Histoire et repères

Le jour où le colonialisme capitula


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Mémoire. C'est dans un contexte particulier que les Algériens célèbrent, aujourd'hui, le 57ème anniversaire du jour de la Victoire.


Zouhir MEBARKI
Mardi 19 Mars 2019

Ce jour qui marque la fin de la lutte de Libération nationale. Une lutte armée décidée le 1er Novembre 1954 après 128 longues années d'une colonisation des plus sauvages de notre pays par la France. Une colonisation au cours de laquelle, les Algériens ont subi les pires traitements infligés à des humains. Des enfumades aux tortures en passant par les déportations et la négation du droit à l'existence inscrit dans le Code de l'indigénat. En effet, le 19 mars 1962 est le jour du cessez-le-feu signé par les représentants du GPRA et ceux du pouvoir français. Un pouvoir dirigé à l'époque par le général de Gaulle qui avait pour Premier ministre Michel Debré. Ce dernier, partisan de «l'Algérie française», était tout naturellement contre ces accords. Il démissionnera juste après. En réalité, ce n'était pas encore la paix puisque l'OAS (Organisation armée secrète) mise sur pied par les partisans de l'Algérie française allait continuer de semer la mort parmi les civils algériens bien après ces accords. Cette organisation a également mené plusieurs attentats dans
l'Hexagone contre des anticolonialistes français. Elle a même tenté plusieurs fois d'assassiner le général de Gaulle, président de la République française. C'est dire que la victoire signée le 18 mars 1962 à Evian n'aura été ni simple ni facile autant pour la France que pour l'Algérie. On comprend mieux qui était derrière la sauvagerie qui s'était abattue sur les Algériens de Sétif et de Guelma qui ont manifesté, pacifiquement, le 8 mai 1945. On comprend mieux beaucoup d'autres séquences de l'histoire coloniale. Et pourquoi la haine persiste encore. Un nombre incalculable d'Algériens (un million et demi pour la seule guerre de libération) ont été assassinés depuis la résistance de l'Emir Abdelkader jusqu'à celle du Cheikh Bouamama, en passant par celle de Lalla Fatma N'Soumer, celle du Cheikh El Mokrani et bien d'autres à Laghouat, Touggourt, au M'Zab et jusqu'au fin fond de notre Grand Sud.

Aujourd'hui, 57 ans après, les Algériens, quatre fois plus nombreux, ne vivent plus sous domination étrangère, avec la peur, la faim et l'ignorance. Ils veulent plus et mieux. En toute légitimité!


Mardi 19 Mars 2019


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