Politique Nationale/Internationale

Le dessous du prix Nobel de la paix 2009

Corruption


Si l’attribution du prix Nobel de la paix a donné lieu à un concert de louanges parmi les dirigeants de l’alliance atlantique, elle a aussi suscité le scepticisme dans le monde. Plutôt que de débattre des bonnes raisons qui pourraient a posteriori justifier ce choix étonnant, Thierry Meyssan expose la corruption du Comité Nobel et les liens unissant son président, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama.


Thierry Meyssan
Jeudi 15 Octobre 2009

Madeleine Albright et Thorbjørn Jagland, lors d’une réunion au siège de l’OTAN.
Madeleine Albright et Thorbjørn Jagland, lors d’une réunion au siège de l’OTAN.
« Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” » [1]. Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a raconté à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde.
À vrai dire, on ne sait ce qui doit le plus surprendre : l’attribution d’une si prestigieuse distinction à Barack Obama, la mise en scène grotesque qui l’accompagne, ou encore la méthode utilisée pour corrompre le jury et détourner ce prix de sa vocation initiale.
En premier lieu, rappelons que, selon le règlement du Comité Nobel, les candidatures sont présentées par des institutions (des parlements nationaux et des académies politiques) et par des personnalités qualifiées, principalement des magistrats et les anciens récipiendaires. En théorie, une candidature peut-être présentée sans que le candidat en ait été averti. Cependant, lorsque le jury prend sa décision, il établit un lien direct avec l’impétrant de sorte qu’il en soit informé une heure avant la conférence de presse. Pour la première fois de son histoire, le Comité Nobel aurait omis cette courtoisie. C’est, nous assure son porte-parole, qu’il n’osait réveiller le président des États-unis en pleine nuit. Peut-être ignorait-il que des conseillers se relayent à la Maison-Blanche pour recevoir les appels d’urgence et réveiller le président si nécessaire. Au demeurant, le comité Nobel avait au moins informé le journaliste Gerhard Helsok qui avait annoncé la nouvelle la veille sur la chaîne norvégienne TV2.
La gentille saynète de la petite fille annonçant le Prix Nobel à son papa ne suffit pas à dissiper le malaise provoqué par cette distinction. Selon le vœux d’Alfred Nobel, le prix récompense « la personnalité ayant [au cours de l’année précédente] le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ». Dans l’esprit du fondateur, il s’agissait de soutenir une action militante et non de décerner un brevet de bonnes intentions à un chef d’État. Les lauréats ayant parfois bafoué le droit international postérieurement à la réception de leur prix, le Comité Nobel a décidé, il y a quatre ans, de ne plus récompenser un acte particulier, mais de n’honorer que des personnalités ayant consacré leur vie à la paix. Ainsi, Barack Obama aurait été le plus méritant des militants de la paix en 2008 et n’aurait commis aucune atteinte majeure au droit international en 2009. Sans parler des personnes toujours détenues à Guantanamo et Bagram, ni des Afghans et des Irakiens confrontés à une occupation étrangère, qu’en pensent les Honduriens écrasés par une dictature militaire ou les Pakistanais dont le pays est devenu la nouvelle cible de l’Empire ?
Venons-en au cœur du propos, à ce que la « communication » de la Maison-Blanche et les médias anglo-saxons veulent cacher au public : les liens sordides entre Barack Obama et le Comité Nobel.
En 2006, l’European Command (c’est-à-dire le commandement régional des troupes US dont l’autorité couvrait alors à la fois l’Europe et l’essentiel de l’Afrique) sollicita le sénateur d’origine kenyane Barack Obama pour participer à une opération secrète inter-agences (CIA-NED-USAID-NSA). Il s’agissait d’utiliser son statut de parlementaire pour mener une tournée en Afrique qui permettrait à la fois d’y défendre les intérêts des groupes pharmaceutiques (face aux productions hors brevets) et de repousser l’influence chinoise au Kenya et au Soudan [2]. Seul l’épisode kenyan nous intéresse ici.

La déstabilisation du Kenya

Barack Obama et sa famille, accompagnés d’un attaché de presse (Robert Gibbs) et d’un conseiller politico-militaire (Mark Lippert), arrivent à Nairobi dans un avion spécial affrété par le Congrès. Leur appareil est suivi d’un second avion, celui-ci affrété par l’US Army, et transportant une équipe de spécialistes en guerre psychologique commandée par le général prétendument à la retraite J. Scott Gration.
Le Kenya est alors un plein boom économique. Depuis le début de la présidence de Mwai Kibaki, la croissance est passée de 3,9 à 7,1 % du PIB et la pauvreté a reculé de 56 à 46 %. Ces résultats exceptionnels ont été obtenus en réduisant les liens économiques post-coloniaux avec les Anglo-Saxons et en leur substituant des accords plus équitables avec la Chine. Pour casser, le miracle kenyan, Washington et Londres ont décidé de renverser le président Kibaki et d’imposer un opportuniste dévoué, Raila Odinga [3]. Dans cette perspective, la National Endowment for Democracy a suscité la création d’une nouvelle formation politique, le Mouvement orange, et complote une « révolution colorée » à l’occasion des prochaines élections législatives de décembre 2007.
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Le sénateur Barack Obama faisant campagne pour son « cousin » Raila Odinga.
Le sénateur Obama est accueilli comme un enfant du pays et son voyage est hyper-médiatisé. Il s’ingère dans la vie politique locale et participe aux meetings de Raila Odinga. Il appelle à une « révolution démocratique », tandis que son « accompagnateur », le général Gration, remet à Odinga 1 million de dollars en liquide. Ces interventions déstabilisent le pays et suscitent les protestations officielles de Nairobi auprès de Washington.
À l’issue de cette tournée, Obama et le général Gration vont au rapport chez le général James Jones (alors patron de l’European Command et suprême commandeur de l’OTAN) à Stuttgart, avant de retourner aux États-unis.
L’opération continue. Madeleine Albright, en qualité de présidente du NDI (la branche de la National Endowmement for Democracy [4] spécialisée dans le traitement des partis de gauche) fait le voyage de Nairobi où elle supervise l’organisation du Mouvement orange. Puis John McCain, en qualité de président de l’IRI (la branche de la National Endowmement for Democracy spécialisée dans le traitement des partis de droite) vient compléter la coalition d’opposition en traitant de petites formations de droite [5].
Lors des élections législatives de décembre 2007, un sondage financé par l’USAID annonce la victoire d’Odinga. Le jour du vote, John McCain déclare que le président Kibaki a truqué le scrutin en faveur de son parti et qu’en réalité, c’est l’opposition conduite par Odinga qui a gagné. La NSA, de concert avec des opérateurs locaux de téléphonie, adresse des SMS anonymes à la population. Dans les zones peuplées par des Luos (l’ethnies d’Odinga), ils disent « Chers Kenyans, les Kikuyus ont volé l’avenir de nos enfants… Nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Tandis que dans les zones peuplées par des Kikuyus, ils sont rédigés ainsi : « Le sang d’aucun Kikuyu innocent ne sera versé. Nous les massacrerons jusqu’au cœur de la capitale. Pour la Justice, établissez une liste de Luos que vous connaissez. Nous vous enverrons les numéros de téléphone où transmettre ces informations ». En quelques jours, ce pays paisible sombre dans les violences communautaires. Les émeutes font plus de 1 000 morts et 300 000 déplacés. 500 000 emplois sont détruits.
Madeleine Albright est de retour. Elle propose sa médiation entre le président Kibaki et l’opposition qui tente de le renverser. Avec finesse, elle s’écarte et place sur le devant de la scène l’Oslo Center for Peace and Human Rights. Le directoire de cette ONG respectée est nouvellement présidé par l’ex-Premier ministre de Norvège, Thorbjørn Jagland. Rompant avec la tradition d’impartialité du Centre, il dépêche deux médiateurs sur place, dont tous les frais sont pris en charge par le NDI de Madeleine Albright (c’est-à-dire in fine sur le budget du département d’État des États-Unis) : un autre ancien Premier ministre norvégien, Kjell Magne Bondevik, et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan (le Ghanéen est très présent dans les États scandinaves depuis qu’il a épousé la petite nièce de Raoul Wallenberg).
Obligé pour rétablir la paix civile d’accepter le compromis qu’on lui impose, le président Kibaki accepte de créer un poste de Premier ministre et de le confier à Raila Odinga. Celui-ci entreprend immédiatement de réduire les échanges avec la Chine.

Petits cadeaux entre amis

Si l’opération kenyane s’arrête là, la vie des protagonistes continue. Thorbjørn Jagland négocie un accord entre la national Endowment for Democracy et l’Oslo Center, qui est formalisé en septembre 2008. Une fondation jointe est créée à Minneapolis qui permet à la CIA de subventionner indirectement l’ONG norvégienne. Celle-ci intervient pour le compte de Washington au Maroc et surtout en Somalie [6].
Obama est élu président des États-Unis. Odinga proclame plusieurs jours de fête nationale au Kenya pour célébrer le résultat de l’élection aux États-Unis. Le général Jones devient conseiller de sécurité nationale. Il prend Mark Lippert comme chef de cabinet et le général Gration comme adjoint.
Durant la transition présidentielle aux USA, le président de l’Oslo Center, Thorbjørn Jagland, est élu président du Comité Nobel, malgré le risque que représente pour l’institution un politicien aussi retors [7]. La candidature de Barack Obama au Prix Nobel de la paix est déposée au plus tard le 31 janvier 2009 (date limite réglementaire [8]), soit douze jours après sa prise de fonction à la Maison-Blanche. De vifs débats animent le Comité qui ne parvient toujours pas à s’accorder sur un nom début septembre, comme le prévoir le calendrier habituel [9]. Le 29 septembre, Thorbjørn Jagland est élu secrétaire général du Conseil de l’Europe à la suite d’un accord en sous-main entre Washington et Moscou [10]. Ce bon procédé en appelait un autre en échange. Bien que la qualité de membre du Comité Nobel soit incompatible avec une fonction politique exécutive majeure, Jagland ne démissionne pas. Il argue du fait que la lettre du règlement interdit le cumul avec une fonction ministérielle et ne dit rien du Conseil de l’Europe. Il rentre donc à Oslo le 2 octobre. Le jour-même, le Comité désigne le président Obama, Prix de la paix 2009.
Dans son communiqué officiel, le Comité déclare sans rire : « Il est très rare qu’une personne, à l’instar d’Obama, ait réussi à captiver l’attention de tous et leur donner l’espoir d’un monde meilleur. Sa diplomatie est basée sur le concept que ceux qui dirigent le monde doivent le faire sur un socle de valeurs et de comportements partagés par la majorité des habitants de la planète. Pendant 108 ans, le comité du prix Nobel a cherché à stimuler ce type de politique internationale et ces démarches dont Obama est le principal porte-parole » [11].
De son côté, l’heureux lauréat a déclaré : « Je prends la décision du comité Nobel avec surprise et une profonde humilité (…) J’accepterai cette récompense comme un appel à l’action, un appel lancé à tous les pays pour qu’ils se dressent face aux défis communs du XXIe siècle ». Ainsi donc, cet homme « humble » estime incarner « tous les pays ». Voilà qui n’augure rien de pacifique.


Thierry Meyssan
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.



Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).




[1] « Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 » , Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.
[2] Sur le détail de cette opération, voir Le Rapport Obama, par Thierry Meyssan, à paraître.
[3] Raila Odinga est le fils de Jaramogi Oginga Odinga, qui eut pour principal conseiller politique le père de Barack Obama.
[4] « La NED, nébuleuse de l’ingérence "démocratique" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.
[5] Jadis les États-Unis avaient créé un parti à eux au kenya, dirigé par Tom Mboya. Il s’agissait à l’époque de lutter contre l’influence russe et —déjà— chinoise.
[6] L’Oslo Center a également participé à la déstabilisation de l’Iran, lors de l’élection présidentielle, en acheminant des fonds vers l’ancien président Khatami.
[7] Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).
[8] 205 candidatures ont été déposées. Mais, conformément au règlement seules 199 ont été jugées recevables. Ce chiffre ayant été atteint, le Comité Nobel n’avait pas la possibilité d’ajouter des noms supplémentaires au cours de ses délibérations.
[9] Le prix devait être décerné le 9 octobre. Pour des raisons d’organisation, le lauréat aurait dû être déterminé au plus tard au 15 septembre.
[10] Bien que les États-Unis ne soient pas membres du Conseil de l’Europe, ils y ont une grande influence. Moscou ne tenait pas à Jagland, mais voulait faire barrage au Polonais Wlodzimierz Cimoszewicz.
[11] « Communiqué du Comité Nobel norvégien sur le prix de la Paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.

http://www.voltairenet.org/article162487.html http://www.voltairenet.org/article162487.html



Jeudi 15 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par jean le 15/10/2009 11:32 | Alerter
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Quand on parle de la paix, la guerre arrive et surprend tout le monde !

Extrait du Figaro : du 28/07/2009 :

http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/28/01003-20090728ARTFIG00195-washington-se-deploie-au-moyen-orient-.php

(( ... Le secrétaire d'État à la Défense Robert Gates vient en Israël surtout parler de l'Iran. Pour rassurer les Israéliens sur la fermeté américaine vis-à-vis du programme nucléaire de Téhéran, la solidité de leur soutien militaire, mais aussi pour les convaincre de ne pas lancer d'attaque préventive, la hantise de Washington. Obama attend une réponse iranienne à ses propositions de négociation en septembre. «Il est clair que si le processus visant à engager le dialogue ne réussit pas, les États-Unis sont prêts à faire pression pour de nouvelles sanctions sévères qui ne seraient pas progressives», a déclaré Gates en Jordanie, où il poursuivait sa tournée régionale... ))

Comme je vous ai annoncé dans le précédent article, le cheval de couleur pâle est sur sa lancée avec la mortalité qui l' acompagne pour tuer un tiers de la population mondiale par les épidémies, les guerres, les catastrophes...!

La tension monte de plus en plus et le risque d' un conflit au moyen-orient embrasant le monde est de plus en plus probable. Le moyen-orient est considéré comme une horloge de la fin du monde en quelque sorte dont le chronomètre a été déclenché le 21/06/2009 !

Comme l’ Iran ne veut en aucun cas céder dans la poursuite de son programme nucléaire, l’ Israël n’ aurait pas d’ autres solutions que d’ attaquer en premier à la première occasion favorable. La provocation Israëlienne déclencherait une riposte Iranienne terrible comme l’ on donne un coup de pied dans une ruche ! Les abeilles sortiraient et attaqueraient la plupart des régions. Au final, on assisterait à une généralisation du conflit provoquant la mort par millions comme cela est annoncé au 4 è sceau de l’ Apocalypse .

On peut se demander quand cela arrivera-t-il ? Cela arriverait plus vite qu’ on ne le pense car on est probablement déjà dans la fin des temps depuis le 21/06/2009 comme je vous ai annoncé dans les autres articles.

La guerre mondiale, la pandémie de grippe A/H1N1, la crise économique, les catastrophes plongeront l’ humanité dans le désarroi et la souffrance inimaginable. La fin des temps concerne tout le monde. Pour échapper à cette souffrance, il existe une solution : croire en DIEU pour avoir sa protection, se préparer à être prêt pour l’ Avènement de notre Seigneur Jésus qui viendra nous enlever au ciel avant la grande tribulation. Peut être éviterez-vous les mauvais jours qui devront arriver tôt ou tard.

A bientôt.
http://letempsdelafin.blogs.fr/

2.Posté par erpilu le 15/10/2009 16:55 | Alerter
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Tres interessant mais ce prix risque de sentir le cadeau empoisonné et peut-etre de se retourner contre-lui quand il décidera de taper sur l'iran ou un autre.
Certains en tous cas sauront lui rappeler.

3.Posté par djebelnour le 16/10/2009 09:28 | Alerter
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cela changera-t-il quelque chose ,s'il lui rappelle qu'il a recu le prix nobel de la paix?
Il faut arreter d'etre naif.
Le probleme de tous les peuples agresses par l'oncle sam: c'est la division qu'ils arrivent a mettre au sein de ces peuples.
Le jour ou ils comprendront que la division est leur pire ennemie ,les us reflechiront a 2 fois avant d'agresser qui que ce soit.
PS: le prix nobel fait partie de la panoplie imperialiste, car c'est avant tout un prix
politique,donc avec interets,certainement pas ceux des pays du 1/3 monde

4.Posté par Adjissa le 16/10/2009 15:35 | Alerter
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Personnellement, j'ai oui dire des dessous affriolants des péripatéticiennes mais au grand jamais des dessous du prix Nobel quand bien même, il faut l'admettre les dessus (distribution plus que discutable de certains nobels d'actualité) n'ont guère été reluisant. Cela étant, distribuer du nobel en regard de l'intention et non pas du fait n'est pas sans me rappeler qu'avec un "Si" tout le monde pourrait mettre Paris en bouteille quand bien même actuellement en carafe, c'est le moins que l'on puisse dire. Cependant, ce n'est pas là l'aspect qui m'inquiète le plus.S'il est possible de récompenser en regard d'une intention comment ne pas envisager l'dée qu'il sera toout autant possible de sanctionner sur la seule base d'une intention avérée ou construite de toute pièce. Qu'est ce à dire ? Imaginons un instant qu'un compulsif pour le moins obsessionnel attaque une personne ou un collectif sur la base d'une intention prêtée et donc plus que fantasmée ? Ne risque t'on pas là d'ouvrir là une sorte de boite de Pandore juridique contre laquelle aucun citoyen ne serait à l'abri? Certes, certains objecteront que ce type de Pandore juridique a déjà été ouvert par les compulsifs et que bon nombre de nos concitoyens ont durement été sanctionnés par les obsessionnels. La question n'est pas là, imaginons un instant que ce type de dérives juridiques et donc nécessairement démocratiques s'étende à l'ensemble de la relation sociale:Divorce,problème de voisinage; différent avec un patron, un ouvrier, un médecin etc ? Aie, aie aie pourrait on légitiment s'exclamer..............

5.Posté par VIRGILE le 17/10/2009 01:46 | Alerter
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Le "Prix Nobel" est devenu un espace de grande corruption (comme tout autre grande Institution internationale, ONU, FMI, Banque mondiale, etc.) et qui n'hésite plus à décerner ses oboles à quelques criminels pro. ou sionistes, en parole ou en actes. C'est un fait acquis.
C'est évidemment une manière "d'acheter et de lier" l'âme du Président Obama...

Laissons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Car enfin, qu'un "esprit" dynamiteur, père des premiers ADM, décerne de la "PAIX", c'est trop fort !!! C'est la crème de la perverSion ! Y aura-t-il un jour un "Nobel" pour les crimes sionistes et plus simplement parlant, Anti-Christ ? Le diable doit se bidonner !

Merci Thierry Meyssan, vos infos. et analyses sont toujours aussi percutantes qu'excellentes. Comme d'habitude, vous allez encore vous faire plein d'amis ! Tout mon soutien.





6.Posté par Adjissa le 17/10/2009 21:17 | Alerter
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Comme s'interroge à juste titre Virgile demandant de savoir s'il existera un jour un "nobel" des crimes américano-sionistes peut être conviendrait il de souligner que ce dernier existe beaucoup plus qu'on ne le croit. Et c'est ainsi que la machine génocidaire du cartel américano-sioniste s'est il vu descerner le Noble prix Nobel de la paix au principe du massacre du peuple irakien, afghan et tout "naturellement" palestinien. Si nombre objecteront du fait que cela est loin d'être le cas , je ferais tout simplement remarquer que dans leur grande majorité nombre de merdias aux ordres d'un désordre sciemment orchestré considérait comme noble l'agression de ces peuples. Considérant que du noble au nobel n'existe qu'une inversion minimale de lettres et donc de principe, le nobel a donc été attribué aux assassins de la planète.

7.Posté par brigitte le 17/10/2009 21:32 | Alerter
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Thierry Meyssan nous en apprend toujours. Il se trouve que son réseau d'information fonctionne très bien, et je souhaite qu'il puisse continuer ainsi longtemps.

8.Posté par belh le 17/10/2009 22:06 | Alerter
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Quelle valeur à ce prix nobel?
pour vous dire un des plus grand crimiminel de l'histoire humaine comme ce monsieur shimon perez l'a reçu, c'est simplement un cadeau parmi tant d'autres que ce font ces saltimbanques d'un nouveau genre.
A sa mort, il présentera son nobel comme justificatif de bonne conduite, et ça vaudra ce que ça vaudra.

9.Posté par cielétoilé le 18/10/2009 10:08 | Alerter
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A lire : http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15505
nous indique toutes les transactions occultes de l'argent de ce monde , les détournements de fonds, le rôle du FMI et de ses prêts et ce qu'il en advient, le lien avec les réseaux de blanchiment comme ceux de la cocaïne, les sociétés écrans . Vous avez là une description de la "mondialisation" . Nous vivons une époque formidable !

10.Posté par toto le 18/10/2009 19:37 | Alerter
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Extrait mondialisation.ca : "Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l'un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. Les paradis fiscaux facilitent donc:

- l’évasion fiscale, la limitation du système fiscal,

- le blanchiment de l’argent sale,

- les opérations occultes,

- le secret bancaire,

- l’immunité judiciaire, l’absence de coopération judiciaire internationale sous la responsabilité et l’accord du G8,

- C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution,à la fabrication de fausse monnaie, au racket...).

Les sociétés-écrans sont des instruments utilisés contre la transparence démocratique. Une société-écran est une pseudo-entreprise qui cache son véritable propriétaire par l'utilisation de prête-noms. Elle est très uti­lisée la fraude fiscale. Selon l'office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, les paradis fiscaux abri­teraient quelque 3 millions de sociétés-écrans. (ODCCP, 2000)[6].

Les détournements et le blanchiment par les banques grâce aux paradis fiscaux

En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux. Enregistrée au Luxembourg, la BCCI recueillait pêle‑mêle les comptes d'Abou Nidal, de Saddam Hussein, du général Noriega, des services de la CIA et des sociétés liées au trafic international de la drogue, du marchand Kashoggi, entre mille autres places de même nature. Des connexions apparaissent entre Ben Laden (héritier multimillionnaire d'une grande famille saoudienne) et la BCCI. Ces pratiques litigieuses ont creusé un passif de 13 milliards de dollars (Verschave, 2003).

Les banques sont au cœur du pouvoir financier, ce sont les lieux de dépôt de l'argent et le lieu de transit des flux financiers qui sont l'énergie, le sang du système. Le blanchiment d'argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey...) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005)[7]. Ainsi, certaines, telle la FIBA d'Elf ont blanchi de l'argent, ou participé à l'évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73). Mais, au cœur même de Londres, la City qui accueille les plus grandes banques britanniques a des pratiques analogues, aux banques des paradis fiscaux.

Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent.

Denis Robert (2001), a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage Révélation, en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Or, concernant, les médias se limitent à évoquer « l’affaire Clearstream », c'est-à-dire l’intrigue Villepin-Sarkozy, en n’évoquant quasiment jamais, le véritable dossier Clearstream. Cette dernière grâce à un « mécanisme de compensation », fait ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Denis Robert, estime que les chambres de compensation, parce qu’elles sont au cœur de la finance mondiale, blanchissent des sommes largement plus importantes que ne le font les paradis fiscaux. Par conséquent, elles sont encore plus puissantes et dangereuses pour le maintien de l’Etat de droit dans l’économie mondiale. Par exemple, Denis, Robert, affirme que la BGPI, filiale du Crédit Agricole Indosuez, possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). "
Le merveilleux monde dans lequel nous vivons !

11.Posté par H@ST21 le 30/11/2009 13:19 | Alerter
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LES DISTINCTIONS HONORIFIQUES SONT AUJOURD'HUI DISTRIBUEES COMMES DES BONBONS PERIMES, ELLES NE CORRESPONDENT PLUS A LA VALEUR QU'ELLES ETAIENT CENCEES REPRESENTER A L'ORIGINE

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