FRANCE

Le colonialisme


Beaucoup de nos contemporains croient que la période coloniale de la France et de l’Europe
appartient à un passé relativement lointain de l’histoire.
Pourtant, comment ne pas douter de cette croyance ? Les interventions incessantes en Afrique
noire de l’armée française (Tchad hier, Côte d’Ivoire aujourd’hui), les complicités affichées avec
des dictatures (Togo, Tunisie, etc.) rappellent l’ingérence constante de la France dans ses
anciennes colonies.
A l’intérieur même de nos frontières le traitement réservé à certaines catégories de la
population issues des anciennes colonies semble inspiré des pratiques de l’époque coloniale.
Que dire de ces millions d’« étrangers » dont les parents ou grands-parents ont combattu pour
la libération de la France et auxquels on refuse tout droit de vote ? Comment apprécier le déni
de nationalité de millions d’autres, qu’on nomme toujours « français d’origine immigrée » ?
Comment comprendre l’« encadrement » du Conseil Français du Culte Musulman sous l’égide
du Ministère de l’Intérieur, ou le vote d’une loi discriminatoire qui vise une seule partie de la
population à l’école ? Pourquoi les populations issues des colonies sont-elles au chômage pour
40 % d’entre elles contre 10 % de moyenne nationale ? La liste de toutes les discriminations
serait longue (à l’embauche, au logement, etc.). Il est remarquable que ces discriminations
touchent toutes les catégories d’ex-colonisés (exemple harkis).


Mardi 19 Avril 2005

Malgré tout cela, une loi votée le 23 février 2005 demande expressément que « les
programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer,
notamment en Afrique du Nord ». Ainsi nos gouvernants montrent qu’ils ont beaucoup oublié
mais rien renié de l’état d’esprit colonial.
Dans ces conditions, nous inscrivant dans le cadre de l’appel dit « des Indigènes de la
République », nous vous invitons à venir débattre du colonialisme d’ici et d’ailleurs et de son
poids actuel dans la société française.
Conférence débat
le vendredi 29 avril 2005 à 20h30
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme
rue du Château de l’Horloge, Jas de Bouffan, Aix-en-Provence
avec :
Houria Bouteldja (collectif « Les Blédardes ») :
la démarche des Assises de l’anticolonialisme
Alix Héricord (historienne) :
le Code de l’indigénat et ses répercussions en métropole
Abdelaziz Chaambi (DiverCité, Collectif des musulmans de France) :
la gestion coloniale de l’islam
Mouvement des Indigènes d’Aix Marseille
Avec la participation de : Aix Solidarité, ATMF, CIMADE Pays d’Aix, AEMA, Une école pour
tous Provence, SOS deux poids deux mesures, Survie 13…
Contact : Aix Solidarité, 27 rue Félibre-Gaut, 13100 Aix-en-Provence – indigenesaix@wanadoo.fr


Une erreur s'est effectivement glissée dans l'adresse mail du collectif qui est en fait la suivante :

lesprofsindigenes@hotmail.fr (pas d'accent grave sur le e d'indigènes).

Merci de rectifier l'info auprès du maximum de personnes

LA DYNAMIQUE DES INDIGENES DE LA REPUBLIQUE EST
BIEN PARTIE !

La décision de retirer au collectif initiateur de
l’Appel « Nous sommes les
Indigènes de la République » la salle de la
Bourse du Travail de Paris
réservée de longue date pour y tenir les Assises
de l’anticolonialisme
postcolonial nous a contraints à différer la
tenue de ces Assises. Elle ne
nous a pas empêchés de nous réunir samedi 16
avril dernier, de faire
connaissance, et d’avoir de longs, passionnants,
et fructueux échanges.
Malgré l’annulation annoncée de notre programme
initial, nous avons mobilisé
ce jour près de 350 personnes, qu’elles soient
venues nous manifester leur
solidarité le matin, devant la Bourse du Travail,
ou qu’elles aient
contribué à notre réflexion l’après-midi, sous un
chapiteau à Nanterre.
La vivacité des débats, le nombre et la qualité
des interventions, la
détermination et l’enthousiasme des participantes
et des participants,
venu-es de toute la France, parmi lesquelles de
nombreux-ses militant-es de
longue date des mouvements de l’immigration, nous
convainquent qu’une
dynamique des Indigènes de la République peut se
construire sur des bases
solides. Peu importe que nos Assises soient
différées de quelques mois :
Nous savons dès à présent qu’elles seront un
succès, dont l’écho se
prolongera durablement dans la société française.
Pour l’heure, nous concentrons nos efforts sur la
préparation de la grande
manifestation prévue le 8 mai prochain, la
première Marche des Indigènes de
la République.
Nous appelons toutes les associations, les
groupes et les collectifs
existants qui luttent au jour le jour contre les
discriminations et contre
l’ensemble des politiques, pratiques et
représentations qui caractérisent
l’univers post-colonial à se mobiliser et à
mobiliser pour cette Marche.
Nous appelons, là où les militant-es sont
isolé-es, à la constitution de
telles associations, groupes et collectifs, dans
des formes et structures
librement déterminées, et qui seront les éléments
de base d’une dynamique
des Indigènes de la République qui se constitue.
Nous organiserons dans les
semaines qui nous séparent de cette manifestation
de nombreuses réunions
publiques, et nous appelons les groupes locaux à
en organiser partout où
c’est possible ; nous leur apporterons s’ils le
souhaitent notre
contribution. Nous tiendrons à la disposition de
toutes celles et de tous
ceux qui veulent s’investir dans le succès de la
Marche du 8 mai les modèles
d’affiches et de tracts qu’ils et qu’elles
pourront reproduire ou utiliser,
ainsi que d’autres outils d’explication et de
mobilisation.
La date et le lieu des Assises de
l’anticolonialisme postcolonial, que nous
sommes plus que jamais déterminé-es à organiser
seront rendus publics le 8
mai prochain, à l’occasion de la Marche des
Indigènes de la République.

Le collectif d'organisation de la marche des
indigènes de la République




Mardi 19 Avril 2005


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