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Le monde à l’envers de Obama : Bénéfices de courte durée pour merdier permanent


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Mardi 9 Juin 2009

Le monde à l’envers de Obama : Bénéfices de courte durée pour merdier permanent

Canada Free Press, Dr. Tim Ball, 8 juin 2009


      Ce n’est pas le souvenir du passé qui nous rend sage, mais notre responsabilité sur l’avenir. George Bernard Shaw



Le changement


      Que pensait Obama en promettant le changement ? Il a dit que nous pouvons croire au changement, sans préciser en quoi ça consiste. Vous pouvez croire au changement, mais ne pas comprendre ou être d’accord.


      Beaucoup comprennent ou du moins espèrent qu'il parlait d’un changement en faveur de quelque chose de totalement neuf. La plupart, plus réservés et faisant preuve d’esprit partisan, voulaient tout sauf Bush ; un point de vue renforcé par la rhétorique de Obama pendant la campagne électorale. Les hommes politiques, qui semblent pleins de conviction en recourant à des mots ou à des expressions vagues, mais qui sont en réalité vraiment creux, alimentent la confusion. J'ai entendu récemment un économiste décrire Obama comme ayant 100 yards d’envergure et six pouces de profondeur. C’est assez cinglant, mais ça semble juste quand vous regardez la réalité politique au-delà de la rhétorique.


      La compréhension n'est pas aidée par les multiples définitions ou usages du mot changement.


      Le changement est l’idée la plus galvaudée, mal utilisée et exploitée de ces cinquante dernières années. Comme il existe deux concepts distincts du changement, l'un du domaine scientifique, avec le changement climatique, et l'autre avec la promesse de Obama, d'un changement dans le monde politique, ça crée de la confusion dans cette affaire. La confusion est amplifiée par son mélange des deux dans des politiques qui ne peuvent marcher ou sont inutiles. Bertrand Russell a précisé la différence entre les deux. « Le changement est scientifique, le progrès est éthique ; le changement est indubitable, tandis que le progrès est un sujet de controverse. » En d'autres termes, le changement reconnu par la science est incontestable, alors que le changement dans la pensée de Obama est un progrès, qui pourrait ne pas être une amélioration.


      Le changement climatique est présenté comme une nouveauté lorsqu’il est normalement significatif à bref délai. On dit alors abusivement aux gens que le changement arrive plus vite que jamais. La majorité a été facilement induite en erreur car la vision de la science occidentale sur le monde naturel est toujours basée sur la philosophie de l’Uniformitarianisme, qui estime que le changement est progressif sur de longues périodes de temps. Ça aide à trouver anormal un changement naturel. Aujourd'hui, le changement climatique, en particulier sous forme de réchauffement, est un truc qu’il faut arrêter ; un aspect direct de l’absence de raison.


      Obama présente le changement comme un progrès, mais quelle est la réalité ? Le véritable progrès n’est pas simplement se débarrasser de vieilles idées et pratiques. Ce n'est pas ressusciter de vieilles idées et les présenter comme neuves. Ça implique la production et la mise en œuvre de choses originales et novatrices. Si c’est le cas, alors le sacrifice et les remous sont tolérables. Il a réussi à inverser le vieil adage selon lequel, devenir capable et robuste implique de se donner du mal pendant une brève durée pour obtenir des bénéfices de longue durée. Son approche et ses mesures sont en train de créer des bénéfices de courte durée pour récolter des maux pendant une longue période.



Ça avait déjà échoué auparavant


      Rien de ce que propose Obama n’est original ou novateur. Pire, ça a été essayé avant et ça a merdé à bloc. Le premier signe de changement, qui n'en est pas un, c’est la forte participation de lascars de l'ère Clinton. Puis est venue la politique fiscale totalement illogique, sortir de la dette en s’enfonçant bien plus dans l’endettement. Des tentatives semblables de Roosevelt aux Etats-Unis, au Japon et, plus récemment en Grande-Bretagne, ont toutes échoué.


      C'était affolant quand Vladimir Poutine a annoncé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni qu’ils sont sur la voie du Marxisme, comme il l'a fait lors du Forum économique mondial de Davos. Qui pourrait mieux reconnaître les signes que ceux qui en ont récemment fui les conséquences ?


      Les étudiants communistes chinois ont adressé les commentaires les plus fâcheux contre la politique financière de Obama, charriant les dires du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, selon qui, investis aux États-Unis, « les actifs chinois sont très sécurisés. »


      Et puis, il y a le point de vue arrêté du commentateur libéral Paul Krugman, qui résume tout par, « C'est un gâchis terrible. »


      De bien plus grandes critiques viennent de sources très diverses. Même si vous étiez d’accord avec à peine cinquante pour cent des items de la liste, c’est une liste d’échecs et de fiascos accablants.


      Il y a un grave problème quand des pays qui ont de l'expérience vous conseillent de ne pas répéter ce qu'ils ont fait.



On ne peut résoudre un problème inexistant


      Tout le monde est d’accord sur le fait que les États-Unis sont aux prises pour très longtemps avec une dette gigantesque. L'histoire montre que la réduction d'impôts est le meilleur moyen de stimuler l'économie et de générer plus de recettes pour rembourser l’endettement. Obama projette d’affronter les problèmes climatiques et énergétiques grâce à plus d'impôts, avec des quotas d’émission de CO2, et des dépenses supplémentaires pour le développement des énergies alternatives. Les quotas d’émission de CO2 engendrent des recettes, mais grèvent le coût du business. Ça rendra l'économie étasunienne moins compétitive et entravera la croissance. Les quotas d’émission de CO2 sont précisément une mauvaise politique pour deux raisons. Ça suppose que le CO2 (dioxyde de carbone) est un problème et ça assurera la baisse de l'économie et le prolongement de l’endettement. Même James Hansen, l’ardent inspirateur de la faute de l'homme dans le réchauffement planétaire, qualifie les quotas d’émission de CO2 de « Temple of Doom » (Temple Maudit).



Indiana Johnes et les Quotas d’Émissions de CO2


      Les énergies alternatives sont un autre volet des projets d'Obama. Il espère réduire le niveau de CO2, créer des emplois et rendre les États-Unis indépendants du pétrole étranger. Ça nécessitera des changements considérables dans la situation actuelle, puisque les énergies alternatives ne fournissent que sept pour cent de l'énergie des États-Unis.


      D'autres pays ont compris les limites des énergies alternatives, en particulier de l'énergie éolienne. Courtney Richard donne un bon résumé de leurs problèmes à toutes. Sa conclusion sur l'énergie éolienne : « Les parcs éoliens sont de coûteuses tapettes à volatiles, polluantes, préjudiciables à l'environnement, inutiles du point de vue électrique, et ne réduisent pas significativement les émissions, mais menacent de coupures d'électricité. »


      Comme le dit Jon Basil Utley, « Ce n'est qu'une question de temps avant que la grande popularité du Président Barack Obama ne s'échoue sur sa politique énergétique. » Lire ça aussi.


      Même le journal de gauche, The Guardian, publie des histoires sur l'échec de la politique énergétique britannique que cherche à imiter Obama. Malgré cela les deux pays appuient aveuglément des politiques énergétiques qui réduiront le CO2, tout ne tenant pas compte du fait que c’est inutile et sans effet sur le réchauffement planétaire.


      Avant d'évaluer pleinement le coût et les limites des énergies alternatives, de nombreux pays et régions sont confrontés à la pénurie d'énergie créée par l'abandon des énergies traditionnelles. Maintenant, toute évaluation précise est presque impossible à cause des subventions gouvernementales à tous les niveaux. Nous avons déjà été témoins des effets dévastateurs des biocarburants subventionnés, à l’origine de la faim et de la famine. Pendant ce temps, les fermetures de raffineries d'éthanol et de biocarburants ne font pas la une des grands médias.



Quand la fête est finie


      La partie est toujours en cours, suite à l'euphorie justifiée par le premier Président Américain Africain. Cependant, Obama a manifestement un jugement à la va-vite, utilisant l'euphorie et exagérant la situation financière pour instaurer ses idées de changement. Beaucoup pensaient que son intention de changement est réelle, tandis que d'autres lui ont accordé le bénéfice du doute. Le problème, c'est que la gueule de bois est encore à venir. Les changements ne sont pas des nouveautés. Pire encore, ce sont des changements qui ont échoué partout où on les a essayé. Les pays et les leaders ayant l'expérience de ces fiascos sont rapidement monté au créneau, mais leurs appels semblent vains.


      Le Président Obama est désormais célèbre pour son prompteur, sur lequel il lit de la rhétorique merveilleuse. Un dictionnaire définit la rhétorique comme un « langage conçu pour avoir un effet de persuasif ou impressionnant sur l’audience, mais est souvent considéré comme manquant de sincérité ou de contenu significatif. » Peut-être que Vice Président Joe Biden a laissé voir plus qu’il ne le pensait quand il a dit : « Que suis-je allé raconter au président quand je lui ai dit que son prompteur est en panne. Que fera-t-il ensuite ? »


      Nous ne savons pas ce qu'il fera. Au-delà de la rhétorique, nous savons que ses changements ne sont pas réels et que ses choix politiques ont échoué à chaque fois qu'ils ont été mis en œuvre. George Santayana disait, « Ceux qui ne peuvent apprendre de l'histoire sont condamnés à la répéter. » De cette manière, dans un autre retournement, selon un vieux dicton, Obama perpétue une tradition vouée à l’échec.



Original : canadafreepress.com/index.php/article/11779
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



Mercredi 10 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par goy le 09/06/2009 21:37 | Alerter
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Je commence à penser que la crise financière et économique actuelle est tout sauf provoquée et que les usa, se sont piégés seuls, par leur système ultralibéral, qui a fini par s'emballer sans que personnes ne puissent y faire grande chose. Obama, sous l'impulsion de ceux qui tirent les ficèles, essaie de trouver les moyens pour faire admettre le désastre en orientant les regards dans d’autres directions, en attendant que les gens avalent la pilule en douceur. Par la même occasion j’ai l’impression que nous vivons la même chose en France, mais fait différemment, avec ces réformes incessantes et les annonces d’autres mesures impopulaires comme la vaccination obligatoire ..etc. Chacun a sa technique mais l’objectif est le même (anesthésier les populations).

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