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Le meurtre de Bahâa Moussa : Une honte indélébile au front des Britanniques


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Vendredi 16 Mars 2007



Le meurtre de Bahâa Moussa :
Une honte indélébile au front des Britanniques

www.iraqirabita.org

13/03/07

La justice militaire britannique a acquitté, aujourd’hui, tous ses militaires soupçonnés d’avoir tué Bahâa Moussa et torturé 8 autres irakiens à Bassora.
Le verdict du tribunal militaire de Belford, acquittant tous les militaires soupçonnés d’avoir torturé 8 fonctionnaires et travailleurs irakiens de l’hôtel Ibn Al Haythem et causé la mort de Bahâa Moussa, à Bassora en juin 2003, a profondément choqué de nombreux juristes en Grande Bretagne. C’était l’un des premiers actes les plus odieux perpétrés par l’occupant britannique en Irak occupé.
Le plus long procès de l’histoire de la justice militaire, a duré 93 jours et coûté 20 Millions de livres sterling au trésor. Il a nécessité la venue de Bassora de nombreuses victimes de la torture pour témoigner devant le tribunal. Mais ce procès n’a condamné qu’un seul suspect pour « mauvais traitements » et non pas pour meurtre, avec ou sans préméditation. On s’attend à ce que sa condamnation ne dépasse pas, dans le pire des cas, à 5 ans de détention, dont il a déjà passé la moitié en prison.
Le plus scandaleux est que les suspects ont été déférés devant le tribunal comme témoins et non pas comme suspects, ce que les victimes, qui ont reconnu tous leurs tortionnaires, n’ont pas manqué de signaler.

600 fois « Je ne me souviens pas »!

Les avocats de la défense ont déclaré que tous les militaires, officiers et soldats s’étaient mis d’accord, peut-être sur recommandation de leur hiérarchie, pour occulter la vérité et apparaître amnésiques, au point que la formule « je ne me souviens pas » a été répétée 600 fois au cours du procès.

Rappelons que « iraqirabita » a été la seule organisation qui a suivi ce dossier depuis les premiers jours. Elle a entrepris 3 voyages à Bassora pour réunir les témoins et collecter les témoignages des victimes et c’est elle qui a chargé des avocats britanniques de porter plainte contre le ministère de la défense.
Iraqirabita s’est entretenu aujourd’hui avec le lieutenant colonel Moussa, père de Bahâa mort à la suite des tortures et l’a informé du verdict du tribunal. Il a exprimé son étonnement et sa déception qu’aucun des assassins de son fils n’ait été condamné, malgré les preuves flagrantes et les nombreux témoins. Signalons que le tribunal militaire britannique a refusé de convoquer le père de Bahâa pour témoigner ou même pour assister au procès. L’administration de l’occupation britannique à Bassora a tout entrepris pour sa part, pour décourager la famille Moussa de porter plainte en lui proposant un montants ridicule en guise d’indemnisation.
Signalons aussi que l’affaire Bahâa Moussa, mort sous la torture, ainsi que d’autres affaires de meurtre, de torture et de mauvais traitements, perpétrées par les troupes britanniques d’occupation à Bassora, seront portées devant le Conseil des Lords, au mois d’avril prochain, et ce en deuxième et dernier appel, afin de contraindre le gouvernement britannique de nommer une commission indépendante de l’armée, pour enquêter sur toutes ces affaires et payer des compensations conséquentes aux victimes de la torture et aux ayants droits des morts.
A ce propos, il est utile de rappeler que ni le gouvernement irakien, ni même son ministère des droits de l’homme, ni aucun des partis politiques de la zone verte qui «tous revendiquent la justice et la poursuite des responsables des meurtres et de la torture des irakiens innocents », n’a publié de communiqué sur cette affaire. Les hauts dignitaires religieux du Nadjaf, non plus, bien que la plupart des victimes appartiennent à « Ahl El Beit », selon la classification retenue par les partis sectaires.

L’iraqrabita et ses conseils d’avocats, continuent à suivre ces dossiers qui comportent une quarantaine d’affaires, relativement anciennes, en plus de quatre autres récentes, concernant des violations perpétrées par les troupes britanniques à Bassora.
L’iraqrabita continuera, après la libération de l’Irak des occupants et de leurs agents, à poursuivre les militaires britanniques coupables de crimes de guerre, pour que justice soit faite et pour que toutes les victimes irakiennes du désastre, occasionné par l’occupation, soient indemnisées.

tunisitri.net Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï



Vendredi 16 Mars 2007

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