Economie

Le pétrole à 72 dollars, tensions géopolitiques et espoirs économiques



Samedi 20 Juin 2009

Le pétrole à 72 dollars, tensions géopolitiques et espoirs économiques
Les cours du brut atteignaient 72 dollars le baril vendredi matin à New York, soutenus des tensions géopolitiques toujours fortes en Iran et au Nigeria, ainsi que par des signes d'accélération de l'activité aux Etats-Unis et en Chine, encourageants pour la demande.
  
A 10H15 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août gagnait 66 cents par rapport à la clôture de la veille, à 71,70 dollars, sur l'InterContinental Exchange (ICE).
  
Le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet prenait quant à lui 63 cents à 72 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après une incursion jusqu'à 72,15 dollars.
  
 
"Nous allons partir en week-end avec des craintes géopolitiques légitimes", a commenté Olivier Petromatrix, analyste du cabinet Petromatrix.
  
 
Deux foyers importants de tensions géopolitiques, l'Iran et le Nigeria soulèvent la crainte que l'offre ne soit fortement perturbée dans ces régions, poussent les investisseurs à acheter du pétrole, ou tout au moins, conserver leur brut.
  
 
Le principal groupe armé au Nigeria, le Mend, a annoncé vendredi avoir détruit un important oléoduc acheminant du brut jusqu'à un terminal d'exportation de la compagnie pétrolière italienne Agip.
  
 
En Iran, le guide suprême Sayed Ali Khamenei a déclaré vendredi que "le peuple a choisi celui qu'il voulait" comme président de l'Iran, alors que la réélection de Mahmoud Ahmadinejad est contestée.
  
"Les manifestations et la possibilité de troubles politiques chez le troisième producteur mondial semblent avoir été largement ignorées par le marché pétrolier, le prix du Brent (...) restant dans une fourchette étroite de 3,82 dollars depuis l'annonce des élections", ont toutefois observé les analystes de JBC Energy, un cabinet installé à Vienne.
  
Du côté de la demande, de nouveaux signes suggérant une reprise aux Etats-Unis ont émergé, favorisant, eux aussi les achats.
  
La Chine, moteur de la croissance de la consommation de pétrole, était aussi une source d'optimisme. "De nouveaux chiffres en provenance des douanes ont montré que les exportations chinoise de diesel ont décliné de 390.000 tonnes le mois dernier", rapportait Andrey Kryuchenkov, analyste chez VTB Capital.


Samedi 20 Juin 2009


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