Sciences et croyances

'Le chaînon manquant' ou 'La foi des évolutionnistes est-elle de la crédulité ?'


La rubrique exacte serait plutôt : "Science et croyances"
Ces dernières années, plusieurs États et certaines écoles des États-Unis se sont élevés contre l’enseignement de l’évolution dans les écoles publiques comme un fait établi. Au nombre de ces États figure la Californie.
Le ministère de l’Éducation de la Californie décide de ce que doivent contenir les manuels scolaires. Mais il reçoit des recommandations de groupes d’experts dans différents domaines. L’un de ces groupes est la Commission consultative pour l’enseignement des sciences. Cette commission propose un programme pour l’instruction scientifique dans les écoles publiques de l’État.
La Commission consultative recommanda que l’évolution soit enseignée comme un fait et non pas simplement comme une théorie. Cependant, le ministère de l’Éducation ne fut pas d’accord et il ordonna au contraire que l’on enseigne l’évolution comme une théorie et non comme un fait. Il ordonna que les manuels mentionnent la création comme une autre explication de l’origine de la vie ayant un certain fondement scientifique.
La commission a réagi de façon explosive. Elle a dit : “Il n’y a aucun doute que l’évolution soit un fait. Nous en voyons des exemples tous les jours. Aucune personne compétente ne la met en question. Elle est un fait tout autant que la pesanteur et l’atome.” Selon un membre de la commission, croire à la création équivaut à croire à des superstitions comme l’astrologie, que la Lune est faite de fromage blanc ou que les cigognes apportent les bébés.


stefsuralter@free.fr
Vendredi 11 Janvier 2008

'Le chaînon manquant' ou 'La foi des évolutionnistes est-elle de la crédulité ?'

Échanges entre des partisans du hasard qui fait tout et un petit croyant dérangeant.

“Je crois à l’évolution, m’a dit un monsieur distingué, parce que la science a examiné à fond le sujet et qu’elle l’accepte unanimement comme un fait.”
“Vous avez une grande confiance dans les hommes de science”, ai-je observé.
“Leurs rapports témoignent qu’ils sont dignes de confiance, ne pensez-vous pas ?”, répliqua-t-il.
J’ai entendu maintes fois ce genre de raison durant mon enquête. J’ai découvert que la plupart des partisans de l’évolution y croient parce qu’on leur a dit que tous les gens intelligents y croyaient.
Une dame d’une quarantaine d’années, qui a manifestement une bonne instruction, m’a défié avec cette question : “Quelles sont vos qualifications pour mettre en doute les découvertes des hommes de science ?”
“D’abord, ai-je répondu, permettez-moi de vous dire qu’ils ne sont pas d’accord entre eux. Ils argumentent concernant le moment où a commencé l’évolution, la raison pour laquelle elle s’est produite, la rapidité avec laquelle cela s’est passé et même si cela s’est réellement passé ainsi.”
“Maintenant, ai-je ajouté, je vais répondre à votre question concernant mes qualifications. Quelles sont les qualifications d’un juge qui doit juger une affaire médicale dans laquelle il n’a pas d’expérience ? S’il est intelligent et objectif, il écoute les arguments des différents experts et ensuite il décide sur la base de leurs témoignages. De quelle autre façon peut-on prendre une décision dans les divers domaines de la connaissance en cet âge de la spécialisation ?”
“Mais le sujet de l’évolution est tellement technique”, protesta-t-elle.
Je lui répondis : “Theodosius Dobzhansky [un savant évolutionniste] déclare que la plupart des ouvrages des hommes de science dépassent la compréhension du profane moyen, mais pas ceux qui traitent de l’évolution. Il dit que c’est une question de biologie élémentaire. Et Georg Gaylord Simpson [un autre éminent évolutionniste] affirme qu’il est immoral d’avoir une foi aveugle, qu’il s’agisse de doctrine religieuse ou de théorie scientifique. Il dit encore que l’homme a la responsabilité d’éprouver les recherches des spécialistes puis de décider, et qu’on n’a pas besoin d’être un chercheur en biologie pour apprécier les preuves de l’évolution.”
“Trop de gens, ai-je conclu, acceptent simplement les opinions des autres et répètent leurs idées comme des perroquets plutôt que de prendre le temps d’examiner les faits.”
Comme elle ne disait rien, j’ai ajouté : “Vous seriez stupéfaite si vous saviez combien de gens qui croient à l’évolution ne connaissent pratiquement rien de ce sujet.”

Intimidation et “lavage de cerveau”
Avant que je ne me livre à mon enquête sur les gens qui croient à l’évolution, j’ai lu une vingtaine de livres écrits par des évolutionnistes. Mais même avant cela, depuis mes études scolaires, il y a de nombreuses années, je me suis efforcé de me tenir au courant des développements scientifiques dans ce domaine. Mais à présent, j’ai examiné soigneusement les récents écrits d’évolutionnistes éminents.
J’ai été frappé par le genre d’intimidation et de lavage de cerveau qu’ils emploient. Le bref commentaire suivant, qui concerne douze livres écrits par onze évolutionnistes, est typique.
Nous lisons : ‘L’évolution est universellement acceptée par les scientifiques capables. Elle est reconnue par tous les hommes de science compétents. Tous les biologistes réputés admettent qu’elle est un fait établi. Aujourd’hui aucun esprit informé ne niera que l’homme descend du poisson. Ce n’est plus une question à mettre en doute. Les témoignages sont écrasants. Quiconque est libéré des vieilles illusions et des préjugés n’a pas besoin de preuves supplémentaires.’
Tel est l’avis unanime de tous ces auteurs évolutionnistes. Mais quand des affirmations sont aussi générales, aussi dogmatiques, elles deviennent suspectes. J’ai l’impression que ces évolutionnistes s’efforcent d’éviter l’opposition et les investigations en recourant à une forme d’intimidation.
Mais pourquoi quelqu’un qui met une théorie en doute devrait-il être qualifié d’incapable, de mal informé et de ‘prisonnier de vieilles illusions et de préjugés’ ? Des savants qui possèdent vraiment des preuves devraient-ils s’abaisser à des tactiques aussi peu scientifiques et aussi déraisonnables ?
Il est vrai que cette “guerre psychologique”, ce “lavage de cerveau”, convertit des gens à l’évolution. Mais presque tous ces convertis sont sans défense quand ils sont confrontés avec ceux qui résistent à ces manœuvres et demandent des preuves.

Pas de réponses
Par exemple, j’ai demandé à une dame intelligente habitant un quartier chic : “Pourquoi croyez-vous à l’évolution ?”
“Parce que je la vois tout le temps”, répondit-elle, et elle fit un geste montrant son jardin. Mais quand j’ai essayé d’avoir quelques détails, elle a commencé à rougir ; aussi me suis-je retiré avec tact.
À une autre porte, un homme âgé m’a dit que nous nous adaptons à notre milieu, que ces adaptations s’accumulent sur de nombreuses générations et qu’il en résulte finalement de nouvelles formes de vie.
“Ce n’est pas là la pensée admise aujourd’hui, lui dis-je. Votre teint bronzé ne passe pas à votre enfant, pas plus que les gros biceps que vous avez développés en portant des poids, ou les connaissances en électronique que vous avez acquises par l’étude ou l’expérience. Il y a des années, l’évolutionniste Lamarck avait de telles conceptions, Darwin aussi. Mais à présent, les évolutionnistes savent que ces caractères acquis ne se transmettent pas par hérédité.”
“Alors, comment l’évolution peut-elle se produire ?”, répliqua-t-il.
“C’est justement ce que je vous demande”, lui ai-je dit.
Maintes et maintes fois, la même chose s’est produite. Ceux qui disaient croire à l’évolution étaient absolument incapables de donner des raisons, des preuves ou des faits pour appuyer leur croyance. Leur principal argument est que les hommes de science y croient et l’enseignent.
Sur le campus d’une grande université, un étudiant cita “les documents fossiles” comme preuves de l’évolution. Par exemple, “ils font remonter le cheval moderne à l’éohippus, dit-il. Une série de fossiles montre comment ce dernier perdit ses orteils, allongea ses chevilles, développa de nouvelles dents pour brouter et grandit progressivement”.
“Vous devez savoir, répliquai-je, que pour donner cette image nette, les évolutionnistes ont laissé de côté de nombreux fossiles. Ils prennent seulement ceux qui soutiennent leur théorie et supposent qu’ils sont reliés les uns aux autres.”
“Ils ne font que simplifier pour éviter la confusion”, dit l’étudiant.
Je répondis : “Pour éviter la confusion, ils dissimulent des témoignages et ils simplifient jusqu’à la falsification.”
C’est en effet la pensée de Simpson, qui a dit que ‘la simplification à l’excès des documents fossiles concernant le cheval revient à de la falsification’. Quant au naturaliste I. Sanderson, il écrit :
“L’image évolutionniste agréablement claire de la progression méthodique dans la structure des dents, la perte des orteils, l’accroissement de la taille et l’allongement des chevilles est malheureusement gravement mise en doute aujourd’hui.
“On s’est trouvé sur tant de fausses pistes, et tant de formes intermédiaires manquent complètement, qu’à présent nous pouvons seulement dire que la classique description ne donne simplement qu’une idée des étapes probables par lesquelles le cheval moderne a passé.”
Cependant, les documents fossiles sont toujours considérés comme des témoins importants de l’évolution. D’après Simpson, “les témoignages les plus directs qui prouvent l’authenticité de l’évolution doivent, après tout, être fournis par les documents fossiles”.

Muets sur l’origine de la vie
Cependant, les fossiles ne nous montrent en aucune façon que la vie a évolué comme les hommes de science le prétendent. Les faits, les preuves manquent.
Le problème n’est pas nouveau pour les évolutionnistes. Il y a plus d’un siècle, il existait déjà pour Charles Darwin, le “père” de l’évolution moderne. Il s’en débarrassa dans la phase finale de son livre L’Origine des espèces en attribuant l’origine de la vie à Dieu, disant que la vie a été donnée “primitivement par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule”.
Des dizaines d’années passèrent. Mais il n’y eut pas davantage de témoignages. Plus tard, A. C. Seward admit que les documents fossiles “ne nous disent rien sur l’origine de la vie”. La situation est toujours la même aujourd’hui. Il est vrai que de temps à autre des journalistes en mal de copie annoncent de façon sensationnelle que la création de la vie en laboratoire est imminente. Mais même si cela arrivait, cela montrerait simplement qu’il faut un Créateur, que la vie ne vient pas à l’existence par elle-même.
Le fait est que les documents fossiles restent totalement muets sur la prétendue évolution de la vie microscopique. Un manuel universitaire reconnaît : “Nous en savons toujours très peu sur l’évolution des protozoaires [unicellulaires].”
Apparition “soudaine” de formes de vie complexes
Le premier témoignage des documents fossiles qui ait quelque valeur se trouve dans ce que les géologues appellent les roches cambriennes. Avant ce temps-là, les roches présentent des couches non métamorphisées pendant des périodes indéfinies. Cependant, les fossiles supposés y sont rares. À vrai dire, leur valeur est très discutée parmi les scientifiques eux-mêmes.
Mais dans les roches du cambrien, les fossiles se montrent avec une profusion soudaine, en grande variété, hautement spécialisés et très complexes. Les documents paléontologiques deviennent alors détaillés et très parlants. Je pense aux mots de Simpson qui qualifie cette brusque “explosion” de myriades de fossiles de “grand mystère de l’histoire de la vie”.
Admettons avec les évolutionnistes la “génération spontanée” de la vie, qu’ils n’ont pu établir dans les documents fossiles, ni reproduire en laboratoire. Admettons la première trace de vie, qu’ils n’ont pu retrouver. Admettons encore les progrès fantastiques depuis cette vie microscopique jusqu’aux myriades de formes de vie hautement spécialisées qui se trouvent dans les roches cambriennes. Tout cela étant admis, les évolutionnistes peuvent-ils, en regardant les documents fossiles, donner une certaine explication quant à la manière dont les formes de vie postérieures auraient évolué ?
Les documents fossiles ne sont pas muets quant au moment où les plantes sont venues à l’existence. Cependant, ils ne révèlent absolument rien au sujet de types “primitifs” qui auraient été leurs ancêtres. Comme le disait une autorité en la matière, ceux qui acceptent l’évolution doivent se contenter de croire que ces ancêtres ont existé.
En outre, il n’y a pas de fossiles d’insectes “primitifs”. Les insectes apparaissent soudainement dans les documents fossiles, hautement développés et en grand nombre ; c’est une véritable explosion de formes de vie complexes. Cependant, on nous dit qu’ils doivent avoir évolué pendant des dizaines de millions d’années avant cela. Quelle est la base d’une telle affirmation ?
En fait, cette affirmation ne repose sur aucune base. On n’a trouvé aucun fossile de ces prétendus stades préliminaires. Comme le confirme l’Encyclopédie britannique, “les documents fossiles ne donnent aucune information sur l’origine des insectes”. La seule raison pour laquelle on accorde un temps aussi long au développement de ceux-ci, c’est que la théorie de l’évolution l’exige. Les évolutionnistes y pourvoient donc obligeamment.

Les vertébrés
Les documents fossiles, ce témoin principal, sont-ils plus éloquents sur l’apparition des vertébrés ? Nous voulons parler des animaux qui ont une colonne vertébrale.
Non, les documents fossiles sont là encore étrangement silencieux, du moins du point de vue de l’évolution. Par exemple, le poisson apparaît brusquement. Les évolutionnistes ne peuvent même pas se mettre d’accord sur son ancêtre. Selon leur propre raisonnement, depuis ce premier ancêtre jusqu’au premier véritable poisson fossile, il y a un fossé d’environ cent millions d’années. Pourquoi cent millions ? Parce qu’il fut décidé qu’il fallait bien ce temps-là pour qu’évolue quelque chose ayant une colonne vertébrale.
Mais alors, durant toute cette période, quel ancêtre fossile a-t-on trouvé aux vertébrés ? Là encore, l’Encyclopédie britannique, répond : “Les restes fossiles ne donnent aucune information sur l’origine des vertébrés.” Ils apparaissent soudainement, en grande variété et dans des formes très complexes.
Mais jetons un coup d’œil sur ces cent millions d’années de silence. À partir des poissons sont venus, dit-on, les amphibies. Mais une fois encore, les documents fossiles ne disent rien sur ce point crucial. Même le tentant dipneuste a été écarté comme n’étant pas un chaînon entre le poisson et l’amphibie.
Ensuite, toujours selon l’évolution, viennent les reptiles, qui pondent des œufs. Que dit le témoin principal quant à leurs ancêtres ? Dans le livre Les reptiles (angl.), nous lisons : “Une des caractéristiques décevantes des documents fossiles concernant l’histoire des vertébrés, c’est qu’ils donnent très peu de renseignements au sujet de l’évolution des reptiles à leurs débuts, quand les œufs à coquille se sont développés.” Nul doute que ce manque total de preuve soit une déception pour les évolutionnistes.
Les documents fossiles sont également silencieux quant au moment où, selon les évolutionnistes, des millions d’années plus tard, quelques reptiles devinrent des mammifères et d’autres des oiseaux. Simpson admet que pour les mammifères comme pour les oiseaux, les documents fossiles sont ‘insuffisants’ pendant les 75 000 000 d’années durant lesquelles les grands changements ont dû avoir lieu.
Finalement, voici un échantillonnage des témoignages des documents fossiles sur l’évolution des mammifères, y compris l’homme : “Malheureusement, les fossiles révèlent très peu de choses sur les créatures que nous considérons comme les premiers vrais mammifères.” (Les mammifères [angl.], p. 37). “Malheureusement, nous ne disposons que de documents fossiles très incomplets sur l’origine des Anthropomorphes (...). Malheureusement, les premiers stades des progrès de l’évolution de l’homme dans sa propre lignée demeurent un mystère total.” (Les primates [angl.], p. 15, 177). “Même cette histoire relativement récente [des créatures simiesques à l’homme] est pleine d’incertitudes ; souvent les autorités ne sont pas d’accord tant sur les choses fondamentales que sur les détails.” — Évolution de l’humanité (angl.), p. 168.

Les documents fossiles sont opposés à l’évolution
Il n’y a aucun doute, la prétendue évolution de tous ces grands groupes d’organismes vivants offre d’incroyables lacunes. À maintes reprises l’histoire se répète : les documents fossiles sont muets concernant les ancêtres. Cela pourrait se comprendre dans quelques cas. Mais quand cela se produit pour chaque grande catégorie d’organismes vivants, il y a là plus qu’une coïncidence.
Même Darwin se plaignait des lacunes dans les documents fossiles. En fait, il reconnaissait que cela constituait de bonnes raisons de rejeter sa théorie. Mais il défendait sa position en attaquant ce qui était son propre témoin principal. Il prétendait que les documents fossiles avaient été modifiés, étaient incomplets, et que de nombreux organismes vivants ne laissaient tout simplement pas de fossiles, particulièrement ceux qui étaient dépourvus de parties dures. De nombreux évolutionnistes invoquent aujourd’hui les mêmes excuses.
Cependant, la vérité est qu’il y a de nombreuses couches de roches qui n’ont pas été métamorphisées. En outre, il existe beaucoup de fossiles de ‘parties molles’ y compris de la peau, des vers, des méduses et des plumes. En outre, pourquoi les documents fossiles sont-ils si riches en formes de vie “complètes” et si absents quand il s’agit de formes “intermédiaires” ?
Je suis forcé de conclure que peu de témoignages parlent plus éloquemment contre l’évolution que celui des documents fossiles.
On prétend que les mutations sont une preuve de l’évolution. En est-il réellement ainsi ? Une de mes connaissances a défendu énergiquement ce point de vue.
Mais avant de rapporter notre discussion, je dois mentionner une pratique qui lui est familière et qui revient à dire à peu près que ‘seuls les stupides ne croient pas à l’évolution’. C’est un licencié en biologie, frais émoulu de l’université. Son langage est largement émaillé de mots savants tels que homozygote, hétérozygote, translocations, inversions, haploïde, diploïde, polyploïde, mitose, méiose, acide désoxyribonucléique et autres semblables.
Il éprouve manifestement beaucoup de satisfaction à employer ces mots ronflants et il s’en sert comme moyen d’intimidation. Cependant, ce genre de vocabulaire ne prouve pas une théorie. Il risque même de la rendre plus suspecte.

Utiles ou nuisibles ?
“Les mutations causent des changements dans le matériel génétique gouvernant l’hérédité”, me dit-il. Il ajouta : “La sélection naturelle préserve les changements avantageux, et tandis qu’ils s’accumulent sur de nombreuses générations, de nouvelles espèces apparaissent.”
“Mais, lui ai-je dit, les mutations sont des changements aveugles, accidentels dans les gènes. Ces modifications désordonnées peuvent-elles améliorer des structures étonnamment complexes ?”
Il a répondu : “Il est vrai que la plupart des mutations sont nuisibles ; il y en a rarement une qui soit utile.” Ensuite il employa une illustration trouvée dans un écrit évolutionniste, disant : “C’est comme si vous lanciez des pierres sur votre voiture. La plupart du temps vous l’abîmerez, mais la millionième pierre peut frapper le carburateur juste au bon endroit et apporter une amélioration. C’est ainsi qu’agissent les mutations.”
Je me demandais si j’aimerais être frappé par un million de pierres dans l’espoir douteux de bénéficier d’une amélioration dans mon organisme. Aussi lui ai-je dit : “Naturellement, pendant que la millionième pierre améliore le carburateur, les 999 999 autres ont écrasé le radiateur, crevassé la batterie, détaché les fils électriques, cassé les fusibles, brisé le pare-brise, démoli les instruments du tableau de bord, enfoncé la carrosserie et crevé le réservoir à essence.” Le prochain million de pierres démolirait le carburateur également.
“Non, répliqua-t-il, c’est là que la sélection naturelle intervient. Elle élimine les mutations nuisibles.”
“Les évolutionnistes aimeraient le croire, lui ai-je répondu, mais ils savent bien ce qu’il en est. La plupart des mutations sont récessives et s’accumulent dans un ensemble de caractères génétiques. Elles surgissent à maintes reprises dans les générations futures pour mutiler ou tuer. C’est cette accumulation qui, selon de nombreux généticiens, cause la dégénérescence, la vieillesse et la mort. En vérité, ils craignent que l’homme n’en arrive à une sorte de ‘crépuscule’ biologique.”
“Le fait est, ai-je ajouté, qu’il faut plusieurs pages dans certains livres pour énumérer les maladies héréditaires et les malformations causées par les mutations que la sélection naturelle n’a pu éliminer. Citons le diabète, l’anémie, le daltonisme, l’hémophilie, la surdi-mutité, l’albinisme, le pied bot, le bec-de-lièvre, le manisme, le glaucome, l’arriération mentale...”
“Mais...”
Je l’arrêtai. “Avant que vous ne parliez, permettez que je relève un point à propos de votre comparaison concernant la voiture sur laquelle on jette des pierres.”

Rien de nouveau, seulement des variations
Je continuai : “Même si nous admettons qu’une pierre peut accidentellement améliorer le carburateur, elle n’en fera pas un nouveau. Elle ne changera pas un carburateur à deux corps en un carburateur à quatre corps ou à injection directe. Les mutations peuvent modifier l’ancien mais pas créer du nouveau. Maintenant, qu’alliez-vous dire ?”
“Il y a des exemples de bonnes mutations. Vous pouvez vraiment observer l’évolution en action.”
Il me donna trois cas. D’abord celui de la phalène du bouleau. Il me dit qu’il y a une variété plus sombre de cette phalène qui prolifère dans les villes industrielles. Cette forme mélanique demeure sur les troncs d’arbres noircis par la fumée et est ainsi moins visible pour les oiseaux. Un autre cas est celui de certaines mouches qui sont devenues résistantes au DDT, alors que toutes les autres mouches en meurent. Finalement, il mentionna différentes bactéries qui ont des mutants qui résistent aux antibiotiques, et ces quelques survivants ont donné naissance à des descendants également résistants.
Mais la phalène du bouleau dans sa forme mélanique s’accroît non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes où les troncs d’arbres ne sont pas noircis par la fumée industrielle. La variété mélanique est simplement plus vigoureuse, plus apte à survivre dans les conditions actuelles. Mais c’est toujours une phalène.
Les mouches mutées et les bactéries survivent, c’est vrai ; mais elles ne sont pas aussi fécondes et ne vivent pas aussi longtemps que celles qui n’ont pas subi de mutations. Les mutants sont des “estropiés” génétiques, des phénomènes en quelque sorte. Certaines particularités dans leur organisme leur permettent de survivre ; mais sont-ils améliorés ? Une nouvelle forme de vie est-elle apparue ?
Une personne sourde peut survivre au bruit d’un grand aéroport, tandis que ses voisins qui entendent normalement déménageront. Un homme dont les pieds sont amputés ne craint pas un affaissement de la voûte plantaire, ce qui peut arriver à une personne normale. Mais le sourd et l’amputé ne sont pas des organismes améliorés. Les mutants des mouches et des bactéries non plus.
Mon ami n’assiste pas à un phénomène évolutif quand il voit de telles mutations. Il observe simplement une variation à l’intérieur d’une espèce. C’est aussi ce qu’observe la femme citée plus haut quand elle disait qu’elle croyait à l’évolution à cause ‘de ce qui se passe dans son jardin’. C’est également ce qu’observe le chef de la Commission consultative pour l’enseignement des sciences en Californie quand il prétend que l’évolution est un fait parce que ‘vous en voyez des exemples tous les jours’.

Les variations sont limitées
Il est peu sérieux d’affirmer que la modification de la couleur d’une phalène prouve que l’homme descend du poisson. Ce n’est qu’un propos sans fondement qui vient s’ajouter aux autres. Il y a de continuelles variations parmi les organismes vivants, mais elles ne changent pas l’organisme lui-même.
Le rosier se changera-t-il en chêne simplement parce qu’il y a tant de variétés de roses ? Non, bien sûr !
Les athlètes du saut en hauteur sautaient autrefois 1,80 m ; à présent ils sautent 2,10 m. Cela signifie-t-il qu’ils continueront à se perfectionner et que les générations futures arriveront à sauter 2 kilomètres ?
Les coureurs à pied ont amélioré leurs records jusqu’à courir le kilomètre en moins de trois minutes. Cela prouve-t-il qu’ils finiront par parcourir cette distance en 30 secondes ?
Personne ne prétendra que ces améliorations peuvent se poursuivre indéfiniment. Quels que soient les progrès qu’ils parviennent à faire, les athlètes ne deviennent pas d’autres créatures. De même, bien que les mouches soient devenues résistantes au poison, elles ne continueront pas à varier au point de devenir des aigles, et les phalènes ne continueront pas à varier au point de devenir des ptérodactyles.
Il y a des limites à tout, des limites à la vitesse, des limites au froid. Et si nous acceptons le témoignage des documents fossiles, nous admettrons qu’il y a des limites aux variations. Les organismes vivants varient, mais ils restent toujours à l’intérieur de leur espèce. Ils ne changent pas en quelque chose d’autre.
J’ai eu une autre conversation intéressante après une expérience à laquelle j’ai assisté dans une université. Il s’agissait de la datation au radiocarbone. Le professeur parla de l’origine de l’homme en faisant allusion à l’évolution.
Quand je lui ai demandé pour quelles raisons il croyait à l’évolution, il m’a dit : “Eh bien, on peut aligner des crânes depuis le poisson jusqu’à l’homme, et la ressemblance entre les différents chaînons est frappante. Cette ressemblance ne peut guère être le fait du hasard. Elle indique que l’un vient de l’autre.”
“En est-il réellement ainsi ?, lui ai-je dit. Pour moi, c’est une notion tout à fait fausse.”
Il me regarda interloqué, ne comprenant pas ma question. Je me suis donc expliqué : “Les animaux dans cet alignement ont-ils vraiment évolué dans cet ordre ? J’ai vu dans différents musées cette série de crânes présentée comme une preuve de l’évolution. Mais habituellement, il est indiqué que cette série ne correspond pas à la réalité.”
“Oh non, bien sûr, répondit le professeur, c’est seulement une illustration de la ressemblance entre différents groupes.”

La ressemblance n’est pas une preuve
J’ai fait cette remarque : “Bien loin de prouver l’évolution, cet alignement ne prouve-t-il pas plutôt que la ressemblance n’est pas une preuve qu’un voisin descend de l’autre.”
Il a souri. J’étais son invité, et il était un hôte aimable.
“Il me semble, ai-je ajouté, que les évolutionnistes sont très capricieux. Ils se servent d’une ressemblance quand cela les arrange, mais ils l’écartent si elle ne les arrange pas. Par exemple, le poulpe a un œil qui ressemble étonnamment à l’œil humain. Cependant, aucun évolutionniste ne prétend qu’ils sont apparentés.
“En outre, les poissons et les insectes ne sont pas apparentés et pourtant certains d’entre eux ont des organes lumineux semblables. Les lamproies, les moustiques et les sangsues possèdent des anticoagulants semblables, afin que le sang de leurs victimes reste liquide. Les chauves-souris et les dauphins, qui ne sont pas apparentés, ont des systèmes sonar similaires. Les poissons et les insectes, non apparentés, ont des yeux bifocaux qui leur permettent de voir à la fois dans l’air et dans l’eau.
“Des organismes non apparentés ont en commun divers mécanismes et instincts. Beaucoup pratiquent l’hibernation ou la migration, savent faire le mort, ont des crochets à venin ou se propulsent par réaction. Pour accepter la théorie de l’évolution, il faut croire que ces caractéristiques étonnantes, si difficiles à accomplir par un hasard aveugle, même une seule fois, se sont produites indépendamment de nombreuses fois, grâce à des mutations fortuites, dans quantité d’organismes non apparentés. Il n’y a guère de chance pour que de pareilles choses se produisent une seule fois fortuitement. Mais les évolutionnistes affirment qu’elles se sont produites à maintes reprises et par hasard. Les mathématiciens opposeraient leur veto à pareille assertion.”
“Vous voilà bien emballé”, s’exclama le professeur, et nous nous mîmes tous deux à rire.
“Je ne refuse pas de discuter de l’évolution en tant que théorie, répliquai-je. Ce qui m’irrite, c’est le dogmatisme des évolutionnistes, leur arrogance et leur tyrannie, leur façon de traiter les autres d’ignorants s’ils refusent d’entrer dans leurs vues.”
“Les scientifiques ne sont que des humains, répondit-il. Ils ont leurs interprétations particulières et vont souvent plus loin que les faits ne le permettent.”

Pas de la vraie science, mais de la science-fiction
Ces paroles me rappelèrent ce qu’admettaient Dunn et Dobzhansky dans l’ouvrage Hérédité, race et société (angl.), savoir : “Les hommes de science, comme les autres humains, succombent souvent à la tentation de prouver certaines vues particulières ou de renforcer certaines idées préconçues.”
Dans le livre Les limites de la science (angl.), Sullivan déclare que les scientifiques ne disent pas “ou n’essaient pas toujours de dire la vérité, même au sujet de leur science. On en connaît qui ont menti. Ils ne mentent pas pour servir la science, mais généralement pour [leurs propres] préjugés religieux ou antireligieux”. Les évolutionnistes ont aussi le chic pour écarter rapidement les problèmes cruciaux avec des spéculations hasardeuses. Dans le style d’un auteur de contes de fée, ils présentent comme des faits réels, mais sans preuves, d’étonnantes transformations de formes de vie complexes en d’autres formes de vie complexes.
D’un coup de baguette magique, les évolutionnistes transforment une écaille en plume ou en poil. Une nageoire devient une patte qui, d’une manière ou d’une autre, disparaît chez le serpent, devient une aile chez l’oiseau, un sabot chez le cheval, une griffe chez le chat, une main chez l’homme. De telles explications relèvent de la science-fiction la plus pure.
Les déchets azotés éliminés d’abord sous forme d’ammoniaque chez les poissons, sont éliminés sous forme d’urée chez les amphibies, puis se changent en acide urique chez les reptiles et redeviennent enfin de l’urée chez les mammifères. Les mammifères auraient modifié leurs glandes sudoripares en mamelles produisant du lait, mis au monde des jeunes tout formés qui, par une heureuse coïncidence, auraient développé au même moment l’instinct de succion.
Parfois, j’ai l’impression que de telles explications ne sont pas données sérieusement et qu’il doit s’agir de plaisanteries. Mais non, ce ne sont pas des plaisanteries ; la science-fiction est acceptée comme de la vraie science.
Il n’est pas étonnant que les ouvrages des évolutionnistes soient émaillés d’expressions telles que ‘pourrait être ainsi’, ‘ont sans doute eu lieu’, ‘se sont peut-être produits’, qui après un moment et maintes répétitions deviennent ‘c’est ainsi’, ‘ont eu lieu’ et ‘se sont produits’. Les possibilités deviennent des probabilités, qui deviennent à leur tour des certitudes. Des hypothèses se transforment en dogmes. Des spéculations se transforment en conclusions. Un langage ronflant se change en “preuves”.
Tout cela est un défi aux véritables méthodes scientifiques. Mais ce lavage de cerveau a pour résultat une foi aveugle en l’évolution. En même temps, on assiste à un autoritarisme arrogant, nécessaire pour soutenir ce qui ne peut être prouvé. Des proclamations radicales sont employées comme un gourdin contre les incroyants de l’évolution et peut-être aussi pour rassurer les grands prêtres de l’évolutionnisme.
Mais cette science-fiction n’a rien de rassurant pour de nombreux parents qui ont des enfants à l’école. Alors qu’à la maison ces parents enseignent la création à leurs enfants, ceux-ci apprennent l’évolution en classe. Une chose est certaine, l’un des deux enseignements est mensonger.
Si l’évolution était enseignée comme une théorie et que l’on reconnaisse la création comme une autre possibilité ayant une base scientifique, la confusion serait moins grande dans l’esprit des enfants. Mais les évolutionnistes combattent bec et ongles toute idée autre que la leur. Des scientifiques et des éducateurs, soi-disant éclairés, s’efforcent de démolir toute pensée qui n’appuie pas leurs idées préconçues. Alors que naguère ils insistaient sur le droit d’enseigner la théorie de l’évolution, à présent ils s’efforcent d’empêcher qu’on enseigne quoi que ce soit d’autre.
Les évolutionnistes refusent aussi d’affronter leur dilemme, qui est grave. Les documents fossiles montrent que l’évolution n’explique pas de façon satisfaisante l’apparition soudaine de formes de vie complexes. Mais la création spéciale, qui s’accorde exactement avec le témoignage des roches, est impensable pour les évolutionnistes. Ils ne peuvent accepter l’idée d’être dans l’erreur, et ils ne veulent pas admettre qu’il peut y avoir un Créateur, une puissance supérieure à leur cerveau, qui a créé à sa manière des organismes vivants.
Aussi, au lieu d’être impartiaux, les évolutionnistes mettent généralement en doute les documents fossiles. Ils recourent aux insultes contre ceux qui refusent de croire à leurs contes et ils comparent la croyance à la création à l’histoire des cigognes qui apportent des bébés. Telle une prêtrise religieuse de l’“âge des ténèbres”, ils déclarent ex cathedra que l’évolution est un fait et ils excommunient, le rejetant dans les ténèbres extérieures de l’ignorance, quiconque ne veut pas embrasser leur foi.
Pour ses défenseurs, l’évolution est une vache sacrée. Mais les progrès de la vérité font reculer les vaches sacrées. Tel un marteau, la vérité finit par démolir les autels que les hommes ont dressés aux fausses conceptions.

Le temps de l'exercice de la foi dans l'évolutionnisme est révolu...

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Jeudi 10 Avril 2008

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