Le 15 de la lune de
Rebiab
Uzbek à Rhedi,
Je t'annonce une grande nouvelle : le dieu des chrétiens est décédé
ce matin. Il avait commencé sa carrière de mourant il y a deux
mille sept ans et quelques jours. Depuis lors, il agonisait dans
les senteurs de la potence qui s'appelle l'histoire. Des régiments
entiers de ses théologiens se sont aussitôt précipités sur les
lieux, mais les troupes de choc du ciel ne sont pas près de faire
main basse sur la dépouille mortelle de leurs dieux. Sans doute
quelque Etat-voyou s'en est-il emparé l'arme au poing. D'aucuns
pensent que des voleurs de grand chemin ont séquesté son ossature
et l'ont enterrée dans le plus grand secret . La majorité des
enquêteurs sont désorientés de ce que la puanteur de son cadavre
commence de se répandre dans la région. En vérité, la putréfaction
encore discrète de sa chair remplit déjà tout l'univers de l'âcre
odeur de la sainteté du sang des morts.
Sa
réduction à l'état de squelette introuvable avait été annoncée
le jour même à Paris. C'était un vendredi. Le lundi suivant, l'Ecole
s'est réunie dès l'aube afin de tenter de tirer les premières
conclusions anthropologiques d'une nouvelle politique de cette
importance. Les organes du dieu mort sous la torture - le premier
du genre - se trouvaient encore dans leur première fraîcheur .
Mais un tout autre souci que celui de disserter de l'âge de sa
charpente et de l'état d'avancement de son pourrissement a rassemblé
les plus grands théoriciens de la simianthropologie française:
car il s'agissait de faire progresser la théologie expérimentale,
qui est une science de la décomposition et de la vie éternelle
des dieux - discipline dont les Eglises ignorent encore le premier
mot. Le retour prématuré selon les uns, tardif selon les autres,
d'un dieu dans le non-être resplendissant qu'il avait consenti
à quitter pour débarquer un court instant parmi les simianthropes
était une occasion inespérée d'approfondir la science des odeurs
du monde que l'Ecole appelle une osmologie du ciel et de la terre.
Aussi
la seule question décisive aux yeux de l'Ecole était-elle d'observer,
puis d'interpréter l' allure à laquelle l'odeur du cadavre du
dieu décédé en Palestine allait se répandre en premier lieu dans
toute l'Europe, puis empester les cinq continents, et enfin combien
de temps cette divine puanteur mettrait à subir la divine métamorphose
de produire de célestes parfums. Il faut savoir que, tout au long
des deux mille sept ans et quelques jours du décompte sus-mentionné
des notaires au cours desquels le dieu était tombé dans la topographie
des arpenteurs et dans la chronologie des montres-bracelets, le
dieu n'avait cessé de mourir du trottinement des aiguilles sur
tous les cadrans et de répandre tout ensemble une odeur de putréfaction
et une odeur de roses dont le mélange n'avait jamais révélé ses
mystères dans les éprouvettes des chimistes du ciel. Mais maintenant
que l'arrêt de ses ressorts le figeait dans son cadavre, par quelle
alchimie l'odoriférance de ce poète rivalisait-elle avec celle
de sa chair dévorée par les vers ?
En
vérité, personne ne savait encore comment la suave pestilence
du mort allait troubler le mufle et les nasaux d'une civilisation
européenne en pleine décomposition . Toute la difficulté d'apprendre
à respirer le mélange des deux odeurs que répandait l'idole était
de fabriquer les instruments d'une anthropologie tellement olfactive
qu'elle permettrait de séparer avec toute la sûreté attachée à
la méthode expérimentale les bonnes et les mauvaises senteurs
que dégagent les dieux torturés à mort et arrachés à leur cadavre.
Reconstituer en laboratoire le parfum et l'empyreume que n'allait
pas manquer de diffuser sur toute la terre habitée le cadavre
tout neuf du dieu des chrétiens, c'était chercher la clé de l'avenir
politique du monde ; et c'était fournir à la science de l'Ecole
le miel et le feu de son destin.
Tu sais qu'aux yeux des simiologues français l'heure a
sonné où le langage proprement mythologique de la foi religieuse
n'est plus crédible, ni même formulable ; mais, dans le même temps,
le discours des idéologies doctrinales se révèle celui des prestidigitateurs,
des magiciens et des sorciers de la parole d'espérance. Entre
ces deux naufrages de l'intelligence du simianthrope , l'Ecole
se pose la question la plus décisive de son apostolat, celle de
savoir si la "vie spirituelle" de l'Occident pourra fonder longtemps
encore sa mission sur un humanisme désespérément privé d'une philosophie
des odeurs de l'esprit . Or, une telle philosophie doit se demander
quelles sont les relations que le corps entretient avec ce qu'on
appelait autrefois les âmes .
C'est pourquoi je t'ai raconté, dans mes dernières lettres, ce
que l'Ecole des missionnaires du destin de l'Europe appelle le
corps de la France, et comment , à ses yeux, ce corps est tout
mental et intérieur, comme il a été démontré indirectement par
le choc en retour de la loi de 1905 - car celle-ci aurait dû enseigner
aux philosophes français de l'époque que si l'Eglise n'est pas
dans la pierre de ses autels et dans son capital immobilier, la
France non plus ne pouvait se trouver dans les bâtiments ministériels,
les robes noires de ses juges et l'uniforme de ses gendarmes.
Mais si les vrais corps sont évangéliques par nature et si le
dialogue entre la France et le dieu des chrétiens pouvait commencer
de fonder une vraie philosophie du simianthrope , donc une " vie
spirituelle " dont un humanisme abyssal serait la source d'inspiration,
alors la question de la nature des dieux vivants et des dieux
morts s'imposerait à l'histoire et à la politique
du monde ; car le problème du pourrissement et de la floraison
parfumée des vrais corps des Etats et des Eglises se pose, en
réalité, dans les mêmes termes à l'Europe politique et à ses autels.
L'Ecole allait-elle conquérir une cadavérologie comparée de la
République et de l'Eglise, d'une civilisation et d'une théologie,
d'un Continent du savoir et d'une religion née de la torture,
et dans ce cas la science du pourrissement parallèle des
dieux et de l'histoire conduirait-elle à une initiation aux parfums
de la mort dont l'anthropologie moderne se trouvait encore entièrement
dépourvue ?
Depuis
deux mille ans, la chair du dieu pourrissait sur les bois de justice.
Allait-elle faire entendre à nouveau la flûte d'Orphée
de la résurrection des morts? La musique de l'Europe défunte
sera-t-elle celle de la grandeur et de la rage des derniers guerriers
du courage ? L'Ecole se sentait responsable du transport du cadavre
d'une civilisation dans le paradis de la pensée. Or, à
tous les carrefours, le dieu mort criait aux prêtres qu'ils
sont responsables de la transfiguration de la chair de leurs amours
et que la vie spirituelle est celle des démiurges de la
mémoire du monde. On
comprend que la controverse sur le statut du cadavre du dieu des
chrétiens ait mis comme jamais l'Ecole à l'épreuve du génie de
sa méthode.
Mais pour comprendre ce point difficile, voici quelques explications
complémentaires concernant la nature des idoles les mieux
conçues. Les meilleures sont des galériens consentants à leur
humiliation dans l'histoire et que leur abaissement volontaire
dans le temps les cloue au gibet sur lequel leurs créatures apprêtent
longuement les parfums de leur propre histoire. A ce prix, les
dieux de grande qualité accouchent de temps à autre d'une connaissance
torturante la poétique de l'étendue et de la durée, ce
qui n'est pas une mince affaire. Car le dieu mort en Palestine
s'était bienôt métamorphosé en une idole livrée aux équations
d'Archimède et d'Euclide. Mais sa carcasse avait rendu l'âme avec
une lenteur suffisante, disait-il, pour que son cadavre pourrissant
au soleil, à la pluie et à tous les vents remplît l'univers
du génie de son cliquètement. A ce prix, ses ossements obéiraient
à la vocation de la première idole jamais appelée à armer ses
congénères d'un regard de leur propre éternité sur les vivants
et les morts. Tu sais que les simianthropologues français sont
des théologiens olfactifs et que l'odeur des signes n'a plus de
secrets pour ces antennes vivantes de l'évolution cérébrale du
chimpanzé.
Voir
24 - Tantale
et la démocratie, 26 avril 2007
Si l'Ecole s'était exercée au grotesque des fabricants
de clepsydres, elle se serait amusée à faire exploser les
horloges de la mort. Comment les amphores des heures auraient-elles
bouillonné avant que le temps fût ? De quel rire inextinguible
le démiurge aurait-il occupé ses loisirs antérieurement
aux travaux harassants qu'il entreprendra sur le tard afin d'enfanter
un univers des atomes dansants dans la durée et le vide ? Mais
puisque l'Orphée d'un animal à fourrure a logé les astres et les
étoiles dans les deux bâtisses dont nous parcourons les couloirs
en tous sens, seule la minusculité du grain de logique que la
nature a déposé dans l'encéphale du simianthrope lui permet de
faire ramper sur le pourtour d'un cadran la chenille des événements
dont aucune horloge ne pouvait encore enregistrer la glu. En revanche,
si l'on greffait sous le crâne d'un animal aussi effaré que microscopique
l'appât d'une idole bienveillante et terrible, il se proposerait
tantôt de la séduire à grands frais , tantôt de la capturer avec
ses griffes ou de la cibler au laser de ses antennes ; et il y
avait un espoir que si idole trébuchait dans le tic-tac des travaux
et des jours et si elle se proclamait divine précisément pour
avoir ridiculement déserté sa véritable nature, elle convaincrait
peut-être ses imitateurs à plonger leur plume dans l'encrier de
leur boîte osseuse et à décadenasser leur misérable verbe exister,
dont tu sais qu'il les enferme derrière leurs vitrages et leurs
mirages. L'Ecole devait démontrer qu'un dieu cloué en effigie
sur la potence de l'histoire répand des odeurs bien plus instructives
que celles des aventures du simianthrope dont des dizaines d'in-folios
raconteraient les péripéties jusque dans les chaumines.
Je
suis heureux de t'annoncer que le diagnostic a été rapide : les
osmologues du ciel et de la terre sont des médecins légistes dont
l'examen rapide du corps du dieu assassiné en Palestine a suffi
à établir qu'il était mort de la maladie la plus contagieuse,
celle de la lâcheté de ses fidèles et que son cadavre répandait
les effluves d'une épidémie de poltronnerie. En vérité, dès le
IIIe siècle de l'agonie de son ciel dans le temps des morts, l'âcre
fétidité de la couardise avait commencé de fleurer les microbes
et les bacilles du pacte d'alliance que Rome avait scellé avec
l'idole immémoriale des bouchers. Les théologiens du sang des
innocents avaient élevé leur autel de la peur au rang de fournisseur
patenté de la bête clouée bien hoquetante et saignante sur un
instrument de torture proclamé rédempteur par les bourreaux du
salut, puis trucidée sur les offertoires d'une grâce terrorisée.
Dès lors, le dieu mort et sa créature payaient en tremblant le
tribut, la prébende et la rançon de leurs globules rouges au souverain
fâché, avaricieux et rancunier qu'ils avaient hissé
dans le cosmos. C'est pourquoi ce créancier en colère et
assoiffé d'hémoglobine reconduisait tout droit aux sacrifices
de Tyr et de Carthage sous un masque nouveau et seulement plus
habilement fabriqué que le précédent .
Mais
comment se fait-il, se demande l'Ecole des odeurs de l'esprit,
que le dieu qui préside au meurtre malodorant de l'autel chez
les chrétiens ne se soit jamais remis de son hirsin, de son remugle,
de son nidoreux, de son punais de sacrifice? C'est qu'il a été
cuisiné et concocté par un grand expert des haruspices de la Louve,
un ancien préteur romain, qui avait eu l'idée digne de
Carthage d'exposer sur l'autel des chrétiens le cadavre
de son frère tué dans une émeute, un certain
Ambroise, dont le disciple le plus célèbre , Augustin, fut le
premier théoricien de l'omnipotence et de l'omniscience de la
grâce d'un ciel du sacrifice tartuffique. Je m'excuse de paraître
te rappeler ces rudiments de la théologie politique du tueur divin
dont l'idole au couteau entre les dents des chrétiens est demeurée
la servante .
Je
sais bien que je n'ai pas à te remettre en mémoire les exploits
du dieu de bois dont l'Islam se souvient qu'il a fait frapper
une médaille à la gloire du massacre de la saint Barthélemy .
Mais comment le grand immolateur des chrétiens n'aurait-il pas
gardé ensuite un silence complice sur les camps de concentration
qu'il a répandus sur toute la terre et qui ne sont jamais que
l'expression logique des retrouvailles aussi secrètes qu'adroites
du christianisme avec le meurtre sacré de l'autel que les premiers
simianthropes ont pratiqués sur leurs congénères jusqu'au siècle
de Claude et de Quinte-Curce ? C'est pourquoi l'Eglise des chrétiens
honore depuis deux mille ans un ogre cosmique raté - car son génocide
universel par la noyade de toutes ses créatures a pitoyablement
échoué et les tortures inlassables auxquelles il se livre en catimini
et pour l'éternité sous la terre voient leurs ressources en carburant
s'épuiser.
Or
Rome se trouve à nouveau marquée au front de l'infamie indélébile
que l'histoire réserve à la lâcheté ; car c'est à l'école de son
propre sacrifice que le dieu du Golgotha vient d'être assassiné
sur l'autel de l'histoire. Mais pourquoi quelques jours seulement
ont-ils suffi pour que son cadavre répande la puanteur de la lâcheté
séraphique dont l'histoire et la politique du monde des potences
remplissent leurs poumons, sinon parce que le cadavre angélique
du dieu donne également à respirer le plus tenace des parfums,
celui dont l'Ecole de Paris a percé le secret à la lumière de
son osmologie du tartuffisme sacré:
Manuel
de Diéguez est interviewé par l'Ambassade d'Iran le 17 mars
2007 "L'empire américain s'est déjà effondré ..."
Car
il se trouve que l'odeur du cadavre du dieu des chrétiens diffère
grandement de celle de toutes les idoles d'autrefois et que son
zéphyr est le plus délicat, son parfum le plus pur, son exhalaison
la plus divine qu'aucun cadavre d'aucun dieu n'avait encore dégagé.
Sache que la suave pestilence de l'esprit de lâcheté qui monte
en volutes du cadavre de ce dieu-là contamine et sauve tous les
peuples et tous les Etats de la terre ; sache que ni la mort de
Zeus, ni celle d'Osiris, ni celle de Mithra n'ont couvert leurs
adorateurs de la honte féconde qui délivre de leurs chaînes les
galériens de la lâcheté politique .
Certes,
les simianthropologues de Paris ont d'abord été fort surpris de
ne pas connaître les délices du ciel des couards; puis ils se
sont dit que leur ignorance devait les conduire à chercher des
senteurs de la peur cachées de génération en génération dans les
entrailles tartuffiques de l'histoire. Il devait exister des flagrances
germantes et mûrissantes de la poltronnerie, des senteurs de l'abîme
nées de la décomposition multimillénaire du ciel des Tartuffes
de la torture. Car la lâcheté politique de l'Europe ne pouvait
répandre qu' une pestilence sacrée, une pestilence nourrie de
siècle en siècle à l'école du sang des Tartuffes de l'autel, une
pestilence des immolations qui frappe le monde du prodige d'un
pourrissement perpétuel des Tartuffes de l'histoire. C'est pourquoi
l'infection des Etats, le méphitisme des peuples, la malodorance
perpétuelle des nations conduisent à l'impossibilité providentielle
qu'il naisse encore un vrai chef d'Etat dans le monde des couards,
tellement la lâcheté empeste un pays et rend tartuffiques ses
gesticulations de fuyard dans l'arène du temps.
L'Ecole
a réussi à expliquer non seulement le prodige de la paralysie
de l'Europe tartuffique, mais l'enchaînement implacable les uns
aux autres de tant de miracles de la puanteur des démocraties
de la peur. C'est que toute politique des hauteurs répand le céleste
parfum d'une éthique transanimale. Il en résulte que la lâcheté
des dévotions tartuffiques n'enfante jamais que des Pygmées
de l'histoire , il en résulte que la lâcheté tartuffique rend
l'histoire tellement minuscule que les Etats fiers de prendre
appui sur leur puanteur dans la maison d'Orgon des chrétiens accouchent
de peuples dont l'odeur de leur servitude offense les narines
du dieu mort.
Tu
vois, mon cher Rhedi, comment l'avènement de Tartuffe dans une
politique européenne de la panique a conduit l'Ecole des logiciens
de la lâcheté de l'histoire à observer que le trépas du ciel de
la torture a répandu une pestilence surnaturelle dans tout l'univers
et que tous les dieux vivants de demain s'en remplissent déjà
les narines .
Mais, diras-tu encore, de tous temps, le monde n'a jamais eu d'autre
choix qu'entre la lâcheté et le courage. Faut-il donc préférer
le sang des glaives à l'asphyxie des nations dans la puanteur
de leur lâcheté ? Un chef d'Etat digne de la bonne odeur de l'histoire
choisira-t-il la mort ou le déshonneur ? La réponse est dans Tite-Live
: souviens-toi du jeune solitaire qu'on appellera Scipion l'Africain
et dont le célèbre historien nous raconte qu'il tira le glaive
au milieu des patriciens de son rang et de son sang, parce qu'ils
débattaient des moyens de quitter Rome sous le honteux prétexte
que le désastre de la bataille de Cannes rendait inévitable la
chute de la capitale de l'empire entre les mains d'Hannibal.
Nous avons entendu Scipion tirer le glaive de l'éthique face à
la lâcheté de l'Europe entière pelotonnée sous le sceptre des
Tartuffes de l'OTAN . " Je n'ai plus qu'un interlocuteur de
ma liberté, dit-il , le Mahatma Gandhi " . Sais-tu
que le martyr indien avait enseigné à sa nation que la seule guerre
légitime était celle qui tranche la gorge à la lâcheté? Les peuples
ne meurent pas sous le fer du Carthaginois, disait-il, mais de
leur asphyxie quand la puanteur de leur servitude les fait suffoquer.
Métellus à ses légions coupables d'avoir fléchi un instant devant
Hannibal sur le champ de bataille : "Je n'ai plus le sentiment
de parler ni à mon armée, ni à des soldats romains - je ne vois
plus que des corps et des armes. " (Tite-Live, Livre XXVII,
chap. XIII)
Qu'en dit le dieu vaincu que la lâcheté de ses Tartuffes a tué
en Palestine ? Déjà son cadavre féconde la colère du monde. Il
vient de bondir tout armé hors de son sépulcre pour crier à l'Europe
des vassaux : " Ce n'est pas le glaive que j'ai levé sur les Tartuffes
du Temple, mais le fouet ! Apprenez de ma bouche que les esclaves
ne méritent pas l'odeur de l'acier, mais celle des lanières de
l'esprit de vérité. "