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Le mythe des attentats suicide palestiniens


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Cet article a été diffusé par Futur Quantique (traduction : Caroline V.) le 12 août 2007 et a été mis à jour le 14 octobre 2007. L'article original est paru le 29 janvier 2006 sur Signs of The Times http://www.sott.net/articles

Tandis que le gouvernement israélien transforme virtuellement la Bande de Gaza et la Cisjordanie en prison, une partie de la communauté palestinienne semble jouir sans encombre de la liberté de mouvement et de la cécité des gardiens de camp israéliens : « Les kamikazes ».


Par Joe Quinn


Mardi 30 Octobre 2007

Aujourd'hui, l'un de ces oiseaux rares est soi-disant parvenu à faire tout le chemin jusqu'à l'extrême sud d'Israël, à la ville balnéaire de la Mer Rouge, Eilat.

A 9h45 ce matin (heure d'Eilat), on apprenait qu'un « kamikaze » palestinien avait fait sauter ses explosifs dans une petite boulangerie, tuant 3 personnes et lui-même. Comme avec chaque « attentat suicide » attribué aux Palestiniens depuis ces 6 dernières années, nous sommes forcés de nous fier aux déclarations des forces de sécurité israélienne qu'en effet, chaque attentat est une attaque suicide.

De telles déclarations sont presque toujours faites moins de quelques minutes après l'événement, se propageant par la suite comme un virus dans toutes les agences de presse du monde, à tel point que lorsque le public mondial a vent des nouvelles, c'est déjà une affaire classée.

Toutefois, il y a tout intérêt à regarder les détails de ces présumés attentats-suicide, car lorsque nous le faisons, des problèmes avec l'histoire surviennent invariablement, sans compter les questions gênantes.

Dans ce cas-ci, le premier problème de cette nature est au sujet des commanditaires de l'attaque. A nouveau, comme dans le cas de nombreux attentats précédents, savoir exactement qui est responsable n'est pas vraiment clair.

En premier lieu, nous lisons :

"Trois morts dans une attaque suicide dans une station balnéaire israélienne

Une attaque suicide mortelle a frappé la ville Israélienne de Eilat, au bord de la Mer Rouge. Au moins trois personnes ont été tuées dans un attentat à l'intérieur d'une boulangerie. C'est la première attaque suicide en Israël depuis le mois d'avril, et le tout premier à Eilat, une station touristique à la mode. Des groupes palestiniens militants en ont immédiatement revendiqué la responsabilité." (EuroNews) (1)

Ensuite Reuters nous informe :

"Trois groupes palestiniens militants revendiquent la responsabilité d'un attentat suicide qui a tué trois personnes dans la station balnéaire israélienne de Eilat, au bord de la Mer Rouge. Le Jihad Islamique, les Brigades des Martyrs d' Al-Aqsa – une partie de la faction du Fatah du Président Mahmoud Abbas – et le groupe encore inconnu de l'« Armée des Croyants », ont dit chacun avoir exécuté l'attaque, le premier attentat palestinien depuis Avril." (1)

Mais ensuite :

"Les Brigades des Martyrs d' Al-Aqsa et un groupe encore inconnu se présentant comme l'"Armée des Croyants", disent avoir exécuté l'attaque. Et un porte-parole du Jihad Islamique, Khader Habib, a fait ce commentaire : 'Nous n'avons aucune information que notre mouvement soit responsable mais de toute façon, cela fait partie de nos droits de résister à l'occupation. C'est une réaction normale contre les actions de l'occupant israélien contre notre peuple, qui n'ont jamais cessées', a-t-il dit." (EuroNews) (1)

Et :

"Un porte-parole du Fatah, Ahmad Abdul Rahman, a condamné la violence, disant « Nous sommes contre toute opération qui aurait pour cible des civils israéliens ou palestiniens »." (ynetnews.com)

Alors, si le leader du Fatah et le porte-parole du Jihad Islamique, l'aile militante du Fatah qui est censée avoir perpétré l'attaque, si les deux disent chacun ne rien savoir sur l'attaque, ou bien qu'ils sont absolument contre de telles attaques, qui, au nom du ciel, a commis celle-ci ? En plus de cela, qui pensent-t-ils représenter en commettant de tels attentats ? L'ensemble du peuple Palestinien ne donne son soutien qu'à un ou deux groupes seulement, soit le Fatah soit le Hamas, alors il semble que quel que soit celui qui a commis l'attaque d'aujourd'hui, il est soit inconnu, soit n'est pas affilié à l'un d'eux !

Ceci nous conduit donc au 3ème candidat potentiel, le mystérieux (et ambigu dans les attaques islamistes de terreur) « groupe encore inconnu ».

Rappelez-vous que les attentats de Londres furent à l'origine revendiqués par le comiquement dénommé « Groupe Secret d'Al-Quaida en Europe », également un « groupe inconnu jusque là ». En fait, ces « groupes encore inconnus » se sont vivement manifestés en de nombreuses occasions pour revendiquer leur responsabilité dans des attaques auxquelles aucun groupe arabe intelligent qui se respecte ne voudrait se voir associer.

Par exemple :

- L'attentat du train de Madrid a été revendiqué par le « groupe encore inconnu » « Les lions d'al Mufridoon ».

- Le meutre de Rafik Hariri a été revendiqué par le « groupe encore inconnu » « Le Groupe pour la Victoire et la Guerre Sainte au Levant ».

- Ensuite, le meurtre du journaliste libanais anti-syrien et politicien Gibran Tueni en Décembre 2005 par le « groupe encore inconnu » « Les Combattants pour l'Unité et la Liberté du Levant »

- Dans les territoires palestiniens occupés dont nous avons parlé, le « groupe encore inconnu » « l'Armée de l'Islam », qui revendiquait la responsabilité pour l'incroyable – littéralement - enlèvement du Caporal Shalit l'été dernier, un événement qui fut utilisé par Israël pour justifier une autre série de massacre de Palestiniens.

- Ensuite, il y a eu le « groupe encore inconnu » « Les Brigades du Saint Jihad », qui enlevèrent deux journalistes de Fox News à Gaza et fit la demande incongrue de relâcher tous les musulmans emprisonnés par les USA.

- Sans oublier le « groupe encore inconnu » « Les Lions du Monothéisme » qui revendiquèrent la responsabilité de l'attaque de deux églises, la nuit d'un vendredi, dans la ville cisjordanienne de Naplouse, en Septembre 2006.

- Sans mentionner le « groupe encore inconnu » « Les Justes Epées de l'Islam », qui revendiquait avoir jeté de l'acide sur le visage d'une femme habillée « de façon impudique » dans la ville de Gaza. Un joli morceau du travail de Relations Publiques des Palestiniens, en effet.

- Même en Iran, un « groupe encore inconnu » appelé « Mouvement Arabe de Lutte pour la Libération d'Ahvaz » revendique la responsabilité de l'attentat qui tua 8 Iraniens en 2005.

Pour ne citer qu'eux.

Que peuvent avoir toutes ces attaques en commun ? Elles diabolisent les Arabes comme étant des tueurs fous. Quel agenda général servent-elles? Celui d'Israël.

Cela rappelle bien sûr le fait que ceux qui affirmaient être membres du Jihad Islamique et revendiquaient la responsabilité de l'attentat – zut alors ! - sont même descendus dans les rues en montrant une photo du kamikaze !

La question qui doit être posée ici, c'est : quand un terroriste palestinien n'est-il pas un terroriste palestinien ? Réponse : lorsque c'est un « musta'ribeen » :

Le contrôle d'Israël et son retrait de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, ses tentatives continuelles d'écraser à tous prix la résistance palestinienne à l'occupation, pèse lourdement sur le service de renseignement du Shabak (service de contre-espionnage Israélien) qui rassemble les 5.000 employés du Service de Sécurité Intérieure Général d'Israël, dont la devise est « Le Défenseur qui ne doit pas être vu ».

Avec un cadre d'informateurs israéliens bien entraînés, parlant l'Arabe et qu'on ne peut pas distinguer, physiquement, de la population palestinienne, le Shabak a peu de problème pour rassembler des informations sur un peuple dont chaque mouvement est régulé par des centaines de points de contrôle et un contrôle israélien total à ses frontières. Ces infiltrés exploitent la gentillesse et l'amitié innées des Arabes. Les Palestiniens les appellent les « musta'ribeen », c'est-à-dire « ceux qui ressemblent à des Arabes ». Les Palestiniens ne sont pas surpris quand quelqu'un, quelque part, s'approche d'eux et leur dit : « Je vous ai eus ! ».

Pas plus qu'ils ne sont surpris quand ils entendent que leur frère est parti avec un « groupe encore inconnu » pour devenir martyr.

Venant à cet instant précis, l'attaque d'aujourd'hui peut aussi être clairement liée à certaines concessions qu'Israël a faites récemment aux Palestiniens (et qui ne seront pas révoquées) :

Pendant ce temps, l'Association Almagor pour l'Aide aux Victimes du Terrorisme a diffusé une déclaration appelant Olmert à annuler la promesse faite à l'Egypte de relâcher les terroristes qui ont été attrapés en train d'infiltrer Israël avec des armes, et cesser toutes négociations sur la libération des terroristes.

Le membre de l'aile droite de la Knesset, Arieh Eldad, a dit qu'il espérait que l'attaque « apporterait de nouveau la santé mentale à tous ceux qui appelle à négocier avec le Hamas et à consolider [le Président palestinien Mahmoud] Abbas ».

Et bien sûr, le sanguinaire Ministre de la défense israélien Amir Peretz n'a pas perdu de temps pour aiguiser son épée :

- Les dirigeants israéliens ont dit que l'attentat avait mis en péril la trêve de deux mois à Gaza.

- Le Ministre de la Défense, Amir Peretz, a convoqué une réunion d'urgence des responsables de la haute sécurité. « Ceci est un grave incident, c'est une escalade et nous allons la traiter comme telle » a dit Peretz.

Et, bavant sur la perspective de « faire pleuvoir la mort » encore davantage sur le peuple assiégé de la Bande de Gaza :

« J'ai parlé avec le Premier Ministre et nous avons décidé d'agir immédiatement » dit Peretz. « Il y a plusieurs hypothèses. Il est clair que celui qui a commis l'attentat est probablement un habitant de la Bande de Gaza. Une décision sera prise dans une heure. »

Toutefois, le plus important de tout ça est le fait que l'explosion d'Eilat s'est produite 4 jours avant que le soi-disant Quartet des médiateurs du Moyen-Orient se rencontre à Washington, comme partie de la tentative de reprendre les pourparlers de paix israélo-palestiniens. Simple coïncidence ?

Le résultat de l'attentat d'aujourd'hui est donc clair – une autre opportunité pour les politiques israéliens de pointer du doigt les Palestiniens comme étant les agresseurs, et eux-mêmes comme les victimes, pendant qu'ils continuent leur boucherie de civils palestiniens – mais qu'en est-il des détails de l'attaque elle-même :

Commençons d'abord avec le(s) prétendu(s) itinéraire(s) du poseur de bombe ; malheureusement c'est loin d'être clair, ni logique.

Selon la police israélienne, le poseur de bombe est entré en Egypte depuis Gaza et a ensuite continué son chemin à travers la péninsule du Sinaï jusqu'à la poreuse frontière égypto-israélienne au nord d'Eilat, où il a fait un bout de chemin avec un automobiliste israélien qui l'a conduit en ville.

Cependant, un porte-parole du Jihad islamique refuse de dire comment le poseur de bombe a quitté Gaza (parce qu'il n'en a aucune idée, car, comme indiqué précédemment, un autre porte-parole du Jihad Islamique a dit « Nous n'avons aucune information indiquant que notre mouvement soit responsable ») quoiqu'il ait affirmé que ce n'était pas par le passage souvent fermé de Rafah vers l'Egypte – l'unique point de passage pour les habitants de Gaza vers le monde extérieur. Cela aurait un sens car il est impossible à TOUT Palestinien de sortir de Gaza sans un permis et sans que les Israéliens le sachent. Pensez aux Nazis allemands « Papiers, s'il vous plaît ».

Par ailleurs, l'IDF (Force de Défense Israélienne) a déclaré avoir significativement renforcé la sécurité le long de la frontière israélo-égyptienne, obligeant même l'IDF à considérer la possibilité que le prétendu poseur de bombe ait quitté Gaza avec la permission d'Israël.

Au même moment, un autre membre du Jihad Islamique, qui disait au début que le poseur de bombe venait de Cisjordanie, déclare un peu trop tard qu'il avait traversé Israël depuis la Jordanie voisine.

En réponse à cela, les Jordaniens affirmaient que « les vérifications, dans toutes les institutions gouvernementales relatives à ce cas, aussi bien que dans tous les points de contrôle de frontière, révèlent qu'il n'est jamais entré ni n'est resté en Jordanie ».

L'armée israélienne n'a toutefois pas exclu la possibilité que le prétendu poseur de bombe avait infiltré Israël en creusant un tunnel sous la frontière de Gaza avec l'Egypte, un peu comme les militants "palestiniens" qui mirent en scène le très osé (et impossible) raid contre le poste avancé israélien l'été dernier, quand le Caporal Shalit fut capturé (pour les non-initiés, ce fut une attaque mise en scène par des agents israéliens).

Il y a une très bonne raison, pour les Israéliens, de mettre en avant la théorie de la traversée de Gaza. S'il se trouve que le « poseur de bombe » est sorti à travers le passage de Rafah, un délicat accord américain impliquant les forces palestiniennes de sécurité et les observateurs européens pourrait être en péril. Pour sûr ! Si le prétendu poseur de bombe a pu sortir de Gaza, alors cela voudrait dire que le « terroriste palestinien » doit être de mèche avec les observateurs européens aux passages de la frontière ! Vous voyez ! Ils sont tous ensemble dans le coup ! Anti-sémites pour la plupart d'entre eux !

Malheureusement, les Egyptiens ont tout gâché quand un porte-parole a déclaré qu' « il n'y a aucun moyen pour que le poseur de bombe ou des explosifs soient venus à travers la péninsule du Sinaï ».

Mais, juste pour le plaisir, admettons les déclarations de l'armée israélienne et supposons que le poseur de bombe soit d'une façon ou d'une autre parvenu à creuser un tunnel sous le sable de Gaza jusqu'à l'Egypte ; nous devons ensuite expliquer comment il est parvenu à traverser les 150 miles (= environ 94 km) au sud et à travers le désert du Sinaï jusqu'à Eilat.

Comme vous pouvez l'imaginer, la sécurité dans le Sinaï est très élevée et le voyageur lambda est obligé de passer par une douzaine de points de contrôle – aussi bien égyptiens que des Nations Unies. Seules quelques routes traversent le désert, et les résidents locaux utilisent tous soit de gros 4X4, soit le traditionnel dromadaire, comme moyens de transport (photo ci-dessus).

Continuons. Une fois que notre soi-disant poseur de bombe fut proche d'Eilat, il décida d'essayer de faire du stop, fatigué qu'il était de son long périple en dromadaire. OK, maintenant préparez-vous : devinez qui arriva à ce moment-là pour s'arrêter et le prendre en stop ?

Un résident d'Eilat, Yossi Woltinski, un lieutenant-colonel réserviste de l'IDF, rapporta lundi avoir pris en stop le terroriste qui a commis l'attentat dans la boulangerie lundi matin. Woltinski était sur le chemin de son travail quand il fit monter le terroriste qui faisait du stop pour le centre-ville d'Eilat.

Woltinski dit qu'il a rapidement soupçonné le jeune homme, qui portait un manteau rouge et ne parlait pas. Après l'avoir conduit exprès jusqu'à une zone peu peuplée, Woltinski a dit à l'homme de descendre de voiture. Ensuite il a appelé la police et a donné une description précise de l'homme.

Ca, c'est du pot, non ?

A partir de là, les détails sont plutôt vagues :

Des témoins dirent que le kamikaze se remarquait car il portait un long manteau d'hiver par une journée chaude et ensoleillée, quand il frappa la petite boulangerie dans un quartier résidentiel. La police a dit que la bombe était dans un sac qu'il portait, plutôt que dans une ceinture d'explosifs, comme souvent utilisées dans les attaques suicides précédentes.

« Je me suis dit : "Qu'est-ce que c'est que cet idiot habillé comme ça ?" quelques secondes plus tard j'ai entendu une énorme explosion», raconta Benny Mazgini, 45 ans, sur Radio Israël.

Avec la mention que le suspect se remarquait car il portait un lourd manteau par une chaude journée, nous nous sommes immédiatement rappelé l'assassinat par la police britannique du Brésilien Jean Charles De Menezes, en 2005, dans le métro de Londres. La police britannique avait justifié le meurtre ordonné par l'Etat (7 balles dans la tête à bout portant) en déclarant que De Menezes portait un épais pardessus, par un jour d'été, preuve pour la police britannique d'un « kamikaze potentiel ». Le seul problème était que De Menezes portait en fait une chemise en denim légère.

Apparemment, ce que Mazgini a vu était l'homme se dirigeant vers la boulangerie et quelques secondes plus tard (il était censé être dans la boulangerie, bien que Mazgini n'ait pas déclaré l'avoir vu y entrer), il a entendu une explosion :

Les habitants du voisinage ont rapporté une violente explosion qui a secoué les vitres des immeubles à proximité. Plusieurs ont raconté avoir vu de la fumée monter de la zone de l'attaque.
Initialement, la police croyait que l'explosion était causée par une fuite de gaz. Ce fut seulement plus tard qu'ils décidèrent que c'était un « attentat suicide ».

Ce qui est intéressant, c'est que le seul témoin cité par la presse fut le sus-mentionné Benny Mazgini. Il se trouve que Mazgini est une sorte de personnage public dans la région d'Eilat, et peut-être au delà, un membre (en Décembre 2004) du Comité Central du parti du Likoud de Benjamin Netanyahu (et qui sait quoi d'autre).

Mazgini est-il un témoin crédible ? Pourquoi le poseur de bombe portait un épais manteau alors que la police israélienne a dit plus tard qu'il ne portait pas de ceinture d'explosifs (annulant ainsi le besoin de porter un pardessus épais pour la couvrir) mais portait en fait la bombe dans un sac.

Il y a aussi le problème de la séquence vidéo qui est supposée montrer les derniers instants du kamikaze. La séquence prise à partir d'une caméra de contrôle dans un magasin voisin montre un homme marchant dans la rue, portant ce que Ynet News appelle un maillot rouge, pas un manteau épais.

Comme avec tous les autres supposés kamikazes « palestiniens », les contradictions et les incohérences abondent.

Ce qui est clair, c'est que dans le but d'affirmer que c'était le travail d'un kamikaze, nous devons nous dispenser de tout jugement critique et penser en termes de « noir » et « blanc ». Palestiniens = agresseurs, Israéliens = gardiens et défenseurs de la paix. On nous demande de croire, sans poser de question, les déclarations des Forces israéliennes de Sécurité, des organes fondées sur les « principes » de tromperie et de subterfuge.

Ce qui ne fait pas l'ombre d'un doute, c'est qu'il est très facile, pour le renseignement israélien, de mettre en scène un faux attentat suicide. Une bombe peut être dissimulée dans l'endroit choisi, et lorsque les « dupes» choisies entrent ou approchent, la bombe est déclenchée, avec les forces de sécurité arrivant rapidement sur place pour annoncer la cause et régler les derniers détails.

Ce que le public mondial doit décider, c'est si une partie du gouvernement israélien a la volonté politique de porter de telles attaques. Au fond, est-ce que nos leaders politiques voudraient « faire ça » ?

Pour répondre à cette question, tout ce qui est requis est la lecture des détails des tactiques de contre-insurrection des états occidentaux pendant les 50 dernières années. Ceux qui font cette recherche, même les plus sceptiques, trouvent invariablement impossible de nier LE FAIT que les gouvernements occidentaux ont, en maintes occasions, et dans certains cas comme une question de politique courante, sacrifié les vies d'innocents civils dans le but de poursuivre des fins politiques.

De nombreuses personnes sont maintenant suffisamment formatées pour croire que les « terroristes palestiniens » veulent détruire Israël, mais elles sont réticentes à reconnaître qu'Israël n'aurait jamais atteint sa position dominante actuelle au Moyen-Orient sans une menace terroriste continuelle contre son existence.

En bref, Israël a besoin du terrorisme.

Le problème, bien sûr, est qu'une guerre réelle avec une menace réelle n'est pas souhaitable à cause de l'imprévisibilité de son issue. Donc, dans le cas d'Israël, une fois qu'il a complètement détruit la menace réelle, il doit maintenir une menace intérieure plus gérable et prévisible. Le gouvernement israélien, avec son contrôle total non seulement du peuple palestinien mais aussi du peuple israélien, a tous les moyens de mettre en scène et diriger la « menace terroriste palestinienne contre son existence » qui-n'existe-plus, et il le fait avec une grande compétence, dont la moindre n'est pas le contrôle important qu'il exerce sur les médias principaux.

Vous rappelez-vous ceci ?

« La censure israélienne exerce un grand pouvoir

Jeudi 20 Juillet 2006, Associated Press

JERUSALEM – Voici quelques nouvelles que vous n'entendrez peut-être jamais sur la guerre d'Israël contre le Hezbollah : un missile tombe dans la mer, une installation militaire stratégique est touchée, un ministre du Cabinet envisage de visiter les lignes du front.

Tous ces sujets sont soumis à révision par le censeur militaire en chef d'Israël, qui a, selon ses propres termes, "un pouvoir extraordinaire". Elle peut faire taire un présentateur, bloquer l'information et mettre les journalistes en prison.

"Je peux, par exemple, publier un ordre comme quoi aucun matériau ne peut être publié. Je peux interdire un journal, ou arrêter une station [de radio/TV]. Je peux presque tout faire", a déclaré le Colonel Sima Vaknin mercredi. »


Ces 6 dernières années, environ 500 citoyens israéliens ont été tués dans environ 130 « attentats suicide Palestiniens ». C'est à chacun de décider combien de ces supposés attentats suicide ont effectivement été commis par de vrais poseurs de bombe palestiniens.

Au vu des preuves disponibles, je suggère que la réponse est exactement : aucun.

(1) ces pages ne sont plus disponibles.

Source : Futur quantique
Traduction : MR pour ISM (révision)


Mardi 30 Octobre 2007


Commentaires

1.Posté par ALLAIN JULES C@MMUNICATION le 30/10/2007 13:31 | Alerter
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Escroquerie toujours, escroquerie encore. Ils nous prennent pour des cons ces Israéliens.

2.Posté par Pierre le 30/10/2007 14:11 | Alerter
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bonne analyse

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