Politique Nationale/Internationale

Le plan Wisconsin dénoncé

Alger : clôture de la Conférence internationale en soutien aux femmes palestiniennes



La conférence internationale sur la femme palestinienne a pris fin ce lundi 11 décembre 2006, durant trois jours plus de 40 syndicalistes venus des 4 continents ont assisté aux débats qui se sont déroulés à l’Assemblée populaire nationale (APN).


MOHAMED EL-OUAHED
Mardi 12 Décembre 2006







Ce colloque placé sous le haut patronage du président de la République, son excellence Abdelaziz Bouteflika, intervient dans un contexte politique grave, compte tenu de la gravité de la situation qui prévaut dans les territoires occupés par Israël ainsi que de la souffrance du peuple palestinien qui subit actuellement un embargo de grande envergure. Cet état de fait induit une crise politique économique et sociale, dont les répercussions gravissimes affectent sérieusement la vie de la population, tant à Ghaza qu’en Cisjordanie ou vivent les Palestiniens. Le silence approbateur des pays dits démocratiques et la fuite en avant des dirigeants arabes laisse apparaître une tragédie incommensurable sur le devenir du peuple palestinien qui est livré à lui même. Le mérite de ce colloque intervient à un moment crucial pour attirer l’opinion publique internationale sur les la situation de femmes palestiniennes pour faire face en commun au plan «Wisconsin». Ce projet pilote créé le 1er août 2005 par l’entité sioniste vise un programme de prestations de «retour à l’emploi sur le chômeurs de longue durée» mis en œuvre par quatre entreprises internationales et leurs partenaires locaux a commencé à s’appliquer à 12 000 foyers des régions Nazareth / Nazareth-Haute, Ashkelon, Jérusalem, et Hardera. En cas de «non coopération» ou de refus par un participant, ses allocations sont suspendues respectivement de un à six mois. Si les entreprises ne permettent pas à l’Etat d’économiser au moins 35% de ses dépenses en prestations, elles ne feront pas de bénéfices. La participation au plan «Wisconsin» est obligatoire pour les bénéficiaires d’allocations résidant dans les zones pilotes (…) Il faut noter ici que la nouvelle réglementation dans le cadre du plan de rétablissement de l’économie israélienne lancé en 2003, il est stipulé que dans les familles bénéficiaires d’allocations avec un ou plusieurs enfants âgés de deux à sept ans, les deux parents ou le parent isolé, doivent s’inscrire au bureau de chômage de son domicile. Dans les zones pilotes du plan «Wisconsin», cela signifie que les deux parents ou le parent isolé doivent être présents aux centres «Wisconsin» à plein temps (30 à 40 heures par semaine) sans tenir compte de l’impossibilité de trouver des services de garde pour les enfants.
Ce programme, contraignant à plus d’un titre, engendre des obstacles insurmontables, car le plan «Wisconsin» détruit les réseaux de soutien sociaux traditionnels et n’offre même pas de solution alternative de système de garde pour les enfants et les personnes âgées. C’est dans se sens que l’appel lancé par l’Association des femmes palestiniennes, Sawt El-Amel, durant cette année a trouvé un écho favorable dans le monde pour trouver un moyen de contrecarrer le plan «Wisconsin». Il est important de signaler que cette conférence n’a pu se tenir que grâce à la volonté de Mme Louisa Hanoune, député à l’Assemblée populaire nationale et secrétaire générale du Parti des travailleurs, en étroite collaboration avec la revue «Dialogue», sise en France. Pendant la séance d’ouverture, il est prévu les allocutions de Amar Saadani Président de l’APN, de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, de l’ambassadeur de l’Etat palestinien ainsi que la présentation de l’association Sawt El-Amel et de la revue «Dialogue». Les trois jours ont été consacrés à l’étude du rapport de l’association Sawt El-Amel avec le témoignage de femmes travailleuses palestiniennes.
La contribution sur les conventions de l’OIT et la CEDAW (Droits des enfants, droits de l’homme, droits des travailleurs. Etat des lieux à Ghaza et en Cisjordanie) et enfin la question des réfugiés de l’intérieur et de l’extérieur. Dans la déclaration finale proposée par Abdelmadjid Sidi Saïd, les syndicalistes, militants réunis à Alger les 9, 10 et 11 décembre 2006, se disent alarmés par la situation des femmes palestiniennes de Nazareth et de la situation de l’ensemble des travailleurs dans les frontières de 1948, contradictoire à la simple démocratie, contradictoire aux conventions de l’OIT,conventions pour lesquelles le mouvement ouvrier a combattu depuis des décennies , parce qu’elle constituent un point d’appui pour obtenir des droits ouvriers dans chaque pays.
Compte tenu que cela est un devoir, les participants à cette conférence ont adressé au mouvement ouvrier international à l’Organisation internationale du travail afin qu’ils appuient les légitimes revendications des travailleurs palestiniens dans les frontières de 1948 pour que soit appliquées les conventions telles que définies par l’OIT.
- Les conventions 87 et 98 , c'est-à-dire le droit à constituer les organisations, le droit de grève et de manifestation, le droit de négocier librement.
- L’interdiction de toute discrimination, l’égalité pleine et entière en vertu de la convention 111 de l’OIT.
- Le droit de décider pour les femmes de rester au foyer pour assumer les responsabilités que cela signifie ou de travailler librement en vertu des conventions 29 et 105 de l’OIT.
- Le droit à un salaire minimum, à une réglementation de la durée du travail en vertu des conventions 30 et 131.







Mardi 12 Décembre 2006

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