Les déclarations du Président syrien, Bachar al-Assad, lors des cérémonies d'ouverture du 20ème Sommet de la Ligue arabe, à Damas, ont eu de vastes répercussions dans les milieux politiques et médiatiques internationaux. Dans des propos fermes et clairs, Assad a rappelé que la sécurité du Moyen-Orient ne pourrait être assurée que dans un climat de paix et que les occupations ne menaient en rien à la sécurité. "Il n'est pas exagéré de dire, a-t-il ajouté, que nous ne faisons plus face au danger, mais que nous y sommes en plein dedans." Le Président syrien n'a pas oublié d'insister sur la nécessité de déployer davantage d'efforts pour résoudre les crises, libanaise, irakienne, soudanaise, et l'affaire palestinienne, souhaitant qu'un consensus se crée dans le monde arabe. Il a, également, fait part de la volonté de son pays de voir l'établissement d'une paix juste et équitable, dans toute la région, avant de s'adresser à Washington et à Tel-Aviv en ces termes: « La paix ne s'instaurera que lorsque le Golan nous sera restitué dans le même état où il était avant le 4 juin 1967.» Il n'y a pas l'ombre d'un doute que les politiques moyen-orientales des Etats-Unis ont porté, sérieusement, préjudice au monde arabe. Malgré l'échec lourd et historique de l'armée du régime sioniste, face à la résistance du Hezbollah libanais, en été 2006, son allié américain n'hésite pas à déployer tous ses efforts et à tramer des complots, afin de dresser les pays arabes les uns contre les autres et de compromettre la sécurité nationale du monde arabe. Qu'a, donc, fait le monde arabe, malgré tous les leviers dont il dispose, dans la région? Ou bien, il est resté muet ou bien il s'est aligné sur les politiques américaines. Nombre d'analystes politiques estiment que, dans la situation délicate actuelle de la région, seule, l'union pourra sauvegarder le monde arabe devant les complots américains. En effet, deux tendances prévalent, actuellement, dans le monde arabe: les tendances pro-américaines et celles, pro-arabes. C'est la réalité indéniable du Moyen-Orient. Le Sommet arabe s'avère important, car il pourrait permettre aux Arabes de laisser de côté leurs différends. La Syrie a été rangée, en 2006, sur la liste noire de la sécurité nationale américaine parce qu'elle s'oppose aux politiques régionales des Etats-Unis. Washington nie le danger évident qu"Israël représente pour le Moyen-Orient, mais range la Syrie sur l'axe de mal. Elle a tout fait pour que Damas n'arrive pas à réunir les Arabes et qu'il ne puisse pas présider la Ligue arabe. Cependant, le Sommet arabe s'est tenu et ce sera, certainement, une grande victoire pour les Syriens