Palestine occupée

Le nouveau patron de l'armée libanaise



Dimanche 31 Août 2008

Le nouveau patron de l'armée libanaise
Le Conseil des ministres libanais réuni au palais de Baabda, à Beyrouth, en présence du Président Sleimane et du Premier ministre Fouad Siniora, a nommé, vendredi 29 août, le Général Jean Kahwaji au poste de Commandant en chef de l'armée, laissé vacant par l'élection de son ex-titulaire, Michel Sleimane, à la Présidence de la République, le 25 mai. Agé de 54 ans, le Général Kahwaji est un chrétien maronite, originaire du sud Liban. Le Général Kahwaji est entré dans l'armée en 1973. Il occupait le poste de Commandant de la deuxième Division d'infanterie, depuis 2002. L'armée libanaise compte 60.000 effectifs, mais elle manque d'équipements et de formation. Ces dernières années, elle a été une des institutions les plus neutres du pays, sans pour autant pouvoir jouer pleinement son rôle de défenseur de la patrie, notamment, en raison des crises auxquelles a été confronté le Liban, au cours de ces dernières décennies, et des ingérences occidentales. La guerre civile, qui a déchiré le pays du Cèdre, entre 1975 et 1989, n'a pas vraiment laissé le temps à l'armée de se renforcer. Avec ses 17 différentes confessions et sa position géostratégique, le Liban a toujours été la proie d'une politique colonialiste. 22 ans d'occupation du sud Liban, jusqu'en 2000, et faute d'une armée puissante, ont permis à la résistance libanaise de se former et de s'épanouir, face aux occupants et à leur soutien occidental. Au Liban, selon les dispositions de la Constitution, dont le cadre reste un héritage de la colonisation française, le Commandant en chef de l'armée doit être un chrétien de confession maronite, l'objectif des colonialistes étant de diviser les différentes confessions. Cependant, le Général Kahwaji a affirmé son indépendance en déclarant n'appartenir à aucun courant ou parti politique. "Mon seul souci, a-t-il dit, est la sauvegarde de l'intégrité du Liban." Il est certain que la sauvegarde de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Liban dépend de l'unité entre toutes les confessions, et, au-delà, de tous les Libanais, bien entendu.

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Dimanche 31 Août 2008


Commentaires

1.Posté par vince le 31/08/2008 16:55 | Alerter
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Ouais, enfin ingérence occidentale et aussi orientale. La Syrie qui souhaiterait bien faire main basse sur ce territoire (tout comme le sandjak d'Alexandrette) depuis la signature des accords de Sykes-Picot a longuement ingéré dans la politique de son voisin.
Il faut donc préciser occidentale et orientale.

2.Posté par mehdi le 31/08/2008 18:21 | Alerter
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Oui, sauf que la Syrie était parfaitement dans son droit de vouloir récupérer ce territoire puisqu'il lui a été arraché par l'administration coloniale française (tout comme le sandjak d'Alexandrette) après la chute de l'empire ottoman, alors qu'historiquement et culturellement le Liban (ainsi que la Palestine et la Jordanie) forme avec la Syrie actuelle un seul pays : la grande Syrie (Bilad esh-Shâm).
De plus, ça fait 3 ans déjà que la Syrie s'est retirée de ce territoire (ce qui a permis l'attaque israëlienne de juillet 2006), il faut donc chercher l'ingérence aujourd'hui plutot du côté occidental (USA - Israël - France)...

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