Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a réaffirmé, ce mercredi, que, du point de vue de Téhéran, l'affaire nucléaire était, désormais, close. « Les ennemis du peuple iranien veulent obtenir ne serait-ce qu'une petite concession, avant de reconnaître leur défaite. Mais le peuple iranien ne fera aucune concession à l'Occident. », a martelé M. Ahmadinejad, devant un rassemblement populaire, à Ardebil, dans le cadre de sa deuxième tournée provinciale.
Le Président Ahmadinejad a, ensuite, conseillé aux Etats-Unis et aux autres Etats opposés aux activités nucléaires civiles iraniennes de respecter les droits du peuple iranien et d'abandonner leur attitude illogique, injuste et inéquitable.
Comme l'a souligné le Président Ahmadinejad, l'expérience montre que la politique maximaliste de l'Occident, à l'encontre de l'Iran, est inefficace. Les Iraniens et leurs dirigeants sont déterminés à poursuivre les projets de développement et de progrès de leur pays et ce ne sont pas les menaces proférées par les Etats-Unis et certains Etats européens qui les obligeront à renoncer à leurs droits les plus légitimes.
Washington continue de prétendre qu'il souhaite le règlement diplomatique du dossier nucléaire iranien. Mais c'est faux, car, en dépits du rapport clair du Directeur général de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, qui confirme la non dérive du programme nucléaire iranien vers le militaire, les responsables américains s'obstinent à faire voter une nouvelle résolution contre l'Iran au Conseil de sécurité.
Les Etats-Unis et la France ont plusieurs fois évoqué l'option militaire comme le dernier recours, sans jamais expliquer pourquoi l'Iran, en dépit du caractère légal et civil de ses activités nucléaires, devrait-il être menacé, sanctionné ou même faire l'objet d'une intervention militaire ?
Le quotidien britannique, « Guardian », revient, justement, dans son dernier éditorial, sur les menaces militaires et économiques que brandissent les Etats-Unis et la Grande Bretagne, face à l'Iran, ajoutant que George W. Bush et Gordon Brown n'étaient pas en mesure de donner des leçons à l'Iran. « Messieurs Brown et Bush ont raison, lorsqu'ils disent qu'un conflit nucléaire au Moyen-Orient serait plus désastreux qu'ailleurs dans le monde.
Par conséquent, tout Etat, qui produit des armes nucléaires, devrait s'attendre, au moins, à une réaction diplomatique. Il faut donc se demander quand est-ce que Londres et Washington sanctionneront Israël ? », s'interroge le journal.
Cet article et les autres analyses publiées dans les médias occidentaux, après la présentation du rapport de Mohamed el-Baradei sur les activités nucléaires iraniennes, montrent que l'attitude dualiste des Etats-Unis, à l'égard du nucléaire, est de plus en plus contestée.
A chaque fois que la Communauté internationale, via l'ONU, l'OCI, le MNA ou la Ligue arabe, a essayé de contraindre le régime sioniste de signer le TNP, les Etats-Unis et les pays européens en ont empêché le processus. Par contre, ils ont adopté une politique ségrégationniste, pour faire arrêter les activités nucléaires civiles de l'Iran.
C'est cette politique là que le Président Ahmadinejad qualifie d'injuste, d'inéquitable et d'illogique