Géopolitique et stratégie

Le faux printemps de Washington


L’état de grâce qui a accompagné l’élection du président Obama, peut se révéler un faux printemps , jetant un coup de froid sur les aspirations de bon nombre d'entre nous.


Cide
Vendredi 28 Mai 2010

Le faux printemps de Washington
On savait, pourtant,  qu’il faut  un rude hiver  pour bercer un bon printemps. Cependant, malgré qu’on  a eu droit à un hiver on ne peut plus cruel, avec l'administration Bush,  le printemps de Washington,  comme il fut jadis celui de  Prague,  risque d’être de courte durée.  Car une hirondelle, si bien intentionnée soit-elle,  ne fait pas, à  elle seule,  tout un printemps.  
 Car, aussi, il est tout simplement de la naïveté de penser,  un instant, que les États-Unis d’Amérique vont changer au crépuscule de leur existence.  Et ce n’est pas seulement parce que le crépuscule est peu propice  aux bonnes résolutions.  Mais aussi parce que la conjoncture  ne s’y prête pas.  Surtout depuis que les États-Unis ont perdu  cet équilibre, difficilement tenable, avouons-le,   entre les couts des conflits armés qui les engagent directement et les  ventes des leurs  armes
 additionnées aux récoltes des impôts de leur contribuable. Un équilibre qu’ils avaient le monopole de son  secret- avec celui de la formule de fabrication du Coca-cola- et dont le point critique fut atteint, voire dépassé, par l’administration Bush durant  sa guerre globale contre le « terrorisme ».  
 Ce militarisme confondu, guerre et vente, qui est  à la fois cause et conséquence de leur  grandeur et  décadence  est, sous toute vraisemblance,  le seul refuge vers lequel ils peuvent s’acheminer pour rembourser, ou intimider, leurs créanciers  dont la liste s’allonge de jour en jour  et qui englobe, étrangement, des pays pauvres qui ont besoin de remboursement en cette période de crise.  Si  la grandeur des États-Unis fut  bâtie et consolidée  par des fleuves de sang, de par le monde,  tout laisse à penser que leur décadence le sera tout autant.  
 En effet, L'engagement militaire en Afghanistan et les menaces répétitives à l'encontre de certains pays comme l'Iran ou la Corée du nord confirment, malheureusement, ce diagnostique alarmant.  
 Ce  qui  montre que l’état de grâce, bien compréhensible,  qui a accompagné l’arrivée du  président Obama,  peut rapidement se révéler être un faux printemps    qui n’aura pour mérite que de jeter un coup de froid sur des aspirations, déjà tièdes,    de bon nombre d'entre nous.



Vendredi 28 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par Intellecterroriste le 28/05/2010 09:34 | Alerter
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En quoi "compréhensible" cet état de grâce? Parce qu'Obama est noir et qu'il est arrivé à la présidence d'un pays pourri par le profit dès sa naissance? Parce qu'il est bon orateur et que nombre de personnes qui ont besoin d'un messie pour vivre ont vu en lui l'espoir de lendemains meilleurs?

Si c'était le président des USA qui dictait la politique du pays, on le saurait de longue date! Certains présidents n'ont pas été assassinés pour rien. Chez eux, on a le lobby militaro industriel qui pète plus haut que son cul, on a le lobby financier avec la FED qui dicte toute la politique économique, le lobby israélien qui pince les ... des présidents en faisant croire que sans Israël, Washington perd la mainmise sur le Moyen Orient, etc etc etc.

Bref, fallait vraiment être perché, ou la face collée à la TV pour avoir un quelconque espoir avec l'arrivée d'Obama au pouvoir. Les plus grands banquiers du monde ont amassé des quantités faramineuses d'or, laissant aux états le droit de jouer avec leur papier monnaie, papier avec lequel on risque un jour de tous se torcher les fesses si l'on continue à laisser nos amis extrémistes néolibéraux jouer à "faisons péter l'monde pour mourir les plus riches du cimetière".

C'est justement dans le déclin que les USA risquent de devenir le plus dangereux, comme un animal blessé. Quand on est assis sur la plus grande puissance mondiale, on ne laisse pas son pouvoir filer aux mains de n'importe qui. Pendant ce temps, les banquiers feront bagage et laisseront voguer leur imagination afin que leur descendance trouve un moyen encore plus efficace de faire encore plus de fric.

Et au passage: "Un équilibre dont ils avaient le monopole". Entre autres.

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