Diplomatie et relation internationale

Le dialogue Iran-Etats-Unis, oui ou non?


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Hier jeudi, lors d'une réunion avec les membres de la Commissions des relations extérieures du Sénat, la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice a avancé, de nouveau, l'idée du dialogue avec la RII. Fidèle à la rhétorique des Etats-Unis, elle n'a pas pour autant oublié de réitérer que si l'Iran arrêtait l'enrichissement d'uranium, les deux pays pourraient se mettre à la table de négociations.


IRIB
Vendredi 9 Février 2007

Rappelons que Rice avait, déjà, fait état, mercredi, au cours d'une assise avec la Commission de la politique extérieure de la Chambre des représentants, de sa disponibilité à commencer des pourparlers au préalable avec l'Iran. L'objectif de la visite de Madame Rice avec les congressistes américains, vise à obtenir l'accord de ces derniers avec le budget estimé à 36 milliards 200 million de dollars qu'elle souhaite pour le bureau des relations internationales du Département d'Etat américain. Les déclarations de Rice interviennent alors que la RII a réitéré, à maintes reprises, que l'enrichissement d'uranium était le droit légal de tous les pays membres du TNP dont l'Iran. Et conformément à ce principe, l'Iran est prêt à dialoguer avec qui que soit sur son nucléaire. En tout cas, la suspension ou la poursuite de l'enrichissement peuvent constituer l'objet des négociations et non pas un préalable aux négociations. Le point important qui mérite réflexion dans la rencontre de Rice avec les membres de la Commission des relations extérieures du Sénat et les parlementaires américains, s'avère la vive critique formulée par les congressistes contre les politiques de l'administration américaine vis-à-vis de l'Iran.

Les médias occidentaux ont rapporté que la rencontre précitée de Rice s'est transformée en une séance de farouches critiques contre les politiques anti-iraniennes de George W. Bush. En effet, les congressistes ont demandé à Rice de présenter des documents pour prouver ses allégations sur les efforts déployés par l'Iran pour accéder aux armes nucléaires ainsi que pour l'implication de ce pays dans les violences en Irak. Entre autres, un député républicain s'est adressé, d'un ton dur, à Mme Rice, lui disant que les accusations du gouvernement Bush contre les programmes nucléaires iraniens et le soutien de Téhéran aux rebelles en Irak, n'ont pas été approuvées et qu'elles ne font rien qu'intensifier la tension entre Téhéran et Washington. Mais Rice s'est contentée de répéter ses allégations sans fondement contre l'Iran. En effet, l'Amérique prétend vouloir résoudre diplomatiquement le dossier nucléaire iranien, son bilan témoigne, cependant, qu'elle ne cherche qu'à provoquer la tension dans cette affaire.

Si la Maison Blanche souhaitait vraiment le règlement pacifique du dossier nucléaire iranien, elle n'aurait pas mis des bâtons dans les roues des négociations de la Troïka européenne qu'elle a conduites, ainsi, à l'impasse. Même l'idée des négociations au préalable avec l'Iran n'est qu'une allégation mensongère: le gouvernement américain a, déjà, consacré 75 millions de dollars de son nouveau budget à soutenir ce qu'il appelle la Démocratie en Iran. Ce qui constitue une partie des efforts de Washington pour renverser l'ordre de la RII. Ceci dit, ce que l'Amérique prétend les négociations avec l'Iran, ce n'est que la branche d'olive présentée sur l'épée.


Vendredi 9 Février 2007

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