Palestine occupée

Le plan Berri, l’unique voie de salut du Liban



Jeudi 10 Avril 2008

Le plan Berri, l’unique voie de salut du Liban
Pas question de céder ! Il a agi en véritable militant infaillible pour sortir son pays de la crise que la politique politicienne, truffée, tour à tour, de tergiversations et d'entraves, de jérémiades et de vociférations, entretient à petit feu. Il s'agit du Chef du Législatif, Nabih Berri, et de son plan de discussions des tous les protagonistes du paysage politique libanais, pour sortir le pays du Cèdre de la crise qui le ronge de l'intérieur. Un plan, qui, censé régler les divergences sur l'élection du Président de la République et de son Premier ministre, s'est heurté, comme toujours et sans surprise, à la réticence d'un certain nombre de leaders du Courant du 14 mars. « Que le Président consensuel prenne ses fonctions, ensuite, on discutera du gouvernement d'Union nationale. », argue le 14 mars. Le leader des Kataëb, Amin Gemayel, a eu plusieurs entretiens avec Nabih Berri, et il a plaidé pour la poursuite des négociations avec le Président du Parlement, tandis que le Premier ministre illégitime, Fouad Siniora, s'y oppose vivement. A ses yeux, Nabih Berri étant l'un des protagonistes du conflit politique que traverse le pays, n'est pas en mesure de présider les discussions. Cela fait, maintenant, 137 jours que le Badaa est vide et le fauteuil présidentiel, vacant. Une vacuité qui semble s'éterniser, après des reports en série de la séance parlementaire, durant laquelle, les députés auraient dû élire le futur Président. Après 17 reports, Nabih Berri a fixé le 22 avril à cette fameuse séance parlementaire qui paraît impossible, et tout porte à croire que cette 18ème réunion connaîtra le même sort que les précédentes. Pourquoi une procédure qui aurait dû être simple, la constitution libanaise étant claire, semble verrouiller, sans percée ? Figures et experts politiques libanais sont nombreux à voir les complots outre-atlantique, tramés en coulisse ou en public, responsables de cette crise avec laquelle est aux prises le Liban. Les contacts continus des leaders du Courant du 14 mars avec l'ambassade américaine à Beyrouth ont, depuis belles lurettes, outrepassé le cadre d'une relation diplomatique conventionnelle, pour prendre les dimensions d'un rapport frôlant les marges du renseignement. La dernière démarche conçue dans les couloirs de la Maison Blanche vise à embraser le Liban, avec le projet du déclenchement d'une guerre civile avec des armes "made in USA". Lézardé du dedans, le Courant du 14 mars a perdu, depuis longtemps, son prestige et sa crédibilité, auprès de l'opinion publique libanaise, d'autant plus que le suivisme de certains de ses leaders vis-à-vis de Washington, dans le souci de garder coûte que coûte le pouvoir, creuse l'écart déjà large entre le peuple et ce Courant.

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Jeudi 10 Avril 2008

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