Politique Nationale/Internationale

Le monde musulman face à Obama



Tariq Ramadan
Samedi 4 Avril 2009

Le monde musulman face à Obama
Dans un récent article, je mettais en évidence le rôle crucial de l’ Union Européenne à l’heure de l’arrivée au pouvoir de Barak Obama aux Etats-Unis. Les pays européens ont effectivement une responsabilité fondamentale quant à l’influence qu’ils peuvent jouer afin de rendre la politique internationale véritablement multipolaire. Si l’on se tourne du côté des pays arabes et asiatiques majoritairement musulmans, on s’aperçoit que la même euphorie règne, une « Obamania » très répandue, qui laisse presque penser que le nouveau « messie américain » est arrivé et qu’il va sans doute régler la majorité des problèmes auxquels font face les différents pays. Outre la naïveté du propos et de l’attente (qui oublie que la politique Etats-Unis est bien autre chose que le symbole d’un homme et de sa couleur de peau), il convient, ici aussi, de reconsidérer les perspectives et d’établir clairement les responsabilités et la nature des espérances.

Dans un récent colloque qui se déroulait à Qatar au sujet des relations entre les Etats-Unis et « le monde islamique », nous étions une centaine de participants à débattre de la complexité, des avantages et des ambigüités de ces relations. Madeleine Albright, Barham Salih (vice premier ministre d’Irak), David Petraeus (ancien commandant des troupes US en Irak) et Anwar Ibrahim (ancien vice premier ministre et chef de l’opposition en Malaisie) ont participé à un important panel durant ces rencontres. On a pu entendre Anwar Ibrahim affirmer avec détermination qu’il fallait cesser cette litanie et ces attentes à propos de Barak Obama et que les sociétés majoritairement musulmanes étaient responsables de mettre de l’ordre dans leurs affaires. Le propos étaient effectivement bienvenu et il importe ici de répéter avec clarté que les sociétés majoritairement musulmanes - des politiques intérieures jusqu’aux conflits locaux (de la Palestine, à l’Irak, à l’Afghanistan ou aux menaces qui pèsent sur l’Iran) – sont les premières responsables de leur destin et qu’il faut cesser, pour les gouvernements comme pour la plupart des peuples, d’endosser en permanence le statut de « victimes ». Les peuples palestiniens, afghans ou irakiens sont bien sûr des victimes de leurs agresseurs mais ils sont aussi les victimes directes ou « collatérales » de la lâcheté et de l’hypocrisie des Etats et des gouvernements des sociétés majoritairement musulmanes.

Au-delà de la crise économique mondiale que nous traversons, ces dernières paraissent bloquées, politiquement, intellectuellement et culturellement. Dictatures, absences de débats pluralistes, déficit de renouveau et créativité sur le plan artistique et culturel (deux ou trois pays font exception), etc. : le tableau est bien sombre. Un grand mouvement de démocratisation réel et profond est nécessaire si l’on veut voir changer l’ordre des choses et assister au réveil d’un nouveau « monde musulman ». Ce mouvement de démocratisation exige d’abord une lutte généralisée contre la corruption qui sévit transversalement dans toutes les sociétés majoritairement musulmanes d’Est en Ouest. Rien ne pourra être espéré, ni réalisé, sans un minimum de transparence qui mette un terme aux passe-droits, au clientélisme, aux commissions illégales, au trafic d’influences, au non respect des institutions, etc. Le monde musulman aujourd’hui est un univers traversé par la corruption la plus tenace : les sempiternels discours sur la référence et l’éthique islamiques sont accompagnés des pratiques les plus hypocrites.

Il importe donc de voir se réveiller les sociétés civiles du monde musulman. Les peuples, et les intellectuels, ne peuvent pas rester ainsi passifs et rendre à leur tour seuls responsables de leur situation les Etats et les dictatures. Que celles-ci existent et que les peuples en soient victimes, cela ne fait pas l’ombre d’un doute mais cela ne peut justifier l’entretien d’une pensée victimaire qui justifierait l’inaction. La mise sur pied de cercles de débats populaires et les actions concertées de citoyens et d’organisations peuvent faire évoluer les choses. Le cas échéant des mouvements non violents de résistance de la société civile sont des moyens qui, par leur caractère de masse, peuvent ébranler les dictateurs en place : on ne voit rien de tout cela aujourd’hui. A travers le monde, de l’Amérique du Sud à l’Afrique et à l’Asie, le joug des dictatures a été secoué à l’exception notoire des pays arabes où les dirigeants sont encore « démocratiquement » élus à vie depuis des décennies.

L’exigence de l’Etat de droit et des élections libres et transparentes sont les troisième et quatrième conditions du processus qui doit être enclenché dans ces sociétés. Les modèles des systèmes politiques dépendent des histoires respectives, de la culture et de la psychologie collective mais les principes sont inaliénables : la régulation par le droit et le suffrage universel sont les seuls moyens pour permettre aux sociétés de sortir de leur impasse politique. Il faut dire et répéter que ces principes ne s’opposent en rien à la référence islamique : ceux qui affirment cela instrumentalisent la religion pour justifier, d’une façon ou d’une autre, la monopolisation du pouvoir ou de son opposition. La critique de ces postures, opposées en apparence mais objectivement alliées de fait, doit être radicale.

Parler de l’Etat de droit, du suffrage universel et de la société civile c’est bien sûr exiger, comme une conséquence, deux autres conditions (les cinquième et sixième), le statut égalitaire des citoyens (quelles que soient leurs croyances) d’une part, et la participation pleine et entière des femmes au processus de démocratisation. Il est urgent que les sociétés musulmanes, les acteurs politiques et les intellectuel(le)s clarifient leur position sur ces questions et déterminent clairement le droit des « minorités » et mettent en branle un processus d’émancipation des femmes au cœur du mouvement de libération des sociétés musulmanes. Contrairement à ce qu’affirment les opposants à ce processus, il ne s’agit pas d’ « occidentalisation » mais d’une réconciliation nécessaire de la pensée musulmane avec ses propres principes d’égalité des individus et des droits inaliénables des femmes à la participation à la vie sociale. Face aux esprits les plus conservateurs ou dogmatiques, c’est donc au nom, et non pas contre la référence islamique, que l’on devrait être en droit d’attendre une réforme générale du statut des femmes dans les sociétés majoritairement islamiques.

La septième et dernière condition consiste à demander des comptes aux élus du peuple, des parlementaires aux premiers ministres et aux présidents (ou aux rois). Leurs gestions des affaires doivent être soumises à un contrôle indépendant et transparent qui seul garantit le bon fonctionnement des institutions et la bonne gouvernance. Nous en sommes bien loin aujourd’hui et l’arrivée ou non d’Obama au pouvoir ne changera rien. Le « monde islamique » le blâmera sans doute bientôt de rester trop « américain » et de suivre encore et toujours une politique des intérêts « prédateurs » de son pays. On ne pourra s’empêcher d’en vouloir aux sociétés majoritairement islamiques, et notamment les pays arabes, de rester semblables à elles-mêmes et de nous offrir, encore et toujours, le spectacle de la dictature, de la corruption et de la résignation.

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10596 http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10596



Samedi 4 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par napooiseau le 04/04/2009 12:46 | Alerter
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Monsieur,
votre propos m'interpelle. S'il est vrai que le monde musulman, ses différentes nations qui le composent, est en grande parti amorphe et donc responsable de sa situation actuelle; n'en est-il pas de même pour le restant de l'Humanité? Y compris le peuple Américain, qui subit lui aussi les exactions d'un hydre capitaliste, matérialiste, ammoral et sans vertus aucune.
Il me semble plus qu'urgent, l'avènement d'organisations intellectuelles de toutes obédiances qui s'allient afin de contrer les agissements et l'endoctrinement des différentes organisations structurelles du capitalisme impérial qui nous asservit.
Focaliser l'attention sur un aspect local de l'asservissement global dont nous sommes victimes, c'est tout simplement omettre la globalité de la menace.
Il n'est pas un instant envisageable, ne serais-ce que localement, de contrer cet hydre sans une coordination à l'echelle global du champ de bataille.
Les extrémismes de tous bords me font horreur, mais ne faut-il pas reconnaître pour autant l'efficacité réelle de certaines de leurs organisations? Leurs succès ne sont-ils pas à mettre au compte d'une réelle approche globale de la guerre qu'ils ont déclaré à l'Occident anglo-saxon?
Il ne s'agit pas ici de faire l'éloge d'un mouton égaré de l'Humanité, mais de tirer des enseignements d'un affrontement actuel entre l'empire anglo-saxon et un nain militaire qui réussi à déstabiliser ce dernier.
Le succés de ce dernier repose en grande partie sur le fait que ce dernier conçoit ses actions sur un plan mondial et non local. Même si la réalité ne peut être que locale.

2.Posté par Aigle le 04/04/2009 12:44 | Alerter
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Reflechissons sur le pourquoi de la sinistre attitude des "Gouvernants Dirigés" arabes et leurs courtisans "ramasse miettes" vis a vis du Qatar ?........Ces vautours IGNORANTS ET leurs portes voix propagateurs de l'IGNORANCE au sein des peuples arabes , seraient prets a decimer les peuples qu'ils agressent journellement juste pour ne pas perdre un ....fauteuil que les Maitres occidentaux ont offert pour ...un temps tres aléatoire

3.Posté par hamou le 04/04/2009 13:17 | Alerter
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le pouvoir ds les paysarabes est batti comme les pyramides pour durer longtemps...aucun espoir si un intervention divine ne vienne au secours.

cette analyse est juste du blala car il ne peut s appliquer aux pays concernes. Dans les pays occidentaux, il a fallu plusieurs guerres pour remettre de l ordre ds le pouvoir religieux et seigneurale. Ce qui est impossible ds le contexte actuel,,Donc il faut une force exterieure ou une revolution interieure ( suite a cette crise financiere).

4.Posté par à'ç!''é le 04/04/2009 14:52 | Alerter
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Une guerre mondiale au secours de l'Empire américain


par Jules Dufour

Mondialisation.ca, Le 3 mars 2009



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De nombreux analystes et observateurs avertis de la conjoncture géopolitique mondiale actuelle s’accordent pour penser que la crise financière qui secoue les économies des pays riches risque de dégénérer en violentes explosions sociales. C’est du moins le résultat des travaux d’un groupe d’experts européens du LEAP/Europe 2020. Ceux-ci pensent que «la crise entrera, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale" et prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles». Selon ces chercheurs les pays dans lesquels circulent librement de grandes quantités d’armes à feu tels que les États-Unis et les pays latino-américains se présenteraient comme étant les plus vulnérables.



D’autres estiment que la récession va affaiblir considérablement les États-Unis et les rendre encore plus dépendants des économies émergentes et en transition comme celles de la Chine, de l’Inde et du Brésil.



Compte tenu de ce contexte difficile il est vraisemblable de penser que la seule façon pour l’Empire américain de maintenir sa puissance hégémonique planétaire est de préparer un plan de guerre propre à mobiliser toute l’économie mondiale. Les guerres «irrégulières» de l’Afghanistan et de l’Irak n’ont pas apporté tous les dividendes espérés. L’unanimité qui a entouré leur déclenchement en Occident commence à se fracturer et des dates butoirs pour la mise en opération de plans de retrait des troupes sont déjà fixées. Il faut maintenant envisager sérieusement un conflit de grande ampleur et une guerre conventionnelle opposant le monde occidental et le monde musulman semble, pour les stratèges aguerris, une option prometteuse dans la mesure où elle est bien justifiée et préparée selon les règles de l’art. C’est ce qui explique peut-être le fait que les USA n’aient pas encore décidé de lancer la guerre atomique contre l’Iran qu’ils ont soigneusement préparée au cours des dernières années.





I. Des plans de guerre peu connus


Les plans de guerre des États-Unis contre l’Iran n’ont pas été diffusés dans le grand public. Tout au plus, des nouvelles ont été publiées, notamment, sur les exercices navals orchestrés en 2006 par le Pentagone dans le Golfe persique avec la participation de l’Australie, de la France, de l’Italie, de la Grande-Bretagne et de Bahreïn et les manœuvres qu’a conduites Israël au-dessus de la Méditerranée orientale et de la Grèce en juin 2008.



Cependant, il est permis de penser que les préparatifs d’une attaque nucléaire contre l’Iran sont entrés dans leur phase finale depuis plusieurs mois. La table est mise. Il ne reste plus que de décider du moment de son déclenchement.





II. Le scénario le plus probable



Quelques scénarios d’intervention ont été exposés allant de la destruction des installations nucléaires iraniennes jusqu’à l’éradication totale de l’Iran. Il est certain que si une attaque est enclenchée elle provoquera de la part de l’Iran une riposte qualifiée de «terrible» par les autorités religieuses iraniennes, une riposte qui pourrait provoquer une vive réaction des autres puissances nucléaires qui pourraient, à leur tour, entrer en scène..



Selon Loyd Rudmin, «les États-Unis auraient retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l'ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d'enrichissement de Natanz près d'Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d'habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d'hydrocarbures. Natanz est le principal site d'enrichissement d'uranium de l'Iran, au nord d'Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d'habitants».



Selon les propos de Peter Symonds analysant les résultats d’une.étude publiée par des scientifiques britanniques les États-Unis préparent une attaque terrible contre l’Iran. Dans un article publié en août 2008 ces chercheurs «font une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les États-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. Ils concluent que « Les États-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’État et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush». Poursuivant son analyse de l’étude Symonds croit que «la réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des États-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des États-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine». Il termine son examen de ces travaux en faisant le constat qui fait consensus: «L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés» .





Conclusion


Depuis le début du siècle, les États-Unis, avec le concours de leurs alliés les plus fidèles, mettent en place tous les éléments et les ingrédients d’une guerre mondiale, une guerre qui soit de nature à sauvegarder les fondements de leur hégémonie planétaire. Ces principaux éléments sont le grand réarmement planétaire exacerbé par la guerre contre la terreur, des interventions permettant de maintenir les tensions entre plusieurs états, l’effondrement provoqué des économies des pays riches créant ainsi une turbulence majeure et une déstabilisation des activités économiques dans l’ensemble de tous les continents, une campagne de propagande contre les pays de l’axe du mal dont plusieurs pays du monde musulman, l’affaiblissement du pouvoir d’intervention de l’ONU et les difficultés d’application des règles du droit international et, enfin, la mise au point d’une stratégie d’intervention militaire massive contre l’Iran, le tout pouvant avoir un puissant effet d’entraînement dont les retombées peuvent s’avérer un atout de taille pour assurer le devenir de l’Empire et même une reprise des territoires stratégiques perdus au cours des dernières décennies.



Dans un tel contexte, une guerre nucléaire mondiale est possible et même probable. Ce scénario catastrophe semble de plus en plus celui que l’on prépare et la nouvelle administration à la Maison-Blanche pourrait difficilement le contrecarrer car ce sera vraisemblablement l’objet principal de son mandat au cours des prochaines années.


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Références


Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"… LE MONDE. Le 26 février 2009.

En ligne:
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02/26/apres-la-crise-financiere-la-guerre-civile-preparez-vous-a-quitter-votre-region_1160698_1101386.html



BEGALSKI, L. 2009. Israël prêt pour une offensive militaire contre l’Iran. Après Gaza, le monde peut-il se permettre de vivre avec un Israël nucléaire? Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation, Le 19 février 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12361



CHOSSUDOVSKY, M. 2006. Nom de code TIRANNT : les plans de guerre US contre l’Iran

En ligne: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=2091



DUFOUR, Jules. 2006. Le désarmement nucléaire, hypocrisie et utopie. Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation. Le 13 novembre 2006. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=3795



HOCINE, T. 2008. Afghanistan. La nouvelle guerre des USA. EL Watan. Le 6 décembre 2008.

En ligne: http://www.elwatan.com/La-nouvelle-guerre-des-USA



MANISCO, L. 2008. La guerre contre l’Iran peut être plus proche que ce qu’on pense. Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation. Le 14 mars 2008. En ligne:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8964



QUILLERIER, P. 2006. Des manœuvres militaires accroissent la tension. rfiradiofranceinternationale. Actualité. Le 2 novembre 2006. En ligne: http://www.rfi.fr/actufr/articles/083/article_47219.asp



RADIO-CANADA. 2009. Nucléaire iranien. Les Américains partagés. Le 1er mars 2009. En ligne: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/03/01/006-usa-iran-nucleaire.shtml



RUDMIN, F. 2008. Les conséquences des bombardements sur les installations nucléaires de l'Iran. Montréal, le 30 avril 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8851



SYMONDS, P. 2007. Des scientifiques britanniques avertissent que les États-Unis préparent une attaque terrifiante contre l’Iran. Le 24 septembre 2007. En ligne: http://www.alterinfo.net/Des-scientifiques-britanniques-avertissent-que-les-Etats-Unis-preparent-une-attaque-terrifiante-contre-l-Iran_a11549.html



SYMONDS, P. 2008. Iran : Bush réitère que «toutes les options sont sur la table». Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation, Le 9 juillet 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9546



5.Posté par michel49 le 04/04/2009 15:14 | Alerter
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Jupiter rend fous ceux qu'il veut perdre,
Si le pire n'est jamais certain il faut reconnaitre que les empires agonisants sont tous tentés par la fuite en avant et l'utilisation de la seule force dont ils croient encore disposer.
Certains voient en Obama un Gorbatchev americain.

6.Posté par Liberté je chante ton nom le 04/04/2009 15:23 | Alerter
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Nous soutenons pleinement la démarche du directeur de publication d'Alter Info; l'accès à l’interface Alter Info bloqué pour tous les contributeurs devenait une nécessité absolue eu égard au dérapage de ce matin. Il vaut mieux avoir quelques articles en moins publiés chaque jour sur le site et assurer sa pérennité. Pour moi cela ne veut pas dire que l'autocensure doit être de mise, cela signifie tout simplement qu'il y a des choses qui tombent sur le coup de la loi et que la moindre des choses est de ne pas mettre en difficultés ni le directeur de publication ni l'avenir du site. Eu égard à la manière dont l'audience s'est déroulée à Mulhouse ce jeudi, il ne fait aucun doute que le site va être de plus en plus surveillé; le moindre faux pas peut lui être fatal ; les censeurs de tous poils n’attendent que cela.
D’autre part, j’ai relevé ce matin dans les commentaires que certains internautes disent avoir des difficultés depuis deux jours à se connecter sur le site ; je pense qu’il serait intéressant et pour nous en tant que lecteurs et pour le directeur d’Alter Info de laisser un petit message indiquant le nom de l’opérateur utilisé afin de savoir qui cherchent à censurer le site. Cela nous permettra à tous d’en tirer des conclusions et de prendre les mesures adéquates de boycott de ces opérateurs. Merci de prendre le temps de donner ces informations.

7.Posté par Ahmed Manai le 04/04/2009 20:37 | Alerter
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Merci cher ami pour votre article en vous priant d’accepter ces quelques remarques.

Le propos de Anwar Ibrahim, tenu à la conférence de Doha, me semble quelque peu contradictoire avec la position qu’il a exprimée récemment dans une conférence organisée par le « Centre d’Etudes sur l’islam et la démocratie » à Washington le 10 mars 2009, et sa signature d’une lettre ouverte au président américain, l’appelant « à poursuivre le projet de démocratisation des pays musulmans, notamment par l’exercice de pressions diplomatique et économique sur ses alliés, ne répondant pas aux normes fondamentales des droits de l’homme ».

Le second point concerne la démocratisation de nos sociétés arabes et musulmanes et de la nécessité de rompre, comme vous le dites si justement, « avec le spectacle de la dictature, de la corruption et de la résignation qu’elle nous offre en permanence ».
Il m’est difficile de parler du monde musulman, entité englobant le quart de l’humanité et composée de nombreux pays et territoires, de centaines de peuples, d’ethnies et de peuplades avec des histoires politiques respectives parfois très différentes et, encore moins d’esquisser les perspectives de sa démocratisation. Je préfère parler de mon pays, la Tunisie, que je connais relativement bien.
Je dois avouer, au terme de mon expérience tunisienne, que le despotisme n’est pas l’apanage du seul pouvoir et de ses alliés. Ses opposants, « islamistes », communistes ou nationalistes arabes, pour ne citer que les grands courants idéologiques ayant donné naissance à des structures partisanes, n’ont pas souvent la démocratie au cœur. Leurs maîtres à penser et leurs leaders n’ont pas réussi à opérer leur mutation culturelle et politique et à couper le cordon ombilical avec leurs idéologies respectives de référence.
L’appel permanent à la démocratie est souvent un slogan vide de sens, un cri de guerre contre le pouvoir en place, puisqu’ils ne l’exercent pas au sein de leurs partis ni même à l’intérieur de structures associatives plus petites, offrant à nos concitoyens résignés, le spectacle de structures despotiques miniaturisées.
Notre génération, heureusement en voie d’extinction, a favorisé l’activisme politique aux dépens de la réflexion critique et de la pensée politique et certains d’entre nous continuent à crier sur tous les plateaux de télévision « qu’il faut abattre tous ces régimes »- je ne sais comment, à moins de rééditer l’expérience « de la démocratie américaine en Irak » et sans réfléchir le moins du monde aux lendemains de la dictature, historiquement plus difficiles que la dictature elle-même. De nombreux peuples en ont fait l’expérience.

Un dernier point enfin.
Les mouvements islamistes ont été au centre des débats, de l’action, des tensions politiques et de la contestation armée dans la plupart des pays musulmans et même ailleurs. Certains d’entre eux, se voulant pourtant modérés et se réclamant de la démocratie, ont commis des fautes très graves qui ont nourri le despotisme dans leurs pays respectifs, desservi l’islam qu’ils prétendent servir et nui à leurs compatriotes.
Il est de leur devoir de s’amender et de se remettre en question.
C’est, me semble-t-il, le premier pas, pour un pays comme la Tunisie de rompre avec le despotisme et de s’engager dans un processus démocratique nécessairement long et difficile.
Le deuxième pas est que « l’opposition » dépasse ses clivages, se restructure, élabore un projet pour le pays et s’engage dans l’indispensable dialogue avec le pouvoir, parce que s’il est vrai qu’il ne peut être question d’une démocratie sans opposition, il ne peut en être non plus sans un pouvoir et un Etat. Et que l’on veuille ou non, si l’on projette d’engager le pays dans la voie des réformes démocratiques et non pas de la déstabilisation et de la révolte, le président de mon pays m’est plus proche que Barak Obama.

Ahmed Manai

http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
http://www.tunisitri.net/



8.Posté par Spoutnik le 05/04/2009 22:33 | Alerter
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Pourquoi le modèle démocratique occidental devrait être l'apanage pour le monde Musulman ? Ce modèle nous a montré sa limite et ses carences ainsi que de toute évidence sa féodalisation prochaine, pourquoi faire miroir donc ? Je m'en vais de ce pas me documenter sur le Califat qui devrait être selon toute vraisemblance la logique pour les Musulmans.

9.Posté par zenbreko le 19/04/2009 15:17 | Alerter
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le poste 1, je pense qu'il marche a coté de son velo .Croire qu'il y a une quelquonque opposition au systeme liberal capitaliste ,c'est ausi croire a des reves et des illusions . Les groupes armés eparpillés dans le monde obeissent a la CIA et fonctionne selon une strategie bien definie .Et meme pas en amerique latine on ne laissera pas faire chose pareille. Le conflit en Colombie tourne toujour a la faveur du regime installer par les USA . On pense que Morales , Chavez ect....sont une opposition politique au systeme capitaliste liberal , ce n'est pas le cas et pour preuve , on s'acharne plus contre Cuba que contre l' Equateur ou la Bolivie ou meme le Venezuela pourquoi ???? Parceque ces etats sont foncierement chretiens et que le systeme liberal capitaliste tel qu'il fonctionnait n' a pas offert de debouchés au millions de personnes qu'il avait exclue . Par consequent il etait tres facile de prendre leu pouvoir par les urnes du fait que pendant longtemp le peuple n' a eu aucune satisfaction la plus elementaire a ses besoins .De la meme facon dans l' europe des intellos revolutionnaires ,on a bien remarquer dans les années 90 l'emmergence de courant ""altermondialistes"" qui avaient usurper le programme et les revendications des partis politiques reellement de gauche pour ensuite leur faire de l'ombre et travestir les fondemements dans une liste de revendications ne collant pas a la réalité et ainsi donner une grille de lecture completement fausse , et ,au contraire de s'opposé au capitalisme liberal cette mouvance altermondialiste l' a renforcé .Ce monde est fortement marquer par une crise civilisationnel touchant en premier lieu l' occident , les classes aux pouvoirs en occident sont en majorité social democrate ou democraque chrétienne , la gauche quant elle existe n'est pas visible parceque elle craint le sionisme et n'ose plus poser les problemes de fonds. De ce fait il est tres difficile pour des travailleurs honnetes qui risquent en permanence de perdre leur emploi d' immaginer une conscience de classe et de mener la lutte en consequence. Le pouvoir politique brandit sans cesse des slogans sur le danger islamiste et le terrorisme pour faire peur a la population qui au lieu de prendre conscience de sa situation economique desastreuse se verrait detourné de ses occupations essentielles. Cher camarade seul des soulevements
populaires d'une ampleur inoui qui iraient meme aux debordemements avec les forces de l'ordres viendront a bout du systeme liberal capitaliste en esperons que les forces de l'ordres se rangeront du coté du peuple pour eviter l' effusion de sang .

10.Posté par napooiseau le 19/04/2009 16:43 | Alerter
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le poste9.
L'occident n'est pas l'alpha et l'oméga des problèmes qui se posent à l'Humanité. Ce serait lui dnner beaucoup trop d'importance.
Nous sommes tous responsables, chacun à son niveau, de façon plus ou moins hypocrite de la situation actuelle. Le simple fait de dire que l'on est impuissant est déjà de l'hypocrisie. En 1789, si la révolte à permis la révolution , ce ne fût que parcequ'une grande partie de petites gens"impuissants" ont décider de mettre leur existance en péril contre toute logique. Tant que nous estimerons avoir quelque chose à perdre, nous seront des esclaves.

11.Posté par zenbreko le 23/04/2009 19:19 | Alerter
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la revolte de 1789 a profité a une classe naissante que la monarchie empeché de reussir. Mais en verité , c'est les
nouveaux rapports de productions qui tapés a la porte pour remplacer les rapports de productions feodaux devenus caducs et obsoletes . Quant a l' omega et l' alpha de l' Humanité , il y a dejà Bergson "" sur le destin
accidentel de l'europe occidental"".et enfin s' agissant de l' hypocrisie et que nous sommes tous responsables, et bien non on ne peut accuser des pauvres gens quant les intellos d'une nation vasalisé ne se revoltent pas combien meme ils ont la preuves et sont conscients que le pays va a la derive dans une société criminogene ou la pauperisation avance a une vitesse vertigineuse. Non,moi je suis pas hypocrite pour aller mentir a des gens qui ont des problemes sociaux economiques et de survie ,et leur dire q' un ""autre monde est possible'' et de faire ""de l'education populaire ""de leur dire ausi de manifester en chantant et en dansant devant les patrons. C' est ca
l' HYPOCRISIE quant tout le monde attent du CONCRET.

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