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Le massacre des Mirkavas, le jour où "Israël" perdit bel et bien la guerre


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Leila Mazboudi
Samedi 15 Août 2009

Le massacre des Mirkavas, le jour où "Israël" perdit bel et bien la guerre
C'est bien le jour 31 de la guerre de juillet 2006 que son sort a été tranché.
Ce jour là, un nouvel échec, des plus dramatiques certes, s'est ajouté au répertoire des échecs déjà essuyés par l'armée sioniste, durant les 30 jours précédents.
 
 Après sa force navale, mise en déroute  dès la deuxième semaine de la guerre, par le bombardement par la Résistance de son navire de guerre Saer, qui escortait les bombardiers israéliens pour pilonner les quartiers de la Banlieue-sud…
 
Après l'amortissement de sa force aérienne, dont la supériorité incontestable et les frappes les plus drastiques n'ont pu arrêter les roquettes et les missiles du Hezbollah de poursuivre leurs attaques,  à un rythme incessant durant les 33 jours, frappant au cœur de l'entité sioniste…
 
En ce 12 aout, c'est au tour des  forces terrestres israéliennes d'être mises hors de nuisance, par le Hezbollah.
 
Pourtant, la direction israélienne avait tenté un leurre. Alors que tout le monde s'attendait à l'accalmie, vu que la résolution onusienne venait d'être promulguée, Israël  décida d'investir dans la bataille ses fameux chars Mirkavas, marque de fierté de son industrie militaire, et par derrière ses 130.000 soldats stationnés aux confins de la frontière.
   
Selon le ministre de la guerre, Amir Peretz, la mission de ces militaires consiste à se déployer jusqu'au fleuve de Litani, pour pouvoir ultérieurement imposer les conditions politiques  israéliennes.
 
 
Ainsi, à partir de la colonie de Mtallé, des dizaines de Mirkavas de la quatrième génération ont pris la direction de la localité libanaise de Debbine, située à quatre kilomètres de la frontière, au bord du Litani.
 
Au bout de moins d'un kilomètre, dans la plaine de Khiam, l'enfer était au rendez vous: 15 véhicules se sont  transformés en boules de feu. Selon les aveux de Tsahal, 18 officiers et soldats ont été tués.
Quelques heures plus tard, l'armée  israélienne tenta une autre incursion,  à partir de la colonie sioniste de Meskafaam, en direction de la localité libanaise de Taybé, située à deux kilomètres de la frontière. 4 chars ont directement été pris sous les feux. Selon les témoignages des soldats israéliens qui étaient sur les lieux, la bataille était des plus dures.
 
Le lendemain, même fiasco, malgré un changement de plan. Les chars qui se devaient d'emprunter une voie  couverte, en direction de la localité de Ghandouriyé,  sont tombés dans le piège dans la vallée de Hjeir, à trois kilomètres de la frontière: 39 chars et bulldozers ont été détruits ou endommagés; 20 officiers et soldats ont été abattus, et près de 110 ont été blessés.
 
Dès lors, l'armée israélienne dut se rendre à l'évidence: le jour 33 de la guerre, tous ses soldats ont dû rebrousser chemin, couvert par un pilonnage aérien sans relâche.
 
Ce même jour, le 14 aout, l'aviation israélienne esquissa une dernière tentative: elle bombarda le quartier résidentiel d'Imam Hassan, dans la Banlieue sud, ensevelissant 8 immeubles, et tuant plus de 60 personnes. Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah visé par l'attaque ne figurait pas parmi les victimes.
Dans le sud, elle largua un million et demi de bombes à fragmentation. Question peut-être de venger l'honneur perdu de son armée en déroute.
 
Le lendemain, le 15 août, les Libanais rentraient chez eux, dans la Banlieue sud, au Liban sud ou dans la Békaa, dans un mouvement de masse qui surprit tout le monde. Ils étaient plus d'un demi-million, selon les chiffres des Nations Unies.
L'amertume y était, devant l'ampleur des destructions (25.000 appartements détruits ou endommagés dans la Banlieue-sud seulement) et le nombre important des victimes (1400 martyrs et 7000 blessés).  
Mais, en ce jour,  c'est surtout beaucoup de fierté qui emplissait le cœur de ces revenants, conscients que leurs résistants avaient infligé à l'ennemi sioniste sa défaite la plus cuisante.

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Samedi 15 Août 2009


Commentaires

1.Posté par RAYANE le 15/08/2009 17:00 | Alerter
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Si la résistance libanaise arrive à marquer des points contre l'ennemi sioniste, c'est bien grâce à son aptitude à s'armer convenablement.

Contrairement à la résistance palestinienne.

Qui continue à subir exaction sur exaction ...


.


2.Posté par Kim Jong Ilien le 15/08/2009 18:57 | Alerter
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http://www.invisiblesurfing.com/surf.php?q=aHR0cDovL3Zoby5vcmcvYWFhcmdoL2ZyYW4vbGl2cmVzLy4uL2xpdnJlczcvdmljdG9pcmVoZXpiLnBkZg%3D%3D http://www.alterinter.org/article388.html Comment le Hezbollah a-t-il vaincu Israël ? Dès le début du conflit et jusqu’à ses dernières opérations, les commandants du Hezbollah ont réussi à pénétrer le cycle de prise de décision stratégique et tactique d’Israël, grâce à un ensemble d’opérations de renseignement, d’opérations militaire et d’opérations politiques, avec pour résultat le fait que le Hezbollah a enregistré une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.Le creusement des dépôts d’armes, au cours des années précédentes, s’était accompagné d’un programme d’installation de leurres, certains bunkers étant construits à l’air libre, à la vue des observations des drones israéliens et au vu et au su de civils libanais fortement liés aux Israéliens. A de rares exceptions près, ces bunkers étaient des leurres. La construction des véritables bunkers se poursuivait,sur ces entrefaites, dans des zones interdites à la population libanaise. Les bunkers de commandement et d’entreposage d’armes les plus importants étaient creusés à l’intérieur des collines rocheuses du Liban, à un profondeur atteignant jusqu’à quarante mètres. Près de 600 bunkers d’entreposage d’armes et de munitions furent ainsi creusés en des positions stratégiques au Sud de la rivière Litani. « Israël a perdu la guerre durant les trois premiers jours », a dit un expert militaire états-unien. « Si vous êtes confronté à ce type de surprise et que vous disposez de ce niveau de puissance de feu, vous avez intérêt à gagner ! Sinon, vous êtes cuits, et durablement. » De nombreux hommes de la Brigade Nasr avaient passé des jours interminables à attendre l’assaut israélien et, grâce à l’aptitude du Hezbollah à intercepter les communications militaires israéliennes, les soldats israéliens se sont cassé les dents contre des unités hezbollahies puissamment retranchées. La tactique du Hezbollah n’était pas sans rappeler celle de l’armée nordvietnamienne durant les premiers jours du conflit vietnamien – époque où les commandants de l’armée nord-vietnamienne dirent à leurs hommes qu’ils devaient « éviter les bombes », puis se battre contre les Américains au cours d’engagements menés par de petites unités. « Vous devez les attraper par la boucle de leur ceinture », avait dit un commandant vietnamien afin de faire comprendre en quoi consistait cette tactique. De surcroît, et de manière encore plus significative, les combattants du Hezbollah ont apporté la démonstration qu’ils étaient dévoués et disciplinés. En utilisant leurs atouts en matière de renseignement pour clouer sur place les incursions de l’infanterie israélienne, ils ont prouvé qu’ils étaient les égaux des combattants des meilleurs unités israéliennes. Dans certains cas, des unités israéliennes ont été vaincues sur le champ de bataille, et contraintes à des retraits soudains ou contraints à recourir à une couverture aérienne pour sauver certains de leurs éléments d’un débordement inéluctable. La robuste défense du Hezbollah infligeait également un lourd tribu aux blindés israéliens. Israël ayant finalement accepté un cessez-le-feu et commencé à se retirer de la zone frontalière, il abandonna derrière lui sur le terrain quarante véhicules blindés, presque tous détruits par des missiles anti-tanks AT-3 « Sagger », utilisés avec une grande expertise – il s’agit du nom utilisé par l’Otan pour désigner un missile de fabrication russe, lancé depuis un véhicule ou portable, guidé par fil, le 9M14 Malyutka de deuxième génération (Malyutka signifiant « Petit Bébé »…) Atteignant des cibles se situant jusqu’à une distance de trois kilomètres, le Sagger (le Malyutka) s’est avéré extrêmement efficace dans l’élimination des tanks israéliens, et cela n’a sans doute pas manqué de donner des sueurs froides aux commandants des blindés israéliens, dans une grande mesure parce que le missile Sagger mis en oeuvre par le Hezbollah est une version ancienne (mise au point et diffusée en 1973) d’une version plus moderne, encore plus aisée à dissimuler et à déployer, et porteur d’une tête explosive plus importante. Si l’armée israélienne n’a pas été capable de protéger ses blindés contre la version de « deuxième génération » 1973, ses commandants doivent aujourd’hui se demander comment ils pourront se protéger contre une version plus moderne, encore plus sophistiquée et létale… Au lendemain du conflit entre Israël et le Hezbollah, un sondage d’opinion a été effectué en Egypte : on a demandé à un échantillon représentatif de la population égyptienne de citer les deux dirigeants politiques les plus admirés. Un nombre écrasant d’Egyptiens a cité Hassan Nasrallah, le président iranien Mahmud Ahmadinejad arrivant immédiatement après…

3.Posté par Tonton le 15/08/2009 19:13 | Alerter
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1. Posté par RAYANE le 15/08/2009 17:00

.Pas que " des armes convenables".

" It was the intelligence war " = "C'était la guerre de l'intelligence." selon un expert américain .

Cela me rapelle la défaite des Lybiens face aux guérilléros Tchadiens. Equipés de missiles anti-chars français, "Milan", ces derniers infligèrent une cuisante défaite aux chars lybiens qui laissèrent sur le champ de bataille, un cimetière de carcasses noircies . Là, oui, ce fut la qualité des armes qui firent la différence.

4.Posté par Virgile le 15/08/2009 19:38 | Alerter
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Les conséquences fondamentales des massacres de Sabra et Shatila, en 1982, et la création du Hezbollah sont deux évènements sismiques survenus dans la même période et le même lieu, deux évènements qui, selon certains, sont pris inclus un engagement qui rendra la Palestine aux Palestiniens. - Hasan Nassallah, 28 octobre 2005

Alors que l'occident américano-sioniste tente de faire passer le Hezbollah pour une organisation terroriste, elle occulte volontairement le fait qu'il s'agit d'une résistance héroïque à un cancer colonial qui n'a aucun complexe à perpétrer des mini-génocide (Qana, Sabra et Shatila...). Le Hezbollah est né des massacres sionistes pour les contrer.

A une autre époque, Jean Moulin passait également pour un terroriste face aux nazis.

Par ailleurs, il existe au moins deux bases militaires américaines en Israël, dont une près de Dimona. Dasn l'Afghanistan des années 80, la CIA (opération torche) à formé et armé les Talibans, notamment avec des missiles STINGER contre les Soviétiques. Ces derniers ne s'n sont pas remis !

Il est clair qu'il ne serait pas avantageux pour les Ricains de fournir des Stinger aux Palestiniens ou au Hezbollah. Mais bon, Russes, Chinois et Iraniens, font ce qu'ils peuvent, face à la plus puissante armée d'Orient, illégalement nucléarisée.

Mais ne vous y trompez pas. Les sionistes se moquent de Canaan, c'est juste un "base" qui justifie leurs crimes sur fond talmudique. Ce qu'ils veulent, c'est le monde entier avec ses richesses. Rotschild and co. ont déjà bien verrouillé.

Si nous voulons que tous ces massacres cessent, il faut appliquer la méthode "Pareto" et concentrer toute son énergie sur la Tête de Commandement, à savoir le réseau bancaire (et occulte) de la famille Rotschild (et ses bras, Lazard, Godman-Sach...).
Il faut frapper la tête car couper un des millions de bras ne sert de rien !

5.Posté par RAYANE le 15/08/2009 23:35 | Alerter
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En supposant que nous voudrions en effet que tous ces massacres cessent, et que la méthode "Pareto" soit de mise, la question est de savoir, que pouvons nous concrètement faire pour appliquer cette nécessaire recommandation à savoir couper une des têtes de cet hydre et essayer par là de le mettre hors d'état de nuire pour un moment ?

Moi par exemple, en tant que simple citoyen du monde, salarié et chef de famille, que puis je faire de concret, de palpable qui aurait un quelconque impact en ce sens ?

Concernant le réseau bancaire, je me suis résolument toujours refusé à contracter un prêt bancaire auprès de n'importe quelle banque.

"Money as debt" m'ayant aidé à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de leurs pratiques.

Mais peut être, y a t'il d'autres meilleurs moyens bien plus efficace ?

Lesquelles ?

Quelqu'un a une idée ?

.


6.Posté par Leon le 15/08/2009 23:44 | Alerter
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La meilleur arme d'un peuple c'est sa foie indéfectible en la liberté et l'amour de sa patrie, aucune Mirkava ne peut remplacer ce sentiment chez les israéliens qui ne le connaissent pas pour des raisons claires d'implantation parasitaire et de dissolution identitaire dans une mer de jeune musulmans, toujours plus nombreux et toujours plus déterminé, aucun mur ne changera la donne, c'est déjà écrit dans les astres

7.Posté par Le Kabyle le 16/08/2009 10:15 | Alerter
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Bravo Leon !

8.Posté par Sentenza le 16/08/2009 13:07 | Alerter
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Salamaleikoum , bonjour à tous,
comment vaincre cette Hydre, démon parasito sionisto schizopsychopathique ?
Comme Rayane l'a dit, la premiére chose , c'est refuser ce qu'ils tentent de nous imposer par tout les moyens, c'est à dire le crédit bancaire , entres autres, mais c'est bien cela qui étrangle nombre de citoyens et qui les anésthésie , pris à la gorge dans cet engrenage. Boycotter, et cela n'est pas si compliqué, nombres de leurs produits et centre de distributions dont on peut trés bien se passer au quotidien : Carrefour et autres agences de voyages, leurs voitures neuves, les opérateurs téléphoniques et leurs joujoux made in China.
Meme un chien renifle sa nourriture avant de la consommer.
En ce qui concerne Usrael, la fin est proche, eux même le savent. Les armes de qualités ne suffisent pas, encore faut il savoir s'en servir. Le renseignement est vital pour sortir victorieux d'un conflit.
Le hezbollah doit etre sacrément hérmétique pour ne pas avoir été infiltré, ils ont compris que faire du bruit ne sert à rien. La guerre moderne se joue en coulisse, sur le terrain tout est déja joué.
La prochaine agréssion des sionistes ? l'interresant sera de voir si ils ont retenu les lecons de 2006, mais dans tout les cas, le Hezbollah les attends de pieds ferme avec , Inch'Allah de nouvelles jolies surprises...

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