme et posta à l’est du jardin d’Éden les chérubins et la lame flamboyante d’une épée qui tournoyait sans arrêt pour garder le chemin de l’arbre de vie.”
Dans sa condamnation, Dieu a donné exactement aux humains ce qu’ils demandaient: il a permis à l’homme de se diriger seul, sous l’influence de Satan… Ce n’est qu’après avoir été expulsé du jardin d’Éden que nos premiers parents ont pu planter leur propre drapeau pour tenter de faire leurs preuves... Au vu de la situation, pouvait-il y avoir décision plus juste de la part de Dieu?[22]

C’est ainsi que durant les siècles et les millénaires écoulés jusqu’à nos jours, les humains ont eu tout le temps nécessaire pour créer leurs propres systèmes de gouvernements et expérimenter la domination de l’homme sur l’homme. Avec quel résultats? La réponse se trouve en introduction de cet article : “Combien de guerres, de massacres, de conflits et de révolution ont été perpétrés avec pour principale raison: LE POUVOIR!”
Oui, le pouvoir corrompt…
Un texte de la Bible dit que “l’homme a dominé l’homme à son détriment.” (Ecclésiaste 8 verset 9)
Nous n’avons pas été conçu avec la faculté de nous diriger. Non seulement, nous n’en avons pas la faculté mais nous n’en avons pas le droit. Le fait d’usurper le pouvoir de domination politique alors qu’il n’appartenait qu’à Dieu n’a fait que se retourner contre nous, créant divisions, malheurs et souffrances. Le seul personnage qui ait vraiment le droit légal de nous gouverner est notre Créateur et il nous en a donné la preuve en permettant que les humains fassent leurs propres expériences de l’exercice du pouvoir politique. Comme le prophète Jérémie autrefois, nous avons compris cette vérité fondamentale : “Je sais bien, ô JHVH, qu’à l’homme tiré du sol n’appartient pas sa voie. Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas.” (Jérémie 10 verset 23).
Certes, quel prix l’humanité a dû payer en terme de malheurs et de souffrances pour que soit apportée la preuve incontestable que l’homme ne peut pas se gouverner lui-même! Au vu de tout cela, on se dit que Dieu étant si sage, si intelligent et tout puissant, aurait dû empêcher le malheur pour la famille humaine! Mais premièrement, c’est oublier qu’il y a une énorme différence entre le champ de vision de simples mortels que nous sommes avec celui de Dieu, car de son point de vue, toute question d’importance universelle est placée dans la perspective du futur éternel. Autrement dit, le regard que Dieu porte sur cette question capitale tient compte d’un paramètre qui nous échappe totalement à savoir, l’éternité… Et deuxièmement, c’est oublier que Dieu se devait de répondre aux questions dans lesquelles son nom et sa réputation étaient impliqués! Malheureusement pour nous, toutes ces questions importaient infiniment plus que le triste sort des humains…[23]

Une dernière question se pose: de tous les drapeaux répertoriés de par le monde, y en a-t-il au moins un qui représente l’emblème de Dieu sur terre?
Le Quid 2008 répertorie 217 drapeaux différents de par le monde. Mais il n’y en a aucun qui représente la gouvernance de Dieu sur terre. Quelque part, qu’il y en ait une multitude ou un seul, tous représentent la domination de l’homme depuis que nos premiers parents ont planté leur propre drapeau en dehors des limites du jardin d’Éden. Or, aucun emblème, aucun drapeau, ne peut rivaliser avec celui de Dieu.

Plus haut, il a été indiqué que Dieu a fixé un délai pour le règlement de l’importante question en jeu. Ce délai touche maintenant à sa fin. Dieu indique qu’il va symboliquement replanter son drapeau sur terre! Mais avant de le faire, il va éliminer tous les drapeaux rivaux c’est-à-dire, tous les gouvernements humains qu’ils représentent.

L’UN DES TEXTES LE PLUS CITÉS AU MONDE
Le texte qui va suivre, contenu en Matthieu 6 versets 9 et 10, est non seulement l’un des textes de la Bible parmi les plus cités au monde vu qu’il est rabâché sous forme de prière, mais aussi l’un des plus connu sans être réellement compris... Pour différencier le texte des explications entres crochets, le voici écrit en lettre capitales: "NOTRE PÈRE QUI EST AUX CIEUX, QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ [signifie: que ton nom soit connu, reconnu, accepté, respecté, honoré et glorifié par tous - Dieu a un nom propre et en hébreu (langue dans laquelle la plus grande partie de la Bible a été rédigée) il peut être transcrit en écriture latine YHWH ou JHVH ou encore IHVH. Ce nom apparaît 6828 fois dans le texte hébreu imprimé dans la Biblia Hebraica et dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia]. QUE TON ROYAUME VIENNE [dans “royaume”, il y a le mot “roi”. Puisqu’un roi règne sur ses sujets, le mot “royaume” doit être pris dans le sens de gouvernement (voir Daniel 2 verset 44 et 7 versets 13 et 14)]. QUE TA VOLONTÉ SE FASSE, COMME DANS LE CIEL [signifie que Dieu a eu la volonté, le désir et l’objectif de concevoir un gouvernement dans le ciel], AUSSI SUR LA TERRE [signifie que Dieu a la volonté, le désir et l’objectif de s'occuper de tous les problèmes de la terre car, laissée à la gouvernance des hommes, notre planète est devenue une poubelle, un tas d'ordures, un égout à ciel ouvert, un dépotoir voire un abattoir à humains].

La seule façon de résoudre tous les problèmes de l'humanité est la mise en place de ce gouvernement céleste ou "royaume de Dieu" afin qu’il reprenne le pouvoir de domination politique sur ses sujets terrestres comme prévu au départ. Autrement dit, ce royaume céleste est l’expression de la souveraineté de Dieu qu’il va bientôt exercer sur ses sujets terrestres.
C’est vraiment impressionnant de réaliser que des centaines de millions de gens (pour ne pas dire des milliards) ont récité le "Notre Père" depuis pratiquement 2000 ans sans comprendre ce que ces mots signifiaient vraiment...
Et dire que tous ces gens faisaient inconsciemment appel à la venue de ce gouvernement! En quelque sorte, ils ont dit à Dieu par le moyen de cette prière:

“Notre Créateur céleste qui nous a fait (donc notre Père), puisses-tu replanter ton drapeau sur terre à l’effigie de ton grand et saint nom car lui seul mérite le respect. Que ton gouvernement vienne pour exercer ta souveraineté car elle est légitime. Que ton projet initial de faire de la terre un monde parfait de paix, de liberté et de justice puisse enfin se réaliser par le moyen de ton gouvernement céleste afin qu’il vienne nous sauver car nous n'en pouvons plus, nous sur terre, à cause du pouvoir politique que les hommes se sont appropriés illégalement!”

LE DERNIER DRAPEAU (conclusion)
C’est en ce sens que le premier drapeau planté en Éden retrouvera sa place éternellement sur terre et ainsi devenir le dernier de tous les drapeaux vu que ceux des humains auront disparus à jamais…
Par ailleurs, la question de la légitimité de la souveraineté universelle de Dieu aura été définitivement tranchée, une fois pour toute, et fera jurisprudence pour l’éternité… Personne ne pourra jamais plus contester le droit de Dieu de gouverner sa création intelligente.
Le dernier livre de la Bible appelé Apocalypse ou Révélation 11 verset 15 indique clairement que la gouvernance du monde (c’est-à-dire la domination politique des humains) va redevenir la gouvernance de Dieu pour toujours.

Très souvent, le Jour de Jugement est associé à l’expression “la fin du monde”. En effet, beaucoup de religions présentent le Jour de Jugement de Dieu comme un évènement où il va détruire tout l’univers avec la terre et toutes ses créatures pour les ressusciter et les juger dans le ciel afin de les envoyer au paradis céleste ou en enfer… Pourtant, la Bible dans son ensemble montre qu’il n’en est rien. Il va bien y avoir la destruction d’un monde au sens de civilisation, mais en aucun cas la destruction de l’humanité. En toute logique, lorsqu'une personne passe du temps à la conception d’une chose magnifique (une belle sculpture par exemple), si elle voit des insectes indésirables envahir son oeuvre, aura-t-elle besoin de détruire le fruit de son travail pour se débarrasser des nuisibles qui y portent atteinte? Ou lorsqu’un propriétaire veut nettoyer la crasse accumulée dans sa maison à cause des mauvais locataires qui y résidaient, faudra-t-il pour cela qu’il démolisse la maison et qu’il l’a reconstruise? Ce serait stupide, ne trouvez-vous pas? C'est la même chose pour Dieu, il ne va pas détruire la planète à cause de ceux qui la saccagent…

Pour mettre fin à la souffrance en conséquence de la domination des hommes, Dieu entrera en guerre contre tous les gouvernements du système actuel, contre toutes les oligarchies et puissantes sociétés secrètes de ce monde (dont "l'élite obscure" fait partie) afin de les éradiquer totalement et reprendre le pouvoir sur la gouvernance de la terre et de l'humanité. Cette guerre est appelée dans la Bible Har-Maguédon.[24]
La guerre de Dieu (ou Jour de Jugement) aura lieu, non pour détruire la race humaine, comme le prêche à grand coeur le système religieux d'envergure mondiale, mais pour sauver l’humanité à l'agonie.[25]
Une fois cette guerre terminée, les survivants pourront constater que “le premier et dernier drapeau de Dieu” a eu raison de tous les autres et qu’enfin, la question de la gouvernance mondiale aura définitivement été tranchée!

Enfin la terre pourra redevenir un monde merveilleux peuplée d’êtres humains qui retrouveront petit à petit la perfection et connaîtrons la vie éternelle telle qu’elle était prévue à l’origine de la création de l’humanité selon le dessin de Dieu! [26]

Le temps de la gouvernance de l'homme sur l'homme est révolu.

$tef

PS : pour concevoir ce dossier, je me suis inspiré de nombreux articles publiés par la seule communauté chrétienne au monde qui, depuis près d’un siècle, s’est totalement démarquée des religions de la chrétienté et dont l’activité est reconnue à ce jour dans 236 pays et îles…




[ANNEXE – Selon le Coran, le jardin d’Éden était-il sur terre ?]

Beaucoup de musulmans pensent qu’Adam et Ève ont été créés dans un paradis céleste et qu’ils ont été expulsés sur terre après avoir mangé du fruit de l’arbre interdit. Mais, est-ce vraiment le cas?
Afin de répondre à cette question, nous allons analyser la Sourate de La vache (2) verset par verset, du verset 30 au verset 36. Il est dit au verset 30: Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: “Je vais établir sur la terre (ٱلأرض) un vicaire “Khalifat”. (…). (Selon une note en bas de page, “vicaire” ou “Khalifat” peut être traduit par “gérant”).
Verset 31 : Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges et dit : “Informez-moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques!”
Verset 32 : Ils dirent : “Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage”.
Verset 33 : Il dit : “Ô Adam, informe-les de ces noms; ” Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit: “Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ?”
Verset 34 : Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles.
Au travers de ces 5 versets cités, nous avons la preuve que le jardin d’Éden était sur terre (ٱلأرض).
Le verset 30 montre bien que Dieu a établi un “Khalifa” sur terre (ٱلأرض) pour la gérer (ou “s’en occuper” selon Genèse 2 verset 15).
Le verset 31 nous indique que ce gérant était Adam.
Le verset 32 nous explique que les anges de Dieu ne connaissaient pas “les noms de toutes choses” alors que, selon toute vraisemblance, ils existaient avant Adam.
Le verset 33 montre que c’est Adam qui les a informé des noms.
Enfin, le verset 34 indique que le Diable refuse de se prosterner devant Adam.

Ici, Adam était bien sur terre et non au ciel car les anges connaissent les noms de toutes choses dans le ciel mais pas sur terre. En effet, la terre est la demeure des humains et non des anges ce qui explique qu’ils ne connaissaient pas les noms des choses sur terre alors que ce n’était pas le cas d’Adam puisqu’il y vivait…
Un autre détail important réside dans le fait que le Diable refusa de se prosterner devant Adam. Nous en comprenons mieux la raison en prenant la Sourate Al-Araf - 7 verset 12: [Allah] dit: “Qu'est-ce qui t'empêche de te prosterner quand Je te l'ai commandé?” Il répondit: “Je suis meilleur que lui: Tu m'as créé de feu, alors que Tu l'as créé d’argile”.
Ce texte prouve qu’Adam a bien été créé pour la toute première fois sur terre “avec de la poussière tirée du sol” (Genèse 2 verset 7) ou, pour reprendre le terme employé dans le Coran, à partir “d’argile”.
Il est évident que Dieu n’allait pas demander à des anges de se prosterner devant Adam après qu’il ait été expulsé sur terre en conséquence de sa désobéissance car il ne méritait plus cet honneur [le Coran parle bien de la désobéissance d’Adam. Dans la Sourate Ta-ha - 20 verset 121, il est écrit : "Tous deux (Adam et Eve) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s'égara."]
Adam était donc sur terre avant de désobéir et c’est avant le péché originel que Dieu, selon le Coran, demanda aux anges de se prosterner devant Adam.
Le texte suivant, (toujours dans la Sourate de La vache - 2) versets 35 dit ceci: Et Nous dîmes: “ Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici: sinon vous seriez du nombre des injustes”.
Nous trouvons ici l’interdiction de manger du fruit de l’arbre avec l’indication qu’ils deviendraient injustes s’ils en mangeaient. A la lecture de ce texte, la question qui se pose est de savoir si Dieu donne l’ordre à nos premiers parents de ne pas manger du fruit de l’arbre alors qu’ils se trouvaient dans un des paradis céleste ou dans le jardin d’Éden sur terre. Autrement dit, Dieu avait-il le projet de faire de la terre une demeure paradisiaque pour le bonheur de l’humanité ou au contraire, d’en faire un lieu de passage pour tester les humains afin de déterminer s’ils méritent le salut éternel ou au contraire, s’ils doivent subir le châtiment éternel? Il suffit de reprendre les versets précédents (30 à 34) de la Sourate 2 (La vache) analysés ci-dessus, pour comprendre qu’Adam et Ève étaient bien sur terre lorsque Dieu leur a ordonné de ne pas approcher “de l’arbre que voici”.
La croyance dans le fait qu’Adam et Ève étaient bien dans le ciel au moment de leur création et avant leur désobéissance, repose principalement sur un mot que nous trouvons dans le verset suivant:
La vache (2) verset 36: Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes: “Descendez (ٱهبطوا) ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps.”
Le mot ٱهبطوا traduit par “Descendez” est souvent utilisé pour indiquer qu’Adam et Ève était auparavant dans le ciel. Cependant, Abou Mouslim explique à propos de ce terme dans Majmaa El Bayane: “C’est un des paradis de ce monde sur terre. Et son ordre d’en descendre n’impliquait pas qu’il était au ciel car il a donné aussi un ordre similaire de descendre en Égypte.”
En effet, Abou Mouslim cite la Sourate de La vache (2) versets 61 qui dit: Et [rappelez-vous], quand vous dîtes: “Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons!” - Il vous répondit: “Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon? Descendez (ٱهبطوا) donc à n'importe quelle ville; vous y trouverez certainement ce que vous demandez!”.
Les fils d’Israël dont il est ici question avec Moïse, étaient-ils dans le ciel au point de devoir en descendre? Nous connaissons tous la réponse…
Puisque ici, le mot en arabe (ٱهبطوا) traduit par “Descendez” est identique à celui qui est employé dans la même Sourate au verset 36 en rapport avec l’expulsion d’Adam et Ève, nous pouvons en conclure qu’il s’agit d’une expression Coranique à prendre au sens figuré et non au sens littéral (seulement 25 versets les séparent l’un de l’autre).
Aujourd’hui encore nous employons cette expression: “je descends au bled” ou “je descends en ville” pour indiquer que nous quittons un lieu pour nous rendre dans un autre.
L’expulsion dont il est question ici ne doit pas être comprise comme du ciel vers la terre mais plutôt d’un lieu géographique de la terre associée à une position privilégiée (perfection, éternité et approbation de Dieu) vers un autre lieu géographique de la terre associé à un état d’abaissement physique et spirituel (perte de la perfection, rejet de Dieu et condamnation à mort).
Autre détail. Dans la Bible en Genèse 2 versets 10 à 14, il est dit que un des quatre fleuves qui traversaient le jardin d’Éden était l’Euphrate. Or des Hadiths rapportés par Al Boukhari et Mouslim relatent que "el-furate" (l’Euphrate) était un des fleuves du Paradis.

Conclusion de l’annexe: le jardin d’Éden (Paradis) de la Bible, était bien sur terre selon le Coran. Le projet de Dieu était donc de faire de la terre entière un Paradis.
Dieu a-t-il abandonné son projet? C’est impossible, car Dieu ne change pas. S’il avait prévu de faire de la terre un Paradis pour les humains, il accomplira Son Dessin grandiose.
Le Coran montre bien cela à plusieurs reprises. Par exemple, dans la Sourate El- Al-Anbiya (Les prophètes) 21 verset 105, il est écrit: “Et Nous avons certes écrit dans le Zabour, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre (ٱلأرض) sera héritée par Mes bons serviteurs”.
La Bible confirme ce texte, le Zabour (Psaume) 37 verset 29 dit ceci: “Les justes posséderont la terre, et sur elle ils résideront pour toujours.”
Une autre Sourate du Coran dit ceci (Az-Zumar 39 verset 74): “Et ils diront: “Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hériter la terre (ٱلأرض)! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons”. Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!”
Dans ce texte, nous trouvons les termes “promesse”, “héritage”, “terre”(ٱلأرض), “Paradis” et “récompense” ; tous réunis dans un même verset…
A propos de ce texte le Dr Salah ed-Dine Kechrid indique dans la note de sa traduction Arabe Français du Coran: “La terre désigne ici le Paradis. Il se peut que notre terre subira des transformations totales qui la rendront paradisiaque.”




[NOTES MARGINALES]

[1] Certaines personnes pourtant croyantes, pensent que l’histoire du jardin d’Eden avec Adam et Eve relève de la mythologie. Penser cela, c’est oublier que Jésus lui-même a bien montré que le récit de la genèse n’était pas une légende et qu’il y croyait bel et bien (voir Matthieu 19 versets 4 et 5). La généalogie qui permettait aux disciples de Jésus de prouver qu’il était le Messie annoncé dans les livres des prophètes (le fait, entre autres, que le Messie serait issu de la tribu de Juda) et qui est détaillé dans l’Evangile de Luc 3 à partir du verset 23 remonte bien à Adam. Il est donc impossible de croire à Jésus et à la Bible, ni même au Coran (où l’on y trouve souvent cette expression : “Jésus fils de Marie”), si l’on ne croit pas à l’existence d’Adam et Eve. Dans le Coran, à la différence d’Adam, le nom “Ève” n’y apparaît pas: “ton épouse” est le terme utilisé pour parler de la femme d’Adam.

[2] De nombreuses théories sur les raisons des souffrances humaines ont vu le jour. Par exemple, le rabbin Harold Kushner, auteur d’un best-seller (When Bad Things Happen to Good People), explique que c’est parce que Dieu, bien que bon et plein d’amour, est “limité” dans son action. Après la mort de son jeune fils, Kushner a écrit: “Il m’est plus facile d’adorer un Dieu qui hait la souffrance sans pouvoir l’éliminer qu’un Dieu qui fait délibérément souffrir et mourir les enfants.” Des membres de différentes religions ont demandé à leurs chefs et à leurs enseignants pourquoi il y a tant de souffrances. Souvent, la réponse est que c’est la volonté de Dieu, qui a déterminé longtemps à l’avance tout ce qui arriverait, y compris les événements tragiques. On a dit à beaucoup que les voies de Dieu sont un mystère ou que Dieu fait mourir des personnes, même des enfants, pour les avoir auprès de lui au ciel. Nombre de religions enseignent qu’à la mort les bons vont au ciel et les méchants en enfer pour l’éternité. Mais selon cette conception, sur la terre, les humains continueront à mener cette existence tourmentée. En outre, si Dieu se proposait de faire vivre des personnes au ciel, pourquoi ne les aurait-il pas faites directement créatures célestes, comme les anges, épargnant de la sorte aux humains d’incalculables souffrances? En réponse à cette question, certains personnes croyantes disent que la méchanceté et la souffrance sont des moyens employés par Dieu pour forger notre caractère à travers l’adversité et lui prouver notre fidélité quelles que soient les difficultés rencontrées. Un peu comme une sorte de test qu’il faudrait passer pour mériter le salut éternel ou au contraire, subir le châtiment éternel… Mais cela revient à dire qu’il entrerait dans le dessein divin que la méchanceté et la souffrance jouent un rôle de mise à l’épreuve des humains, afin de les affiner en vue de leur salut.
Honnêtement, viendrait-il à l’idée d’un père qui aime ses enfants de les abandonner aux mains d’un dangereux criminel sous prétexte d’améliorer leur personnalité? Et que dire de tous les jeunes gens qui meurent dans des accidents, qui sont assassinés, ou qui sont tués à la guerre? Comment pourraient-ils s’améliorer une fois morts? L’idée que Dieu permette la souffrance à seule fin de forger le caractère et lui prouver notre fidélité ne tient donc pas debout. Aucun père de famille sensé ne voudrait voir ceux qu’il aime souffrir ou vivre un drame. Celui qui programmerait la souffrance des siens pour les former passerait pour un père indigne, voire pour un malade mental. Dès lors, peut-on raisonnablement dire que Dieu, Père aimant par excellence et Créateur infiniment sage de l’univers, ait délibérément fait entrer la souffrance dans le monde en réalisation de son dessin? Cela reviendrait à attribuer à Dieu une cruauté et une bassesse que nous ne jugeons pas même excusables chez les humains les plus vils.

[3] Selon la revue The New Yorker, la Bible est le premier best-seller de tous les best-seller chaque année dans le monde. On estime que plus de 4, 7 milliards de Bibles (complètes ou partielles) ont été imprimées, soit cinq fois plus d'exemplaires que pour le deuxième livre le plus diffusé au monde, le "Petit Livre rouge" de Mao (selon l'Alliance biblique universelle). Ce livre est aussi le plus traduit car on le retrouve en plus de 2400 langues (en totalité ou en partie) et pourtant, il est celui qui a rencontré le plus d'opposition parmi tous les livres vu qu’il a été interdit par de nombreux dirigeants et chefs religieux ainsi qu'attaqué par une ribanbelle de détracteurs au cours des siècles (au Moyen Âge, de nombreux traducteurs et lecteurs de la Bible ont été brûlés au bûcher par des chefs religieux de la chrétienté). Il est utile de relever que la totalité des religions de la chrétienté, prétendants représenter la Bible aujourd’hui, ne font que la discréditer par leurs enseignements et leurs comportements.
Par exemple, lorsque les créationnistes protestants et les “chrétiens” fondamentalistes enseignent que dans le livre de la Genèse au chapitre 1 (premier livre de la Bible), les cieux et la terre ont été crées en 6 jours de 24 heures, ils font beaucoup plus de tort à ce livre que ne l'ont fait tous les opposants de la Bible eux-mêmes! En effet, peut-on vraiment affirmer cela à la lumière du chapitre 1 de la Genèse ? (Il est question ici de 6 jours et non de 7, car selon la Bible, Dieu n'est plus en activité créatrice le 7ème jour). Pour savoir s’il s’agit bien de 6 jours de 24 heures, ce n'est pas compliqué, il suffit de prendre son propre exemplaire de la Bible (même si on n'y croit pas) et de lire Genèse chapitre 1 verset 1, où il est dit: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” A la fin du verset 1, il y a un point. Et le verset 2 commence ainsi : “Or la terre était informe et déserte...”
Le “Or” est une conjonction pour indiquer une nouvelle introduction donnant la preuve que le verset 1 est totalement achevé.
Donc, selon le verset 2, la Bible laisse entendre que l'univers physique et la terre existaient déjà avant que ne débutent les 6 jours de création puisqu'il est dit ceci: “Or la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface de l'abîme d'eau ; et la force agissante de Dieu se mouvait sur la surface des eaux.”
Intéressant! A la fin du verset 2, les jours de création dont parle la Bible n'ont pas encore commencé!
Pour revenir au verset 1, il faut savoir que les biblistes sont unanimes: ce verset évoque un acte distinct de ceux qui ont été accomplis durant les jours de création décrits à partir du verset 3. Ce n'est donc pas sans implications. Conformément aux paroles d'introduction de la Bible, cela signifie que l'univers, dont la planète Terre, existait depuis une période indéterminée avant que ne commencent les jours de création dont parle la Bible.
Les géologues évaluent l'âge de la terre à 4 milliards d'années et, selon les calculs des astronomes, l'univers n'aurait pas moins de 15 milliards d'années. Ces découvertes (ou les affinements dont elles pourraient faire l'objet) contredisent-elles Genèse 1 verset 1? Non. La Bible ne précise pas l'âge des “cieux et de la terre”. Donc, la science ne réfute pas la Bible. (Pour ceux qui ont leur propre exemplaire de la Bible, et même s'ils n'ont pas foi en ce livre, je les invite à vérifier ce fait…)
Les 6 jours de création n'ont donc pas de rapport avec la création de la matière ou des matériaux composant la terre, mais avec son aménagement et sa préparation en vue de l'habitation par l'homme.
Mais au fait, les 6 étapes dans l’aménagement de la terre (ou 6 jours de création) ont-elles littéralement duré 24 heures ?
Étant donné que le rédacteur de la Genèse a parlé plus tard du jour qui a suivi les six jours de création comme d'un modèle pour le sabbat hebdomadaire, certains prétendent que chaque jour de création a forcément été de 24 heures (Exode 20 verset 11). La formulation du texte de la Genèse soutient-elle cette conclusion?
Absolument pas. Le fait est que le mot hébreu traduit par “jour” peut désigner des espaces de temps divers, et pas uniquement une période de 24 heures. Par exemple, pour récapituler l'œuvre créatrice de Dieu, l'auteur de la Genèse parle des six jours de création comme d'un seul jour (Genèse 2 verset 4). En outre, au cours du premier jour de création, “Dieu appelait la lumière Jour, mais les ténèbres, il les appela Nuit”. (Genèse 1 verset 5.) Ici, le mot “jour” ne désigne qu'une portion d'une période de 24 heures. Ainsi, rien dans la Bible n'autorise à affirmer de façon arbitraire que chaque jour de création a duré 24 heures.
Mais alors, combien de temps ont-ils duré?
La Bible révèle que les “jours”, ou ères, de création représentent des milliers d'années. C'est ce que l'on peut déduire de ce qu'elle nomme le septième “jour”. Le récit de chacun des six premiers “jours” s'achève par ces mots: “Et vint un soir et vint un matin: premier jour”, et ainsi de suite. Or, cette remarque ne figure pas à la fin du récit sur le septième “jour”. Et pour cause: au 1er siècle de notre ère, soit des millénaires plus tard, la Bible signalait que le septième “jour” de repos était toujours en cours (Hébreux 4 versets 4 à 6). Ce septième “jour” était donc une période qui s'étalait sur des milliers d'années, et nous pouvons logiquement en conclure qu'il en va de même des six premiers.
Le récit de la création a été écrit en hébreu et avec l'optique d'un observateur terrestre. Ces deux éléments associés à l'information selon laquelle l'univers existait avant le début des périodes de création, ou “jours”, aident à résoudre une bonne partie de la controverse relative au récit de la création. Comment cela?
Un examen attentif du récit de la Genèse révèle que des épisodes de création ayant commencé un certain “jour” se sont poursuivis sur un ou plusieurs des jours suivants. Par exemple, avant que le premier “jour” de création ne commence, la lumière venant du soleil (qui existait déjà) n'atteignait pas la surface terrestre, peut-être en raison de nuages épais qui l'empêchaient de percer.
Durant le premier “jour”, cet écran a commencé à se dissiper, laissant pénétrer dans l'atmosphère une lumière diffuse [dans la description des événements du premier “jour”, le mot hébreu rendu par lumière est “ôr”, lequel désigne la lumière au sens général. Mais pour le quatrième “ jour ”, on a un autre mot, “ma ôr”, qui désigne la source de la lumière].
Le deuxième “jour”, l'atmosphère a de toute évidence continué de se dégager, ménageant un espace entre les couches nuageuses et l'océan. Le quatrième “jour”, l'atmosphère s'était progressivement éclaircie au point que le soleil et la lune sont apparus “dans l'étendue des cieux”. (Genèse 1 versets 14 à 16.)
En d'autres termes, le soleil et la lune étaient désormais visibles depuis la terre. Ces événements ont eu lieu progressivement.
On lit également dans la Genèse que l'atmosphère continuait de s'éclaircir quand, au cinquième “jour”, les créatures volantes (dont les insectes et les animaux à ailes membraneuses) ont commencé à apparaître. Toutefois, la Bible indique en Genèse 2 verset 19 qu'au sixième “jour” Dieu était toujours en train de “former du sol toute bête sauvage des champs et toute créature volante des cieux”.
Manifestement, le langage biblique n'exclut pas la possibilité que durant chaque période de création (jour), certains des actes créateurs majeurs se soient produits de façon graduelle plutôt qu'instantanée, et se soient même poursuivis pendant les “jours” de création suivants. La flore et la faune ayant fait leur apparition progressivement, faut-il en déduire que Dieu s'est servi de l'évolution pour produire la grande diversité des choses vivantes? Non. Le récit établit clairement que Dieu a créé les principales “espèces” de vie végétale et animale (Genèse 1 verset 11 et 12, puis 20 à 25). Ces “espèces” végétales et animales primitives ont-elles été programmées pour s'adapter à un milieu naturel changeant? Qu'est-ce qui définit les frontières d'une “espèce”? La Bible ne le précise pas. Par contre, elle dit que les créatures vivantes “pullulèrent selon leurs espèces”. (Genèse 1 verset 21.) Cette déclaration laisse entendre qu'il y a une limite aux variations possibles à l'intérieur d'une “espèce”. Les documents fossiles et les recherches récentes confirment que les grands groupes végétaux et animaux ont très peu changé sur des périodes considérables. Contrairement aux allégations de certains fondamentalistes, la Genèse n'enseigne pas que l'univers, y compris la terre et toute chose vivant sur elle, a été créé sur une courte période et dans un passé relativement proche. Ce qu'elle dit sur la création de l'univers et l'apparition de la vie sur terre s'accorde plutôt avec bon nombre de découvertes scientifiques modernes.
En raison de leurs croyances philosophiques, de nombreux scientifiques nient la déclaration biblique selon laquelle Dieu a créé toutes choses. On notera pourtant que, dans le livre biblique de la Genèse, son auteur a écrit que l'univers avait eu un commencement et que la vie était apparue par étapes, graduellement, sur plusieurs périodes.
Comment le rédacteur de la Genèse a-t-il eu accès à des informations scientifiques aussi précises ? Il existe une explication logique. Celui qui est assez puissant et sage pour créer les cieux et la terre a sans aucun doute été capable de communiquer une connaissance aussi exacte. Cela donne du poids à la Bible lorsqu'elle se déclare “inspirée de Dieu”.

[4] Il convient de relever dans ce verset que Dieu ne dit pas à l’homme de soumettre l’homme mais uniquement les animaux. Certes, l’humanité devait ce comporter en bonne gestionnaire de la terre car Dieu lui donnait le privilège et la responsabilité d’étendre le jardin d’Éden sur toute la planète au fur et à mesure que la famille humaine allait s’agrandir tout en prenant soin de la diversité animale et végétale. Mais pour réussir, ce projet devait se faire sous la direction de Dieu… Il s’agit-là d’un premier détail montrant qu’à l’origine, la gouvernance de la société humaine n’appartenait pas à l’homme.

[5] L’emplacement originel du jardin d’Éden est l’objet de conjectures. Le principal moyen de le situer géographiquement est la description biblique du fleuve “qui sortait d’Éden” puis se divisait en quatre “têtes” qui donnaient naissance à des fleuves dont le nom est précisé: l’Euphrate, le Hiddéqel, le Pishôn et le Guihôn (Genèse 2 versets 10 à 14). L’Euphrate (hébreu : Perath) est bien connu, et “Hiddéqel” est le nom que d’anciennes inscriptions donnent au Tigre (voir aussi Daniel 10 verset 4). Quant aux deux autres fleuves, le Pishôn et le Guihôn, ils n’ont pas été identifiés. Certains biblistes, comme J. Calvin et F. Delitzsch, ont émis l’avis que l’Éden se situait quelque part près de la pointe du golfe Persique en basse Mésopotamie, approximativement à l’endroit où le Tigre et l’Euphrate se rapprochent. Ils ont associé le Pishôn et le Guihôn à des canaux entre ces cours d’eau. Toutefois, si tel était le cas, ces fleuves seraient tributaires, et non des bras se divisant à partir d’une source commune. Le texte hébreu désigne plutôt un endroit dans la région montagneuse au nord des plaines mésopotamiennes, la région d’où prennent aujourd’hui leurs sources l’Euphrate et le Tigre. D’ailleurs, dans ses notes sur Genèse 2 verset 10, The Anchor Bible (1964) déclare : « En hébreu l’embouchure du fleuve est appelée “extrémité” (voir Josué 5 verset 19) ; partant, le pluriel de ro s, “tête”, doit s’appliquer ici au cours supérieur. [...] Ce dernier usage est bien attesté pour le mot akkadien apparenté resou. »
Le fait que l’Euphrate et le Tigre ne proviennent plus maintenant d’une même source ainsi que l’impossibilité d’identifier avec certitude le Pishôn et le Guihôn s’expliquent peut-être par les effets du déluge, qui modifia sans aucun doute considérablement la topographie de la terre, comblant le cours de certains fleuves et en créant d’autres. La tradition situe depuis longtemps le jardin d’Éden dans une région montagneuse à quelque 225 km au sud-ouest du mont Ararat et à quelques kilomètres au sud du lac de Van, dans la partie orientale de la Turquie actuelle. L’Éden était peut-être entouré par une barrière naturelle, des montagnes par exemple (c’est ce que pourrait donner à penser le fait que, selon le récit de Genèse 3 verset 24, les anges ne furent postés qu’à l’est du jardin, côté par lequel Adam et Ève sortirent). Une fois qu’Adam fut banni du jardin paradisiaque et qu’il n’y eut plus personne pour “le cultiver et pour s’en occuper” (conformément à l’indication donnée en Genèse 2 verset 15), on peut penser que la végétation l’envahit naturellement et que seuls les animaux l’habitèrent, jusqu’à ce que la montée des eaux du déluge le raie de la carte et que l’homme en perde la trace, sauf dans le témoignage divin de son existence.

[6a] La notion de contrat qu’il se proposait de passer avec l’humanité est importante pour répondre à l’objection concernant le fait que Dieu n’a pas besoin d’un emblème pour lui-même:
Premièrement en choisissant cet arbre, d’une certaine façon, Dieu a apposé sa signature sur le contrat qu’il voulait passer avec l’humanité en attendant de voir si, à son tour, elle allait symboliquement le signer par son obéissance, ou au contraire, si elle allait le déchirer.
Deuxièmement, la signature de Dieu (l’arbre) était indispensable pour montrer toute la valeur qu’il accordait à “sa création terrestre intelligente” et à son projet grandiose de faire de la terre une demeure paradisiaque. On pourrait comparer ce principe avec un grand peintre comme Léonard de Vinci ne signant aucune de ses oeuvres. Auraient-elle de la valeur aujourd’hui? De fait, sans la signature de l’artiste, l’œuvre perd toute sa valeur!
[6b] Troisièmement, l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais était plus qu’un emblème et une signature car il représentait ce qu’il y a de plus important pour nous à savoir, “la liberté”! Sans cet arbre, la race humaine se serait retrouvée dans l’obligation de faire la volonté de Dieu n’ayant pas la possibilité de donner son avis sur la question. Au fil du temps, l’humanité aurait réalisé qu’elle n’a pas eu le choix de s’engager volontairement dans la réalisation du projet de Dieu avec pour conséquence, une démoralisation générale voire une réaction de rejet de la gouvernance de Dieu. L’arbre était donc indispensable pour nous car il symbolisait notre liberté. Il y a une différence fondamentale entre agir par obligation et agir librement par volontarisme.
Quatrièmement, l’arbre était le symbole de l’amour (affection). Effectivement, si l’humanité avait fait le choix en toute liberté de signer symboliquement le contrat avec son Créateur en ne mangeant pas de son fruit, au fil du temps, le bonheur s’accentuant et le paradis s’étendant sur la terre entière, la famille humaine aurait été fière devant son Dieu d’avoir réalisé son projet. En quelque sorte, avec le temps, cet arbre aurait été le lien d’amour entre l’humanité et Dieu, rapprochant dans l’affection la créature intelligente de son Créateur. L’objectif de Dieu était donc que ses créatures humaines fassent sa volonté par amour pour sa personne et ses qualités remarquables et non par obligation…

[7] La Bible et le Coran ne donnent pas le nom du fruit que produisait l’arbre. Beaucoup de “spécialistes” ont essayé d’expliquer le fruit interdit de diverses façons. Par exemple, il a été enseigné pendant des siècles dans les églises de la chrétienté que la “pomme” était le symbole des relations sexuelles. Selon ces “théologiens”, le fruit défendu correspondait donc à l’acte de procréer…
Cependant, vu l’ordre du Créateur “d’être féconds, de devenir nombreux, de remplir la terre”, le fruit de l’arbre ne pouvait représenter les relations sexuelles, car par quel autre moyen la procréation et la multiplication auraient-elles pu se faire? Et que dire aussi de la “pomme” se coinçant dans la gorge de l’homme devenant ainsi la “pomme d’Adam” ou encore, de façon plus recherchée, le fait que la pomme coupée en deux présente les pépins sous forme d’étoile à cinq branches symbolisant l'homme dans ses fonctions géométriques et numérales? Toutes ces affirmations, et bien d’autres encore, ne sont basées que sur un fait purement légendaire…

[8] A l’origine selon la Bible, les humains ne devaient pas mourir. La preuve nous en est donné dans Genèse 2 verset 17: “Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr.” Tant qu’ils ne mangeraient pas du fruit de cet arbre, ils ne mourraient pas. La mort n’interviendrait que pour sanctionner le péché (voir Romain 5 verset 12). Le texte de Genèse 2 verset 17 sous entend donc que les premiers humains ont été créés éternels mais non immortels (portant un coup fatal à la doctrine de l’immortalité de l’âme). De plus, nos premiers parents savaient ce qu’était la mort puisque les animaux mourraient de la même façon qu’aujourd’hui. La mort dont il est question ici est la mort de vieillesse et il n’y a pas de contradiction avec le fait que “le jour où ils en mangeraient, ils mourraient à coup sûr” car du point de vu de Dieu, le jour même où ils en mangeraient, ils se trouveraient condamnés à mort. Cela revient à dire qu’ils seraient considérés par leur Créateur comme morts le jour même, bien que vivants temporairement, le temps qu’ils s’éteignent d’eux-mêmes car coupés de la source de vie (Dieu).

[9] En Genèse 2 verset 23, la Bible laisse entendre qu’Adam avait vécu seul suffisamment longtemps pour s’exclamer à la vue de la première femme: “Celle-ci est enfin l’os de mes os et la chair de ma chair.” L’adverbe “enfin” laisse entendre que du temps s’est écoulé entre la création d’Adam et celle d’Ève. Pendant ce l’abs de temps, le premier homme observa attentivement les animaux afin de leur donner un nom selon Genèse 2 verset 20. Il est donc possible qu’il ait été le seul être humain sur terre pendant plusieurs décennies avant la création d’Ève. En effet, tout porte à croire que Dieu lui ait donné suffisamment de temps pour qu’il puisse obtenir le respect de sa femme lorsqu’elle serait crée, en lui transmettant son savoir acquis suite à ses propres découvertes et expériences.

[10] Bien que certains détracteurs d’aujourd’hui soient déconcertés par la grande simplicité du récit des événements de l’Éden, il devrait être évident qu’une épreuve simple était tout à fait appropriée aux circonstances. La vie de l’homme et de la femme qui venaient d’être créés était simple; elle n’était ni compliquée ni encombrée par toutes les difficultés, tous les soucis et tous les embarras que la race humaine rencontre depuis la désobéissance à Dieu.
Néanmoins, dans toute sa simplicité, cette épreuve exprime succinctement et admirablement une vérité universelle: Dieu est le Souverain, l’homme dépend de lui et il a des devoirs envers lui. Et il faut ajouter que, quoique simple, le récit des événements survenus en Éden présente les faits à un niveau infiniment plus élevé que les théories qui situent les débuts de l’homme, non dans un jardin, mais dans une caverne, et le représentent totalement ignorant et dépourvu de sens moral.

[11] Cette citation est vérifiable à la page 40 (note: f), après avoir suivi ce lien:
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/TM.htm#
Concernant le mot “péché” utilisé dans la note de la Bible de Jérusalem pour parler de la transgression, il convient de relever que le terme hébreu courant traduit par péché est “hattath” ; en grec, le mot usuel est “hamartia”. Dans les deux langues, les formes verbales (hébreu: hata ; grec: hamartanô) signifient “manquer”, dans le sens de manquer ou de ne pas atteindre ou trouver un objectif, un chemin, une cible (un but) ou le bon endroit. Dans la Bible, les termes tant hébreu que grec font essentiellement référence au péché commis par des créatures intelligentes qui manquent le but à l’égard de leur Créateur. Le mot péché doit donc être compris dans le même sens que les mots échec et défaite, combinés à la notion de perte d’un acquis.

[12] Il est intéressant de noter que dans “Auteur”, il y a le mot “autorité”. Si donc, nous reconnaissons que Dieu est le Créateur de toutes chose, l’Auteur suprême, nous devrions aussi comprendre et reconnaître qu’il est celui qui a l’autorité absolue sur toute Sa création.

[13] Dans le dernier livre de la Bible, l’ange rebelle est appelé “le serpent originel, celui qu’on appelle Diable et Satan, qui égare la terre habitée toute entière” (Révélation ou Apocalypse 12 verset 9).

[14] Le livre du prophète Ézékiel parle de l’ange qui se trouvait dans le jardin d’Éden. Il est dit au chapitre 28 versets 13 et 14 qu’il s’agissait d’un chérubin ayant vraisemblablement un rôle à jouer pour la protection et le maintient de la paix entre les animaux mais aussi entre les humains et les animaux. La Vulgate Latine dit ceci au verset 14: “Tu es le chérubin aux ailes déployées et qui protège, et je t’ai placé.” Cet ange était au service de Dieu dans la gestion de la terre et plus particulièrement dans le jardin d’Éden. Il avait donc une capacité d’action sur les animaux et l’utilisa pour servir ses propres intérêts en manipulant le serpent selon son objectif.


[15] Le Coran rejoint dans une grande mesure l’affirmation mensongère de l’ange rebelle contenue en Genèse 3 versets 4 et 5. La sourate Al-A’raf (sourate 7) verset 20 dit ceci: «Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota, disant: “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des Anges ou d'être immortels!”». Les personnes croyantes soutenants la doctrine de l’immortalité de l’âme donnent raisons aux affirmations de Satan car, selon cette croyance, les humains une fois morts, ne meurent pas mais deviennent des anges dans le ciel… Comme Satan, mais inconsciemment, ces personnes-là soutiennent que Dieu est un menteur.
Dans un essai publié dans le livre “Immortalité de l’âme ou résurrection des morts?” (en anglais) le théologien Oscar Cullmann a fait sur le sujet le commentaire suivant: “Posez à un chrétien [...] la question suivante: qu’enseigne le Nouveau Testament sur le sort individuel de l’homme après la mort, à très peu d’exceptions près vous aurez toujours la même réponse: l’immortalité de l’âme.” Et l’auteur de faire remarquer: “Cette opinion, quelque répandue qu’elle soit, est un des plus graves malentendus concernant le christianisme.” Oscar Cullmann précise que la première publication de son texte avait soulevé un tollé. Pourtant, il avait raison. En effet, Dieu n’a pas créé les humains pour qu’ils aillent au ciel après leur mort (et encore moins en enfer) puisqu’il n’entrait pas dans son dessein originel qu’ils meurent… Mais au lieu de vivre éternellement sur la terre comme prévu, Adam et Ève sont morts. Que s’est-il passé ensuite? Possédaient-ils une âme immortelle qui pourrait à présent être envoyée dans un enfer ardent à cause de leur péché? Au contraire, la Bible montre qu’au départ, lorsqu’il fut créé, Adam “devint une âme vivante”. (Genèse 2 verset 7.) L’homme n’avait pas “reçu” une âme ; il était “devenu” une âme, une personne vivante (voir 1 Corinthiens 15 verset 45 dans la Bible de Jérusalem Nouveau Testament où il est écrit: “Le premier homme Adam, a été fait âme vivante”). D’ailleurs, Adam n’était pas le seul à être “une âme vivante” ; comme le montre l’hébreu, langue dans laquelle la Genèse a été écrite, les animaux, pourtant inférieurs à l’homme, étaient eux aussi des “âmes vivantes”! (Genèse 1 verset 24.) Quand Adam et Ève sont morts, ils sont devenus des âmes mortes. Finalement, il leur est arrivé exactement ce que Dieu avait annoncé à Adam: “À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.” Genèse 3 verset 19.
Pour l’essentiel, la “Nouvelle encyclopédie catholique” (édition antérieure à 1998 en anglais) reconnaît ces faits. On lit dans l’article “Âme (dans la Bible)”: “Il n’y a pas de dichotomie [division en deux parties] entre le corps et l’âme dans l’AT [“Ancien Testament”, ou Écritures hébraïques.]” Il est précisé que dans la Bible, le mot “âme” “ne désigne jamais l’âme en tant qu’élément distinct du corps ou de la personne elle-même”. En fait, âme signifie souvent “être individuel, qu’il s’agisse d’animaux ou d’humains”. Une telle franchise fait plaisir, mais amène à se demander pourquoi cela n’a pas été expliqué aux fidèles. On aurait épargné aux croyants bien des soucis et des craintes si on leur avait enseigné cette vérité biblique simple: “L’âme qui pèche — c’est elle qui mourra”, et non qui souffrira dans un enfer de feu (selon Ézékiel 18 verset 4)!
Bien que radicalement différente de ce qu’enseigne la chrétienté, cette vérité est entièrement en accord avec ce que le sage Salomon a écrit sous l’inspiration divine: “Les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire [dans la vie présente], car leur souvenir est bel et bien oublié. Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol [la tombe commune aux humains], le lieu où tu vas.” Ecclésiaste 9 versets 5 et 10.

[16] L’histoire de la découverte de leur propre nudité prête souvent à rire. Mais à y regarder de plus prés, on se rend compte que la réaction consistant à couvrir leurs organes génitaux est riche de sens puisqu’ils voulaient cacher ce qui, en eux, représentait la transmission de la vie. Leur geste révélait une mentalité qui s’éloignait de la vie car après le péché de rébellion, donner la vie n’était plus ce que Dieu avait prévu à l’origine. Adam et Ève ne pouvaient plus s’acquitter de la procréation avec une bonne conscience. L’acte qui consiste à engendrer ne serait plus innocent et pur mais entaché de péché: donner la vie serait un acte pécheur. A la vue de leur nudité, ils se couvrirent, trahissant ainsi la honte qu’ils éprouvaient. Honte à la vue de leurs organes génitaux qui leur rappelaient la mission divine, honte bien plus à la pensée d’un usage maintenant corrompu de leur faculté reproductrice et de leur conséquence pour leurs descendants qu’ils allaient condamner à mort en leur donnant la vie. Procréer ne serait plus un acte d’obéissance à Dieu et de soumission à son dessin. Cet acte s’inscrivait dès lors dans le droit fil de leur rébellion dans une logique de mort, dans une perspective d’où la vie était exclue. L’acte qui originellement devait donner la vie, la vie réelle, celle faite pour l’éternité, allait maintenant condamner à mort. Adam et Ève ne connaissaient pas les cimetières, ne savaient pas ce qu’est la guerre, ni les tueries ni rien qui leur fit voir la mort humaine en face. Mais en cet instant de prise de conscience, saisis de vertige par leur chute étourdissante, ils éprouvaient un sentiment d’avilissement quant à leur personne, de condamnation quant à leur vie, et de honte quant à la mission divine qui consistait à procréer, ce qu’ils symbolisèrent en couvrant leur nudité. Ils entrevirent la condamnation à mort à laquelle ils vouaient leurs descendants et goûtèrent en germe le contenu de la malédiction divine.

[17] Le nom Satan signifie “opposant”, parce qu’il s’est opposé à Dieu et lui a résisté. On l’appelle aussi “Diable”, ce qui signifie “calomniateur”, parce qu’il a blasphémé en présentant Dieu sous un faux jour. La Bible indique que la créature appelée Satan ne porta pas toujours ce nom. En fait, ce nom descriptif lui fut donné parce qu’il adopta un comportement d’opposition et de résistance à Dieu. Le nom qu’il portait auparavant n’est pas précisé. Lorsqu’il fut créé, celui qui devint par la suite Satan était une créature parfaite et juste de Dieu. Il est un esprit, car il parut au ciel en la présence de Dieu (Job chapitre 1 et 2). Jésus Christ dit à son sujet selon Jean 8 verset 44: “Celui-là a été un homicide lorsqu’il a commencé, et il n’a pas tenu bon dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui.” Jésus montre par ces paroles qu’à une époque passée Satan fut dans la vérité, mais qu’il l’abandonna. Commençant avec sa première action ouverte qui consista à détourner Adam et Ève de Dieu, il fut un homicide, car il provoqua ainsi la mort d’Adam et Ève, qui pour leur part transmirent le péché et la mort à leur descendance. Le texte de Romain 5 verset 12 montre bien ce fait, puisqu’il est dit: “Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché.”

[18] De nombreuses personnes disent qu’Adam et Éve ne sont pas réellement responsables car c’est Satan qui les a poussé à la désobéissance. Pourtant, si je dis à un ami qu’un camion convoyeurs de fonds plein à craquer de billets de banque fera un arrêt de quelques minutes à un endroit et à une heure très précise sachant qu’il n’y a personne dans ce camion suite aux grèves des agents, mis à part le conducteur, étant lui-même obligé de s’absenter pour faire sa livraison et que les portes au dos du camion ne sont pas fermées à clefs car elles ont été perdues ; si après lui avoir donné toutes ces informations, il y va et se fait prendre par le plus grand des hasards vu qu’une voiture de police passait par là au moment où il sortait du camion, il ne pourra pas prétexter que ce n’est pas sa faute mais la mienne. C’est lui qui sera considéré comme étant le principal responsable… pas moi. Il en est de même avec Satan. Il n’est pas le principal responsable de la décision prise par nos premiers parents bien que lui-même soit coupable de rébellion contre Dieu. La Bible montre plutôt qu’en tant que père de la famille humaine, Adam est le principal responsable car Ève aurait été trompée par le serpent mais pas lui (voir 1 Timothée 2 verset 14).

[19] Dans plusieurs Sourates, le Coran parle du pardon de Dieu. Par exemple, selon Al-Baqara (sourate 2) verset 37 il est dit: “Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux.” Ce verset parle effectivement de la miséricorde de Dieu à propos d’Adam. Compte tenu de la gravitée de l’acte en question, Dieu n’a-t-il pas été clément en laissant vivre Adam alors qu’il méritait d’être exécuté sur-le-champ? Vu sous cet angle, Adam a effectivement reçu le pardon de Dieu, même s’il a fini par vieillir et mourir. Si ce verset du Coran est compris ainsi, alors il n’y a pas de contradiction avec la Bible... Dans tous les cas, un pardon total aurait signifié qu’Adam continue à vivre dans le jardin d’Éden sans jamais mourir comme cela était prévu à l’origine de sa création. Or, selon le Coran, Adam a bien été expulsé du paradis et nulle part, il n’est indiqué qu’il ait pu y retourner suite au pardon de Dieu. Au contraire, dans le Coran, Dieu considère l’homme comme “mortel” à la différence des anges qui sont “éternels” [Ash Shura (sourate 42) verset 51 dit ceci: “Il n'a pas été donné à un mortel qu'Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou qu'Il [lui] envoie un messager (Ange) qui révèle, par Sa permission, ce qu'Il [Allah] veut. Il est Sublime et Sage.”] (Voir aussi au tout début de la note n° 15 [15] où le verset du Coran montre que les anges sont, au minimum, éternels vu qu’ils sont mis au même niveau que l’immortalité.)

[20] Beaucoup pensent que l’acte de rébellion de nos premiers parents entrait dans les projets de Dieu. Autrement dit, selon le principe du “Destin” (le Mektoub), Dieu aurait “écrit” les évènements à l’avance pour que cela se passe ainsi… Mais, à bien y réfléchir, si Dieu avait ordonné à l’avance la chute d’Adam, l’épreuve de son obéissance et de celle d’Ève en Éden n’aurait pas constitué une épreuve équitable, mais seulement un simulacre, une mauvaise plaisanterie, une farce! Dieu n’aurait pas entrepris une œuvre condamnée à l’insuccès où la vie éternelle de l’homme dépendait d’une balance fausse! Si Dieu savait et avait déterminé à l’avance qu’Adam pécherait, avec les conséquences que cela entraînerait, alors en créant Adam il aurait délibérément introduit la méchanceté qui a terni l’histoire humaine. Il serait responsable de toutes les guerres, du crime, de l’immoralité, de l’oppression, du mensonge, de l’hypocrisie, de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Plus haut, au point n° 6 ([6] Troisièmement), il a été démontré que l’arbre était le symbole de la liberté. Effectivement par ce moyen, Dieu voulait montrer aux humains qu’il les a créé libres en leur donnant le choix de faire ou de ne pas faire sa volonté. Quelle que soit la décision qu’ils prendraient, Dieu s’engagerait à la respecter. En effet, loin de s’inquiéter avec méfiance de la façon dont les deux premiers humains agiraient, il est dit qu’après avoir créé Ève, Dieu “se mit à se reposer” (Genèse 2 verset 2). Il le pouvait, car, en raison de sa toute-puissance et de sa sagesse suprême, aucun acte, aucune situation, aucun événement imprévu ne serait de nature à dresser un obstacle insurmontable ou à poser un problème insoluble susceptible d’entraver l’accomplissement de son dessein souverain.
Si donc la rébellion de nos premiers parents entrait dans les projets de Dieu en ce sens qu’il l’avait planifié et prévu à l’avance, cela aurait fait de Dieu le plus abject des menteurs puisque dans la finalité, les humains n’auraient été libres en aucune façon… Or, il est écrit que “Dieu ne peut mentir” (Tite 1 verset 2). Selon la Bible, Satan est le père (ou l’auteur) du mensonge (voir Jean 8 verset 44). Contrairement aux apparences, dire que Dieu ne savait pas à l’avance ce qu’allaient faire Adam et Ève ne vient pas contredire le fait que Dieu soit omniscient, c’est-à-dire que Dieu sait tout. Même si Dieu est capable de sonder l’avenir à sa convenance, il y a néanmoins une nuance qu’il convient de relever. En effet, la Bible fournit la preuve que Dieu peut connaître l’histoire écrite à l’avance à travers des centaines de prophéties qu’il a fait consigner par écrit. Parfois des siècles à l’avance, Dieu a prédit dans sa Parole l’issue de certaines guerres, l’avènement et la chute de puissances mondiales, et même des stratégies précises suivies par des chefs militaires (voir Isaïe chapitre 44 verset 25 jusqu’au chapitre 45 verset 4 et Daniel chapitre 8 versets 2 à 8 et versets 20 à 22). Est-ce à dire que Dieu prévoit la moindre de nos décisions, comme l’affirment les tenants de la prédestination ou du Mektoub? Pareille idée déprécie la puissance de Dieu, car elle sous-entend qu’il ne maîtrise pas son pouvoir de connaître l’avenir. Après tout, est-on condamné à chanter sans arrêt sous prétexte qu’on possède une voix magnifique? Ou bien, est-on condamné à soulever continuellement tout un tas d’objets très lourds sous prétexte que nous sommes extrêmement fort? Idées absurdes, n’est-ce pas? De même, ce n’est pas parce que Dieu a la faculté de voir l’avenir qu’il utilise cette faculté en permanence. Ce faisant, il risquerait d’empiéter sur notre libre arbitre, don précieux qu’il ne nous retirera jamais (voir Deutéronome 30 verset 19 et 20).
La question ne porte donc pas sur les capacités de Dieu, sur ce que Dieu “est capable” de voir, de connaître et de déterminer d’avance mais plutôt sur ce qu’il “juge bon” de voir, de connaître et de déterminer d’avance. Cela signifie que Dieu exerce son pouvoir de connaître l’avenir d’une manière sélective. Seule cette explication cadre avec ses normes justes et concorde avec ce qu’il révèle sur lui-même dans sa Parole…
En conclusion nous pouvons affirmer la véritable omniscience de Dieu en le présentant comme le seul personnage de l’univers sachant tout sur tout, avec pour seule nuance qu’il peut décider de ne pas savoir certaines choses dans le sens où il ne veut pas utiliser son pouvoir de prescience pour connaître l’avenir “individuel” de ses créatures intelligentes afin de ne pas porter atteinte à leur libre arbitre ou entraver leur liberté qu’il s’engage à respecter.

[21] Penser que la désobéissance est incompatible avec la perfection, c’est méconnaître le sens de ce terme et y substituer une conception personnelle qui va à l’encontre des faits. La Bible montre clairement que Dieu ne voulait pas une obéissance automatique, presque mécanique, mais un culte et un service qui venaient de cœurs et d’esprits motivés par un amour sincère (voir Deutéronome 30 versets 5 et 16 ; 1Chronique 28 verset 9 puis 29 verset 17 ; Jean 4 verset 23 et 24). S’il avait “manqué” à Adam et à sa femme la capacité de faire un choix en la matière, ils n’auraient pas répondu aux exigences de Dieu… ils n’auraient pas été complets, parfaits, selon ses normes. De plus, si on soutient qu’un homme “parfait” ne peut pas adopter une conduite mauvaise face à une question d’ordre moral, ne faut-il pas logiquement affirmer aussi qu’une créature “imparfaite” ne peut pas avoir une “bonne” conduite face à une même question morale? Pourtant, il y a bel et bien des créatures imparfaites qui adoptent une conduite droite sur des questions morales qui touchent à l’obéissance envers Dieu, qui préfèrent même subir des persécutions plutôt que de dévier de la droiture, alors que d’autres font délibérément ce qu’elles savent être mauvais. Toutes les mauvaises actions ne peuvent donc pas être excusées sous prétexte que les humains sont imparfaits. La volonté et les choix de l’individu sont des facteurs décisifs. Parallèlement, ce n’était pas la perfection humaine à elle seule qui garantissait que le premier homme agirait bien, mais plutôt l’usage de son libre arbitre et de sa liberté de choix, motivé par sa reconnaissance pour son Dieu et son attachement à ce qui était juste.

[22] Beaucoup de gens commettent l’erreur de rendre Dieu responsable de toutes les souffrances du monde. La raison en est qu’ils pensent que c’est lui qui dirige le monde. Ils ignorent une vérité simple, mais importante, que la Bible enseigne à savoir que le véritable chef du monde, c’est Satan le Diable. La Bible dit clairement: “Le monde entier se trouve au pouvoir du méchant.” (1 Jean 5 verset 19). Dans ce verset, le terme “pouvoir” doit être compris dans le sens de pouvoir politique ou domination. Quand on y réfléchit, n’est-ce pas la réalité? Le monde reflète la personnalité de la créature spirituelle invisible qui “égare la terre habitée tout entière” (Révélation 12 verset 9.). Satan n’est que haine, tromperie et cruauté. De ce fait, le monde, qui est sous son influence, est plein de haine, de tromperie et de cruauté.

[23] Il y a malgré tout une injustice vu que les descendants d’Adam et Ève subissent les conséquences de leur décision! En effet, nous n’y sommes pour rien s’ils se sont rebellés contre Dieu et ont suivi Satan dans sa folie meurtrière. En quelque sorte, nous avons été pris en otage par nos premiers parents! Ils ont décidé à notre place que nous allions venir au monde en dehors du territoire gouvernemental de Dieu, c'est-à-dire, en dehors du paradis terrestre qu’il se proposait d’établir pour le bonheur de la famille humaine.
Mais Dieu n’aurait-il pas dû empêcher cette prise d’otage?
Imaginez qu’un de vos amis décide de partir habiter avec son épouse dans un pays extrêmement pauvre. Vous essayez de le dissuader mais vous ne pouvez en aucun cas l’en empêcher. Des années plus tard, vous apprenez qu’ils ont eu des enfants dans ce pays et que malheureusement pour eux, ils n’ont pas pu aller à l’école vu qu’il n’y en a pas dans la région où ils se trouvent. Vous allez penser que c’est un beau gâchis. Mais vous sentez-vous pour autant responsable de cette situation? Certainement pas, au contraire, vous savez que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour convaincre votre ami de ne pas prendre cette décision absurde. Par contre, les enfants de votre ami, une fois assimilé le fait que leurs parents habitaient dans un pays riche et qu’ils auraient pu faire des études dans de prestigieux établissements scolaires, pourraient en toute légitimité développer un profond sentiment d’amertume vis-à-vis d’eux. Car, d’une certaine façon, ils ont été pris en otage par leurs parents…
Il en est de même pour nous tous. Nous avons été pris en otage par nos premiers parents lorsqu'ils ont décidé à notre place que nous allions venir à la vie à l'extérieur du jardin d'Eden. Le seul moyen de nous sortir de cette situation était de fournir une rançon pour payer la caution de libération de l’humanité. Cette rançon a été payée au 1er siècle de notre ère par la mort fidèle de Jésus. La Bible montre que Jésus est venu payer pour la faute d'Adam. Jésus était homme à part entière (il n'était pas mi-homme mi-dieu, et encore moins: Dieu!). S'il n'avait pas été homme, la rançon n'aurait pas pu couvrir la dette contractée par Adam. Il était donc égal à Adam, totalement humain mais non génétiquement condamné comme toute la descendance du premier homme.
Comme indiqué plus haut, l’humanité a été prise en otage par nos premiers parents car elle a subi la condamnation à mort par leur faute à cause du péché héréditaire. La Bible et le Coran montrent bien cela. Dans la Sourate 17 Le Voyage Nocturne (Al-Isra) versets 15 il est écrit: “Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même; et quiconque s'égare, ne s'égare qu'à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d'autrui.”
Dans ce texte (et bien d’autres encore), le mot “wizr” désigne un fardeau spécifique: “le péché héréditaire.” Voici la définition du mot “wizr” tel qu'il est employé en Arabie Saoudite, par la tribu mudarite de Quraych à l'époque de Muhammad: “fardeau pesant, au sens physique comme au sens figuré, péché, rejet de Dieu.” Le Dictionnaire Arabe-Français, de Daniel Reig, définit le mot de la manière suivante: “Charge ; fardeau ; poids ; affront ; crime ; faute ; iniquité ; opprobre ; péché ; sujet de honte ; responsabilité.”
Les idées de “fardeau pesant” et de “péché”, tirées du texte Coranique, sont tout à fait conformes à la définition communément admise. Lorsque le Coran dit que “personne ne portera le fardeau d'un autre”, c'est parce que nous avons tous notre fardeau (péché héréditaire) à porter. En ce sens, il est tout à fait normal que nous ne soyons pas en mesure de porter celui des autres car le notre est déjà beaucoup trop lourd !
La Bible rejoint tout à fait cette notion en Psaumes 48 versets 7 à 9: “Aucun d’eux ne peut jamais racheter un frère ni donner à Dieu une rançon pour lui (et le prix de rachat de leur âme est si précieux que, vraiment, il fait défaut pour des temps indéfinis), pour qu’il vive encore, pour toujours, [et] ne voie pas la fosse.”
Ces versets montrent bien qu'aucun humain ne peut racheter ou porter le fardeau (péché) de son frère car il est bien trop lourd (la dette est si importante qu’on ne pourra jamais rassembler la somme pour la payer)...
Mais pourquoi n'est-ce pas possible? Pour répondre à cette question, il faut citer un verset du Coran et de la Bible pour montrer que Dieu manifeste la justice d'une façon absolue lorsque survient un évènement très grave.
Al-Maidah - 5 verset 45: “Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. (…)”
De même, la Bible dit ceci en Exode 21 verset 23: “Mais s’il y a un accident mortel, alors tu devras donner âme pour âme.”
On retiendra, ce principe de justice absolue: “vie pour vie” ou “âme pour âme” (idem). Avant de désobéir à Dieu Adam était parfait (voir la Sourate La prosternation - 32 verset 7 et la Sourate Le figuier - 95 verset 4 et 5).
Étant ses descendants, nous avons hérité du péché et de la mort. En d’autres termes, tous les descendants d'Adam sont imparfaits du fait de sa désobéissance (le Coran parle de la désobéissance d’Adam dans la Sourate Ta-ha - 20 verset 121).
En conséquence de cela, Dieu dit des humains qu’ils sont mortels (voir la Sourate Ash Shura - 42 verset 51 ou la fin de la note n° [19] ci-dessus car ce verset est cité).
Adam a donc perdu quelque chose de très grande valeur: la vie éternelle et parfaite en tant qu’humain avec tous les droits et les perspectives qui s’y rattachent.
Suite à cela, “aucun humain ne peut racheter ou porter le fardeau (péché héréditaire) de son frère car il est bien trop lourd (la dette est si importante qu’on ne pourra jamais rassembler la somme pour la payer) pour qu’il vive encore, pour toujours, [et] ne voie pas la fosse (la tombe, c’est-à-dire, ne meure pas)” selon Psaumes 48 versets 7 à 9 (en substance).
Pour obtenir la vie éternelle, tout descendant d’Adam doit obligatoirement être délivré de la condamnation au péché et à la mort. Comme indiqué plus haut (en conclusion de la note n° [17] ), il a suffi d'un seul homme pour condamner l'humanité à la mort (par sa désobéissance Adam a transmis en héritage à l'humanité une dette: la mort), il a suffi d'un seul homme pour payer cette dette: Jésus (il avait dans ses gènes la vie éternelle puisqu'il était parfait et non condamné à mort comme toute la descendance d'Adam).
La Bible et le Coran confirment cette idée:
Le Coran dit dans la Sourate Al-Ankabut (L’araignée) - 29 verset 57: “Toute âme goûtera la mort.”
La Bible dit en Romain 6 verset 23 dit: “Le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur.”
Puisque la mort est la sanction du péché, Dieu ne pouvait tout bonnement pas ôter cette condamnation car il respecte ses propres critères de justice (Dieu ne casse pas sa loi). Et sa justice réclamait “âme pour âme” ou “vie pour vie”.
Le Coran dit en parlant de Jésus: Il dit: “Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur” (Sourate Maryam 19 verset 19).
La Bible dit à propos de Jésus dans la lettres aux Hébreux 7 verset 26: “Car c’est bien un tel grand prêtre qui nous convenait, saint, sans malice, sans souillure, séparé des pécheurs (...).” Depuis le prophète Moïse jusqu'au 1er siècle de notre ère, le rôle des grands prêtres était d'offrir des sacrifices d'animaux pour couvrir les péchés de la nation toute entière (d’autres versets pourraient être cités pour appuyer cette vérité).
Pour que la justice de Dieu soit satisfaite, il fallait que vienne sur terre un homme sans péché se trouvant dans une situation semblable à celle d’Adam à l’origine quand il était parfait, puis qu’il soit mis à mort afin de verser une rançon pour l’humanité. Autrement dit, il fallait qu’un homme égal à la valeur de la vie qu'avait Adam (avant qu'il ne désobéisse et ne perde le droit à la vie éternelle) vienne à l'existence sur terre et renonce à son droit à la vie éternelle en échange de quoi il pourrait payer la dette (porter le fardeau) contractée par la descendance d’Adam.
Le Coran dit: “Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit “Sois”: et il fut (Sourate Al-Imran - 3 verset 59).
La Bible dit: “Le premier homme Adam devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit donnant la vie” (1 Corinthien 15 verset 45).
La Bible et le Coran montrent que, pour Dieu, Jésus était égal à Adam au point que dans la Bible, Jésus soit appelé “le dernier Adam”.
Seul Jésus pouvait porter le fardeau des humains (le péché des humains) car seul sa mort en tant qu’être humain parfait non condamné, pouvait satisfaite la justice de Dieu à savoir, “vie” pour “vie”.
La mort de Jésus avait donc une valeur sacrificielle puisqu’elle permettrait aux humains repentants de voir leur dette (leur fardeau) totalement couverte car un homme avait payé une rançon pour ôter leur condamnation à mort due au péché héréditaire.
La notion de rançon (ou rachat) de ses péchés payé par un sacrifice existe bien dans le Coran. Dans la Sourate As-Saffat (Ceux qui sont placés en rang) – 37 verset 107, il est dit à propos du fils d’Abraham: “Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse”. Ou, selon une autre traduction du Coran (Kechrid): “Nous le rachetâmes par un énorme bête à égorger.”
En résumé, la justice de Dieu est satisfaite lorsque la mort, châtiment du péché, frappe les humains. La rançon est donc une manifestation de la miséricorde et de la bonté de cœur de Dieu. À sa mort, Jésus s’est dessaisi de sa vie humaine parfaite, avec tous les droits et les perspectives qui s’y rattachaient, et il ne l’a jamais reprise, puisqu’il n’a pas été ressuscité homme de chair et de sang, mais créature spirituelle immortelle (voir 1 Corinthiens 15 verset 50 et 1 Pierre 3 verset 18). La vie humaine que Jésus Christ a sacrifiée a donc conservé son pouvoir rédempteur, sa valeur de rançon.
Sur Alter Info, quelqu’un a écrit: “Trouvez-vous normal que les enfants portent les fautes commises par leurs parents (tel un fardeau) et soient jugés pour ça, alors qu'ils sont innocents? Ou bien que l'un d'entre eux ait à subir le rôle de bouc émissaire pour leur éviter la punition? Pas logique du tout! A quel Dieu aurions-nous à faire s'il nous juge et disculpe de la sorte? Quel mauvais magistrat il ferait!” (Voir le commentaire n° 54 en réponse du n° 44 sur Quand la Science se met au service de la Religion ).
Pour répondre à cette objection, je dirais que nous (les enfants) avons été pris en otage par la décision de nos premiers parents et que malheureusement pour nous, nous en subissons les conséquences (le juge n’y étant pour rien). Comme les parents ont été jugés coupables, les enfants en subissent aussi les dommages (le juge ne pouvait pas faire autrement car un juge qui n’applique pas la justice n'est pas fiable).
De plus, pouvons-nous reprocher à Dieu d’avoir condamné Adam et Ève à subir le châtiment inévitable qu’il avait prévu au cas où ils commettraient le moindre acte de rébellion contre lui, le Législateur et Juge suprême?
Honnêtement, peut-on lui reprocher d’être responsable des malheurs et des souffrances qui nous affligent? Prenons l’exemple d’un juge qui prononce une condamnation justifiée contre un trafiquant de drogue. Le trafiquant en question, peut-il se permettre de reprocher à ce juge d’être responsable des souffrances que lui cause cette condamnation? Bien sûr que non! Car le trafiquant se trouve dans la situation où il est réellement reconnu coupable d’un grave délit. Il doit donc en subir les conséquences et le juge ne fait qu’appliquer le principe de justice en pareil cas.
Mais ne pouvons-nous pas blâmer Dieu de les avoir chassés de leur paradis? Non plus, car Dieu était le propriétaire, Créateur et Gouverneur par excellence du jardin d’Éden. Il avait donc parfaitement le droit de choisir les occupants de son paradis. Voyez comment des gens égoïstes et irréfléchis transforment de belles maisons en de véritables taudis. Voyez comment les hommes en général saccagent toute la terre. Ils font même planer la menace d’une guerre nucléaire, avec toute la ruine et la pollution que cela entraînerait. Réflexion faite, il est plutôt étonnant que Dieu ait permis à Adam et à Ève de continuer à vivre hors du paradis d’Éden et de peupler la terre. Dieu a sans aucun doute fait preuve de miséricorde en laissant Adam et Ève vivre et engendrer des enfants, si bien que nous jouissons de la vie aujourd’hui, des millénaires plus tard.
Concernant le fait que Dieu soit un “mauvais magistrat” s’il a agit de la sorte, je vous invite à réfléchir sur cet exemple qui colle parfaitement avec la notion de rançon pour l’humanité:
Dans une ville possédant son propre tribunal (pays étranger), un seul juge est toujours choisi pour traiter les affaires les plus délicates. En effet, il a toujours été équilibré dans ses jugements. Jamais il n’a fait preuve de favoritisme. Toujours il a été fidèle à la loi tout en l’appliquant avec clémence au maximum de ses possibilités sans transiger avec les décrets de justice. Ce juge a une si bonne réputation dans cette ville que les autres juges en deviennent jaloux. Cela fait longtemps qu’ils cherchent un moyen de casser sa réputation mais ils n’y arrivent pas… Jusqu’au jour où ils surprennent sa fille en train de trafiquer avec de la drogue douce, constituant un grave délit dans ce pays. Ils alertent les médias et font monter l’affaire au point de mobiliser l’opinion publique. Plus tard, ils s’arrangent pour que ce soit le père qui juge sa propre fille. Ils sont certains qu’il va faire preuve de favoritisme mettant en péril sa bonne réputation. Contre toute attente, le père, dans son rôle de juge, condamne sa fille à la prison la considérant comme une parfaite inconnue, tout en faisant preuve d'un maximum de clémence autant que la loi le lui permet. Ce jugement est tellement surprenant que les autres juges ne peuvent s’empêcher de le critiquer en expliquant aux médias qu’il aurait dû profiter de sa position de juge pour empêcher sa fille de subir la peine… Sauf que dans cette situation et au vu de la décision qu’il a prise, personne ne peut lui reprocher d’avoir transgressé la loi (le juge, préserve donc sa bonne réputation).
Mais ce que les autres juges ne savent pas, c’est qu’après avoir quitté le tribunal, ayant laissé derrière lui ses habits et ses fonctions de juge, il ne raisonne plus en tant que “juge” mais en tant que “père”. Il va donc chercher un moyen “légal” de sortir sa fille de prison. En effet, dans ce pays, il est possible de libérer un condamné sous caution. Alors le père va vendre ses biens (voiture, meubles de valeurs et même sa propre maison) afin de rassembler la somme d’argent nécessaire pour payer la caution de libération de sa fille. Le père a donc trouvé un moyen de lever la condamnation qu’il avait lui-même appliqué au tribunal lors de son jugement contre sa propre fille dans le respect scrupuleux des lois de son pays.
Maintenant, une fois sorti de prison, si la fille en veut à son père parce qu’il l’a condamné lors de son jugement alors qu’il aurait pu jouer de sa position pour ne pas la condamner, ce n’est pas le problème du père, mais celui de la fille…
Certes, pour réunir la somme d’argent afin de payer la caution et pour que les démarches administratives aboutissent, il a fallut du temps (pendant ce temps, elle était en prison)…
Consciente de tous les sacrifices que son père a faits pour elle, la fille devrait plutôt manifester de la reconnaissance pour son père sachant qu’il n’était pas obligé d’agir de la sorte (après tout, sa fille était bien coupable!).
Il en est de même avec l’humanité (la fille du juge).
Dieu, le Père ou Auteur de l’humanité, se devait d’appliquer ses propres critères de justice pour ne pas bafouer et porter atteinte à sa réputation de Grand Juge de l’univers! Il a donc condamné l’humanité à mort et l’a expulsé de son paradis terrestre.
Mais après avoir quitté ses fonctions de Juge, Dieu, dans son amour, a repris son rôle de Père de l’humanité et a trouvé un moyen (au prix d’un énorme sacrifice) afin de lui donner la possibilité de retrouver un jour ce qu’elle a perdu: la vie éternelle dans le paradis terrestre sous la gouvernance parfaite et juste de Dieu. De fait, la mort de Jésus, dans son état de perfection constituait la rançon ou paiement de la caution permettant cette libération…
[Dans l’histoire, les mauvais juges sont Satan et les autres anges (démons) qui l'ont suivi dans sa rébellion. Les médias représentent leurs suppôts terrestres à savoir: les fausses religions. L'opinion publique représente la société humaine éloignée de Dieu totalement manipulée par les mauvais juges et les médias. Jésus, lui, représente le montant de la somme à payer pour la libération de la fille (l'humanité).]
Cette rançon payée par Jésus pour rembourser la dette contractée par l'humanité pècheresse donne à Dieu la possibilité de rétablir le paradis sur terre et de faire don de la vie éternelle à tous les descendants d'Adam et Eve qui prennent fait et cause pour Sa Souveraineté universelle et tout cela, dans le respect absolu de ses propres critères de justice (en aucun cas, il n'a transigé avec ceux-ci)...
Autre injustice apparente: Qu’adviendra-t-il de tous ceux qui sont morts au cours des siècles? La solution retenue par Dieu pour répondre à la contestation soulevée en Éden ne leur laisse-t-elle aucun espoir? Au contraire. Par amour, il a prévu de les ramener à la vie au moyen de la résurrection une fois qu’il aura repris le contrôle de la gouvernance de la terre (Jean 5 versets 28 et 29 ; Actes 24 verset 15). Pour en savoir plus sur tous les points évoqués ci-dessus, je vous invite à prendre le temps de visionner ce discours (45 minutes) présentée par un orateur parmi tant d’autres, devant plus de 4000 personnes dans une grande salle de conférences à Bressols (82 – département français du Tarn et Garonne): http://video.google.fr/videoplay?docid=2552809869386668951&hl=fr .

[24] La guerre de Dieu est appelée Har-Maguédôn (aussi orthographié Armageddon). Ce mot n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible en Révélation (ou Apocalypse) 16 verset 16. Mais le contexte dans lequel il se trouve indique très clairement qu’Har-Maguédôn aura une incidence sur la vie de tous les habitants de la terre. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire les 2 versets qui précèdent le verset 16 où il y est écrit que des paroles inspirées par des démons “sortent vers les roi (ou dirigeants) de la terre habitée toute entière, afin de les rassembler pour la guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant”. Les paroles inspirées par des démons correspondent à la propagande visant à manœuvrer tous les chefs humains (les rois) afin qu’ils s’opposent à Dieu pour le combattre. Beaucoup pensent que cette guerre ultime aura lieu au Proche-Orient. Ils désignent comme point central de ce grand conflit à venir les ruines de la ville antique de Meguiddo, où une toute petite colline domine de 20 mètres la vallée-plaine adjacente. Cependant, le livre de la Révélation n’est pas une carte routière qui indiquerait un lieu géographique appelé Har-Maguédôn. Ses premiers mots précisent que le récit est présenté “en signes” (selon Révélation 1 verset 1). L’histoire de Meguiddo suggère une situation où les ennemis de Dieu seront acculés, sans aucune issue. Har-Maguédôn correspond donc à “la guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant” qui aura lieu sur toute la terre et non à un endroit précis.

[25] D’après la Bible, le jugement de Dieu sur terre commence par les religions. Selon 1 Pierre 4 verset 7 il est dit qu’il y a un “temps fixé où le jugement commence par la maison de Dieu.” Les religions de ce monde ont insulté le Dieu qu'elles sont censées représenter [je parle des religions en tant qu'institutions, pas des croyants sincères (bien que la sincérité ne soit pas suffisante)]. Il va donc falloir qu'elles lui rendent des comptes! Mais le système religieux d'envergure mondiale est tellement corrompu, pétri d'impuretés de toutes sortes de choses immondes et tellement coupable de meurtre de masse au point d’être “ivre du sang” des hommes (selon Révélation 17 verset 6), que Dieu ne veut même pas se salir les mains en s'attaquant directement à lui, non, il va utiliser une autre composante de ce système condamné pour le dévaster totalement à savoir, “les puissances politiques” (Révélation 17 verset 16). Une fois que la sale besogne sera accomplie, Dieu détruira toutes les autres institutions du système restantes pour reprendre le pouvoir sur la gouvernance de la terre et de l'humanité... Satan et les autres anges (démons) qui l’ont suivi dans sa rébellion contre Dieu seront, eux aussi, définitivement détruit (cessation d’existence).

[26] Sur Alter Info ( Eradiquer l'Islam, un programme pour McCain au commentaire n° 43) une personne athée a écrit ceci à un autre commentateur: “Je crains que tu ne confondes "utopique " et "impossible"… Est simplement utopique ce qui n'est pas encore réalisé (littéralement : ce qui n'existe en aucun lieu).” Cette définition est tout aussi valable pour les croyants!



Mercredi 7 Mai 2008


Commentaires
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

190.Posté par $tef le 26/05/2009 12:01 | Alerter
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Chai'mah,

Je vous invite à considérer cette analyse :

Selon votre conception et celle de nombreux musulmans, sur la terre, les humains sont condamnés à mener une existence tourmentée pour être mis à l'épreuve en vu de leur salut éternel au paradis (céleste).

Question : Si Dieu se proposait de faire vivre des personnes au ciel, pourquoi ne les aurait-il pas faites directement créatures célestes, comme les anges, épargnant de la sorte aux humains d’incalculables souffrances?

En réponse à cette question, vous allez sans doute répondre que la méchanceté et la souffrance sont des moyens employés par Dieu pour forger notre caractère à travers l’adversité et lui prouver notre fidélité quelles que soient les difficultés rencontrées. Un peu comme une sorte de test qu’il faudrait passer pour mériter le salut éternel ou au contraire, subir le châtiment éternel…

Mais cela revient à dire qu’il entrerait dans le dessein divin que la méchanceté et la souffrance jouent un rôle de mise à l’épreuve des humains, afin de les affiner en vue de leur salut !

Si tel est le cas, cela signifie que Dieu est responsable de tous les malheurs et de toutes les souffrances de l'humanité puisqu'il les aurait planifiées, ce qui est une impossibilité...

Honnêtement, viendrait-il à l’idée d’un père qui aime ses enfants de les abandonner aux mains d’un dangereux criminel sous prétexte d’améliorer leur personnalité? Et que dire de tous les jeunes gens qui meurent dans des accidents, qui sont assassinés, ou qui sont tués à la guerre? Comment pourraient-ils s’améliorer une fois morts?

L’idée que Dieu permette la souffrance à seule fin de forger le caractère et lui prouver notre fidélité ne tient donc pas debout. Aucun père de famille sensé ne voudrait voir ceux qu’il aime souffrir ou vivre un drame. Celui qui programmerait la souffrance des siens pour les former passerait pour un père indigne, voire pour un malade mental. Dès lors, peut-on raisonnablement dire que Dieu, Père aimant par excellence et Créateur infiniment sage de l’univers, ait délibérément fait entrer la souffrance dans le monde en réalisation de son dessin? Cela reviendrait à attribuer à Dieu une cruauté et une bassesse que nous ne jugeons pas même excusables chez les humains les plus vils.

Moralité : les personnes qui enseignent qu'il entrerait dans le dessein de Dieu que la méchanceté et la souffrance jouent un rôle de mise à l’épreuve des humains afin de les affiner en vue de leur salut sont dans une situation gravissime devant le Dieu qu'elles sont sensées adorer car d'une certaine façon (inconsciemment j’espère), elles l’insultent avec leurs arguments blasphématoires !

Heureusement, il y a une explication à la permission divine des souffrances d'une logique absolue, et pour la comprendre, je vous invite à lire (ou à relire) l'article principal ci-dessus intitulé "Le premier et le dernier Drapeau ou la question de la gouvernance mondiale".

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de vous parler franchement car cela est fait dans le plus grand des respects et en toute sincérité...

$tef

189.Posté par $tef le 25/05/2009 19:57 | Alerter
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Chai'mah,

Voici un argument qui percute (je reprends celui de Pouch le n° 5 car je suis encore retourné voir les commentaires à la suite de l'article sur Alter Info que vous citez ci-dessous dans votre post n° 182 car est lui aussi très pertinent) :


"Dieu n’a pas inspiré la Bible pour la livrer aux caprices et à la malice des hommes. Voici les principales preuves scientifiques -fruits de l’archéologie moderne- qui, avec le Coran, attestent l’authenticité de la Bible :

1) Les rouleaux de la "Mer Morte" découverts en 1947 à Qumram (près de la Mer Morte) démontrent l’authenticité de l’Ancien Testament. Les savants ont comparé ce texte à celui que nous possédons et l’ont trouvé authentique. Ces textes du IIe siècle av.J.-C, sont inscrits sur cuir de chèvres.Ces rouleaux se trouvent au Musée Rockfeller de Jérusalem. Les musées internationaux en ont des copies.

2) Le papyrus "Rylands", qui date de l’an 125 après Jésus-Christ, contient une partie du chapitre 18 de l’Evangile de St Jean. Il concorde avec le texte actuel.

3) Les papyrus appelés "Chester Beatty" comportent de grandes parties du Nouveau Testament. Ils datent du IIIe siècle après Jésus-Christ. Ce texte concorde également avec le texte actuel et se trouve au Musée de Michigan (U.S.A.).

4) La Bible dite Vaticanus remonte au IVe siècle après Jésus-Christ et comporte toute la Bible en latin. Elle se trouve au Musée du Vatican.

5) La Bible dite Sinaïticus, découverte au Couvent Ste Catherine au Sinaï, se trouve au British Muséum. C’est la Bible en grec ; elle remonte également au IVe siècle après Jésus-Christ. Elle fut découverte par un prince russe à la fin du XIXe siècle.

6) Une preuve logique de l’authenticité de la Bible : la multiplicité des confessions chrétiennes ont le même texte biblique. Ce texte existe en différentes langues et concorde avec les textes originaux. Tiré de "regard de foi sur le coran" sur le site www.pierre2.org
L 'evangélisation actuelle surtout celle menée par les évangélistes sioniste américains et par le vatican complice repose au contraire sur une ignorance volontaire des textes du nouveau testament et sur une trahison généralisée au message du christ... "

Fin de citation.

188.Posté par $tef le 23/05/2009 00:03 | Alerter
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Kro,

En voilà une question intéressante.
En fait, le sujet traite de politique universelle.
Dans les commentaires, le débat se concentre parfois sur la religion mais aussi sur le support (la Bible et sa fiabilité) qui a servi a bâtir l'article prncipal.
Si le support est fiable, alors l'article est d'une grande puissance car il a pour fondement le livre le plus difusé et le plus traduit au monde (le plus attaqué aussi).
Kro, je t'invite à relire l'article une deuxième fois pour bien en saisir les nuances.
Si tu as des questions, n'hésite pas.
Sache que je suis très heureux de pouvoir converser avec toi !

$tef

187.Posté par ptitekro le 22/05/2009 01:44 | Alerter
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A si au fait, une question :
Pourquoi vous vous prenez la tête à parler de religions alors qu'il s'agit bien de politique d'après l'article principal ?
Qui a la réponse ?

Kro !

186.Posté par ptitekro le 22/05/2009 01:41 | Alerter
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Salut,

Je viens de lire et c'est terrible !
Trop de questions...
Je crois qu'il va me falloir bien y réfléchir.
Bon, les commentaires, j'ai pas pris le temps de regarder (plus de 180 !).
Je reviendrai...
Kro

185.Posté par $tef le 20/05/2009 23:35 | Alerter
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Voici ce que je dirais à Chai'mah en guise d'introduction :

Quand on sait qu'il y a environ 6 000 manuscrits anciens recensés comportant la totalité ou des parties des Écritures hébraïques, rédigés en hébreu (à l’exception de quelques passages en araméen) et qu'il subsiste aussi de nombreux manuscrits de versions, ou traductions, anciennes des Écritures hébraïques en diverses langues dont certaines versions étaient elles-mêmes des traductions de versions antérieures établies à partir de l’hébreu (par exemple, la partie des Écritures hébraïques de la Vieille Latine a été traduite de la Septante, traduction grecque des Écritures hébraïques), on se dit qu'il y a de quoi en perdre son latin !

Pourtant, à bien y réfléchir, la quantité de manuscrits anciens nous permet de faire une étude comparative et d'obtenir l'équivalent des textes originaux (même s'ils ont disparu) car il est impossible qu'une erreur de copiste se soit glisée aux mêmes endroits sur les centaines de manuscrits traitants des même parties de la Bible...

$tef

184.Posté par $tef le 20/05/2009 21:36 | Alerter
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Je suis retourné voir les commentaires à la suite de l'article sur Alter Info que cite Chai'mah dans son post n° 182. Et que vois-je ? Un premier post (le n° 1) très pertinent à savoir celui de Népios que je cite :

"Je ne vois guère en quoi les errements de traductions de la septante ou de la vulgate viendraient en quoi que ce soit discréditer le christianisme quand on dispose toujours des textes originaux en hébreu et en grec...! Ni en quoi cela a à voir avec l'islamophobie ambiante, qui n'est par ailleurs pas contestable... Bref, cette démonstration n'en est pas une à mes yeux... Juste un texte d'érudition, intéressant mais mal orienté et peut-être même mal intentionné. Frères musulmans, qui tenez votre foi pour sure, certaine, ferme et inaliénable, soyez assez aimables, pour certains d'entre-vous, de considérer avec respect les chrétiens qui tiennent tout autant que vous leur foi pour sure, certaine, ferme et inaliénable et vous prodiguent le même respect et la même fraternité. Ce n'est pas négociable ! Et puis n'allez pas reprocher à l'ensemble des communautés chrétiennes les opération d'évangélisation coca-cola organisées par les évangélistes US... Ces gens là ne sont pas des nôtres... sachez-le ! Sont-ils seulement chrétiens au sens où je l'entends...? Je ne sais et ne peux rien en dire, car un tel jugement relève de plus Haut que moi...
Amicalement."

Merci Népios, ton commentaire trouve encore un immense écho dans ces colonnes...

J'espère pouvoir apporter des éléments incontestables à la suite de ses paroles.

$tef

183.Posté par $tef le 20/05/2009 15:25 | Alerter
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OK, ça marche (vu les changements qui ont eu lieu sur Alter depuis mes derniers messages, je voulais m'assurer que je pouvais toujours écrire des commentaires).

Chai'mah, je vais apporter une réponse perso sans faire de copier/coller ou de scan de bouquins comme je l'avais fait dans mon précédent post.

Désolé d'avoir tardé à vous répondre malgré le fait que j'avais plusieurs éléments de réponses à transmettre suite à votre commentaire n° 181 (j'ai passé une période où je n'ai pas eu la possibilité de me concentrer sur la rédaction de quelques réponses que ce soit)...

Je suis maintenant prêt...

$tef

182.Posté par $tef le 20/05/2009 15:13 | Alerter
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Essai d'envoi de post avec enregistrement sur Alter Info avant de me mettre à rédiger une réponse.

$tef

181.Posté par PAMS le 10/02/2009 20:43 | Alerter
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Bonjour à tous

Merci pour vos contributions pour ce sujet. Très intéressant. Je m'étais absenté. Je suis revenu et je vais prendre la peine de les lire attentivement.

Au plaisir

180.Posté par chai'mah le 06/01/2009 22:46 | Alerter
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Réponse à Stef à son dernier message post 181

Bonsoir

Bonsoir Stef

Je ne vois pas ce que je peux apporter de plus , tout a été dit à ce sujet et ce n'est pas un médecin généraliste occidental qui va renverser la situation selon ses vœux sur le dernier Message divin , Le Coran , je cite :

"Dans les chapitres I et II de la deuxième section nous avons examiné ce que le Coran et le Hadith déclarent à propos du tahrif, ou altération délibérée de l'Evangile (ces 2 chapitres sont intégralement reproduis dans les post n° 34 et 35 ci-dessous). Nous n'y avons pas découvert la moindre accusation dans ce sens. Les deux écrits confirment qu'il y avait bien une Torah et un Evangile authentiques tous deux au temps de Muhammad, à La Mecque comme à Médine, et durant tout le premier siècle de l'Hégire. "


Là , Stef :
Qu'attendez-vous de moi ?

Un démenti pour approuver ce que rapporte un enième falsificateur ( excusez-moi le terme , cependant" approprié ") des Ecritures Saintes , croyez-vous que je vais mettre en doute les versets coraniques dans plusieurs Sourates qui nous mettent en garde contre La Torah et les Evangiles qui ont été falsifiés ? Oh , que NON ...et, un million de fois NON .... pas de problème j'en une Preuve écrite de la main même du falsificateur que je mettrai à votre disposition un peu plus tard .

Sachez que ce n'est que plus de six siècles plus tard que La Dernière Mission Divine fut révèlèe au sceau des prophètes , Mohammed (saws) .

Dois-je vous rappeler encore que les juifs n'ont JAMAIS cru en Jésus (et, de nos jours,
encore ! ) et, ont comploté contre lui jusqu'à le faire crucifier par les romains (et , ça c'est une autre histoire dont le Coran nous fait le récit )

Comment voulez-vous qu'ils ne modifièrent pas dans les Ecritures Sacrées tout ce qui les dérange pour ne retenir que ce qui ne peut leur "nuire ".


( 1 )

En réponse , je vous laisse seul juge de ce témoignage qui s'intitule :



Le Coran décrit
par le Coran

En vérité, nous l'avons révélé durant la nuit de la valeur. (verset 1/97). Nous t'avons fait descendre le Livre en toute vérité et bon droit confirmant ce qui l'a précédé du Livre et le Dominant. (verset48/5).
Le Coran est la révélation ultime et parfaite. Il abroge tout ce qui est venu avant lui en fait de Législation. Donc le Coran est immuable et rien ne viendra abroger son contenu.
Il a été descendu par le Saint Esprit (Jibril as) de la part de ton Seigneur en toute vérité et bon droit afin de raffermir la foi de ceux qui ont cru et pour qu'il soit un guide et une bonne nouvelle pour les Musulmans (verset 102/16).
Le Coran que nous avons révélé morceau par morceau afin que tu le lises aux gens avec lenteur et nous l'avons fait descendre en plusieurs fois (verset 106/17).
Nous savons que la révélation s'est faite sur 23 ans (13 à la Mecque et 10 à Médine).
Voilà sans nul doute le Livre une bonne voie pour les gens pieux (verset2/2). Un livre dont les versets ont été parfaitement mis au point et en toute sagesse (verset 1/11). Un livre que nous t'avons fait descendre afin que tu sortes les Humains des ténèbres à la lumière avec la permission de leur Seigneur à la voie d'Allah qui est digne de considération et de louanges (verset1/14).
La louange est à Allah qui à fait descendre sur son Serviteur humble le livre et qui ne l'a pourvu d'aucun aspect tortueux, il est plutôt d'une parfaite rectitude afin qu'il avertisse d'une dureté impitoyable de sa part et qu'il annonce aux Croyants qui font les bonnes oeuvres qu'ils auront un beau salaire (verset 1-2/18).
Ce n'est en fait qu'un livre de rappel et une lecture idéale bien claire afin qu'il mette en garde celui qui est vivant et que la parole se réalise contre les mécréants. (verset 69-70/36).
Il est un livre inattaquable, le faux ne peut venir à lui ni par devant, de derrière, quelque chose descendue de la part d'un Sage Parfait et d'un Très Digne de Louange (verset 40-41/41).
Et ce n'est qu'un rappel pour les habitants des Univers (verset 52/68).
Ce Coran n'est nullement de nature à être inventé en dehors d'Allah, mais c'est la confirmation de ce qui l'a devancé et le développement détaillé du livre. Il n'y a aucun doute à son sujet et cela provient du Seigneur et Maitre des univers. Ou bien disent-ils "Il l'a inventé", dis "apportez donc un chapitre comme lui et faites appel à qui vous pouvez en dehors d'Allah si vous êtes sincères (verset 37-38/10). Si vous ne le faites pas et vous ne le ferez jamais, craignez alors la fournaise dont le combustible sont les Humains et la pierraille et qui a été spécialement préparé pour les mécréants (verset 24/2). Dis si les humains et les génies se joignaient les uns aux autres pour apporter quelque chose de semblable à ce Coran, ils n'apporteraient pas son pareil même s'ils se soutenaient les uns les autres (verset 88/17).
C'est certainement une lecture idéale par excellence. Noble dans un livre soigneusement abrité, seuls les Purifiés le touchent, c'est une chose descendue de la part du Seigneur et Maitre des univers (verset 77 à 80/56).
Que celui qui veut garde ce Coran dans sa mémoire. il est inscrit dans des tablettes très honorées, des tablettes très hauts placées et purifiées de toute souillure, sous la gard d'Ambassadeurs nobles et obéissants (les anges) (verset 12 à 16/80).
Quand on lit le Coran, écoutez -le et faites silence, peut -être serez -vous touchés de sa grâce (verset204/7). Quand tu lis le Coran commence par invoquer la protection d'Allah contre le démon lapidé (verset 98/16). Quand tu lis le Coran, nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas à l'autre monde, un écran (voile) invisible (verset 45/17).


Maintenant , je vous propose le récit des différentes étapes du : Premier Manuscrit



Pour le musulman, le Coran est le Livre divin, révélé au Prophète Mohammed , le meilleur des hommes et des Prophètes, à l'instar des Livres Saints révélés à ses prédécesseurs.

C'est vers l'an 609 de l'ère chrétienne, que le Prophète reçu la première révélation lorsqu'il se trouva dans la grotte de Hira. Cette révélation du Coran s'est étalée sur vingt trois ans dont treize à la Mecque et dix à Médine (de 609 à 632).

Le Coran a été directement inspiré au Prophéte Muhammed dans la langue arabe de la tribu Qoréich qui était alors la langue de la littérature et de la poésie. Plusieurs versets du Coran l'affirment d'une façon catégorique :

{ Nous l'avons fait descendre, un Coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez }
[sourate 12, verset 2]

Donc le Coran n'a jamais été rédigé par Mohammed . Il a été textuellement dicté par Allah par l'entremise de Son loyal Messager Gabriel (Jibril).

Pour peu qu'on soit versé dans la langue arabe, on constate aisément la nette différence de style entre le Coran et le Hadith (sentences du Prophète) au point qu'aucune confusion n'est possible.

Au fur et à mesure de la révélation des versets du Coran, le Prophète les apprenait par coeur et chargeait ceux de son entourage qui savaient écrire de les noter sur des morceaux d'écorce de palmier, ou de parchemin, des omoplates de chameaux, des feuilles de Papyrus ou des pierres polies.

En outre, tous les nombreux compagnons du Prophète qui vivaient constamment à ses côtés les apprenaient par coeur, en totalité ou en partie.

Les versets n'ont pas été révélés dans leur ordre actuel mais suivaient les faits et événements qui ont jalonné la vie de la jeune communauté religieuse.

Ce n'est que par la suite que le Prophète , sous l'inspiration de l'Ange Gabriel (Jibril), classifia les versets et les chapitres dans l'ordre qui nous est parvenu jusqu'à ce jour. Le Prophète disait à ses secrétaires : "Placez tel verset à telle place de tel chapitre".

Ce qui est vraiment étonnant c'est que le texte du Coran donne l'impression d'avoir été écrit d'une seule traite et les versets qui se suivent sont sur le même rythme alors que ce rythme varie souvent avec les chapitres. On ne trouve entre ces versets aucune disparité malgré les circonstances diverses et les dates éloignées de leur révélation.

C'est vraiment là l'un des miracles de ce Livre et, quand on pense aux nombreuses corrections qu'un bon écrivain doit apporter plusieurs fois de suite à son texte, on s'étonne de lire une oeuvre aussi longue et aussi dense et l'on se demande comment un illettré pouvait-il dicter directement, sans jamais se reprendre, un tel chef-d'oeuvre littéraire dans lequel l'on n'observe aucune faute d'harmonie, ni aucune contradiction, malgré la gravité des sujets qu'il traite.

Notre étonnement devient plus grand de constater la parfaite concordance des vérités énoncées par ce Livre avec ce que la science moderne ne cesse de découvrir.

Le Prophète faisait relire à ses secrétaires ce qu'ils avaient écrit du Coran pour s'assurer de son exactitude.

A sa mort il y avait plusieurs centaines de personnes connaissant par coeur tout le Coran. Il n'a pas seulement veillé à ce que ses compagnons apprennent le Coran par coeur sans aucune erreur ou déformation, mais il leur en a donné en même temps la juste interprétation.

Quand Abou bakr , premier Calife de l'Islam, combattit les faux prophètes (dont mousseilimah) qui avaient soulevé leur tribus contre la religion nouvelle, il y eut des batailles particulièrement sanguinaires où un nombre effarant de ceux qui connaissaient le Coran par coeur trouvèrent le martyre. Cela poussa le très pieux Omar à demander à Abou bakr de grouper les divers manuscrits du Coran afin d'assurer la pérennité de ce Livre. Abou bakr refusa d'abord de faire ce que le Prophète lui-même n'avait pas fait, après mûre réflexion, reconnut le bien fondé du conseil de Omar .

C'est Zeyd ibn Thabet qui fut chargé de cette oeuvre de première importance. Le choix de Zeyd s'expliquait par le fait qu'il était le secrétaire le plus assidu du Prophète et qu'il connaissait en plus le Coran par coeur. Il était en outre le plus versé dans son interprétation. Enfin, juste avant sa mort, le Prophète lui fit réciter une dernière fois tout le Coran.

Il se fit aider par trois autres connaisseurs du Coran et se mit avec eux à amasser tous les morceaux écrits de ce Livre. Il n'acceptait que ce qui avait été écrit de la vie du Prophète et il exigeait en cela le témoignage de deux croyants honnêtes à moins que le même texte fût mentionné d'une façon identique dans au moins deux feuillets divers.

Ce recueil fut conservé par le Calife Abou bakr , puis par son successeur Omar qui le confia, à sa mort, à sa fille Hafsa .

Avec l'extension du monde musulman au cour du califat de Othman , il y eu de grands brassages éthniques qui fît apparaître des différences de prononciation du Coran.
On rapporte que, dans la campagne d'Arménie, l'un des compagnons du Prophète , Houdheifat ibnoulyémen , fut alarmé de voir les violentes polémiques qui éclataient entre les gens du Hedjaz de l'Iraq et de la Syrie à propos de leurs façons différentes de prononcer ces lettres, chacun accusant les autres de déformer le Coran.

C'est ce qui amena le Calife Othman à demander au même Zeyd ibn Thabet d'assembler une deuxième fois le Livre à partir de ses sources les plus authentifiées et, cette fois, de le rédiger en un seul manuscrit.

Zeyd ibn Thabet qui était médinois se fit assister de trois Qoréichites :
Abdullah ibn Azzoubéir, fils de Asma, la fille de Abou bakr Saâïd ibnoul Aâs et de Abdurrahman ibnoul Harith.

Dans tous problèmes linguistiques devait prévaloir l'avis des Qoréichites car c'est dans leur langue qu'a été révélé le Coran.

Il fit appel, comme la première fois, à tous ceux qui détenaient une partie du Coran écrite au temps du Prophète .

Une fois son oeuvre achevée, on la compara avec le Coran des deux vénérables Chéikhs (Abou bakr et Omar ) que gardait jalousement la fille de Omar , Hafsa, qui a bien voulu le prêter à Othman qui le lui rendit aussitôt après par respect pour la mémoire des deux Cheikhs.

On ne put alors que constater la parfaite identité des deux textes et ce fut là une nouvelle occasion de prouver que le Coran ainsi groupé était exactement celui révélé par l'Ange Gabriel (Jibril) au Prophète Muhammed, bénédiction et salut de Dieu sur eux deux.

Le Calife Othman en fit une copie pour chaque capitale de province (la Syrie, la Mecque, le Yémen, Al Bahréin, Al Basrah et Al Koufa). Il en garda une à Médine et une autre chez lui dite "Al Imam" et qui servira désormais d'unique prototype admis pour tous ceux qui se proposent de rééditer le Coran.

Certains de ces Coran de Othman existent jusqu'à nos jours par exemple au musée de Topkapi à Istambul, et à Boukhara, au Turkestan.


( 2 )
Et, si l’on aborde à présent la grande question de la Bible ou des
Bibles puisqu’il y en a au moins quatre sans parler des apocryphes,
En toute bonne foi , je vous soumets cet excellent Article en plus d’un témoignage d’un falsificateur ( je suppose que vous l’avez déjà lu ? ) portant le Titre :



Un Aveu qui dérange

La lettre-préface adressée par saint Jérôme, auteur de la Vulgate, au pape Damase, au IV° siècle, préfaçant l'amalgame et la rectification des évangiles qu'il venait de terminer, représente incontestablement un document qui dérange, un document qui met terme à leur dite "révélation divine" ou "sacralité", prises comme prétexte pour l'évangélisation du monde, et surtout pour l'éradication de l'Islam et des musulmans.


Un aveu qui dérange...

Z. Abdelaziz Prof. Émérite de civilisation française



Nul n'ignore combien ces textes suscitèrent de critiques et de débats, de sorte qu'au XVI° siècle, le concile de Trente a dû mettre fin à ces controverses et les imposa disant que : "Dieu est l'auteur unique de l'un et de l'autre" Testament, et de terminer ce décret en précisant : "Si quelqu'un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu'on a coutume de les lire dans l'Eglise catholique et qu'on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine; s'il méprise en connaissance de cause et de propos délibérée les traditions susdites : qu'ils soit anathème" (Conciles Œcuméniques, t. II, p. 663).

Comme les débats concernant leur véracité ne cessèrent point, le I° concile du Vatican (1869-1870) a dû "nuancer" le décret du concile de Trente, en précisant que "Ces livres de l'Ancien et du Nouveau Testament tels qu'ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu'on les trouve dans l'ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties (…) parce qu'écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l'Eglise" (id. p. 806). Puis précise dans le canon N° 4 concernant la révélation : "Si quelqu'un ne reçoit pas les livres de la sainte Ecriture comme sacrés et canoniques, dans leur intégrité et avec toutes leurs parties, tels qu'ils sont énumérés par le saint concile de Trente, ou s'il nie qu'ils soient divinement inspirés, qu'il soit anathèmes" ! (id. p. 810).

Au concile Vatican II (1965) s'opère un changement catégorique. Au chapitre III, sous le titre concernant l'inspiration divine, on trouve : "En effet, les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la sainte Mère Eglise, de par la foi apostolique, les tient pour sacrés et canoniques, parce que rédigés sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même. Mais pour composer les Livres sacrés Dieu a choisi des hommes, et il a eu recours à leur service dans le plein usage de leurs facultés et de leurs forces propres, de façon à ce que, lui-même agissant en eux et par eux, ils transmissent par écrit, en vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre que cela. Dès lors, puisque tout ce que les auteurs inspirés ou hagiographes affirment doit être tenu pour affirmé par l'Esprit Saint, il faut par conséquent professer que les livres de l'Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les saintes Lettres en vue de notre salut" (id. p. 976).

Quelques lignes plus loin on lit : "Pour découvrir l'intention des hagiographes, il faut, entre autres choses, prendre aussi en considération les genres littéraires". A la page suivante on trouve au canon 15 : "Bien que ces Livres contiennent aussi des choses imparfaites et provisoires, ils font cependant preuve d'une véritable pédagogie divine". Et à la page suivante, canon 19, on lit la confirmation suivante : "La sainte Mère Eglise a tenu et tient fermement et avec la plus grande constance que les quatre Evangiles mentionnés, dont elle affirme sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, du temps de sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné"… Et, contrairement à l'habitude, ce concile Vatican II ne lance point d'anathèmes !

Avant de présenter le texte-aveu de saint Jérôme, il serait utile de faire la récapitulation des données principales de ces décrets conciliaires qui soulignent les points suivants : de Dieu, auteur unique de l'un et de l'autre Testament, de l'ancienne édition latine de la Vulgate, au concile de Trente, un changement s'opère et on trouve au I° concile du Vatican qu'ils sont écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, bien qu'ils aient toujours Dieu pour auteur, mais il n'est plus "l'unique", puisque le Saint-Esprit lui vient en aide. Pourtant, dans le dogme de la Trinité ils sont à pieds d'égalité. Comment se fait-il donc que Dieu, auteur, reçoit l'inspiration du Saint-Esprit, qui est censé lui être égale ?

Avec Vatican II on trouve la même constatation précédente, plus une conjonction : Mais. Un "mais" qui laisse glisser : des hommes choisis, auxquels Dieu a eu recours, qui transmirent, comme vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre. Des auteurs qui sont aussi des hagiographes, qui écrivent et enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu consignée dans ces Textes, qui se révèlent être aussi "des genres littéraires" ! Le commentaire semble superflu…

C'est pourquoi il est choquant de voir le grand écart qu'il y a entre des textes imposés pendant des siècles, avec anathèmes et autres, et ce qu'en dit l'auteur même de la Vulgate. Ci-suit la première partie de la lettre-préface :

" Vous voulez qu'avec les matériaux d'un ancien ouvrage j'en refasse un nouveau; que je me pose comme arbitre dans l'examen des textes de l'Écriture répandus dans le monde; vous voulez, en un mot, que j'explique les variantes qu'on y trouve, et que je signale ses passages concordants avec la version grecque la plus authentique. C'est une pieuse entreprise, mais une présomption dangereuse que de s'établir juge des autres, quand soi-même on doit avoir pour juge l'opinion générale; que de prétendre changer la langue des vieillards, ramener le monde, déjà vieux, au bégaiement de l'enfance. En effet, quel est l'homme de nos jours, savant ou non savant, qui, se décidant à prendre en main notre ouvrage , et voyant discréditer le texte dont il se sert habituellement et dans lequel il a appris à lire, ne se récrie aussitôt, et ne me traite de faussaire, de sacrilège, dont l'audace impie n'a point reculé devant des additions, des changements et des corrections à des textes consacrés par le temps?
Contre de semblables reproches une double consolation m'est offerte; la première, c'est que cette mission m'a été confiée par vous ; la seconde, c'est que, d'après le témoignage même de ceux qui nous attaquent, il ne pourrait y avoir de vérité complète dans les ouvrages où on ne peut signaler des variantes. En effet, si nos adversaires pensent que les exemplaires latins sont dignes de confiance, qu'ils désignent lesquels; car il existe presque autant d'originaux que d'exemplaires. S'ils pensent, au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes , pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes ? "

Quant un auteur avoue avoir changé la langue d'un texte discrédité, contenant déjà des variantes, sachant qu'il sera traité de faussaire, de sacrilège, parce que jouissant d'une audace impie qui ne l'a point fait reculer devant les changements et les corrections qu'il a dû faire, dans les parties du texte mal comprises, ou qui sont tronquées par les mauvaises intentions de ceux qui les ont écrits ou copiés, et qui sont surchargés d'aditions et altérés par de paresseux copistes, avec un aveu pareil on n'a plus le droit d'imposer la religion qui en découle pour évangéliser le monde ! Surtout quand tous les travaux récents assurent, outre la vérité de ce que dit saint Jérôme, un nombre inimaginable de contradictions ou d'anachronismes historiques.

Nul n'ignore non plus, actuellement, à quel point la science de la manipulation informatique a permis la diabolisation de l'Islam et des musulmans, ou à quel point tous les médias ont assuré le relais aux thèses officielles de la politique diffamatoire étasunienne et vaticane. Les décrets de Vatican II, assurent que : "le dessein salvifique embrasse aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux, en premier lieu, les musulmans" (id. p. 861). Pour ne rien dire du dialogue interreligieux actuellement en cours, pris comme prétexte, pour accorder le temps nécessaire à l'évangélisation du monde. Quant à la politique étasunienne, après le 11 septembre, fabrication à domicile pour s'affubler d'une légitimité internationale, personne ne l'ignore non plus.

N'est-il donc pas plus probe et plus humain de stopper l'évangélisation du monde, qui est une des causes principales des drames qui se mènent de nos jours ? En un temps ou l'on prône la liberté, personne n'a le droit de déraciner l'Islam et les musulmans pour imposer une religion formée de toutes pièces, manipulée et corrigée selon les besoins politico-vaticane à travers les conciles, le long des siècles ! C'est une honte indescriptible et révoltante à la fois de voir les tenants du monde civilisé, agir avec tant de perfidie, se taire sur tant de mensonges malicieusement tissés, pour imposer tant de fraudes ... C'est plus qu'une honte, hélas.

Ci-suit la photocopie de la lettre-préface, écrite par saint Jérôme au pape Damase, pour quiconque aimerait vérifier le texte. Le livre se trouve à la Bibliothèque National François Mitterrand, dans les éditions des Bénédictines, Paris, 1693 :


Sur ce , je n’ai plus rien à rajouter , sinon que ce généraliste le Dr
W.Campbell est plutôt * mal inspéré * , j’espère que ses patients n’en pas connu le même traitement .
Je vous salue
Chai’mah













179.Posté par stefsuralter le 31/12/2008 12:39 | Alerter
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Chai’mah,
J'espère que vous allez bien.
Le temps est passé mais je me devais de vous donner des infos sur les problèmes de fiabilité de la transmission du Coran jusqu'à nos jours car je m'y étais engagé dans le post n° 114 ci-dessous.

Pour cela, voici un scan du livre "Le Coran et la Bible à la lumière de l’histoire et de la science" aux éditions Farel.
L'auteur de ce livre est William Campbell.
Pendant plus de 30 ans, cet arabisant a vécu au Maroc, en Tunisie et dans le Moyen-Orient. Il a suivi de près la religion musulmane avec un intérêt tout particulier dans le but de vouloir comprendre profondément tous les aspects de cette culture et de cette foi.

Voici donc, un extrait de son livre de la page 107 à 120 :

Dans les chapitres I et II de la deuxième section nous avons examiné ce que le Coran et le Hadith déclarent à propos du tahrif, ou altération délibérée de l'Evangile (ces 2 chapitres sont intégralement reproduis dans les post n° 34 et 35 ci-dessous). Nous n'y avons pas découvert la moindre accusation dans ce sens. Les deux écrits confirment qu'il y avait bien une Torah et un Evangile authentiques tous deux au temps de Muhammad, à La Mecque comme à Médine, et durant tout le premier siècle de l'Hégire.

Dans les parties 1 à 6 de ce chapitre nous allons aborder la même question sous un angle différent. Nous allons comparer la formation du texte du Coran à celle de l'Evangile pour voir si les altérations prétendument découvertes dans le texte ont bien pu se produire, et si oui, quand et où.

1. Formation initiale du Coran et de l'Evangile

Nous allons entamer cette discussion en inversant les rôles. Supposons que j'aie porté contre le Coran la même accusation que celle portée contre l'Evangile. Je vais un instant prétendre que, puisque le Coran n'affirme pas ce qu'à mon avis il devrait dire, c'est que vous - mes lecteurs musulmans - ou vos ancêtres, vous avez falsifié le Coran. Que répondriez-vous ? Comment vous y pendriez-vous pour réfuter cette accusation '?

Vous diriez, en premier lieu, que le Coran a été donné par Dieu. A ma question "comment le savez-vous?" vous répondriez en commençant par me dire comment ce livre a été formé historiquement.

Les premières étapes de la formation du Coran

D'après ceux avec lesquels j'ai abordé ce sujet, Muhammad a reçu les premiers versets du Coran treize ou quatorze ans avant l'Hégire. Au cours des treize années suivantes, donc au moment de l'Hégire, les deux tiers du Coran avaient déjà été révélés. Les textes étaient écrits sur des omoplates d'animaux domestiques, sur des morceaux de cuir, sur des pierres blanches, sur tout support à portée de la main, puis ils étaient appris par coeur.

A la question combien de croyants avaient fui avec Muhammad de La Mecque à Médine, lors de l'Hégire, certains m'ont répondu "75", d'autres "150". Le Coran lui-même ne donne aucune indication chiffrée. Toutefois, la Sourate 8, dite Sourate des Dépouilles (AI-Anfal), de l'an 2 de l'Hégire, donne au verset 26 une petite précision :

" Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés sur la terre craignant de vous faire enlever par des gens ! "

Dans sa traduction anglaise du Coran, J.M. Rodwell partage le même point de vue : " Le nombre de ceux qui émigrèrent en même temps que Muhammad s'élève à environ 150 personnes. "(1) Il y avait certainement en plus des croyants qui, à Médine, invitèrent Muhammad à se joindre à eux; par ailleurs, il y avait aussi sans doute d'autres personnes, essentiellement des esclaves, qui ne purent quitter La Mecque en compagnie de Muhammad. Pour la suite du raisonnement, nous admettrons qu'il y eut donc 150 croyants sûrs et fiables prêts à abandonner leurs foyers à cause de leur foi.

Avec cette donnée présente à l'esprit, posons maintenant la question suivante. Comment savez-vous que le Coran a été fidèlement transmis, alors qu'il n'y avait que 150 croyants réellement consacrés ? Après tout, il se pourrait que quelques morceaux de parchemins se soient perdus, ou qu'une omoplate sur laquelle étaient écrites deux Sourates, soit tombée d'un chameau. Ne pensez pas que je plaisante. La question est de la plus haute importance.
COMMENT SAVEZ-VOUS QU'IL N'Y A PAS EU ALTERATION?

Je pressens votre réponse. " Ils avaient appris le Coran par coeur; et certains des 150 croyants étaient présents lorsque Muhammad répéta les Sourates. Et Muhammad était encore là pour corriger les éventuels changements. "

Je ne prétends pas le contraire, mais je voudrais précisément que vous ayez conscience d'une chose importante. Vous ne pouvez pas prouver votre affirmation. Vous ne possédez pas les Sourates originales écrites sur les omoplates. Mais vous le CROYEZ. C'est ce que j'appelle UN POSTULAT DE BASE.

De l'Hégire à la mort de Muhammad

Au cours de la seconde ou de la troisième année de l'Hégire eut lieu la bataille de Badr. 300 soldats musulmans triomphèrent d'une armée beaucoup plus importante venue de La Mecque. Dans sa traduction du Coran(2) Yusuf Ali déclare, en note de la Sourate 3.13 : " Les forces musulmanes ne comptaient que 313 hommes, pour la plupart sans armes... L'armée mecquoise comprenait plus de mille hommes, tous bien armés et bien équipés." Si nous admettons que chacun de ces combattants avait une femme et quelques enfants, nous pouvons raisonnablement fixer à 1500 le nombre de musulmans à cette date. Même s'il y en avait davantage, cela ne changerait pas grand chose à notre argumentation.

En l'an 6 de l'Hégire, Muhammad se dirigea vers La Mecque pour accomplir son pèlerinage. Les Quraychites virent à sa rencontre à Hudaibiya. Une trève fut conclue. Lors de ce voyage, il y avait 1400 hommes avec Muhammad. Cela représente donc, en admettant les mêmes critères de composition familiale que tout à l'heure, une population musulmane de 6 à 8000 personnes.

Muhammad s'empara de La Mecque en l'an 8 de l'Hégire. Au cours des deux années suivantes le nombre des musulmans continua de croître, si bien qu'à la mort de Muhammad, en l'an 10 de l'Hégire, on pouvait compter les musulmans par dizaines de milliers. Hamidullah affirme que lors du dernier pèlerinage, Muhammad s'était adressé à 140 000 Musulmans.(3)

C'est pendant cette période des dix premières années de l'Hégire que le Coran fut complété. Alors je repose la même question : Comment savez-vous qu'il a été transmis intégralement au cours de ces dix années ? Des textes ont pu se perdre ! COMMENT SAVEZ-VOUS QU'IL N'Y A PAS EU ALTERATION ?

Vous m'opposerez la même réponse : " Ils avaient appris le Coran par coeur et Muhammad était encore en vie. Même après sa mort, plusieurs de ceux qui avaient combattu à Badr - peut-être 200 ou 250 personnes étaient encore en vie. Ils étaient des témoins oculaires de cette bataille et des paroles de Muhammad. Je ne nierai pas ce fait, mais j'attire à nouveau votre attention sur la même vérité :

Vous ne possédez pas un exemplaire du Coran de l'an 10 de l'Hégire. Vous CROYEZ que le Coran en votre possession se compose des mêmes Sourates que les musulmans apprenaient par coeur dans les premières années de leur histoire. Vous CROYEZ que les hadiths disent la vérité lorsqu'ils vous parlent des origines du Coran, et de la bataille de Badr, et du traité de Hudaibiya.

Le premier recueil du Coran

Il faut maintenant que nous analysions comment les Sourates et les versets épars ont été rassemblés en un seul livre, le Coran. A1 Bukhari déclare qu'un an environ après la mort de Muhammad, le Coran fut rassemblé en un seul recueil par Zaïd ibn Thabit, à la demande du calife Abou Bakr. Voici comment A1 Bukhari rapporte le récit de Zaïd (4):

Lors du massacre de la population d'Al Yamamah, Abou Bakr me fit chercher et voici, Omar ibn Khattab était avec moi. Abou Bakr dit : " En vérité, Omar est venu vers moi et m'a déclaré : 'Vraiment, le massacre perpétré à l'époque d'A1 Yamamah a causé des pertes cruelles parmi les Narrateurs du Coran et je crains vraiment qu'il y ait eu des ravages dans les rangs des Narrateurs ; c'est pourquoi une bonne partie de la matière du Livre est en train de se perdre. Aussi j'estime que tu devrais donner des ordres pour rassembler le contenu du Coran.'

(Abou Bakr poursuivit) " Je dit à Omar : 'Comment pourrais je faire ce que l'Envoyé de Dieu n'a pas fait?'

Alors Omar reprit la parole : 'Par Dieu, c'est une bonne chose !' Et Omar ne cessa de me répéter cela et fit pression sur moi, jusqu'à ce que Dieu ouvrît mon coeur à ce projet et que j'aie partagé l'idée de Omar. "

(Ensuite) Abou Bakr me dit : " En vérité, tu es un jeune homme intelligent. Nous avons pleine confiance en toi, car tu as été habitué à écrire les révélations pour l'Envoyé de Dieu. C'est pourquoi, trie les différents chapitres et versets du Coran et rassemble-les. "

Et par Dieu, s'il avait ordonné à l'une des montagnes de se poser sur ma tête, je n'en aurais pas éprouvé plus de poids que représentait pour moi l'ordre de rassembler les morceaux du Coran. Je dis : Comment ferez-vous ce que n'a pas fait l'Envoyé de Dieu ? "

Il dit : " Par Dieu, c'est une bonne chose. " En conséquence Abou Bakr ne cessa de me harceler jusqu'à ce que Dieu ouvrît mon coeur pour accepter les paroles qu'Omar avait mises dans le coeur d'Abou Bakr.

En conséquence, je me mis à rechercher le Coran. Je rassemblai les textes écrits sur les nervures médianes de palmiers, sur des pierres blanches plates ou conservés dans le coeur des hommes, jusqu'à ce que j'aie trouvé la fin de la Sourate Al-Tauba (9.128-129) avec Abu Khuzaimah le Ansar. Ce n'est qu'avec lui que je trouvai ce texte : " Un messager, très certainement est venu de vous ", jusqu'à la conclusion de Bara'ah. Les feuilles restèrent auprès de Abou Bakr jusqu'au moment où Dieu le fit mourir ; ensuite les textes furent gardés par Omar pendant sa vie, puis par Hafsa, la fille d'Omar.

Dans l'introduction à sa traduction française du Coran Hamidullah fournit quantité de détails intéressants puisés dans les hadiths et concernant le processus de formation du recueil coranique. Il cite en particulier cette déclaration de Zaïd : " Si (au lieu de 2) il y avait eu 3 versets (à la fin de la Sourate Al-Tauba), je les aurais constitués en Sourate indépendante. " Hamidullah dit encore : " Les sources sont unanimes pour dire qu'Abou Bakr ordonna à Zaïd de ne point se fier uniquement à la mémoire, mais de chercher pour chaque verset deux témoins, copies écrites chez deux personnes. "(5)

Pour autant que l'on sache, c'était là le seul exemplaire officiel du Coran avant qu'Uthman ne devienne calife. Il y avait bien d'autres hommes, tels que Ubai b. Ka`b à Médine et Ibn Mas`ud à Kufa en Iraq qui avaient fait leur propre recueil presque complet du Coran, mais la plupart des hommes et des femmes étaient tributaires de ce qui avait été appris par coeur. On peut donc affirmer que pendant 40 ans, de l'an 13 avant l'Hégire, date à laquelle la première révélation fut accordée jusqu'à l'an 27 de l'Hégire, date à laquelle Uthman procéda à sa recension officielle, la transmission du Coran se faisait presque uniquement oralement.

Nous posons à nouveau la question fondamentale : Comment savez vous que le Coran est demeuré sans altération pendant toutes ces années où sa transmission reposait essentiellement sur le témoignage oral? Après tout, quelqu'un aurait pu omettre quelque vérité ? Quelques versets auraient pu être dévorés par un animal ! COMMENT SAVEZ-VOUS QU'IL N'A PAS ETE MODIFIE ?

Il existe des hadiths qui abordent ces questions. Sur l'autorité d'Omar lui-même, Muslim le grand collectionneur du Hadith, cite les paroles de Omar :

" En vérité, Dieu a envoyé Muhammad avec la Vérité, et Il lui a communiqué le Livre d'en haut. En conséquence, le verset qui traite de la lapidation faisait partie de ce que Dieu Très-Haut avait envoyé. L'envoyé de Dieu a lapidé, et, à sa suite, nous avons lapidé, et dans le Livre de Dieu, la lapidation des adultères est un devoir. "

Mishkat, Kitab a1 Hudüd, p. 301.

Ailleurs, Ibn Majah rapporte les paroles de Aisha :

" Le verset relatif à la lapidation et à l'allaitement (ch. IX, 8a) est venu et sa feuille se trouvait sous mon lit : aussi, quand l'envoyé de Dieu mourut, et que nous fûmes occupés par les détails entourant sa mort, un animal domestique entra et dévora la feuille. "

Hamidullah cite Omar :

" Si je ne craignais pas l'accusation d'avoir ajouté quoi que ce soit au Coran, j'y aurais écrit le verset sur la lapidation des adultères. "(6)

Vous me répondrez sans doute : " Je ne sais pas quelle valeur attacher à ces hadiths, en particulier celui de Aisha ; mais même s'ils étaient authentiques, aucune altération importante n'aurait pu se glisser dans la formation du Coran avant l'an 27 de l'Hégire. S'il pouvait arriver qu'un musulman oublie telle chose, d'autres étaient là pour les rappeler. De plus, plusieurs des Ansâr et des Compagnons étaient encore en vie pour corriger les éventuelles erreurs.

L'expansion de l'Islam hors de l'Arabie

Vous me diriez probablement aussi que pendant ces 27 premières années de l'Hégire, l'lslam s'était répandu dans plusieurs autres pays. En l'an 13 de l'Hégire eut lieu la prise de Damas et de toute la Syrie. L'année suivante les armées musulmanes avaient atteint la Perse. En l'an 19 de l'Hégire (ou 641 de notre ère) ce fut au tour de l'Egypte d'être occupée ; 25 ans après l'Hégire, le fùtuhat c'est-à-dire la guerre de conquête avait atteint l'Arménie, au nord de la Turquie moderne.

Plusieurs des soldats et des administrateurs qui se rendirent dans ces pays avaient appris par coeur des portions entières du Coran et connaissaient bien les événements historiques relatifs à l'origine de ce Livre. Certains avaient même retenu, de mémoire, toutes les Sourates dont ils avaient connaissance.

En guise de conclusion à notre réponse vous me diriez : " Il est impossible que dès l'an 27 de l'Hégire, quelqu'un ait pu altérer le contenu du Coran dont la connaissance s'était déjà répandue de l'Arabie en Turquie, au nord, et de l'Fgypte à la Perse, à l'est. "

A nouveau, je partage votre point de vue, en vous faisant remarquer néanmoins que c'est CE QUE VOUS CROYEZ. Vous ne possédez pas cette copie du Coran rassemblée par Zaïd Ibn Thâbit, en l'an 12 de l'Hégire, "entre vos mains".

II n'y a rien de faux ni d'illogique à croire ces choses. En étudiant comment l'Evangile s'est constitué et s'est répandu, nous nous apercevrons que ce sont les mêmes raisonnements et les mêmes actes de foi qui caractérisent notre démarche.

Premières étapes du développement historique de l'Evangile (Injil)

Dans cette section, nous allons examiner ce que les chrétiens savent de l'origine de l'Evangile. Mais auparavant, il nous faut préciser ce que recouvre le mot "évangile". Il traduit le mot grec euangelion qui signifie "BONNE NOUVELLE". Et bien que peu de personnes le sachent, le mot arabe Injil est un mot d'emprunt dérivé de cette même racine grecque. Le grec euangelion est passé dans la langue populaire utilisée par les chrétiens au Proche-Orient et en Arabie au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne et en vint à être prononcé Injil dans l'arabe courant des Quraychites, cette langue dans laquelle précisément le Coran fut donné.

Quelle est cette nouvelle que Dieu nomme BONNE NOUVELLE ? C'est l'annonce du sacrifice de Jésus le Messie pour procurer, par sa mort, le pardon des péchés, un pardon accordé à celui qui croit que Jésus est le Sauveur qui a souffert. Plusieurs affirmations expriment la même vérité : "Il a versé son sang pour nous", "Il est notre sacrifice", "Il nous a rachetés", "Il a payé notre rançon", "Il est l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde".

Jésus lui-même a enseigné cette vérité lorsqu'il a célébré la Pâque juive avec ses disciples. Matthieu raconte : "(Jésus) prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'alliance qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés" (Matthieu 26.27-28). Nous désignerons par "A" la doctrine : Jésus est mort pour moi.

Nous croyons que si Jésus put accomplir cela, c'est seulement parce que l'UNIQUE CREATEUR décida que le Kalima ou le Verbe éternel, Jésus le Messie, vienne et accomplisse cette oeuvre de rédemption du genre humain. Nous croyons cela parce que Jésus l'a enseigné. Quand il fut amené en jugement par les chefs religieux juste avant sa mort, "le Grand Prêtre l'interrogea de nouveau et lui dit : Es-tu le Christ, le fils du Dieu Béni ? Jésus répondit : Je le suis" (Marc 14.61-62).

Ainsi, il déclara dans ses propres mots être le Fils de Dieu. Nous désignerons par "Doctrine B" cette vérité à laquelle nous croyons : Jésus est le fils de Dieu.

Il faut mettre ici les choses au clair. Nous ne croyons nullement que Dieu ait eu des relations avec une femme, une sahiba, ou avec Marie. Nous souscrivons pleinement à l'affirmation du Coran, qui déclare, dans la Sourate 6.101, intitulée la Sourate des Bestiaux, et datant de la période mecquoise tardive :

"Comment aurait-Il (Dieu) un enfant, quand Il n'a pas de compagne et que c'est Lui qui a tout crée et qu'Il se connaît à tout ?"

Une telle pensée serait blasphématoire. Nous comprenons et croyons que la "Parole" ou kalima a eu un commencement selon Jean 1 verset 1, à la différence du Père qui est d'éternité en éternité.

La seule nouvelle réalité qui fut formée lors de son apparition sur terre, ce fut un corps, formé dans le sein de Marie.

Par ailleurs, diverses tournures de langue emploient le mot “ fils ” dans un sens figuré. En arabe, par exemple, l’expression “ fils du village ” est utilisée en parlant d’un homme né dans tel village, et l’expression “ le fils de la langue ” désigne un homme qui parle ladite langue. Naturellement, ces expressions ne signifient en aucune façon que le village ou la langue ont engendré des enfants par le mariage ! Dans le même ordre d’idées, dans la Sourate 2.177 intitulée la Sourate de la Vache, le terme “ voyageur ” est la traduction de l’expression arabe “fils de la route”. Là encore, personne n’avancera que la route s’est mariée et qu’elle a ainsi pu produire un fils. De même, quand le Coran emploie des tournures comme “la face de Dieu”, “la main de Dieu”, ou “assis en majesté sur le Trône”, il ne faut pas prendre ces expressions au sens littéral (Al-baqara [2]:115 ; Al-fatḥ [48]:10 ; Al-a‛rāf [7]:54). On notera enfin que tous les savants musulmans ne jugent pas critiquable l’emploi que fait l’Injil de l’expression “fils de Dieu”. On mentionnera Imām Abū ḥāmid Al-ġazālī, mais aussi Ibn Qutaybah, qui tous deux l’acceptent comme étant une figure de rhétorique.

Les doctrines "A" et "B" constituent ce que j'appelle l'évangile oral. En examinant de près le développement historique de l'évangile nous allons nous intéresser à la transmission orale de la signification de cette doctrine ainsi qu'au processus qui conduit au texte écrit.

Le mot "évangile" a encore un autre sens, dérivé du premier. Il désigne les récits de la vie de Jésus de sa mort et de sa résurrection. Sur le témoignage de ces écrits, nous savons que Jésus savait lire et écrire.

"Il entra, selon la coutume, dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture..." (Luc 4.6).

Mais Jésus n'écrivit pas lui-même l'Evangile.

Quatre hommes différents furent conduits par l’esprit de Dieu pour consigner les faits de la vie terrestre de Jésus. A l'origine on désignait ces récits par "l'Evangile de Jésus-Christ selon Matthieu" ou "l'Evangile de Jésus-Christ selon Luc". Mais avec le temps l'habitude fut prise de parler des quatre Evangiles. On pourrait penser que chaque auteur avait écrit son propre Evangile. Mais il n'en était rien. Nous croyons que Jésus le Messie a apporté une seule "Bonne Nouvelle" : celle de la délivrance du péché. Elle constitue l'unique véritable Evangile.

Enfin, il convient encore de mentionner ici un autre nom, celui du Nouveau Testament. Ce terme désigne l'ensemble des quatre récits de l'Evangile, sur la vie et l'enseignement de Jésus, ainsi que des lettres de conseils et de doctrine écrites par les disciples de Jésus à différents groupes de chrétiens.

Le terme coranique d'Injil désigne manifestement quelque chose d'écrit, mais il est difficile de savoir s'il s'applique à l'ensemble des écrits des disciples de Jésus, c'est-à-dire au Nouveau Testament, ou s'il ne se limite qu'aux écrits de l'Evangile qui relatent la vie et l'oeuvre de Jésus.

Revenons à la question de l'origine de l'Evangile écrit. Nous affirmons, nous aussi qu'il a été donné par Dieu - que des "hommes ont parlé de la part de Dieu, comme ils étaient portés par l’esprit saint" tandis qu'ils écrivaient (2 Pierre 1 :21). Si on nous demande comment nous le savons, nous aussi, nous commencerions par raconter comment s'est déroulée l'histoire.

Les débuts de l'Evangile

Les chrétiens savent que Jésus a commencé à prêcher l'évangile à l'âge de trente ans. C'est ce qui ressort du troisième chapitre de l'Evangile de Jésus-Christ selon Luc où il est écrit :

" Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère" (Luc 2.23).

La fixation des dates les plus reculées pose aux chrétiens les mêmes problèmes que la détermination chronologique exacte des événements qui ont marqué la vie de Muhammad avant l'Hégire. Les chrétiens étaient l'objet de la haine et de la persécution pendant les trois premiers siècles qui ont suivi l'Ascension du Christ. On comprend donc aisément que les autorités romaines n'aient pas conservé dans leurs archives les traces de leur histoire. Il y a cependant dans l'Evangile deux faits qui permettent de fixer avec une certaine approximation la date de la naissance de Jésus.

Le premier indice est la mention de Hérode le Grand comme roi lors de la naissance de Jésus (Matthieu 2. I), et le second, la précision que Pilate était déjà gouverneur quand Jésus se mit à prêcher (Luc 3.1, 23).

L'histoire profane fixe à l'an 1 avant J.-C. la date de la mort d'Hérode et à l'an 26 celle où Pilate fut nommé gouverneur. Si Jésus naquit en automne de l’an 2 avant notre ère, peu avant la mort d'Hérode et commença son ministère à l'âge de trente ans, en l'an 29 de notre ère, peu après que Pilate vint à Jérusalem, alors les événements concordent ; nous admettons par conséquent la date de 29 de notre ère comme marquant le début du ministère de Jésus.(7)
Les dates mentionnées ci-dessus sont également fondées sur les renseignements consignés en Luc 3:1-3, passage qui indique que Jean le baptiseur se mit à prêcher et à baptiser dans “la quinzième année du règne de Tibère César”. Cette 15e année courut de la deuxième moitié de l’an 28 de notre ère à août ou septembre 29. À un certain moment du ministère de Jean, Jésus se présenta à lui et fut baptisé. Quand, ensuite, Jésus commença son ministère, il “avait environ trente ans”. (Luc 3:21-23.) À 30 ans, âge auquel David devint roi, Jésus n’était plus soumis à des parents humains. — 2Samuel 5:4, 5 ; voir aussi Luc 2:51.

Jésus parcourut la Palestine en prêchant l'évangile, et beaucoup de gens l'entendirent. Il appelait ses auditeurs à le suivre. C'est ce que firent certains. Au bout de quelques mois, il choisit parmi ceux-ci 12 hommes pour une formation spéciale.(8) Ils furent appelés les douze disciples, ou les douze apôtres (c.-à-d. les "envoyés"), parce qu'après l'Ascension de Jésus, ils furent "envoyés" par Jésus pour prêcher la "bonne nouvelle". Le Coran les désigne du nom de al-hawariyun et, comme nous l'avons vu au paragraphe 2 du chapitre I de la deuxième section, il parle d'eux en termes élogieux, disant qu'ils étaient "inspirés" de croire en Dieu et en Jésus, et qu'ils s'efforcèrent d'être les aides de Dieu.

Ces hommes abandonnèrent tout pour suivre Jésus. Certains abandonnèrent la pêche ; Matthieu renonça à sa fonction de collecteur d'impôts. Pendant trois ans et demi environ, ces hommes accompagnèrent Jésus partout où il se rendait. Ils entendirent son enseignement. Ils virent ses miracles. Ils furent témoins de tout ce qu'il avait dit et accompli.

D'après Papias (un homme qui rassembla les hadiths chrétiens et les écrivit entre 120 et 130 après J.-C.), "Matthieu rassembla les logia en langue hébraïque".(9) Ma conviction est que Matthieu commença déjà du vivant de Jésus, à rassembler ces logia ou paroles de Jésus. Cela n'empêche pas que plus tard, lui-même ou un autre, les aient ordonnées dans leur forme finale, comme Zaïd le fit pour le Coran.

Ces hommes étaient présents quand Jésus retourna au ciel. En Actes 1.9, il est écrit :

"Après avoir dit cela, il (Jésus) fut élevé pendant qu'ils le regardaient et une nuée le déroba à leurs yeux."

Ensuite, les frères de Jésus, sa mère, ainsi que beaucoup de ceux qui avaient été les témoins de l'enseignement et des miracles de Jésus, se joignirent aux apôtres. Le récit se poursuit ainsi :

"Alors ils retournèrent à Jérusalem... C'étaient Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélémie et Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le zélote et Jude fils de Jacques(10). Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères- le nombre de personnes réunies était d'environ cent vingt - et dit..." (Actes 1.12-16a).

De ce récit nous pouvons donc conclure que lors de l'Ascension de Jésus, après trois ans et demi de prédication, il y avait au moins 120 croyants affermis qui avaient abandonné leurs foyers à cause de leur foi.

Autres témoins

En plus des douze disciples il y avait des centaines de personnes qui avaient entendu les commandements de Jésus et vu les prodiges qu'il avait accomplis. Il nous est rapporté qu'une fois, après qu'il eut prêché toute la journée à une foule de plus de cinq mille personnes, guéri les malades et chassé les démons, il les nourrit tous, en multipliant cinq pains et deux poissons ; il y eut même douze paniers de restes(11).

A trois reprises au moins, Jésus ressuscita des personnes d'entre les morts. La première fois, il ramena à la vie le fils unique d'une veuve ; la seconde fois, ce fut la fille d'un important chef juif ; la troisième résurrection, ce fut celle de Lazare, un homme bien connu de Béthanie.

Le Coran lui-même rend témoignage à son pouvoir de guérison dans la Sourate du Plateau Servi, de l'an 10 post-hégérique :

"Et tu (Jésus) guérissais par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux ! Et quand, par Ma permission tu faisais sortir les morts !" (V, 110).

A la lumière de ce que l'Evangile nous raconte, Jésus a opéré environ mille miracles qui ont été témoignés par 7000 personnes différentes.

En plus, à peu près 40 000 autres gens, les amis ou membres des familles de ceux qui ont été guéris, peuvent apporter leur appui à ces innombrables miracles.

II est important d'en savoir un peu plus sur ce grand nombre de personnes qui furent les témoins du pouvoir de Jésus, afin de mieux comprendre la suite des événements. Dix jours après que Jésus fût remonté au ciel, lors de la fête juive de la Pentecôte, les disciples de Jésus commencèrent à prêcher l'évangile oral ; en ce seul jour, 3000 personnes crurent. Le Livre des Actes rapporte :

"Lorsque le jour de la Pentecôte arriva, ils (les apôtres) étaient tous ensemble dans le même lieu.

... Alors Pierre, debout avec les onze, éleva la voix et s'exprima en ces termes : ... “Hommes d’Israël, entendez ces paroles : Jésus le Nazaréen, un homme qui vous a été montré publiquement par Dieu grâce à des œuvres de puissance et des présages et des signes que Dieu a faits par son intermédiaire au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes, 23 cet [homme] — comme quelqu’un qui a été livré par le conseil arrêté et la prescience de Dieu —, vous l’avez fixé à un poteau par la main des sans-loi et vous l’avez supprimé. 24 Mais Dieu l’a ressuscité en déliant les douleurs de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il continue d’être retenu par elle." (Actes 2.1, 14a, 22-24).

Il est évident d'après cette citation et d'après tout le chapitre, que Pierre était sûr de la connaissance qu'avait son auditoire de la vie et des miracles de Jésus ; il était également assuré que personne parmi ceux qui l'écoutaient ne nierait ses affirmations. Car lorsqu'il termina son discours, le public réagit de manière extraordinaire et demanda ce qu'il fallait faire désormais. Pierre répondit :

"Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don gratuit de l’esprit saint." ... Ceux donc qui accueillirent sa parole de tout leur cœur furent baptisés, et ce jour-là environ trois mille âmes furent ajoutées." (Actes 2.38, 41).

C'est la première proclamation publique de la doctrine de l'Evangile. Elle eut lieu dix jours après l'Ascension de Jésus, au printemps de l'an 33 de notre ère, et environ 3000 personnes acceptèrent Christ comme sauveur, en ce jour-là.

Pourquoi suis-je entré dans tous ces détails ? Parce que les musulmans pourraient prétendre que c'est pendant cette période que les chrétiens ont altéré l'Evangile. C'est pourquoi nous adopterons face à l'Evangile la même attitude que face au Coran et poserons les questions dans les mêmes termes. Comment, nous autres chrétiens, savons-nous que l'Evangile a été transmis fidèlement alors qu'il n'y avait que 120 croyants affermis ? Après tout il se pourrait que quelques feuilles de papyrus avec les notes prises par Matthieu se soient perdues au cours des pérégrinations à travers la Palestine ! Peut-être un animal a-t-il dévoré une page pendant qu'ils passaient la nuit dans quelque foyer accueillant ! COMMENT, NOUS CHRETIENS, SAVONS-NOUS QU'IL N'Y A PAS EU D'ALTERATION DU TEXTE TRANSMIS ?

Nous répondons, nous aussi, que les disciples de Jésus avaient retenu ses paroles. Il est vrai que Jésus n'a jamais ordonné directement et explicitement à ses disciples de mémoriser l'Evangile. Nous avons cependant deux bonnes raisons de penser que les disciples l'apprirent par coeur. D'abord parce que les Juifs avaient (et ont toujours) la ferme habitude d'apprendre leurs Ecritures par coeur. Il était assez coutumier et normal pour un étudiant d'apprendre par coeur l'enseignement du maître. La Mishna, recueil de traditions du Judaïsme, déclare : "Un bon élève est semblable à une citerne bien enduite qui ne perd pas une goutte d'eau" (Traité Aboth, ii, 8).

Ensuite cette pratique est implicitement incluse dans ces paroles de Jésus :

"Pourquoi m'appelez-vous : Seigneur ! Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? Tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique, je vous montrerai à qui il ressemble. Il est semblable à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé profondément et posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est rué contre cette maison, sans être capable de l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie.

Mais celui qui entend et ne met pas en pratique est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre sans fondement. Le torrent s'est rué contre elle : aussitôt elle s'est écroulée, et la ruine de cette maison a été grande." (Luc 60.46-49)

Si vous aviez été un disciple et si vous aviez entendu ces paroles, vous vous seriez évidemment efforcé de retenir les paroles de Jésus afin de pouvoir les mettre en pratique et éviter la "destruction".

Enfin, nous dirions, nous aussi, que les disciples étaient présents quand Jésus transmit ses enseignements ; Jésus était encore avec eux et aurait au cours des 3 ans et demi passés avec eux, corrigé toute transmission erronée de ses paroles. Mais cela non plus, nous ne pouvons le prouver. Nous ne possédons pas le manuscrit autographe des oracles de Matthieu, ni l'enregistrement du premier discours de Pierre. NOUS CROYONS CES CHOSES. C'est UN POSTULAT DE BASE.

De l'Ascension de Jésus au premier manuscrit écrit

Au cours des mois qui suivirent le discours de Pierre, le nombre des croyants ne cessa d'augmenter. A la suite d'un miracle opéré par Pierre et Jean au nom de Jésus, Luc écrit :

"Beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s'éleva à environ cinq mille" (Actes 4.4).

Les apôtres furent arrêtés et menacés par les autorités juives, mais "chaque jour, au temple et dans les maisons, ils ne cessaient d'enseigner et d'annoncer la bonne nouvelle du Christ Jésus" (Actes 5.42). Il en résulta que "le nombre de disciples se multipliait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissait à la foi" (Actes 6.7).

L'expansion du christianisme hors de Palestine

Le jour où Pierre prêcha pour la première fois la doctrine de l'Evangile lors de la Pentecôte, il y avait dans l'auditoire qui l'écoutait des Juifs de différents pays. Luc les décrit ainsi :

"Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel : ... Parthes, Mèdes, Elamites (régions de l'actuel Iran), ceux qui habitent la Mésopotamie (Iraq actuel), la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l'Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Crétois et Arabes..." (Actes 2.5, 9-11).

Plusieurs d'entre eux crurent en entendant la prédication de Pierre et le témoignage des autres disciples. Ils retournèrent chez eux en Iran, en Iraq, en Arabie et à Rome. Partout ils transmirent le message de l'Evangile dans la langue maternelle de leurs compatriotes.

Puis la persécution sévit contre les chrétiens de Palestine. Certains chrétiens furent mis à mort. D'autres se dispersèrent en Judée et au Nord, en Samarie. "Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, en annonçant la bonne nouvelle de la parole". Philippe prêcha l'évangile à un Ethiopien qui, à son tour le répandit en Ethiopie (Actes 8).

Saul, qui devait devenir l'apôtre Paul, se mit à persécuter les chrétiens. Dans l'accomplissement de sa funeste tâche, il dut se rendre à Damas en Syrie, parce que des croyants s'y trouvaient (Actes 9). D'autres chrétiens, dispersés par la persécution mentionnée précédemment, "allèrent jusqu'en Phénicie (Tyr et Sidon), à Chypre et à Antioche... Quelques hommes de Chypre et de Cyrène (Libye), partirent à Antioche en Syrie du Nord (actuelle Turquie méridionale)" (Actes 11.19-20).

Ce même chapitre 11 des Actes mentionne une famine qui sévit sous l'empereur Claude dont le règne avait débuté en 41 de notre ère. Nous pouvons donc raisonnablement penser que l'Evangile avait déjà atteint toutes ces contrées pendant les 12 à 15 années de sa prédication.

Au cours des années suivantes, la doctrine de la Bonne Nouvelle fut annoncée dans la Turquie et en Grèce. Des sources extra-bibliques affirment qu'il y avait , dès l'an 49, déjà des chrétiens à Rome. C'est à ce moment que l'empereur Claude déclencha une persécution contre les Juifs et contre les chrétiens, comme le rapporte l'historien romain Suétone, en l'an 120 :

"Comme les Juifs provoquaient constamment des troubles à l'instigation de Chrestus (peut-être une autre forme du nom de Christ), il (Claude) les chassa de Rome."(12)

Luc confirme cette décision impériale dans Actes 18.1-2 :

"Après cela Paul s'éloigna d'Athènes et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif du nom d'Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d'Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de s'éloigner de Rome."

D'après ces deux témoignages, il semble évident que de nombreux Juifs de Rome étaient devenus chrétiens et que leur témoignage avait irrité d'autres Juifs, au point de susciter des troubles.

Ainsi, dès l'an 49, c'est-à-dire 23 ans après le début de la prédication de l'évangile par Christ en personne, il existait des chrétiens dans tout l'est de la Méditerranée, et vers l'Ouest, au moins jusqu'à Rome. Ils se comptaient désormais par dizaines de milliers et peut-être même, par centaines de milliers.

Un autre fait historique mentionné dans le Livre des Actes peut être daté avec une grande précision. Le texte déclare :

"Paul demeura un an et six mois à enseigner parmi eux la parole de Dieu. Alors que Gallion était proconsul de l'Achaïe, les juifs se soulevèrent d'un commun accord contre Paul et le menèrent devant le tribunal" (Actes 18.11-12).

Sur la base de ce texte, plusieurs savants du début de ce vingtième siècle avaient mis en doute la fiabilité et I'authenticité du récit de Luc. Ils affirmaient qu'il n'y avait aucune mention de Gallion à Corinthe, et que, de plus, le terme de "proconsul" n'était utilisé qu'en Gaule.

Mais depuis que ces critiques ont été formulées, on a trouvé un fragment de pierre à Delphes, sur laquelle sont portés ces mots : "Comme Lucius Junius Gallio, mon ami, et Proconsul de l'Achaïe..." Cette inscription date de l'an 52. Par d'autres sources nous savons que Gallion prit ses fonctions le 1er juillet, et que son mandat de proconsul ne dura qu'un an. II est donc solidement établi qu'il existait bien une personne du nom de Gallion, que le titre de "proconsul" était aussi en usage hors de la Gaule, et que Paul avait séjourné à Corinthe au cours de l'année 52, Le récit de Luc est absolument authentique.

Vers l'an 55, alors qu'il était à Ephèse, Paul écrivit une lettre à l'église de Corinthe, que les chrétiens désignent sous le nom de 1 Corinthiens. Tous les savants bibliques sont unanimes sur la date de rédaction de cette lettre. Nous allons en examiner deux passages en détail :

"Paul appelé à être apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu... à la congrégation de Dieu qui est à Corinthe... Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !... Dieu est fidèle, lui qui nous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur."1 Corinthiens 1.1, 2a, 3, 9.

"Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes, et par lequel aussi vous êtes sauvés...
Je vous ai transmis, avant tout, ce que j'avais aussi reçu :
Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures, il a été vu par Céphas puis par les douze. Ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques puis par tous les apôtres.
Après eux tous, il s'est fait voir à moi comme à l'avorton..." 1 Corinthiens 15.1-8.

A la lecture de ce texte, nous constatons ceci :

Paul croyait à la doctrine A selon laquelle Jésus est mort pour nos péchés et qu'il est ressuscité d'entre les morts le troisième jour.

Il croyait aussi à la doctrine B selon laquelle Jésus est le Fils de Dieu.

II leur prêcha cette doctrine de l'Evangile, oralement lorsqu'il était auprès d'eux, en 52, afin qu'ils obtiennent le salut. Il répète ces mêmes vérités dans la lettre qu'il leur écrit en 55.

Bien que Matthieu ait probablement consigné ses "oracles" par écrit du vivant de Jésus et que Luc ait déclaré : "Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous..."(13), cette lettre aux Corinthiens constitue la première portion du Nouveau Testament qu'il soit possible de dater avec précision. Nous pouvons donc affirmer avec assurance qu'en écrivant les deux textes ci-dessus, la doctrine de l'Evangile qui avait, jusque là, été transmise de manière orale pendant 25 ans, devint l'Evangile écrit, qui a été transmis, depuis lors et jusqu'à nos jours sans aucune altération.

Alors, comment savons-nous que l'Evangile est resté identique à lui-même durant toutes les années où sa transmission s'effectuait principalement de manière orale ? Quelqu'un n'aurait-il pas pu oublier un détail ? Ne se pourrait-il pas que Jésus n'ait pas ressuscité Lazare d'entre les morts ou qu'il n'ait pas affirmé : "Je suis la résurrection et la vie" ? Ne se pourrait-il pas qu'il ne soit pas remonté au ciel ? COMMENT SAVONS-NOUS QUE L'EVANGILE N'A PAS ETE MODIFIE PENDANT TOUTE CETTE PERIODE ?

Nous répondrons : aucune modification significative ne pouvait intervenir au cours des 25 années qui suivirent l'Ascension de Jésus. Les disciples avaient retenu par coeur les paroles de Jésus. Si l'un d'entre eux avait oublié quelque chose, les autres étaient là pour le lui rappeler. De plus, Jean, Pierre, Jacques, Paul et d'autres parmi les douze disciples particuliers étaient encore vivants pour contrôler la véracité des paroles transmises ; des milliers d'autres disciples qui avaient vu les miracles étaient encore vivants. Il est impossible que quelqu'un ait pu changer une partie importante de l'Evangile, qui était connu, dès l'an 55, de Rome à l'Ouest, jusqu'en Syrie et en Iraq à l'Est, et de la Turquie au nord, jusqu'en Libye, au Sud.

NOUS CROYONS que la lettre de Paul aux Corinthiens est tout à fait sûre et valable, bien que nous ne possédions pas "entre nos mains" la lettre originale. NOUS CROYONS que l'histoire rapportée par Luc dans le livre des Actes est une histoire fiable parce que l'auteur était inspiré par Dieu lorsqu'il écrivait. De plus, ses dires sont confirmés par les historiens romains, et par les documents et inscriptions archéologiques que nous pouvons examiner nous-mêmes aujourd'hui.

Notes :

1. The Koran, trad. J.M. Rodwell, Everyman's Librairy, 1978, p. 338, note 1

2. Yusuf Ali, op. cit, p. 125, note 352 sur la Sourate 3. 13

3. Hamidullah. op. cit.. Introduction, P. XIII

4. Mishkat al Masabih, p. 185. Voir aussi Al Suyuti, Tarikh alKhulafa, Muhammadi Press, Lahore, 1304 AH, p. 51.

5. Hamidullah, op. cit, p. XXIX et XXX

6. Hamidullah. op.cit., p. XXX

7. Notre calendrier, qui est sensé compter les années à partir de la naissance de Christ, n'a été adopté que vers l'an 550. Nous savons aujourd'hui qu'une erreur de deux années s'est glissée dans les calculs rétrospectifs.

8. Luc 6.13.

9. Papias est né entre 50 et 60, à une époque où vivaient encore plusieurs de ceux qui avaient vu et entendu Jésus. II devint évêque dans ce qui est la Turquie actuelle et a écrit un ouvrage intitulé Interprétations des paroles du Seigneur, probablement entre 120 et 130. Irénée fait des citations de cet ouvrage en 180 et déclare que "Papias était un disciple de Jean l'apôtre et un compagnon de Polycarpe" qui subit le martyre en 155 à cause de sa foi. Cette tradition ou Hadith chrétien est rapporté par Eusèbe dans son Histoire Ecclésiastique V 33, 4 en même temps que le Isnad précité.

10. Seuls onze noms sont cités. Judas Iscariot s'était pendu de remords pour avoir trahi Jésus.

11. Jean 6.1-40.

12. La vie de Claude 25,4

13. Luc 1.1.


$tef

178.Posté par stefsuralter le 22/12/2008 11:25 | Alerter
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Bon, je vais arrêter de citer les numéros des posts précédents car il y a un petit bug.
En effet, le post de Saber auquel je fais mention n'est plus le n° 177 mais le 176 (ce n'est pas la première fois que ça arrive)...
Re bizarre...

$tef

177.Posté par stefsuralter le 22/12/2008 11:20 | Alerter
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Saber,

Vous me dites dans le post n° 177 : "Vous omettez sciemment la suite des versets qui disent " vous seriez ennemis les uns envers les autres".

Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que vous donnez un avis sur un article que vous n'avez pas vraiment lu et c'est à peine si vous avez lu l' "ANNEXE – Selon le Coran, le jardin d’Éden était-il sur terre ?"
Vous y auriez trouvé cette citation du Coran dans la Sourate de La vache (2) verset 36: "Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes: “Descendez (ٱهبطوا) ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps.”

Pas de jugement hâtif plizzz !
Et il n'y a rien de philosophique dans cette analyse car le Coran rejoint la Genèse (Thora ou 1er livre de la Bible écrit par Moïse), à savoir que le paradis originel était sur terre et non dans le ciel !
Que vous le vouliez ou non, ça change pas mal la donne. Ne trouvez-vous pas ?

$tef

176.Posté par Sylvie Daigle le 19/12/2008 22:15 | Alerter
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Oui oui, c'est vrai aussi, et Jésus lui aussi l'a dit: ne pensez pas que je suis venu pour mettre la paix, mais la division, la mère contre la fille, la belle mère contre la belle fille, ...et je suis sure que dans votre Coran on en parle.

Ceci est une parabole voulant dite que lui donne la paix, mais à cause du mal présent actif en nous, il serait un sujet de discorde, lorsque quelqu'un veut faire le bien, et que l'autre veut faire le mal alors il y a discorde et souvent division. Tous ça à cause du bien et du mal présent en nous et autour de nous.

(Il a dit: Je vous donne la paix, Ma paix, ), et pour la garder, il faut suivre les traces de Jésus, et cela ne fait pas toujours l'affaire de nos proches, et si nos familles vont mal, alors c'est tous le pays qui va mal, car c'est nous le pays tous ensemble

175.Posté par Saber le 19/12/2008 21:01 | Alerter
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Un peu de calme enfants d'adam que nous sommes!

L'arbre dont-il s'agit est l'arbre de la discorde" FITNA" et je vous prie d'y penser.

Vous omettez sciemment la suite des versets qui disent " vous seriez ennemis les uns envers les autres".

Le saint coran ne s'adresse pas des pseudos intellectuels mais à des êtres humains intelligents et doués de bon sens et de raison qui je le rappelle, cette dernière se base sur les cinq sens et non sur des spéculations philosophiques.

Avez-vous remarqué que lorsqu'un couple de dispute pour des pacotilles donnent souvent le sentiment qu'ils vivent déjà un enfer et les peuples comme les nations aussi ?


174.Posté par Sylvie Daigle le 19/12/2008 19:30 | Alerter
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Merci pour l'acceuil Stef,

J'aimerais intité les visiteur si tu me le permet, à visiter le site que je publie de nouveau, car il renferme des TRÉSORS INÉPUISABLE, qui nous sont donné par le Ciel, et c'est très d'actualité !!!
Sylvie amie de Jésus

173.Posté par stefsuralter le 19/12/2008 18:39 | Alerter
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Sylvie,

Sachez que je suis très heureux que nous soyons d'accord sur ce point !
Au plaisir de vous lire...

$tef

172.Posté par stefsuralter le 19/12/2008 18:37 | Alerter
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Je ne comprends plus rien !
Le premier post d'Elisée était numéroté 160 vers 17h30 et maintenant, il est numéroté 159 !
Bizarre...


171.Posté par stefsuralter le 19/12/2008 18:32 | Alerter
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Elisée,

Puisque tu ne réponds pas à ma question, j'en déduis que j'avais vu juste (voir le commentaire n° 160 qui t'était adressé)...

$tef

170.Posté par Sylvie Daigle le 19/12/2008 18:09 | Alerter
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Bonjour Stef, je suis tout à fait daccord avec ta déduction, car de l'autre coté, du coté de Dieu, il y a toute une hiéarchie, mais cela n'empêche pas que Dieu aime toutes ses créatures du même Amour, même si il y a hiéarchie, c'est que chacun a une mission particulière, même si plusieurs sont semblable, ils ont toutes une petite particuliarité différente...

169.Posté par stefsuralter le 19/12/2008 17:44 | Alerter
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Raf,

Voici la définition de la politique dans le dictionnaire “Le Petit Robert” : «2.Relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée, au gouvernement d’un État.»

D'après l'article principal, la politique (ou exercice du pouvoir) a vu le jour à partir du moment où Dieu s'est mis à créer des créatures intelligentes et non à partir du moment où Adam s'est rebellé dans le paradis. En Révélation ou Apocalypse 4:11 des créatures spirituelles disent bien à Dieu : “Tu es digne, JHVH, oui notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, parce que tu as créé toutes choses, et à cause de ta volonté elles ont existé et ont été créées. ”.

Au niveau de la race humaine, la politique de Dieu est apparue dès qu'il a donné l'ordre à Adam de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bon et du mauvais (puisque cet arbre représentait son emblème ou drapeau).
En mangeant du fruit défendu, Adam et Eve ont revendiqué ce pouvoir politique alors qu'à la base il n'appartenait qu'à Dieu.

Le fait qu'il n'y avait pas de structure gouvernementale qui existait à cette époque du fait que les hommes n'étaient pas organisés en groupement polique ne modifie en rien ce principe car d'une certaine façon, cette structure existait symboliquement dans les cieux en la personne de Dieu...

$tef

168.Posté par Raf le 18/12/2008 19:27 | Alerter
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Bonjour $tef,

Depuis quelques temps je lis avec beaucoup d'attention les réponses provoquées par la réaction d'Elisée. Il serait bien que tu portes autant d'interets aux questions que j'ai posées. Pour te rafraichir la mémoire c'est le commentaire numéro 158....

Sinon je suis ouvert à d'autres points de vues !

Merci les amis et au plaisir de vous lire.

Raf !

167.Posté par stefsuralter le 18/12/2008 10:21 | Alerter
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Je voulais plutôt dire le commentaire n° 159 (non pas le n° 160... désolé).
$tef

166.Posté par stefsuralter le 18/12/2008 10:08 | Alerter
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Elisée,

Peux-tu jeter un coup d'oeil au commentaire n° 160 ?
J'avais simplement besoin d'avoir une précision de ta part...
Merci bcp,

$tef

165.Posté par Sylvie Daigle le 17/12/2008 16:38 | Alerter
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Pour Marthe et sa soeur, bien Jésus sentait qu'elle souffrait d'un sentiment de jalousie (sentiment qui venait des esprits mauvais), et il lui a dit cela car lui ayant sondé le coeur de sa soeur, savait qu'elle était vraiment intéressée par les paroles de Jésus, et qu'elle en avait besoin, mais si sa soeur aurait dit: Jésus, moi aussi j'aimerais t'écouter, mais j'ai le repas à préparer, alors je suis sure que Jésus aurait invité elle aussi à venir écouter, et il aurait dit par Amour, on mangera plus tard...

La même choses pour Pierre, Pierre en disant cela écoutais les esprits mauvais qui l'incitait à penser à son moi (le moi de Jésus) alors qu'avec Dieu, il ne faut pas penser à notre moi, c'est ce moi qui a emmené Satan en enfer, alors Jésus a ordonné aux mauvais esprit près de Pierre, de s'en aller, car Dieu a toujour dit: Si tu veus gagner ta vie, tu la perdra (le moi)
Si tu pert ta vie à cause de moi, (Dieu), tu la gagnera, donc il faut se donner, et tous faire de notre vie pour plaire à Dieu en premier, et c'est là que Dieu nous comble de ses grâces d'Amour, de paix et de libération...

164.Posté par Sylvie Daigle le 17/12/2008 16:29 | Alerter
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Bonjour Stef, oui il l'est, mais il ne contrevient pas à ses lois d'Amour, donc pour le diable, moi aussi j'ai déjà eu cela dans le coeur, de penser qu'il faudrait qu'il pardonne au diable, mais j'ai mis cela en attente d'une réponse dans mon coeur qu'un jour il déposerait: et voici celle que j'ai eu avec l'aide des messages des prophète, il y a les hommes et les anges, pour les anges, eux sont des esprits pur, doté d'énormément d'intelligence et de pouvoirs, donc avec tous ce qu'il leur a accordé, ils étaient en mesure d'apprécié Dieu, et de le servir avec Amour toujours, mais vu que le Diable a préféré penser à lui au lieu d'aimer Dieu au point d'honorer un autre personnages plus important que lui (le diable), en plus de l'autre côté, le temps est loin d'être égal au notre, il a suffit d'une fraction de fraction se seconde de son hésitation et refus, pour qu'il ait assez de temps pour prendre sa décision.

Alors que pour nous, c'est différent, Dieu ne nous a donné aucun pouvoir, il nous a donné une chair faible et impuissante et une âme, puis un esprit qui est l'endroit en nous ou nous choisissons nos choix. Puis il nous a donné une partie de sa vie au ciel, avant de l'insuffler dans notre corps de chair. Mais au ciel on a vu et connu l'Amour de Dieu, et Dieu, puis en venant au monde, peu de temps après notre naissance, il s'est fait le plus discret possible pour respecter la liberté qu'il voulait nous donner. Mais il a accompagné l'homme toujours, et nous a aussi instruit, puis nous a donné les grâces nécessaire pour résister au mal, si on le lui demandait, donc on devais toujours rester en contact intime avec lui pour bénéficier de toutes les grâces que l'on avait besoin.

Donc dans sa justice, le fait de commettre des péchés, porte des conséquences, alors ces conséquences de souffrances de toutes sortes sont les fruits des péchés, et cela c'est sa justice. Mais si quelqu'un se repend, il est prêt à pardonner, mais cela n'efface pas nécessairement toutes les conséquences, mais si la personne vit les conséquences en les acceuillant, et venant à reconnaitre que peu êtres qu'elle les mérite, ou qu'elle ne les mérite peut être pas, sauf qu'elle les accepte par Amour pour Dieu, et bien Dieu lui donnera plein de grâces pour que ces conséquenses soit allégé de souffrances.

Pour nous les hommes, notre dernier choix se fait en présence de Jésus, lors du défilement de notre fil de vie, et en présence de tous l'Amour de Jésus envers nous, si on se repend sincèrement, car là on connaitra Jésus avec toutes Son Amour Divin, et alors on décidera nous même d'aller se faire purifier au purgatoire, par Amour pour Dieu, et sachant qu'après on sera avec lui au Paradis

Mais pour les anges, eux il ont déjà vécu cette expérience, et ont déjà fait leur choix. Mais Dieu nous dis qu'il y a des hommes, qui auront tellement été séduis par les maniguances de Satan, que gonflé d'orgeuil, il cracheront au visage de Jésus, et choisiront quand même l'enfer, alors là il iront, car il l'auront choisit.

Donc, l'éternité c'est sans fin, alors (si un jour, le diable se repentait vraiment, je ne serait pas surpris qu'il le pardonne, on ne sait pas s'est si long, et peu être qu'avec le temps Dieu déterminera que la période de souffrance a été assez longue), mais c'est impossible, car vu que le diable et ceux qui vont en enfer n'ont plus rien de Dieu, c'est à dire qu'il ne connaissent plus du tous rien de ce qui est Amour, alors il est impossible qu'il ressente un sentiment Amour de repentir. C'est pour cela que Dieu nous dit que c'est pour l'éternité l'enfer ou le Paradis

163.Posté par stefsuralter le 17/12/2008 11:23 | Alerter
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Sylivie,

J'oubliais d'apporter ce détail qui vaut son pesant de trésor spirituel à savoir, Jésus ne cédait pas au sentimentalisme.

J'en veux pour preuve cet exemple : “Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare”, qui l’accueillaient souvent chez eux (Jean 11:5). Pourtant, Jésus ne s’est pas retenu de reprendre Marthe lorsqu’elle s’est préoccupée plus que de raison d’un repas qu’elle préparait ; elle se privait ainsi de l’instruction spirituelle que Jésus pouvait lui fournir. Il lui a dit : “ Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Peu de choses pourtant sont nécessaires, ou une seule même. ” (Luc 10:41, 42). Il ne fait aucun doute qu’elle n’a pas eu de mal à accepter son conseil, tant l’affection de Jésus pour elle était manifeste.

Mais au fait, si Jésus avait fait preuve de pur sentimentalisme, l'aurait-il reprise ?

Autre exemple : un jour, Jésus expliqua à ses apôtres qu’il devait aller à Jérusalem, où il serait persécuté par ‘les anciens, les prêtres en chef et les scribes, et serait tué, et le troisième jour serait relevé’. Pierre le prit alors à part et commença à le réprimander ainsi : “Sois bon avec toi, Seigneur ; non, tu n’auras pas un tel sort.” Manifestement, Pierre se laissait aller au sentimentalisme. Son point de vue avait besoin d’être corrigé. Jésus lui dit donc : “Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi un obstacle qui fait trébucher, parce que tu penses, non pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.” — Matthieu 16:21-23.

Difficile de dire que l'amour manifesté par le Chrit soit comparable à du sentimentalisme...

$tef

162.Posté par stefsuralter le 17/12/2008 11:07 | Alerter
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Sylvie,

Ce n'est pas Elisée qui vous a parlé de sentimentalisme mais $tef.

OK, donc Dieu est sentimentaliste...
Si je reprends votre raisonnement et si je le pousse à l'extrême, il suffit que Satan demande pardon à Dieu et se repente le plus sincèrement possible de tous les malheurs dont il est la cause depuis les millénaires couvant l'histoire de l'humanité pour que Dieu lui accorde son pardon.
Si cela devait se passer ainsi, ne serait-ce pas de la faiblesse ?
Que pensez-vous de ce texte selon Galates 6:7-8 ? : "Ne vous égarez pas : on ne se moque pas de Dieu. Car ce qu’un homme sème, cela il le moissonnera aussi ; parce que celui qui sème pour sa chair moissonnera de sa chair la corruption, mais celui qui sème pour l’esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle. "

S'il demandait pardon à Dieu et qu'en réponse à cette demande, par pur sentimentalisme Dieu en venait à lui pardonner, le Diable ne se serait-il pas moqué de Dieu ?
Et Dieu, par son attitude, n'en viendrait-il pas à pousser toute Sa création intelligente à se moquer de Lui (sous-entendu, avoir du mépris pour Lui) ?
Ne confondez pas le fait que Dieu soit Amour (avec un grand A) et sentimentalisme. Ce sont deux aspects extrêmement différents.
Le fait que la 1ère lettre de Jean au chapitre 4 verset 8 nous indique que "Dieu est amour", n'implique pas de sentimentalisme car la manifestation de l'amour de Dieu est en corrélation avec toutes ces autres qualités dont celle-ci (les deux principales qui me viennent à l'esprit) sa sagesse ou intelligence et sa justice.

Pardonner le Diable apparemment repentant par pur sentimentalisme serait une marque d'inintelligence de la part de Dieu en raison de la véritable injustice vis à vis de tous ceux qui ont souffert le martyr doublée par un manque d'amour pour le reste de sa création intelligente attachée à Lui.

Ne pas lui pardonner et le condamner à la destruction éternelle serait au contraire une grande manifestation de sa justice et une preuve incontestable de son amour pour sa création intelligente.

Souvent, lorsque nous agissons avec nos sentiments, nous commettons des erreurs alors que si nous agissons dans un amour fondé sur les principes moraux de la Bible, nous réussissons.
Quelqu'un a dit très justement : "Les sentiments sont le fruit de notre ignorance".

Dieu n'est pas un ignorant !

Vous dites aussi que Dieu "est toujours prêt à pardonner si quelqu'un se repend de ses fautes".

Comment expliquez-vous les paroles de Jésus en Matthieu 12:31-32 : "Voilà pourquoi je vous le dis : Toute espèce de péché et de blasphème sera pardonnée aux hommes, mais le blasphème contre l’esprit ne sera pas pardonné. Par exemple, celui qui dit une parole contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais celui qui parle contre l’esprit saint, il ne lui sera pas pardonné, non, ni dans ce système de choses-ci ni dans celui qui est à venir."

Par amour pour sa création intelligente, Dieu peut décider de ne pas pardonner certaines de ses créatures qui se sont moquées de Lui et qui, pour satisfaire sa propre justice, doivent en subir la peine...

Non Sylivie, Dieu n'est pas sentimentaliste bien qu'il ait des sentiments car ces derniers sont toujours équilibrés par son amour de la justice et sa sagesse (ou intelligence)...

$tef

161.Posté par Sylvie Daigle le 16/12/2008 17:38 | Alerter
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Bonjour Élisé, j'aimerais ajouter que non le fait d'être sentimentale ne rabaisse en rien Dieu, car Là est toute Sa Puissance, Oui L'Amour est plus fort que Tout, et il est toujours prêt à pardonner si quelqu'un se repend de ses fautes.

La justice dont tu parles, est malheureusement celle ou Dieu (juste pour décrire mieux, c'est comme s'il s'arrache les cheveux de la tête, tellement il souffre de voir ses enfants qui ont pris le chemin de la souffrance, et écouté le mal, ce qui lui oblige à les laisser libre, et d'en subir les conséquences) et c'est conséquences proviennent des malheurs que les forces du mal ont mérité de faire en ayant incité les enfants de Dieu à commettre des péché.

Cette justice de Dieu, est la croix de Jésus, car ses enfants ont choisis autre que Dieuet ses lois d'Amour, et vont en souffrir, alors pour lui il est peiné, mais la liberté prime entre lui et ses enfants

Oui l'Amour est Dieu, et Dieu est sentimentale, mais c'est aussi Sa Grande puissance, car l'Amour est plus fort que Tout

Sylvie amie de Jésus



160.Posté par stefsuralter le 16/12/2008 17:19 | Alerter
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Raf,

Je trouve ta question très pertinente.
Pour y répondre, je vais prendre un peu de temps et de réflexion.
Je pense aussi qu'il me faudra faire quelques recherches et malheureusement, je n'ai pas trop le temps ni aujourd'hui (ce soir compris) ni demain.
D'ici deux jours, ce devrait être jouable.

$tef

159.Posté par stefsuralter le 16/12/2008 17:07 | Alerter
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Sylvie,

Permettez-moi de vous dire que vous rabaissez l'amour de Dieu au point d'en venir à le décrire comme une personne sentimentaliste.
Dieu n'est pas sentimentaliste, car s'il l'était, il serait faible...
Or ce n'est pas le cas ! Au contraire, il est Tout Puissant.

Pour expliquer qu'un Dieu d'amour puisse en venir à détruire les religions, il faut tenir compte des paroles du Christ lorsqu'il dit en Luc 18:7-8 : "Et Dieu donc, est-ce qu’il ne fera pas en sorte que justice soit rendue à ceux qu’il a choisis [et] qui crient vers lui jour et nuit, même s’il est patient envers eux ? Je vous le dis : Il fera que justice leur soit rendue rapidement."

Sylvie, priez-vous Dieu dans ce sens ?
Vous devriez...

$tef

158.Posté par stefsuralter le 16/12/2008 16:48 | Alerter
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Elisée,

Avant de t'adresser ma réponse, j'aurais besoin de savoir dans quel intérêt tu me poses cette question.
En effet, veux-tu réellement connaitre la réponse ou me poses-tu la question simplement pour mieux rire de celle-ci une fois que tu en auras pris connaissance ?

Merci de me dire,

$tef

157.Posté par Sylvie Daigle le 15/12/2008 19:12 | Alerter
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Bonjour Élisé, me permet tu de parler de ce que Jésus nous dit à ce sujet ?, premièrement Dieu n'est qu'Amour, alors il n'anéanti rien, c'est les forces du mal qui anéantissent les affaires et le monde. Mais Dieu dans son intervention présente, la période ou il prépare son monde d'Amour avec des enfants d'Amour pour le Paradis de 1000 ans, viens mettre la lumière, ou le mal a mis Sa noirceur, et trompé tous le monde, donc Jésus, que plusieurs ne reconnaisse pas, présentement parle en les coeur de tous ses enfants, puis parle aussi par ses prophète, et il rappelle à lui ses enfants pour leur donner Ses lumières, Ses guérison, Sa paix et Son Amour, et de là, ses enfants viendront à le découvrir pour ceux qui ne l'avait pas découvert, et voudrons eux aussi faire la Volonté de Dieu, et ce qui ramènera ses enfants dans l'Église que Jésus nous a donné après sa résurection, car avec cette église, il a donné aussi Sa présence réelle, et toutes les grâces nécessaire que l'on a besoin pour en finir par être un avec lui, comme lui fait un avec le Père... Sylvie amie de Jésus

156.Posté par Raf le 15/12/2008 19:11 | Alerter
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Salut Stef,

En lisant attentivement ton article, j'ai essayé de déterminer mentalement le moment précis où on peut déduire que la politique à vu le jour. Tu sembles dire qu'elle a vu le jour dès la rébellion d'Adan dans le paradis.

A ce que je sache, il y'avait pas de structure gouvernementale, qui existait à cette époque. Les hommes n'étaient pas organisés en groupement polique... on peut même dire que c'était la pensée unique !

Alors comment arrives-tu à faire le lien entre cette pensée unique et la politique telle qu'elle se définie aujourd'hui ?

Merci de ta réponse !


155.Posté par Elisée le 15/12/2008 18:40 | Alerter
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Bonjour Stef,

Je me suis intéressé à la note N° 25 de l'article principal.
Il parait que Dieu va détruire les réligions ! Grosse info !

Peux tu m'en dire plus ??

Bonne méditation !!!

154.Posté par Sylvie Daigle le 12/09/2008 20:22 | Alerter
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Bonjour tous, je n'arrivais plus à ouvrir cette page, mon ordi n'est plus jeune, mais là ça marche, et j'en profite pour vous offrir d'écouter la version sur les démons, que Jésus nous donne par La fille du Oui à Jésus, c'est en 2007 à St-Étienne de Bolton, il y a 5 messages environ, et il fait toute la lumière sur ce sujet, voici l'adresse ou vous avez accès aux audios : http://cid-6ab103ae28311986.skydrive.live.com/self.aspx/7%20suite%20audio%20avec%20la%20fille%20a%20Jesus (probablement à copier l'adresse, et coller dans la barre en haut du navigateur)
Et vous avez accès aussi aux textes sur le site de Jésus au www.lafilleajesus.org
Et moi aussi je constate que ce sujet est très enrichissant, et qu'il vaut la peine de consulter les discussions, car j'en suis sure qu'il portera d'énorme fruits pour Dieu, et pour nous tous. Amen Alléluia !!! Merci Père Éternel de nous éclairer de cette façon Amicalement Sylvie Daigle

153.Posté par $tef le 08/09/2008 02:44 | Alerter
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Concernant le post n° 152, je voudrais dire à tous que je commence à douter des photos de l'arche prise dans le glacier du Mont Ararat. J'ai l'impression qu'il s'agit d'un montage...

Par contre, la photo et la vidéo montrant les poutres de bois taillées sortant du glacier sont difficilement contestables car ce n'est pas le première fois que des explorateurs en ont trouvé au même endroit...

$tef

152.Posté par $tef le 26/08/2008 00:55 | Alerter
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Juste un petit post pour indiquer à tous ceux qui doutent du récit de la création d'Adam et Ève dans la Bible en Genèse chapitre 1 et 2, que l'histoire du déluge avec l'Arche de Noé n'est pas une légende mais bien plutôt une réalité historique et archéologique. La preuve en est qu'elle est encore conservée (en piteux état certes) dans le glacier du mont Ararat à plus de 4000m d'altitude.

Pourquoi parler de l'Arche de Noé et l'associer avec l'histoire d'Adam et Ève ?
Tout simplement parce que la Bible nous parle de la construction de l'arche par Noé dans le chapitre 6 du livre de la Genèse alors qu'en introduction du chapitre 5, il est encore parlé d'Adam !
Cela signifie clairement que s'il est prouvé qu'une partie de l'Arche de Noé est toujours prise dans les glaces du Mont Ararat (la Bible dit en Genèse 8 verset 4 qu'elle s'est posée "sur les montagnes d'Ararat"), alors, il n'y a aucun doute à avoir sur l'existence d'Adam et Ève.

Cela signifie aussi que l'article "Le premier et le dernier drapeau ou la question de la gouvernance mondiale" n'est pas seulement une "simple" analyse intellectuelle, mais plutôt un développement extrêmement sérieux fondé sur de l'histoire authentique à savoir, LA VÉRITÉ SUR NOS ORIGINES !
En voici la preuve :

Pour les photos, cliquer sur ici

Pour les vidéos, cliquer sur ici

Voici la page d'accueil du site : ici

Au début du chapitre 6 du livre de la Genèse (verset 4), il est parlé des Néphilim à savoir, "les hommes fort du temps jadis, les hommes de renom". Ils étaient issus de l'union contre nature d'anges avec les femmes humaines car les anges pouvaient revêtir un corps humain (ils avaient le pouvoir de se matérialiser et c'est ainsi qu'ils sont devenus des démons). Une fois adultes, leurs enfants étaient des géants qui maltraitaient les hommes (c'est l'une des principales raisons pour laquelle Dieu a fait venir le Déluge sur toute la terre).

A-t-on retrouvé des ossements qui attestent la réalité de cette histoire ?

Si vous cliquez sur ici et sur ici, vous découvrirez le site d'un Musée d'histoire naturelle où la preuve vous sera donné que ces géants de l'antiquité ont bien existé...

Le temps de la gouvernance de l'homme sur l'homme est révolu.

$tef

151.Posté par Sylvie Daigle le 08/06/2008 18:55 | Alerter
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Bonjour James, et tous le monde, merci pour m'éclairer sur votre vision de la trinité, bien moi je vois toujour la trinité Sainte, (mais j'avoue que l'on pourrait dire aussi une multiplicité Divine), multiplicité en trois parties divines actives, ne faisant qu'un mais étant maintenant aussi 3, de là le mot trinité, car c'est le Père qui le dit.
Bon voilà que maintenant je suis moi aussi en train d'écrire des détails sur détails, choses que je préfère éviter. Peut être que la différente vision vient du fait que je suis Catholique, et que vous peut être que non, mais soyez assurez que je vous respecte peu importe la religion, Dieu nous aime tous égaux !!!
Que Dieu nous bénisse tous dans Son Immense Amour et nous rassemble tous en lui pour qu'un jour nous fassions tous partie de sa grande famille, et que nous fassions tous un avec Jésus, comme lui fait un avec Dieu, Amen Alléluia !!! Sylvie

150.Posté par James le 08/06/2008 06:48 | Alerter
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Bonjour à tous, ceci est à l'attention de Sylvie...mais rien ne vous interdit de le lire ;°))

Je crois me souvenir d'avoir expliqué que l'unité du Père et du Fils n'est pas la confusion des personnages, mais une unité de but et d'action. L'esprit n'est pas mentionné avec ces deux personnes dans la phrase où Jésus parle de son union avec Dieu.
L'esprit saint a été mentionné dans mon post précédent, je n'y reviens pas.
Mais je soumets volontiers ce passage des Ecritures à votre sagacité:
(Jean 17:20-23) 20 “ Je fais une demande, non pas seulement au sujet de ceux-ci, mais aussi au sujet de ceux qui ont foi en moi grâce à leur parole ; 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi, pour qu’eux aussi soient en union avec nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. 22 De plus, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. 23 Moi en union avec eux et toi en union avec moi, afin qu’ils soient rendus parfaits dans l’unité, pour que le monde sache que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé [...]

Ainsi, Dieu ne serait plus une trinité, mais une, heu, comment dire, ah, une multiplicité ?
Le mystère de la trinité s'épaissit-il ou au contraire vient-il de se dissiper pour céder la place à la clarté ?

James



149.Posté par Népios le 06/06/2008 18:01 | Alerter
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Et bien voilà qui est bien parlé, Sylvie. N'empêche que j'ai un réel souci avec votre courant. Néanmoins je vous en souhaite tout autant que vous nous en souhaitez.

148.Posté par Sylvie Daigle le 06/06/2008 17:04 | Alerter
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Bonjour Petit Népios, si tu me le permet, car quand on veut être petit, là Dieu devient grand en nous, je te souhaite Le Paradis, et que Dieu te bénisse, et je le remercie encore car l'Esprit Saint travaille en toi, je ne sais tes projets, mais je sais que quand Dieu allume sa Flamme d'Amour en quelqu'un, ça brule d'Amour, et on devient pressé d'annoncer ce que Dieu fait, mais par expérience, moi Dieu a été obligé de me ralentir, car il faut avant tous qu'il nous prépare, et par après il nous laisse plus essayer de voler des ailes qu'il nous donne, mais je sais aussi que la joie est tellement grande, qu'on a de la misère à la contenir en se tenant la bouche fermé. Amen, Alléluia !!!

Moi aussi j'aimerais bien terminé mes discussions, car je préfèrerais que ce soit Dieu lui même qui vous parle en votre coeur, alors je vous souhaite à tous le Paradis, et surtout d'y goûter immédiatement comme moi j'y goûte présentement, et même plus si Dieu le veut pour vous Amen Alléluia !!! Sylvie

147.Posté par Népios le 06/06/2008 16:34 | Alerter
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Vous êtes tous incorrigibles, tout comme moi, mais j'aime bien votre zèle à défendre votre clocher, votre minaret, dans un respect certain, avec parfois un rien de moquerie de l'autre et de soi-même. C'est bien de ce Paraclet là dont je parle, James: Miraculeux, Esprit brûlant, feu ardent et fondamental, Pentecôte glossolalique, partage fraternel entre différents, pain rompu et coupe commune, frères unis au festin de la noce éternelle, filles et fils prodigues autour du Père, foi en ce qui rassemble en Dieu et dégoût de ce qui divise en Son Nom, assistant, consolateur, vainqueur, Esprit-Saint...! Mouemina, je ne sais pas si le Paraclet a un agenda très précis et ne suis pas météorologiste, même si à la date du lundi 12 Rabi'ei I de l'année 570 de l'ère chrétienne, il a bien dû souffler, comme il le fait chaque jour, où il le veut, où il le peut... Mais, je vous l'accorde, sans doute ce jour là plus qu'à l'accoutumée... Si j'avais su que j'allais ranimer ces débats théologiques... Mais ce sera ma dernière intervention sur cet article, car, Mouemina, il me faut rattraper un tel retard que j'ai mille choses à faire... Fraternellement.

146.Posté par Sylvie Daigle le 06/06/2008 16:27 | Alerter
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Rebonjour à tous, je tiens à remercier Le Seigneur pour la foi et les lumières qu'il a donné à James, je suis touché par les paroles de vérité qu'il présente, qui aide aussi à la compréhension, encore Gloire à toi Père pour ce que tu fais en son coeur.
(Mais il y a une petite phrase qui m'intrigue que vous dites: (et nous savons que Dieu n'est pas une trinité), et par après vous dite: “ Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc et faites des disciples de gens d'entre toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et de l'esprit saint, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé.
Et, voyez, je suis avec vous tous les jours jusqu'à l'achèvement du système de choses. » )
Oui il y a un seul Dieu, mais ne voyez vous pas que le Père le Fils et l'Esprit Saint ne font aussi qu'un, et que toutes leurs oeuvres ne sont que pour la Gloire de Dieu ?, et que Dieu dans son plan d'Amour veut être glorifié et prier aux noms du Père du Fils et du Saint Esprit ?, c'est sûre que si on regarde en décorticant tous, on peut s'égaré, mais si on fait la volonté de Dieu en se faisant baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, à cause qu'il le demande, même si on ne comprend pas tout, quand lui le voudra il nous le fera comprendre selon son choix à lui, mais en attendant, Dieu a bien révélé sa volonté, et ce n'est pas pour rien ses paroles du Père Fils et Esprit Saint, car il ne font qu'un et plus, ils sont Divin car Dieu le dit, et c'est pour cela qu'on l'appelle le Dieu trinitaire, car il se manifeste en ces 3 divinités...,
Ne sommes nous pas trop petits, pour pouvoir comprendre exactement tous ce grand mystère ?, je crois que l'important est de vouloir faire Sa volonté en premier, puis selon ce qu'il nous donne de comprendre, on comprend ce qu'il veut, puis pour ce que l'on ne comprend pas, n'a t'on pas qu'à l'acceuillir, et s'en remettre à Sa volonté, qui est le chemin à prendre car c'est celui qu'il nous a donné (nous laissant libre de le prendre) ?
Peut être que j'ai mal interprété cette petite phrase quand vous dite: et nous savons que Dieu n'est pas une trinité, et quand fin de compte, nous disons la même chose, mais sous différentes lumières que Dieu nous a donné et que moi je j'interprète en disant oui on a un seul Dieu, mais il est aussi trinitaire à cause de Jésus et de l'Esprit Saint qu'il nous a envoyé !!!
En toute amitié, Sylvie

145.Posté par James le 06/06/2008 14:39 | Alerter
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Qu’est donc ce paraclet [paraklêtos en grec, assistant] qui vient secouer la discussion ?

Des opinions divergentes circulent à ce propos, mais il est de beaucoup préférable d’interroger un Témoin de première main, pas quelqu’un qui est venu bien longtemps après.

Alors, que disent les évangiles à ce sujet ?

Le paraclet [paraklêtos en grec] est mentionné par Jésus à l’intention de ses disciples peu de temps avant qu’il ne soit exécuté, à l’occasion de son dernier repas pascal et peu avant l’instauration de la nouvelle alliance, l’alliance pour un royaume. Ses disciples étaient inquiets à la pensée de se retrouver privé de la présence de leur Enseignant, et craignaient peut-être d’êtres privé de direction spirituelle. De plus, dans leur amour indéfectible pour le Fils de Dieu ils étaient attristés à cause de l’imminence de sa mort annoncée.
Jusqu’à ce moment, ils avaient vécu dans le cadre de l’intimité de Jésus, et ils jouissaient de son précieux enseignement qui les préparaient à devenir sa Congrégation et à accomplir une œuvre qui ne devrait s’achever qu’à la conclusion du système de choses.

Nous lisons en Jean 14:16-17 : « et moi j’adresserai une demande au Père, et il vous donnera un autre assistant, afin qu’il soit avec vous pour toujours, l’esprit de la vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit ni ne le connaît. Vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous et qu’il est en vous [...] »

Jésus annonçait-il la venue d’un successeur ?

Nous observons que Jésus fait cette promesse aux disciples qui prennent le dernier repas pascal avec lui. Pouvaient-ils s’attendre à ce que cette promesse se réalise pour eux, ou celle-ci bénéficierait-elle seulement à des gens qui viendraient dans un futur plus où moins lointain ?

Voyez la suite de la conversation :

Jean 14:25-26 : « Pendant que je demeurais avec vous, je vous ai dit ces choses. Mais l’assistant, l’esprit saint, que le Père enverra en mon nom, celui-là vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites [...] »

Quel était le rôle du paraclet ?

Le voici :

Jean 15:26-27 "Quand arrivera l’assistant que je vous enverrai de la part du Père, l’esprit de la vérité, qui provient du Père, celui-là témoignera à mon sujet ; et vous, à votre tour, vous devrez rendre témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le moment où j’ai commencé."


Plus tard, ayant quitté la chambre haute, Jésus confirma ce message :

Jean 16:7-11 : Toutefois, je vous dis la vérité : Il est de votre intérêt que je m’en aille. Car si je ne m’en vais pas, non l’assistant ne viendra pas vers vous, mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand celui-là arrivera, il donnera au monde des preuves convaincantes au sujet du péché, et au sujet de la justice, et au sujet du jugement : d’abord au sujet du péché, parce qu’ils n’exercent pas la foi en moi ; puis au sujet de la justice, parce que je m’en vais vers le Père et que vous ne m’apercevrez plus ; enfin au sujet du jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé.

Ainsi deux choses ressortent de ces versets de l’évangile, et même trois :

Premièrement, Jésus promettait aux disciples qui étaient avec lui à ce moment-là qu’ils recevraient l’aide d’un « assistant » de leur vivant, mieux même, qu’il le recevraient dès son retour dans le ciel après avoir sollicité son Dieu et Père.
Les évènements qui ont eut lieu à la Pentecôte de l’an 33, c’est à dire seulement 50 jour après la mort de Jésus, confirment de manière extraordinaire que le Christ était bel et bien remonté auprès de son Père et que, conformément à sa promesse, l’assistant promis était à l’œuvre en eux.
Ce paraclet leur donnait le pouvoir de prophétiser, de parler en langues
(pas des langues incompréhensibles, mais des langues ayant cours à cette époque là) et même de faire des miracles, comme le montre le livre des Actes des Apôtres. Les prosélytes étrangers étaient stupéfaits d'entendre parler de la bonne nouvelle dans leurs langues respectives. En Actes 2:1-12 nous lisons: Or, tandis que s’écoulait le jour de la [fête de la] Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et tout à coup il vint du ciel un bruit semblable à celui d’un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et des langues comme de feu devinrent visibles pour eux et se distribuèrent, et il s’en posa une sur chacun d’eux, et ils se remplirent tous d’esprit saint et commencèrent à parler en d’autres langues, comme l’esprit leur accordait de s’exprimer. Or il y avait, habitant à Jérusalem, des Juifs, des hommes qui craignaient Dieu, de toute nation d’entre celles qui sont sous le ciel. Et quand ce bruit se produisit, la multitude s’assembla et fut confondue, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Oui, ils étaient stupéfaits, ils s’étonnaient et disaient : “ Voyons ! Tous ces gens qui parlent sont des Galiléens, n’est-ce pas ? Et pourtant, comment se fait-il que nous entendions, chacun de nous, sa propre langue, celle dans laquelle nous sommes nés ? Parthes et Mèdes et Élamites, et les habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et [du district] d’Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de la Libye qui est du côté de Cyrène, et gens de Rome en séjour ici, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans nos langues des choses magnifiques de Dieu. ” Oui, ils étaient tous stupéfaits et demeuraient perplexes, se disant les uns aux autres : “ Qu’est-ce que cela signifie ? [...]

Deuxièmement, nous constatons que le paraclet est soumis à Jéhovah, et aussi à Jésus, ce qui souligne sa dépendance où sa soumission aux deux Personnes les plus puissantes de l’univers, puisque Jésus dit qu’il l’enverra à ses disciples.
Or nous lisons en Jean 13:16 : « [...] Oui, vraiment, je vous le dis : Un esclave n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie [...] »

Troisièmement, les passages examinés n’autorisent pas à dire que le paraclet est une personne ni même une partie d’un Dieu trin, nous constatons que le paraclet est en fait une manifestation de l’Esprit Saint de Dieu, et nous savons que Dieu n’est pas une trinité.

Donc toute tentative de faire correspondre une personne venant des centaines d’années plus tard au « paraclet » relèverait d’une spéculation qui ne reposerait sur aucune base

Le fait que l’Esprit Saint où « paraclet » a bien été accordé aux disciples de Jésus de la première heure a été démontré par la constatation suivante : les disciple de Jésus et ceux qui ont été enseignés par eux ont accompli des œuvres plus grande que celles de Jésus puisqu’ils ont pût remplir la terre connue de l’époque avec la bonne nouvelle du Royaume du Christ.

Aujourd’hui, il n’y a plus de miracles comme à l’aube du christianisme, cela signifie-t-il que l’Esprit Saint a cessé d’agir sur la congrégation chrétienne ?
Pour commencer, les miracles ont cessés d’avoir lieu à la mort de ceux qui avaient étés gratifiés de ces dons et de ceux qui les avaient reçu par imposition des mains de la part des apôtres.
Cela ne signifie pas que l’Esprit Saint leur avait été retiré.
Jésus avait promis : Matthieu 28:20 « [...] Et Jésus s’avança et leur parla, en disant : “ Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc et faites des disciples de gens d’entre toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et de l’esprit saint, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé.
Et, voyez, je suis avec vous tous les jours jusqu’à l’achèvement du système de choses. »

De nos jours, nous pouvons voir à l’œuvre cet esprit, non pas dans des miracles spectaculaires de toutes sortes, mais dans le fait que des millions de personnes à travers le monde produisent le « fruit de l’esprit » qui est décrit dans l’évangile, en Galates 5:16-23 : «Mais je dis : Continuez à marcher par [l’]esprit et vous n’accomplirez aucun désir charnel. Car la chair, dans son désir, est contre l’esprit, et l’esprit contre la chair ; car ceux-ci sont opposés l’un à l’autre, de sorte que les choses mêmes que vous voudriez faire, vous ne les faites pas. D’autre part, si vous êtes conduits par [l’]esprit, vous n’êtes pas sous [la] loi. Or les œuvres de la chair sont manifestes ; ce sont fornication, impureté, dérèglement, idolâtrie, pratique du spiritisme, inimitiés, querelle, jalousie, accès de colère, disputes, divisions, sectes, envies, soûleries, orgies et choses semblables. Quant à ces choses, je vous préviens, comme je vous ai déjà prévenus, que ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu.

Par contre, le fruit de l’esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, foi, douceur, maîtrise de soi. Contre de telles choses il n’y a pas de loi. »

Le paraclet (l’esprit ou force agissante de Dieu) est par conséquent toujours à l’œuvre aujourd’hui et il continue de consoler et de fortifier les vrais disciples de Jésus au temps de la fin. Ils sont ainsi rendus puissants pour continuer a annoncer la bonne nouvelle du Royaume.

James

144.Posté par Sylvie Daigle le 06/06/2008 03:52 | Alerter
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Bonjour à tous, après avoir lu la suite des commentaires, je ne peux m'empêcher d'annoncer que Oui le Paraclet est Présent, il est là disponible à tous ceux qui veulent l'acceuillir, j'aimerais vous mettre un lien sur un chant inspiré de Dieu au sujet du Paraclet, Accès gratuit aux chants au bas de la page du site: Choisir chant ayant pour titre: Le Paraclet http://www.choisisdejesus.org/Site/Order_FR.html

Et même je vous invite à écouter tous les chants de ce site, ils sont tous inspirés et (descendus selon mon coeur) du Ciel, et selon le coeur de bien des gens qui ont dit Oui à l'acceuil de Jésus en eux, et Oui à Jésus pour qu'il les transforme en être d'Amour !!!, pardon si je déplais à certains, mais pour ceux intéressé à vivre des moments exeptionnels, et intime avec Dieu, en leur être, c'est pas de ma faute si Dieu a décidé que le temps était arrivé d'apporter Son Paradis dans notre temps, c'est Lui le maitre, et il souhaite que nous l'acceuillons immédiatement, que nous n'attendions pas le moment de l'avertissement ou tous le verrons en même temps, et ce sera douleureux pour ceux qui n'auront pas été préparer, ceux qui s'auront laissé préparer vivrons cela dans le bonheur, c'est pour cela qu'il intervient présentement avec puissance, et avec tant de messagers, à nous de l'acceuillir, et moi j'ai dit oui, j'avais reçu les grâces, alors n'hésitez pas à lui demander les grâces de foi, c'est pour votre bonheur, et celui de tous nos frères et soeurs du monde entier, je vous le souhaite de Tout coeur Son Paradis est déjà commencé en tous ceux qui l'ont acceuilli, et moi j'en fais partie, il est si Amour, n'êtes vous pas tanner de la souffrance ?, il nous offre de nous en libéré, et je le vis, c'est vraiment vrai qu'il fait fondre la souffrance, comme la neige fond au soleil, ce n'est pas Jésus qu'il faut craindre, mais les plans de Satan qui s'est mérité les pire souffrance pour nous, à cause de tous les péchés commis par nous tous et par ceux commis pas les gens de notre passé, il suffit de regarder les nouvelles pour voir qu'il est en train d'attaquer la terre à plein fouet, son temps est fini, il le sait et ne sort pas sans fracas, il est obligé d'obéir à Dieu qui Lui a décidé que le temps de Son règne est maintenant arrivé, mais nous on pensait que ça se ferait d'un coup, mais dans Son plan d'Amour, Dieu a choisis de le faire coeur par coeur, et il nous appelle tous, car il prépare Son monde d'Amour avec des enfants d'Amour pour le premier Paradis de 1000 ans, il nous choisis tous, allez vous le choisir, et croire en Sa parole qui a été prophétisé dans la Sainte Bible ??? Le temps avance, et il est un Dieu libre, alors il fera avec ceux qui auront répondu à son appel, les temps ne sont vraiment plus à la chicane, mais à la réconciliation avec Notre Sauveur, Jésus pour la Gloire de Dieu Amen Alléluia Sylvie Daigle votre petite soeur au coeur d'enfant !!!

143.Posté par mouemina le 05/06/2008 19:21 | Alerter
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Bonjour tout le monde,

J’avais décidé d’arrêter de débattre sur cet article, mais après toutes ces longues explications, j’ai l’impression que Népios n’a pas vraiment compris, alors je reprends :

Le paraclet « paraclose » est un mot d'origine grecque qui signifie « celui qui console », ou « celui qui intercède », l'« avocat » :

Mais Népios Le paraclet, est déjà arrivé le lundi 12 Rabi’ei I de l’année 570 après J.C.
Il est annoncé par l’ancien et le nouveau testament et il a apporté le Coran.
Alors Népios vous avez du retard dans vos connaissances théologiques, il faut réviser votre Bible !
Humm !! Aucune citation pour aujourd’hui pour ne pas trop vous contrarier

Bon cette fois-ci c’est promis j’arrête

Mes salutations les plus sincères à vous et à modération qui avez supporté nos bougonnements.



142.Posté par msawri le 05/06/2008 19:02 | Alerter
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Cher ami Gustav, dommage un sujet captivant qui m'a échappé et je suis venus trop tard, j'ai parcuru l'article en vitesse et n'ai lu en entier que ton commentaire qui d'ailleurs m'a conquis et fort séduit. J'ai pris ce qui m'a paru bon et, de tes idées je critique ce qui suit: Les auteurs de l'articles ont fait des efforts pour nous présenter cette grandose oeuvre à débattre. Sûr qu'il y a des interprétations qui font sourire, mais de là à désapprouver tout le texte, je trouve que votre comportement décevant. L'essentiel c 'est de connaitre en clair l'objet de notre débat. Ils ont fait l'effort et nous avons un titre tellement captivant qu'il a drainé la plupart des participants. A part çà, j'ai apprécié beaucoupp ton plan. Dommage que j'arrive trop tard. Les commentaires sont devenus trop danse que cette rubrique n'accepte que difficilement d'avantage.

141.Posté par Népios le 05/06/2008 12:16 | Alerter
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J'aimerais tellement qu'un nouvel état d'esprit ensemence ces pages, Modération...! J'en sens l'urgence et en vois parfois les prémices, mais ce n'est pas encore assez... J'attends avec une certaine impatience, je ne vous le cache pas... Car après tout, ne sommes nous pas tous soumis aux mêmes contraintes et aux mêmes manipulations ? Au delà de nos différences qui font notre richesse, nous pourrions être unis et invincibles face au rouleau compresseur de la désinformation de nos oppresseurs communs qui se jouent de nos divisions et les favorisent. Vivement que le Paraclet s'en vienne et qu'une nouvelle Pentecôte advienne ! C'est tout ce que je souhaite et ma foi ne se résume qu'à cela.

MODERATION

C'est exactement ''l'esprit'' qu' Alter Info tente d'insuffler... Nous aurons sans doute l'occasion d'y revenir...

Cordialement

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