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Le gouvernement mexicain intimide et réprime les journalistes et les médias qui donnent des informations véridiques sur l'entreprise PEMEX et sur ceux qui profitent de la Réforme énergétique


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La réforme énergétique, c'est-à-dire la façon de privatiser les secteurs les plus rentables de l'entreprise d'État Petróleos Mexicanos (PEMEX), a été le principal point à l'ordre du jour du président du Mexique, Felipe Calderón Hinojosa, alors qu'il était secrétaire à l'Énergie au cours du sextennat de Vicente Fox et aujourd'hui, alors qu'il est président du pays.



AUTEUR: Comité Nacional de Estudios de la Energía

Traduit par Antonio Artuso


Mercredi 19 Novembre 2008

Le gouvernement mexicain intimide et réprime les journalistes et les médias qui donnent des informations véridiques sur l'entreprise PEMEX et sur ceux qui profitent de la Réforme énergétique

En janvier 2008, le président Calderón avait nommé Juan Camilo Mouriño Terrazo ministre de l'Intérieur pour qu'il s'occupe de son projet de réforme énergétique.  Le président avait lui-même nommé Mouriño Terrazo en tant que son successeur naturel à la présidence pour 2012.

En février 2008, quelques semaines avant cette nomination, le magazine mexicain Contralínea, spécialisé en journalisme d’investigation, avait publié un reportage détaillé de Lilia Ana Pérez, qui révélait qu'entre 2001 et 2004, Juan Camilo Mouriño avait signé une série de contrats avec Petróleos Mexicanos   au nom de son entreprise Transportes Especializados Ivancar (Transports spécialisés Ivancar), alors qu'il était à la fois contractant de Pemex et président de la Commission de l'énergie de la Chambre des députés.  Il s'agissait de contrats de transport d'hydrocarbures (essence et turbosine) d'une valeur de 120 millions de pesos [7,23 millions d’€], attribués sans appel d'offres par la filiale Pemex Refinación (Raffinerie Pemex).

Au cours de la semaine où Contralínea avait publié cet article d'enquête, l'ex-candidat présidentiel Andrés Manuel López Obrador avait demandé au magazine les documents en question.  Le 21 mars, lors d'une manifestation contre la privatisation de la Pemex organisée devant la tour de l'entreprise, López Obrador avait montré les documents au public et accusé le ministre de l'Intérieur de «trafic d'influence».

En raison de la remise de ces documents par le magazine Contralínea à des membres du Congrès et à des personnes politiques la journaliste Lilia Ana Pérez et l'éditeur, Miguel Cruz Badillo, avaient été l'objet de harcèlement, de persécution et de menaces de mort.  Parallèlement, des hommes d'affaires liés au président Calderón et au secrétaire Mouriño avaient intenté une série de procès pour dommages moraux contre le magazine, le directeur et la journaliste.


Juan Camilo Mouriño Terrazo

Ces exemples montrent comment le gouvernement fédéral essaie de punir, de réprimer et de faire disparaître les journalistes et les médias qui ont révélé comment un groupe de fonctionnaires et d'hommes d'affaires se sont illicitement enrichis grâce aux ressources de la principale entreprise d'État.  Ils révèlent clairement, d'autre part, les intérêts qui agissent derrière la réforme que le Congrès mexicain est en train d'approuver en ce moment, au milieu des protestations, d'une part, des experts en la matière - qui connaissent les impacts qu'aura pour le peuple mexicain la privatisation de la principale entreprise du pays - et, d'autre part, de la population en général.

Les journalistes ont reçu des menaces de mort et des intimidations en raison des enquêtes journalistiques qu'ils ont réalisées sur des responsables gouvernementaux et des hommes d'affaires.  Ils désignent ces derniers comme étant responsables du harcèlement et des pressions qui sont exercés contre eux.  Ils croient que leur vie et leur intégrité physique sont en danger, ainsi que celles de leurs familles.

Les faits ont été portés devant les autorités judiciaires et des droits hmains : le bureau du procureur général de la République et la Commission nationale des droits humains.  Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de réponse.

Nous exigeons le respect de la vie et du travail des journalistes honnêtes!
Journalistes Ana Lilia Pérez et Miguel Badillo Cruz, vous n'êtes pas seuls!

Pour le Comité national d'études sur l'énergie
Ing. Alfredo Hernández Peñaloza         
Arq. Mario Galicia Yepez
C. Francisco Javier Carrillo Soberón
Coordination nationale


Source : El Gobierno en México intimida y reprime a periodistas y medios de comunicación que informan la verdad sobre PEMEX y los beneficiarios de la Reforma Energética

Article original publié le 1/11/2008


Sur l’auteur

Antonio Artuso est un collaborateur de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6365&lg=fr


Mercredi 19 Novembre 2008


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