Politique Nationale/Internationale

Le conseil de sécurité de l'ONU impose de nouvelles sanctions contre l’Iran



IRNA
Dimanche 25 Mars 2007

 Le conseil de sécurité de l'ONU impose de nouvelles sanctions contre l’Iran
Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé hier samedi une résolution qui impose de nouvelles sanctions à l’Iran en raison de son refus de renoncer à son droit à l'enrichissement d'uranium.

Ces nouvelles mesures incluent un embargo sur l'exportation d'armes et le gel des comptes de quelques 28 personnes et organisations qui pourraient être en rapport avec les programmes nucléaires iraniens.


Au cours de cette session était présent le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.


Son ministre des Affaires étrangères a rejeté la décision du conseil de sécurité. ''Le monde doit savoir, et il le sait, que même les sanctions politiques et économiques les plus sévères ou d'autres menaces ne peuvent pas contraindre la nation iranienne à renoncer à ses demandes légales et légitimes'', a-t-il déclaré.


Les 5 membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne proposent une solution négociée. ''L'Iran a le choix, estime l'Ambassadeur français aux Nations Unies. (…)Nous espérons que l'Iran prendra la bonne décision ».


Il était prévu que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, se rendrait personnellement à New York pour assister à la session, mais il a dû annuler ce voyage en raison du retard délibéré des autorités américaines pour la délivrance du visa.


La résolution 1747 prévoit notamment un embargo sur les achats et les ventes d'armes à l'Iran. Des restrictions économiques et financières. Le texte invoque l'article 41 de la charte des Nations Unies qui exclut le recours à la force.


 Le conseil de sécurité de l'ONU impose de nouvelles sanctions contre l’Iran

Manoucherhr Mottaki: l'Iran maintiendra sa politique

Les pressions et l'intimidation n'aboutiront pas à une modification de la politique de l'Iran, a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires étrangères en réaction à la résolution renforçant les sanctions visant son pays en raison de son programme nucléaire.

"L'Iran ne recherche pas la confrontation et ne veut rien d'autre que ses droits inaliénables", a déclaré Manouchehr Mottaki. "Je peux vous garantir que les pressions et l'intimidation ne modifieront pas la politique iranienne."

Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté à l'unanimité de nouvelles sanctions contre l'Iran pour le contraindre à suspendre ses activités d'enrichissement de l'uranium.


"La suspension n'est ni une option ni une solution", a poursuivi le chef de la diplomatie iranienne.


"La décision du Conseil de sécurité de tenter de contraindre l'Iran à suspendre son programme nucléaire pacifique est une violation flagrante de la Charte de l'Onu."

"Le monde doit savoir, et il le sait, que même les sanctions politiques et économiques les plus dures et les autres menaces seront beaucoup trop faibles pour contraindre la nation iranienne à renoncer à ses demandes légales et légitimes" a-t-il prévenu.


MANOUCHEHR MOTTAKI ACCUSE L'ONU DE VISER LA POPULATION IRANIENNE

Manouchehr Mottaki a estimé que la résolution du Conseil de sécurité prenait pour cible la population iranienne en sanctionnant les institutions militaires, économiques et éducatives du pays, et il a critiqué notamment le gel des avoirs de la banque publique Sepah.


"Les sanctions contenues dans cette résolution visent clairement une nation indépendante, fière et vaillante qui a des milliers d'années de culture et de civilisation", a-t-il dit. "Que peut bien signifier causer du tort à des centaines de milliers de personnes ayant des comptes à la banque Sepah (...) sinon s'en prendre à des Iraniens ordinaires ?"

Manouchehr Mottaki est intervenu au nom de l'Iran devant le Conseil de sécurité en lieu et place du président Mahmoud Ahmadinejad, qui a annulé sa venue compte tenu de la délivrance tardive des visas pour lui et sa délégation.


"Ces résolutions (...) sont et ont toujours été une partie du problème et un obstacle à l'aboutissement d'une véritable solution mutuellement acceptable", a ajouté le ministre.


Le chef de la diplomatie iranienne a rappelé l'historique des relations entre l'Iran et le Conseil de sécurité, en soulignant notamment que les grandes puissances ont soutenu l'ancien président irakien Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak de 1980-88, lui fournissant des renseignements, des armes et des avions.


Il a également rappelé que le Conseil de sécurité a adopté une résolution qui stipulait que l’Iran était « une menace pour la paix et la sécurité mondiale » quand son pays a décidé de nationaliser l'industrie pétrolière dans les années 50.


Il a ajouté que l'Iran avait suspendu l'enrichissement de son uranium en échange d'une série de mesures incitatives européennes qui ne sont jamais matérialisées.


"Nous avons déjà connu une suspension mais cela n'a apporté ni résultats ni solutions. Si l'on avait consacré à de véritables négociations le temps passé à insister sur une suspension et les efforts exercés pour imposer des sanctions, elles auraient eu de bien meilleurs résultats", a-t-il estimé.


Il a assuré que son pays ne fonctionne pas avec "des menaces et des intimidations", et il a invité aux membres du Conseil "à retourner au chemin de la négociation basé la justice et la vérité".


"La suspension de l'enrichissement d'uranium n'est ni une option ni une solution. La décision du Conseil d'essayer d'obliger l'Iran à la suspension de son programme nucléaire pacifique est une violation profonde des missions de l'ONU ", a soutenu. le chef de la diplomatie iranienne.



Nouvelle résolution contre l'Iran: Un Moyen-Orient dénucléarisé

Nouvelle résolution contre l'Iran: Un Moyen-Orient dénucléarisé
Avant ratifier la résolution 1747 contre la RII, les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité plus l'Allemagne ont été contraints à inclure des changements, proposés par l'Afrique du Sud, l'Indonésie et le Qatar, trois membres non-permanents du Conseil de Sécurité, dans ladite résolution laquelle fait allusion à un Moyen-Orient dénucléarisé, selon l'agence iranienne, Fars.

La Troïka européenne, France, Grande-Bretagne et Allemagne, mettant au point ladite résolution, ont décidé d'inclure un article dans le projet de résolution, faisant allusion à la résolution 2006 de l'AIEA, rappelle:" Reconnaître l'objectif de créer un Moyen-Orient dénucléarisé est le seul règlement de la question nucléaire iranienne."

Le régime sioniste qui dispose de plus de 200 ogives nucléaires, se soustrait à signer le TNP et à coopérer avec l'AIEA.

En allusion au dernier rapport du Directeur général de l'AIEA, Mohammad El-Baradeï, l'UE3 se sont finalement pliés devant les demandes de l'Afrique du Sud sur la compétence et le rôle axial de l'Agence sur la réalisation des accords des systèmes des garanties de ladite instance, ainsi que la non dérive dans le programme nucléaire iranien à vocation pacifique.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies ont approuvé hier soir la résolution 1747 contre la RII, résolution qui imposent de nouvelles sanctions à Téhéran.

Après les efforts de quelques jours des 6 puissances du monde, la résolution en question a été adopté à huis clos. Résolution adoptée hier à New York à l’unanimité du Conseil de sécurité et qui impose de nouvelles sanctions à l'Iran pour ses activités nucléaires, frappant ses exportations d'armes et mettant en œuvre diverses restrictions financières et commerciales. Par ailleurs, on a donné un délai de 60 jours à l'Iran pour suspendre ses activités de l'enrichissement d'uranium et accepter les demandes de l'AIEA.

La RII s'est toujours dit prête à s'asseoir à la table de négociation sans condition.

Farsnews


Dimanche 25 Mars 2007

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