Politique Nationale/Internationale

Le groupe des 5+1 n'est pas parvenu à un accord sur des sanctions contre l’Iran


Le groupe des 5+1 réuni sur le dossier nucléaire iranien, à Paris au niveau des directeurs politiques de leurs ministères des affaires étrangères, ne sont pas parvenues à un accord sur la teneur exacte des sanctions qui pourraient être décidées contre l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU.


irna
Jeudi 7 Décembre 2006

 Le groupe des 5+1 n'est pas parvenu à un accord sur des sanctions contre l’Iran
La raison du blocage tient aux réticences russes à l'idée de prendre des mesures punitives contre l'Iran.


Cet échec à parvenir à un consensus intervient alors que plus de trois mois se sont écoulés depuis l'expiration du délai (31 août) accordé à Téhéran par le Conseil de sécurité pour que soient suspendues les activités iraniennes d'enrichissement d'uranium.


La résolution 1696 prévoyait des sanctions visant les programmes nucléaire et balistique de l'Iran, en cas de non-coopération. Mais les "Six" : Etats-Unis, France, Royaume-uni, Allemagne, Russie, Chine restent divisés sur la conduite à tenir.


Le communiqué rendu public mardi soir par le Quai d'Orsay fait état de "progrès substantiels". Mais il ajoute que "plusieurs questions" restent "en suspens". "La prochaine étape aura lieu à New York", ajoute le texte, traduisant la volonté des Occidentaux de ramener les discussions dans le cadre du Conseil de sécurité.


Les Russes ont fait preuve, selon les diplomates européens, d'une inflexibilité totale s'agissant des interdictions de visas que voulaient imposer les Occidentaux à des responsables iraniens. Et refusent d'envisager un gel des comptes bancaires à l'étranger.


Le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a affirmé que l'imposition de larges sanctions contre l’Iran serait quelque chose d’"irresponsable".


"Nos partenaires occidentaux souhaitent imposer de larges sanctions. Nous croyons qu'imposer ce type de sanctions est quelque chose d’irresponsable. Ce que nous obtiendrons seront des résultats contraires " a déclaré Serguei Lavrov dans une réunion à Bruxelles.


Javier Sola, le Haut représentant de l’Union Européenne était également présent à cette réunion.


D'autre part, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré hier que Téhéran considérerait comme un acte de "inimitié" que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne essayent de faire obstacle au développement nucléaire de Téhéran et qu'il reconsidérerait ses relations avec ces nations.


La réunion de Paris : Le désaccord persiste

La réunion de Paris : Le désaccord persiste

La réunion des 6 sur le nucléaire civil iranien, à Paris, s’est, une fois de plus, achevée, sans que les participants ne parviennent à un accord. Ils devraient, donc, se retrouver, à New York, pour poursuivre leurs pourparlers. Le Quai d’Orsay a annoncé, dans un communiqué, que les diplomates des 5 pays membres du Conseil de sécurité + l’Allemagne n’étaient pas parvenus à un accord sur un projet de résolution imposant des sanctions à l’Iran. Pourtant, quelques heures avant la réunion, les Etats occidentaux, et, en particulier, la France, parlaient de l’imminence d’un accord. La Russie s’est déclarée opposée à des sanctions lourdes contre Téhéran, ce que prône les Occidentaux. Moscou estime que les sanctions ne feront qu’aggraver les choses et qu’elles sont disproportionnées et inappropriées, compte tenu de l’approche de l’AIEA, qui veut un règlement négocié, dans ce domaine. Quant à la Chine, elle insiste sur une solution diplomatique du dossier nucléaire iranien. Compte tenu de ces divergences, le quotidien français, "Le Figaro", a rappelé, dans son article, que, derrière les différents communiqués, émis, par les 6, qui souhaiteraient faire croire à un consensus contre l’Iran, les divergences persistent. C’est, d’ailleurs, pour cela, que les autorités américaines ont tenté d’exercer des pressions sur Pékin et Moscou. Le sous-Secrétaire d’Etat, Nicolas Burnes, a déclaré que les discussions n'en finissaient pas et que le temps était venu, pour la Chine et la Russie, de soutenir le projet de résolution contre l’Iran. Ceci dit, vu le soutien de la plupart des pays du monde à l’Iran, dans sa volonté de bénéficier de la technologie nucléaire civile et pacifique, et compte tenu du respect, par la RII, des Traités internationaux, il sera difficile de faire adopter une résolution contre les activités nucléaires civiles iraniennes, estiment les analystes, d’autant plus que les nombreux rapports de l’AIEA constituent la meilleure preuve de la transparence et de la coopération dont fait preuve Téhéran, concernant son dossier nucléaire. En outre, l’examen du dossier nucléaire iranien, par le Conseil de sécurité, est contraire aux règles internationales, et il reviendrait à marginaliser l’Agence viennoise par les Etats occidentaux. A cela s’ajoutent les déclarations de l’AIEA, qui affirme n’avoir constaté aucune dérive dans les activités nucléaires iraniennes. C’est en partant de ces raisonnements que de nombreux spécialistes et officiels du monde entier suggèrent à l’Occident de ne pas compliquer, davantage, la situation, et de poursuivre les négociations avec Téhéran, dans le cadre des règlements de l’AIEA.


source Irib


Jeudi 7 Décembre 2006

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