RELIGIONS ET CROYANCES

Le dialogue: entre le droit, la foi et la force


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Amar Djerrad
Lundi 1 Février 2010

Le dialogue: entre le droit, la foi et la force
Le dialogue: entre le droit, la foi et la force  
 
   Il y a de ces «stratégies» et de ces comportements dans les relations internationales qui poussent carrément au divorce ! Si telle est la «diplomatie» de certains pays dits puissants, la paix dans le monde peut être mise aux «calendes grecques».  
 
   Les injustices et les guerres ne s'arrêteront pas de si tôt ! Les pays agressés se défendront toujours «par tous les moyens». Personne ne pourra leur dénier le «droit de se défendre» même si, en cette circonstance, on usera de la toute puissante» propagande subversive» qui, d'ailleurs, ne fait jamais «mouche». Chacun dans le reste du monde saura se positionner ou prendre parti selon ses intérêts et profondes convictions. Il y a aussi de ces déclarations de hauts responsables occidentaux que l'on «balance» à la volée lorsqu'on se sent pris par entre le marteau de sa stratégie faussement «de défense» et l'enclume du doute et des conséquences imprévisibles. M.
Rasmussen, en déclarant que «l'OTAN n'attaquera jamais la Russie» nous conduit à comprendre que l'armada de missiles en Europe est un arsenal de dissuasion permettant à l'Occident de dominer par la politique des «petits pas» les économies de maximum de pays du monde en imposant «sa» conception selon «ses» seuls intérêts. Pour ce faire, il devra donc mettre «hors course» tous les concurrents potentiels, principalement la Russie et la Chine lesquelles semblent bien réussir au détriment de cet Occident toujours arrogant, injuste et paternaliste. Après l'Ukraine et la Géorgie, l'Irak et l'Afghanistan, l'Iran qui semble être le dernier maillon fort, la Russie, prise en étau, serait bien contrainte de «capituler». Dès lors, les missiles ne seront d'aucune utilité puisque la domination de l'Occident s'inscrit dans la présence effective pour l'hégémonie politique, économique et culturelle qu'il projette sur toutes les régions entourant la Russie y compris le Moyen-Orient. Cette dernière a sûrement sa stratégie !  
 
   Il y a aussi les 2 ministres, américain et français: M. Kouchner comme Mme Hillary Clinton se caractérisent par des maladresses telles qu'ils suscitent des doutes quant à leur fonction. Ils réagissent souvent aux moments où il faut être prudent, voire «diplomate». Ils sont «bavards» quand les choses commencent à s'éclaircir. Au point où il transparaît, dans leurs réactions et actions, une sorte de mission de sabotage ayant pour objectif d'empêcher toute solution à certains conflits et de faire en sorte d'imputer la responsabilité aux vis-à-vis. Sont-ils incompétents ou maillon d'une stratégie ? Mme Clinton propose une reprise des négociations de paix «sans conditions préalables», c'est-à-dire sans gel des colonisations selon le voeu d'Israël, au moment où la communauté internationale (à leur tête les
USA) déclare que «la poursuite des constructions sur les terres palestiniennes est illégale» car «constituant un handicap aux accords de paix», suivie de M. Kouchner, qui fait dans la désinformation et l'incongruité en rendant l'agresseur «victime» en affirmant que: «Les armes du Hezbollah constituent un obstacle à la relance des négociations israélo-syriennes» puisque «Il est évident pour Israël que toute négociation avec la Syrie comprend la question du Hezbollah» (selon le journal libanais As-Safir du 23-12-2009).  
 
   Que l'OTAN et les deux compères défendent les intérêts des pays de l'alliance, nous sommes d'accord. Mais qu'ils défendent la démocratie, là c'est une blague. Nous avons des dizaines d'exemples qui prouvent le contraire ! Il n'y a de démocratie, en Occident, que la sienne ou bien à «géométrie variable» selon le pays, les intérêts et le moment ! C'est bien l'Europe qui a inventé, sournoisement, le «droit ou devoir d'ingérence humanitaire» pour mettre «au pas» les pays pourvoyeurs de matières premières et de chantiers inépuisables. L'argument des «droits de l'homme» est une tromperie au regard des relations tissées par l'Occident avec des régimes corrompus. En fait, qui sont les bourreaux dans ce monde ? Qui sont les esclavagistes, les colons ? Qui provoquent les guerres et déstabilisent les Etats ? Qui provoquent des génocides, les famines ? Qui accaparent les terres qui ne leur appartiennent pas ?  
 
   Le problème qui ronge en fait certains en Occident à l'obsession est, de l'avis des spécialistes au fait de ces choses, le suivant: c'est que l'Occident ne veut pas admettre ou voir que l'Iran soit devenu une puissance régionale, incontournable et déterminant dans le règlement des conflits de la région, qu'il s'est développé technologiquement malgré plus de 30 années d'embargo et d'adversité, qu'il possède une civilisation continue des plus anciennes du monde, qu'il est un territoire de plus 1,6 million de km2 avec une population de plus de 70 millions d'habitants (cultivés, qui savent mieux que quiconque le système politique et économique qui les arrange sans se voir dicter la conduite par les «faiseurs d'opinions» de l'Occident), qu'il est 4ème  producteur du monde de pétrole et 6ème en gaz, qu'il n'est plus «la vache à traire» de l'époque du Shah !  
 
   Les provocations, que subit actuellement l'Iran, sont tellement grossières et irraisonnées qu'elles discréditent leurs auteurs tout en lui faisant gagner la sympathie de plusieurs peuples y compris ceux qui ne sont pas en estime avec la nature du régime. Le monde sait que l'Occident veut empêcher simplement l'Iran d'acquérir et maîtriser la technologie nucléaire dont les applications civiles sont nombreuses et rentables à moyen et long terme. Quant à l'arme nucléaire qui en est une déviation que l'Occident craint, il s'agit pour l'Iran d'une question de morale de convictions et de principes.
Selon leurs multiples déclarations, au plus haut niveau, leur religion ou leur foi, à laquelle ils tiennent apparemment, cette arme n'est pas acceptée ou admise. Soyons logique et réalistes. Dans les conditions dont nous voyons évoluer les choses du point de vue technologique, l'Iran n'est-il pas vraiment capable de fabriquer cette funeste arme plus vite qu'on ne le croit, s'il le souhaite ? Comme les 30 années d'embargo qui ont permis à l'Iran un développement technologique sans précédent et dont l'Occident s'en mord les doigts actuellement, car ayant misé absurdement sur une déliquescence du régime. Les questions / réponses s'apparentent à un dialogue de sourds.
L'Occident en semblant dire à l'Iran «même si vous n'avez pas l'intention de la fabriquer, vous avez quand même la technologie nécessaire» ou «même si l'usage est civil, on craint un usage militaire» et aussi «même si l'AIEA a fait les contrôles nécessaires, on soupçonne un programme caché», il fait sienne la célèbre fable «Le loup et l'agneau». Cette approche et cette conception butées des choses sont toujours vouées à l'échec tout comme le semblant de dialogue «agrémenté» de menaces n'aboutira à aucune solution.  
 
   La menace de guerre sur l'Iran, qui ne peut avoir que les mêmes «arguments» ayant justifié l'envahissement de l'Irak, sera la plus insensée des hâbleries et la plus grave violation du siècle aux conséquences insoupçonnées ! Car l'Iran est une autre donne beaucoup plus complexe que l'Irak ou l'Afghanistan où déjà l'enlisement est confirmé. Son agression entraînera, sans aucun doute, l'embrasement de la région; même ceux qui se croient «Puissance» ne seront pas épargnés.  
 
   Dans la culture persane, le sacrifice pour une cause juste (surtout l'agression de leur pays) est un serment d'abord personnel qui se décuple quand la foi, incontestée, s'y incruste. L'exemple de l'Algérie est le plus significatif; il en est la preuve historique. Sa révolution a commencé avec des fusils de chasse et beaucoup de foi contre une puissance de l'OTAN pour se voir 07 ans plus tard indépendante et libre après 132 ans de colonisation de peuplement. Comment ? Seules les victimes connaissent la «formule». Alors, pour l'Iran, chacun analysera en son âme et conscience la problématique.  
 
   A notre sens, seul le dialogue civilisé, respectueux des valeurs et des intérêts de chacun, est le moyen le plus efficace pour arriver aux solutions équitables. Pour ceux qui connaissent la culture et les mœurs des Persans trouveront que la solution est à portée de mains. Les plus «va-t-en-guerre» seront les premiers qui n'y entreront pas. Une sentence avertit et instruit de la «chose» comme ceci «C'est moi qui décide, mais c'est vous qui en êtes responsable». Certains veulent bien de cette guerre, mais... faite par les autres.  
 
 Les pays comme la Russie, la Chine, mais aussi la Turquie et l'Inde, nous semblent les mieux indiqués, pour différentes raisons liées à leur Histoire, pour s'impliquer dans la recherche des solutions justes aux conflits. En se constituant médiateurs de confiance, ils peuvent jouer un rôle salutaire en se portant garants pour applications de toutes les décisions qui pourront être prises dans les négociations


Lundi 1 Février 2010


Commentaires

1.Posté par jjmp le 01/02/2010 18:25 | Alerter
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J' ai lu votre article avec délectation tellement il est rationnel. Rien à voir avec la désinformation qui ne passe plus, tellement la ficelle est souvent trop grosse.
Bravo

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