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Le monde en pente douce


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Lundi 22 Février 2010

Le monde en pente douce

L'avant-propos

 

Cela fait près de trente ans maintenant que le monde glisse sur une pente douce. A la fin des années soixante-dix du siècle dernier une nouvelle histoire du capitalisme a débuté. Mettant fin à la « grande transformation » que Carl Polanyi avait salué avec tant de pertinence aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et qui permit de dompter pendant quelques décennies « l’implacable machine à profit», les hommes ont remis le roi Marché sur son trône. Très vite le roi devint tyrannique au point d’obtenir de ses serviteurs les plus empressés qu’à terme la moindre parcelle des activités humaines soit subordonnée à son intransigeante autorité. Si ce terme n’est pas encore atteint l’on s’en rapproche chaque jour davantage. L’Histoire de cette descente sensible vers un abîme que l’on ne veut pas entrevoir reste à écrire.

En juin 1994, quand le mensuel Le Peuple Breton m’ouvrit ses colonnes pour la création de la rubrique que je nommais dès cet instant Leurre de vérité je n’imaginais pas que j’alimenterais celle-ci encore en 2009. Pourtant, dès l’origine j’avais la claire intuition que le rouleau compresseur néolibéral en marche depuis quinze ans n’en était probablement qu’au début de sa route dévastatrice. La toute première chronique avait pour titre Attristante Italie. Silvio Berlusconi venait d’être nommé chef du Gouvernement italien pour la première fois. Je n’imaginais sans doute pas alors que chaque mois pendant quinze années les motifs de tristesse se feraient à ce point concurrence que le choix du thème de chaque nouvelle chronique serait la plupart du temps cornélien.

D’emblée le Leurre de vérité s’est voulu résolument radical et l’est resté jusqu’à aujourd’hui. Je remercie vivement Joël Guégan et Ronan Leprohon, rédacteurs en chef successifs du Peuple Breton, d’avoir défendu indéfectiblement cette radicalité si dérangeante pour le citoyen trop souvent assoupi mais si nécessaire au débat d’idées. Au moment de l’ouverture de cette rubrique mensuelle cela faisait plus de dix ans que la France avait négocié « le tournant de la rigueur » ouvrant ainsi le long cortège des renoncements de la Gauche fascinée par les charmes commodes de l’air du temps. Là n’est pas la moindre de mes tristesses. Ni la moindre de mes colères.

Si ce recueil débute avec un texte écrit au milieu de l’année 2000 , la publication des chroniques des six premières années ne ferait que confirmer les tendances lourdes à l’œuvre depuis que fut décrété la supériorité du Marché dans le règlement de tant d’aspects de la vie des hommes et de leurs sociétés. L’une de ces tendances majeures est le déclin fulgurant du politique, déclin qui marque un nouveau pas gravissime avec le discours prononcé en décembre 2007 à Rome par Nicolas Sarkozy en tant que « chanoine du Latran ». Selon le Président de la République, « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. » Nous sommes désormais très loin de la lettre et de l’esprit de l’article Premier de la Constitution qui définit la République française comme « laïque, démocratique et sociale ». Laïque, cela signifie qu’elle refuse la confusion entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques. Le retour du religieux – ici au plus haut de l’État – n’est assurément pas l’un des moindres troubles de notre époque déboussolée.

Tellement accaparés qu’ils sont par la marche des affaires, les joies exubérantes de la société de consommation et le culte fébrile du credo libéral les hommes renoncent progressivement aux valeurs de coopération, de solidarité, de partage . La « concurrence libre » n’a jamais produit autant d’inégalités de par le monde qu’en ce début de XXIème siècle. L’accaparement exorbitant du Marché nous détourne de la nécessaire volonté d’établir la paix sur terre et d’y renforcer les valeurs de civilisation.

Il paraît que « le libéralisme n’a pas d’avenir ». Acceptons cet heureux présage que peu de choses encore permet de juger autrement que comme un espoir intelligent. Certes, l’Amérique du Sud est de plus en plus gagnée par la volonté de se déprendre de la domination de sa « grande sœur » du nord. Certes, plusieurs pays sud-américains ont créé la Banque du Sud afin de se démarquer du « consensus de Washington » forgé par le couple FMI-Banque Mondiale. Certes, l’Organisation Mondiale du Commerce marque sérieusement le pas dans sa marche « totalitaire » vers l’organisation commerciale du monde. Ces signes encourageants sont-ils le début de la construction d’un monde plus solidaire et plus démocratique, capable de résoudre la crise écologique planétaire ? Il est trop tôt pour le dire. La crise financière mondiale , parce qu’elle marque définitivement la faillite du néolibéralisme, pourrait favoriser l’éclosion de cet autre monde. En attendant ces jours meilleurs, le siècle a bien mal commencé .

 

Yann Fiévet

23 mai 2009  

L'ouvrage de Yann Fiévet regroupe les chroniques et les nouvelles littéraires que celui-ci a publiées dans le mensuel Le peuple breton. Drôles, douces-amères,


Table des matières

Préface de Paul Ariès

Avant-propos de l’auteur

 

Hold-up !

Le styrène des mers

Aux Niçois qui mal y pensent !

C’est pas l’Amérique  !

Refaire le monde

L’illusion de la clarté

Régression rampante

Le problème, c’est le cochon !

L’univers sale de Vivendi

Quand sonne l’heure des révisions

Un intégrisme en vaut un autre

2007, a nnée terrible pour les mots

Messier l’Amerloque

Dieu a fait une bourde

Le monde est fou !

Le genou de Pirès ou la démocratie

Une chance pour la France

La violence des pauvres

La Grande manœuvre

Sur les pavés la plage

Guerre permanente

Homo proximus

Le siècle avait deux ans

Le triomphe du populisme

La moderne Amérique

Simplissimo

Crétinisme

Privé de public

A l’école, l’entreprise fait son marché

Chars latents

Les dieux ont soif !

La feuille de route

Les Armes de Désocialisation Massive

L’apaisement définitif 

La casse du siècle 

Nous sommes cupides, ils le seront davantage encore

Transparence

Des Twin Towers à Atocha en passant par Bagdad

La santé, enfin !

Dix ans déjà !

Un Tour plus blanc que Leblanc

Rentrée

La fin d’un monde

Europe des actionnaires, Europe des précaires

Harry Christ-Mass

Quel beau viaduc !

Ils n’ont plus froid aux yeux

Poignant !

Reconstruire le débat

« Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »

En attendant les grenouilles

Vil pain

École, c'est pas la classe!

Leçons américaines

La face cachée du blairisme

Ascenseur pour les fachos

Lamy des pauvres et de la démocratie

Béatitude mortifère

Blasphémons mes frères, blasphémons sans retenue

Extension du domaine du mépris

Retard

Clair obscur

Et l'Homme créa le nanomonde

Raz-de-données

Émile ou de l'épuration  

La drôle de guerre climatique

Ordre et propreté

Association de malfaiteurs

L'Homme malade de son environnement

Jeux interdits à la frontière

L’Histoire recommencée

Petits conseils et grandes combines

Vulgaire !

Le Grenelle de l’emmerdement !

L’ordre du phénix

Les fruits sont mûrs

Que sont les intellectuels devenus ?

le propre de la richesse 

Le camelot de l’Élysée

Opinion Grossièrement Manipulée

Brouillard cupide

Ploutocratie

Breakdown

Panne d’imaginaire

Le monde en pente douce

Où est passé le marché ?

Limites

Anormalité paysanne

Etat de droite

Les beaux dimanches

Révolution paysanne

Science sans conscience

Le titanic de l’économie carbonique

http://www.alternatives-economiques.fr/le-monde-en-pente-douce-par-yann-fievet_fr_art_875_45331.html

L'ouvrage de Yann Fiévet regroupe les chroniques et les nouvelles littéraires que celui-ci a publiées dans le mensuel Le peuple breton. Drôles, douces-amères,
elles ont en commun de critiquer le tout marché qui domine notre monde. Ses chroniques balaient beaucoup de thèmes, de la marchandisation de l'école, aux
rapports Nord-Sud, elles épinglent des personnalités comme Jean-Marie Messier ou Nicolas Sarkozy. Mais notre coup de coeur spécial va à ses nouvelles qui,
en quelques pages, résument toute l'absurdité de notre société du spectacle ou du fonctionnement des entreprises. On peut simplement regretter qu'elles
n'aient pas été regroupées en introduction de l'ouvrage, mais égrainées au fil des chroniques dans un ordre chronologique.


Naïri Nahapétian

Alternatives Economiques -  n°285 - Novembre 2009



Lundi 22 Février 2010


Commentaires

1.Posté par duperrier le 23/02/2010 08:15 | Alerter
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Ils ont chassé le Générale De Gaulle pour accomplir leur forfait ,je pense que les Français auraient dû depuis des années refuser cette mascarade des élections Gauche=Droite tous ceux qui ont été pour cette Europe ,auraient dû être balayé ,
Maintenant nous ne sommes plus en pente douce ,mais raide et très difficile de se cramponner ,cette année sera décisive

2.Posté par Shanti le 23/02/2010 09:34 | Alerter
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Bonjour,

Je ne voudrais pas me faire "trouble fête", mais dans cette histoire du capitalisme, parle-t-on de dérives de ceux qui détiennent un certain pouvoir, comme on l'entend généralement ? ou bien de dérives de chacun de nous ?... Parce que pour ma part, il y a longtemps que j'ai compris que la plupart de cherchent pas à changer le système qui se développe comme une pieuvre, mais bien d'être du bon coté de la barrière, c'est à dire celle qui paie !
Je crois qu'à ce grand moment de l'histoire, il serait bon que chacun prenne sa responsabilité : est-ce que je veux vraiment changer les relations de ce monde , ou simplement en profiter un peu plus ?
Parce que combien de personnes, dans ces manifestations pour de meilleurs salaires et une meilleure reconnaissance, ont essayé de posséder ou mieux, possèdent déjà, ces actions qui pourrissent le monde de l'entreprise et même hors de l'entreprise.
Etre ouvrier actionnaire : voici la véritable anomalie de ces sociétés qui veulent d'un coté un monde "idéal" et de l'autre profiter de ce gâteau trop attirant pour que tout le monde en mange...
Comment voulez vous changer quoi que ce soit dans ces conditions ! Il serait peut être temps que chacun prenne sa responsabilité dans la vie.

Chassez un chef, il y en a milles autres derrières qui attendent.... pourquoi cela ? Parce que nous avons pris l'habitude de décider ce que les autres devraient faire pour nous, mais jamais ce que nous devrions faire pour les autres.
Et à chaque fois que vous achetez une action, que chacun se demande pourquoi il se la procure. sans avoir besoin de parier je peux vous affirmer que c'est toujours dans l'optique de gagner plus d'argent, et certainement jamais dans l'optique de faire prospérer des hommes qui travaillent et déversent sang et sueur.

Nous sommes tous responsable. Alors c'est d'abord à nous de changer si l'on veux voir ce monde changer.
Avec toute mon amitié

3.Posté par Brigitte le 23/02/2010 21:11 | Alerter
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Très juste Shanti ce que vous nous dites, mais si certains ont atteint un stade de conscience qui leurs permette de se sentir responsable et éventuellement de changer de comportement, ce n'est malheureusement pas le cas de la majorité. Nos hommes politiques devraient avoir cette conscience de ne pas livrer leur pays aux lois des multinationales et des banquiers. Ils sont responsables et coupables.

4.Posté par duperrier le 24/02/2010 08:22 | Alerter
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nous avons trop conjugué le Verbe Avoir ,à Crédit pour obtenir plus vite,tout a été conçu pour nous leurrer ,l'Afrique est riche il suffit de voir l'Angola ,le pétrole qui s'est acheté Hôtel particulier ,ext et tous les autres pillent l'Afrique ,pour faire venir ces malheureux dépouillés de leur bien Ces Rapaces profitaient des richesses de leur Pays, et en France de la main d' oeuvre très bon marché ,et en diminuant les Salaires des Français leur faisant payer les charges des Allocations familiales, Sécurité Sociale,logement et en acculant les Français de Racistes, xénophobes,anti sémites nous sommes devenus des parias dans notre propre Pays ,et maintenant que leur oeuvre est accompli ,la Fausse Crise ,ou est passé tout l'argent de notre Patrimoine VENDU ,Nous n'avons ne possédons plus RIEN pire que les deux guerres ,nous avions un Patrimoine Français notre OR en Martinique, aujourd'hui cela appartient aux MAINS ETRANGERE ,Ce qui me fais mal des jeunes ,des pères ont laissé leur VIE pour nous ,pour obtenir avoir acquérir ,posséder ,nous avons craché sur leur sang ,Si j'aime le peuple Irakien ils ont se respect de leurs ancêtres ,et des morts pour leur Patrie ce n'est pas le peuple Irakien qui a profané ,détruit le Tombeau de Michel Alfak Chrétien qui a conçu le parti Bass mais nos alliés Amèricains ,cela va nous coûter très cher
Lorsque un gouvernement est dépendant des banques pour l'argent.Ce sont ces derniers ,et non les dirigeants du gouvernement,qui contrôlent la situation puisque la main qui donne est au dessus, de celle qui reçoit l'argent n'a pas de Patrie ,les financiers n'ont pas la décence,leur unique objectif est le gain Napoléon nous aurions dû suivre ses conseils et dans beaucoup de domaines

5.Posté par shanti le 24/02/2010 10:53 | Alerter
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A brigitte,

Je suis tout à fait d'accord Brigitte... mais ce que je veux ajouter c'est que chacun prenne aussi conscience que "je suis moi aussi coupable en tant qu'individu". Tant qu'on s'arrêtera à l'expression : "ils sont responsables et coupables", alors le monde continue de tourner comme il l'a toujours fait, avec des despotes qui suivent des despotes.

Si la question est de choisir quel despote on préfère, alors continuons ainsi à monter les uns contre les autres. ca a bien toujours fonctionné ainsi, alors pourquoi ne pas continuer, n'est-ce pas ? il s'agit juste d'être du coté qui paie le plus !!!

Par contre si c'est vraiment du changement que l'on cherche, alors c'est de fond en comble qu'il faut se remettre en question. et la première question à se poser c'est : "en quoi suis je meilleur que les autres ? Qu'est-ce que moi je fais pour que le monde change ?" suis-je libre d'avidité ? suis-je libre de colère ?
Les plus grandes fourberies des hommes de pouvoir c'est de nous faire croire qu'un monde de Paix peut naitre d'une situation de guerre ; Que le respect nait sur la base d'un rapport de force ; Que la fortune du dehors est bien plus grande que la fortune du dedans
Et si la plupart des personnes pensent ainsi, c'est premièrement parce qu'on ne nous enseigne rien d'autre, mais aussi et surtout parce que cela nous arrange bien. Cela nous donne un chance de dominer, parce qu'il est bien plus facile de dominer les autres que de se dominer soi même.

Il faudrait qu'on se pose une bonne foi pour toute cette question majeure : "pourquoi malgré les prophètes, malgré les philosophes, malgré cette somme de connaissance du bien et des causes du mal, pourquoi malgré tous ces livres de sagesse, nous ne sommes capable que de proposer des guerres, des conflits et de la misère à travers le monde... mais pas qu'à travers le monde : dans nos propres familles aussi ?"... Et qu'on ne dise surtout pas que c'est la faute de untel ou de untel, parce que justement depuis la nuit des temps il y a de nouveaux "untels" qui perpétuent la même logique de pouvoir !

Pour ma part, j'ai choisi ma réponse : Le monde continue ainsi parce qu'on se trompe d'ennemi... depuis le début on se trompe d'ennemi... et on continue encore...
Ceux qui sont les véritables ennemis ce sont : l'avidité, la colère, la peur, l'ignorance, l'égocentrisme, la flagornerie, le mensonge, l'égoïsme etc .... voilà ceux qui nous pourrissent la vie et tuent depuis des millénaires, et de ceux là je puis affirmer qu'on en est tous pourvu plus que nécessaire... c'est uniquement pour cela que les choses ne changent pas, parce qu'on utilise toujours les même armes, et que les personnes ne sont que des excuses pour ne pas se voir soi même tel que l'on est.

Le changement n'est qu'un choix personnel, sur les valeurs que je veux voir naitre dans ma vie personnelle et rien d'autre ! tout le reste n'est que la perpétuation du même système, mais avec d'autres noms, d'autres pantins qui font figure de bourreau.

avec toute mon amitié


6.Posté par norodon le 24/02/2010 17:32 | Alerter
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c'est dommage, l'auteur ne connait pas les pratiques de l' OMC et c'est peut etre pour cela qu'il fait son eloge ??? justement le monde a besoin d' une planification economique et non pas a laissé encore faire ""la main invisible du marché "" en imposant au pays du SUD la loi sur la rentabilité financiere dans les choix de projets et les PAS ""programme d'ajustement structurel qui oriente l'economie de ces pays vers le liberalisme.. l' OMC est à mettre sur le meme niveau de criminalité que la BM et le FMI.
Si non la critique sur l'avenir du systeme liberal est pertinente. En fin je m'etonne encore des propos sur l' OMC ,à moins qu'il ne s'agisse de diversion.????

7.Posté par ConspiRight le 25/02/2010 03:52 | Alerter
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