Conflits et guerres actuelles

"Le danger des missiles iraniens n'est plus existentiel pour l'entité sioniste"



Mercredi 13 Mai 2009

"Le danger des missiles iraniens n'est plus existentiel pour l'entité sioniste"
Une nouvelle approche de la force militaire iranienne est sur le point d'être élaborée par les milieux Think Tank israéliens. Et ce alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahou prépare minutieusement sa rencontre avec le président américain, Barack Obama prévue le 18 mai prochain, et où il compte l'axer sur le dossier iranien.

A la différence de celle appliquée précédemment par le duo Olmert-Livni, axée sur le programme nucléaire, mettant en garde non sans alarmisme exubérant que l'Iran est sur le point de fabriquer la bombe atomique, au mépris des déclarations iraniennes, la nouvelle approche met plus l'accent sur les missiles iraniens à longue portée, tout en réduisant leur dangerosité, et étayant les évaluations sur les données et déclarations iraniennes .

Mais dans les deux cas, l'objectif semble rester toujours le même: fournir les justifications suggérant la confrontation contre la République islamique.



Selon les deux experts chargés de cette approche, et rapportés par le quotidien israélien Ha'Aretz, "La menace des missiles iraniens n'est pas existentielle, (…) mais l'Iran peut éventuellement mener une attaque conventionnelle aux missiles contre Israël".
Devant rendre compte de leurs études lors d'une conférence consacrée à " la menace des missiles et des roquettes contre Israël", cet ancien chef du ministère de la guerre israélien, Uzi Rubin, et le directeur actuel de l'institut "Fisher Air and Space Strategic Studies", Tal Inbar situent cet arsenal militaire iranien dans le cadre de la politique iranienne de dissuasion.

Selon Rubin, rapporte le quotidien israélien Ha'Aretz, alors que les pays arabes modérés ont concentré leurs efforts pour développer leur puissance aérienne, "l'Iran et la Syrie et par extension le Hezbollah et le Hamas ont adopté la voie de la résistance en donnant la priorité à la doctrine des missiles et des roquettes".
Rubin s'est basé dans sa thèse sur les manœuvres et parades militaires effectuées régulièrement par la République islamique, et qui mettent en valeur les missiles Shéhab et autres, bien plus que la force aérienne. Celle-ci datant, selon lui de l'époque du Shah, elle constitue en conséquence un point faible de l'arsenal militaire iranien.

Cet analyste s'est également arrêté sur les déclarations de responsables iraniens qui mettent en avant la fonction de cet arsenal pour préserver la sécurité nationale: " son rôle est de défendre, de dissuader et d'influencer" conclut l'expert israélien. Selon lequel, «les missiles sont un égaliseur, une sorte d'équilibrage avec la supériorité d'Israël grâce à son armée de l'air."
A la base des déclarations des responsables iraniens, cet expert rapporte que la portée des missiles iraniens est dans les environs de 2000 Km, tout en évaluant à la fois, qu'elle va dépasser les 3000 Km, et s'attend à ce que l'Iran soit en mesure d'en produire des centaines.
Rubin attribue à ces missiles des capacités destructrices plus importantes que celles estimées par son homologue américain, Anthony Cordesman, qui a déclaré lors d'une conférence en Israël l'an dernier que le nombre de missiles iraniens capables de frapper Israël est très limité.
Pour le second expert israélien cité, Tal Inbar, c'est la médiatisation par Téhéran de cet arsenal qu'il a soumis à l'étude; «L'Iran tire profit de son arsenal de missiles afin de se donner une image de puissance au Moyen-Orient" qu'il estime "au-delà de sa réelle capacité à participer à dicter l'ordre du jour régional" a-t-il déclaré.

Après avoir minimisé la dangerosité des missiles dans le diagnostic de cet expert, la solution suggérée n'en demeure pas moins la nécessité de les affronter: Israël doit donner " une réponse crédible à la menace des missiles iraniens" sous réserve de mettre en péril la vie de civils, voire l'action militaire et politique israélienne.

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Mercredi 13 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par -*REZ le 14/05/2009 07:51 | Alerter
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Obama s'oppose à la publication de photos de sévices de l'armée américaine


Le président Barack Obama a décidé de s'opposer à la publication d'une multitude de nouvelles photos montrant des sévices qui auraient été pratiqués par des soldats américains dans des prisons en Irak ou en Afghanistan sous la présidence Bush. Inquiet des conséquences d'une telle publication, M. Obama a opéré un revirement spectaculaire et ordonné, mercredi 13 mai, à son administration de contester l'ordre de justice sommant le Pentagone de rendre publiques ces photos gênantes. Selon le président, la publication de nouvelles photos montrant des sévices n'apporterait rien, et au contraire risquerait d'attiser les sentiments anti-américains.
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Selon une source anonyme proche de Mme Pelosi, celle-ci aurait appris début 2003 que la simulation de noyade était utilisée, mais n'aurait pas protesté directement auprès de la CIA car elle pensait que c'était "déplacé".
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Saisie en 2004 par une grande organisation de défense des libertés, l'ACLU, la justice a ordonné au département de la défense de publier 44 photos montrant les abus auxquels se seraient livrés des soldats américains dans des prisons à l'étranger. Le Pentagone devait s'exécuter d'ici au 28 mai. Il y a encore quelques jours, le gouvernement, malgré ses réticences, semblait disposé non seulement à se soumettre à l'injonction judiciaire, mais à divulguer des centaines de photos. A la surprise générale, M. Obama s'est ravisé, prenant une décision qui risque de conforter ceux qui l'accusent de ne pas tenir totalement la promesse de rupture avec les méthodes de son prédécesseur.

"LA PUBLICATION DE CES PHOTOS NE SERVIRAIT QU'À ENFLAMMER LES THÉÂTRES DE COMBAT"

"Le président serait le dernier à excuser les agissements illustrés par ces photos", a dit un haut responsable de l'administration sous couvert de l'anonymat. "Mais le président croit fortement que la publication de ces photos, surtout en ce moment, ne servirait qu'à enflammer les théâtres de combat, à mettre en danger les forces américaines et à compliquer notre tâche dans des endroits comme l'Irak et l'Afghanistan", a-t-il dit.

Ainsi, M. Obama a réuni son équipe de juristes la semaine dernière et leur a dit que la publication de ces photos "le mettait mal à l'aise parce qu'il pense qu'elle mettrait nos soldats en danger, et qu'on n'a pas présenté entièrement au tribunal ce que seraient les implications d'une telle publication pour la sécurité nationale", a-t-il expliqué. A la fin de cette réunion, le président a donné pour instruction de s'opposer à la publication "immédiate" de ces photos, a-t-il dit, semblant préfigurer une nouvelle bataille devant les tribunaux.

Pourtant, le ministère de la défense avait annoncé le 23 avril qu'il se plierait à l'ordre de la cour d'appel de New York. Le Pentagone et une partie de l'administration faisaient valoir que les coupables avaient été punis, mais l'inquiétude est rapidement apparue quant aux conséquences de cette publication. Le secrétaire à la défense, Robert Gates, et des officiers de haut rang ont fait part de leur préoccupation de voir ces clichés se retourner contre les soldats américains en Irak ou en Afghanistan en excitant les passions, comme l'a fait le scandale des photos montrant les sévices infligés par des soldats américains sur des détenus irakiens à la prison d'Abou Ghraib. "Je ne connais pas un commandant qui n'ait pas fait part de ses inquiétudes", a dit un responsable du Pentagone sous couvert de l'anonymat.

La décision de M. Obama pourrait être rapidement suivie d'une autre, au potentiel polémique également considérable : celle de recourir aux tribunaux militaires d'exception mis en place par M. Bush pour juger certains suspects de terrorisme.
http://pressguerre.blog.mongenie.com/

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