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Le diplomate Iranien détaille ses accusations des sévices étasuniens


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Aljazeera.com
Vendredi 13 Avril 2007

 Le diplomate Iranien détaille ses accusations des sévices étasuniens
Aljazeera, le 12 avril 2007


​​​​Un diplomate Iranien libéré la semaine dernière après avoir été enlevé en Irak a fait un exposé détaillé de la torture qu'il a subi aux mains de ses ravisseurs, qui incluaient des fonctionnaires US.


​​​​Jalal Sharafi, le deuxième secrétaire de l'ambassade d'Iran à Bagdad, a déclaré plus tôt cette semaine avoir été soumise « jour et nuit » à la torture par ses ravisseurs.


​​​​Jeudi, il a fait aux journalistes un exposé détaillé des coups et des interrogatoires, dont le fouettement de ses pieds avec des câbles.


​​​​La conférence de presse s'est déroulée un jour après que le chef de la Croix Rouge Internationale à Téhéran ait dit avoir vu des blessures sur le corps du diplomate.


​​​​Sharafi, qui suivait la conférence de presse dans un fauteuil roulant accompagné par du personnel médical, a raconté aux journalistes qu'un fonctionnaire étasunien était présent quand ses ravisseurs le torturaient.


​​​​Le diplomate Iranien a été enlevé en février et a été libéré mardi dernier, un jour avant que le gouvernement Iranien libère les 15 marins et Marines britanniques qui étaient entrés illégalement dans leurs eaux, soulevant la spéculation que sa libération faisait partie d'une transaction pour libérer les Britanniques.


​​​​Mais le Royaume-Uni et l'Iran ont refusé d'admettre tout lien entre les deux cas.


​​​​


« Fausses exécutions »


​​​​Semblant fluet et faible, Sharafi a dit avoir été enlevé dans une rue de Bagdad par des gens ayant des « pièces d'identité du Ministère de la Défense irakien. »


​​​​« Ils m'ont attaché les pieds et les mains et m'ont fouetté la plante des pieds des centaines de fois avec des câbles et m'ont donné des coups de pieds et de poings, » a dit Sharafi, montrant des marques d'estafilades sur son dos.


​​​​« Ils ont effectué de fausses exécutions pendant que mes yeux étaient bandés, mains et pieds liés, » a-t-il ajouté.


​​​​Le diplomate de 40 ans a dit qu'un fonctionnaire étasunien était présent pendant qu'il était torturé aux pieds avec ce qui a ressenti comme une perceuse électrique.


​​​​« Quand j'ai repris conscience, cet individu qui est venu à moi s'est clairement présentée comme un étasunien, »


​​​​« Mais puisque je ne parle pas anglais, je me servais d'un traducteur Arabe, »


​​​​« À différents stades, il m'a dit que cet homme avait des relations avec l'ambassade des États-Unis et qu'il était directement responsable de moi. »


​​​​Sharafi a aussi dit que « L'étasunien a commencé par une attitude douce au début. Mais il est devenu âpre comme il ne pouvait pas obtenir ma coopération. »


​​​​« Il a menacé de me tuer en me faisant mordre par des chiens sauvages, »


​​​​« Ils voulaient que j'admette que l'Iran intervient dans les affaires intérieures de l'Irak et qu'il était une menace pour les pays de la région, » a dit le diplomate.


​​​​Plus tôt cette semaine, Sharafi a raconté aux médias d'État Iraniens que ses ravisseurs étaient des agents d'une unité irakienne travaillant sous la surveillance de la CIA. Il a dit également qu'ils l'avaient interrogé surtout sur l'influence alléguée de l'Iran en Irak et de son aide au gouvernement irakien du premier ministre Nuri al-Maliki et aux groupes de la résistance irakienne.


​​​​


Trauma de torture


​​​​Un psychiatre à la conférence de presse a dit aux journalistes que Sharafi revivait continuellement le traumatisme de sa torture et avait été gravement affecté par la privation de sommeil et l'emprisonnement solitaire.


​​​​Mercredi, le chef de la Croix Rouge Internationale à Téhéran a dit avoir vu des blessures sur les pieds, les jambes, le dos et le nez de Sharafi.


​​​​Bien que Peter Stoeker ait confirmé que les blessures sont arrivées lors de la détention de Sharafi, il s'est déclaré incapable de dire si les cicatrices résultaient de tortures.


​​​​Un correspondant qui a suivi la conférence de presse de Téhéran a dit aussi que des cicatrices étaient visibles sur les pieds et les chevilles de Sharafi.


​​​​Les États-Unis ont refusé d'admettre toute participation au kidnapping et à la libération de Sharafi, et le gouvernement irakien a dit ne pas savoir qui détenait le diplomate.


​​​​Les tensions diplomatiques demeurent élevées entre les États-Unis et l'Iran à propos de la détention de cinq Iraniens par les forces d'occupation US dans la ville irakienne d'Irbil en janvier dernier.


​​​​Washington prétend que les Iraniens aident la résistance irakienne. Mais Téhéran maintient qu'ils ont un statut diplomatique.


​​​​Abbas Araghchi, l'adjoint au ministre des Affaires Étrangères de l'Iran, a suggéré mercredi, qu'à moins que les cinq Iraniens soient libérés, Téhéran pourrait boycotter une conférence sur l'Irak le mois prochain.


​​​​Selon le journal Kayhan, Araghchi a déclaré : « Nous avons rappelé aux fonctionnaires irakiens que tant que les diplomates Iraniens ne seront pas libérés, l'assistance de l'Iran à toute conférence sur l'Irak, en présence des États-Unis, rencontra des problèmes et des obstacles ».


​​​​


http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=13011

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



Vendredi 13 Avril 2007

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