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Le partage du temps : une gestion des services locaux sans monnaie intermédiaire.


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Lundi 29 Juin 2009

Les alternatives économiques, telles que l'on peut en trouver sous forme de liste depuis l'encyclopédie Ékopedia, sont nombreuses et variées. Mais bien souvent, il s’agit de variantes du Monopoly : au lieu d’utiliser des billets de banque, des papiers de débit/crédit sont distribués avec un autre nom de valeur (l’euro devient le « champignon» , le « blé» , la « fleur» , etc…); en fonction des localités. Ainsi, des dizaines de milliers de personnes pratiquent ces alternatives dans plusieurs pays, mais celles-ci sont plutôt considérées comme des compléments et bouées de secours.

En effet, rares sont les personnes qui délaissent entièrement le système bancaire "traditionnel" pour un autre système, excepté quand elles n’ont plus le choix. Le principe de partage du temps, dédié à la gestion des services locaux, est également considérable comme une autre bouée de secours. Cependant, il offre aussi un autre avantage : celui de simplifier cette gestion locale, en n’imposant plus aux habitants d’utiliser une quelconque monnaie à inventer. Il n’y a donc plus de comptabilité locale à tenir à jour, avec des chiffres, des – et des +; accompagnée parfois de rappels stériles de rétablissement «nécessaire» d’un compte en positif. Il s'agit là d'appliquer cette même logique où si quelqu’un reçoit un service, il faudrait qu'il rende un service en contrepartie.

Afin d’éviter certains abus ou dérives que l'on peut constater dans ces alternatives, ce "nouveau" principe a été conçu en prenant en compte les erreurs de fonctionnement de ces dernières; tout en intégrant cette notion de partage du temps : elle remplace ainsi la notion d'échange direct, par le biais d'une monnaie intermédiaire quelconque. Le partage du temps permet ainsi, de façon organisée par le biais d’une gestion optimale du temps, de réunir des personnes prêtes à offrir une partie (importante) de leur temps libre. À ce jour, le premier site auteur « Share-Time.com» permet de le mettre en application dans toutes régions de France et d'ailleurs. Dans une fin de non-exclusivité, et pour permettre à toute localité d'obtenir sa propre indépendance de gestion, le site fournit également le nécessaire pour que le principe soit reproductible ailleurs : un guide de mise en place de bureaux locaux pour les habitants ne possédant pas de connexion internet, ainsi que des scripts élaborés offerts aux webmasters souhaitant dupliquer le site librement sur une autre adresse web. Il ne s’agit donc plus de "Système d’Échange" quelconque, mais de simple Partage du temps : celui qui offre un service peut ne pas en reçevoir en retour, ou pas dans l'immédiat. Il est donc possible de donner sans reçevoir, et vice-versa, et toujours sans jamais devoir utiliser de monnaie.

En pratique et de façon résumée, voici un aperçu schématique de son fonctionnement : - «A» possédant une certaine capacité/compétence peut l’annoncer dans son bureau local, ou sur un site web dédié. - «B» consulte la liste des services disponibles, et fait appel à «A» . Ce dernier décide de lui offrir son service, en sachant bien qu’il ne recevra rien en échange : ni autre service, ni argent, ni débit sur un compte virtuel. Par contre, «A» et « B» possèdent un Historique Personnel d’Activité (ou HPA), celui-ci étant consultable publiquement dans une parfaite transparence. N’importe qui peut donc savoir qui a offert ou reçu un service, combien de fois et quand, depuis une date d’inscription. Par le biais de ces deux HPA, tout le monde peut savoir sur l'un que «A» ait offert un service à une certaine date (ayant duré un certain temps, ce qui est précisé), et sur l'autre que «B» a reçu ce même service. - Un autre jour, « A» constate que le service proposé par «C» l’intéresse. Il le contacte, et « C» vient lui offrir ce service, sans rien recevoir également. Une fois de plus, les HPA de «A» et « C» sont mis à jour publiquement. Le fonctionnement est donc simplifié en se basant sur la notion du temps, en lieu et place de cette valeur artificielle inventée par l’homme. Chaque fois qu'une personne offre ses services, son HPA acquiert plus de valeur, et lorsqu'elle demande un service à son tour, les chances sont davantage plus grandes de le recevoir. Dans une autre registre et pour ne pas se limiter à la seule application de ce principe, le site Share-Time offre également quelques fonctionnalités supplémentaires : - Une mise en relation entre les "partageurs de temps" et des propriétaires souhaitant partager leurs terres arables, permettant d'acquérir une nouvelle forme d'autonomie alimentaire.

L'idée est que chacun puisse cultiver soi-même une "parcelle" de terre, pour ses propres besoins personnels ou familiaux. - Une gestion plus spécifique des objets par "transmissions", sorte d'intermédiaire entre le don et le prêt d'objets, permettant de limiter l'incitation à toujours fabriquer du neuf. - Des soins collectifs à distance par l'internet, où chacun peut évoquer ses problèmes de santé par le biais d'un microphone, ou répondre à ceux qui demandent des conseils. Cette fonctionnalité, en cours de projet sous le nom de "SoCoDi", peut être comparée à un forum de discussion audio. Pour les intéressés aux alternatives économiques, ce principe de partage du temps représente donc un nouveau choix supplémentaire qui sort un peu du lot. Et nul doute qu'en ces temps de crise, ces diverses possibilités de transition risquent de connaitre un succès croissant.

 http://www.share-time.com


Lundi 29 Juin 2009


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