Politique Nationale/Internationale

Le cauchemar Orwellien, fiction du passé ou réalité du présent ?

Entre Sécurité ou Libertés individuelles, pouvons-nous et devons-nous choisir ?


Tout peuple qui s'endort en liberté se réveillera en servitude. La Résistance et l’obéissance, voilà les deux vertus du citoyen; Par l'obéissance il assure l'ordre, par la résistance il assure la liberté; ‘’Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.’’ Préambule de la déclaration universelle des droits de l’Homme Adoptée par les Nations-Unis en 1948.
Aujourd’hui plus que jamais notre liberté est en danger, l’obéissance doit se transformer en résistance. Tous ceux qui se pensent libres doivent d’abord penser à la notion de Liberté et ses implications, et seulement ensuite pourront se demander à quel point ils le sont !
‘’Ceux qui sont prêts a sacrifier un peu de liberté en échange d'un peu de sécurité ne méritent ni l'une ni l'autre‘’, la liberté ne peut être limitée qu'au nom de la liberté:
La Liberté est condition intrinsèque pour une paix universelle.


CEKICI zeynel
Vendredi 29 Juillet 2005

Ma volonté est de démontrer si besoin en est, à quel point nous sommes dans l’illusion. Pour ce, j’ai pensé utile d’essayer de dépeindre la société moderne et comment la restriction des libertés individuelles sert le système. La restriction des libertés est caution à la pérennité d’un système qui mute d’un modèle de gouvernance d’apparence ’’démocratique’’ vers une tyrannie à peine revendiquée: Le modèle de société qui nous avait été proposé en Occident depuis 1948 semble plus que jamais une utopie, une promesse de nos élites à nous les ‘’esclaves‘’ .

Les maîtres semblent aussi oublier que les citoyens évoluent inévitablement vers des objectifs qui ne sont pas celles des ‘ ’maîtres’’ . Nietzsche, malgré son athéisme, avait pourtant bien analysé les rapports humains. Malgré la pertinence des ses constats, sa perception de la société reste élitiste …:
La mémoire est pour Nietzsche esprit de vengeance. L'historien est le gardien de l'esprit de vengeance. D’où l’importance entre l’histoire authentique, et non enseignée, policée, formatée afin d’occulter les vérités historiques et maintenir cet esprit de vengeance contre ceux qui pour l’histoire occidentale sont les responsables de toutes les misères du monde. N’oublions pas que ceux sont bien les vainqueurs qui écrivent l’Histoire…

’Chez l'esclave, les forces du souvenir prennent le dessus. Au lieu d'agir, il se souvient (culpabilité, remords, ressentiment). ’’ Nietzsche refuse la morale du péché. ‘’ Le péché est le ressentiment, la culpabilité de celui qui ne peut oublier sa faute, la mauvaise conscience qui cache la haine. S'accuser, c'est viser à la vengeance contre soi par autodestruction avec l'idée qu'on ne peut s'en sortir, se racheter que par la douleur du faux ascétisme.‘’ Une méthode qui consiste à la culpabilité, bien connue de nos dirigeants, ils en usent et en abusent quand la situation sociale se dégrade… en lieu et place de faire face à leurs responsabilités politiques, nos hypocrites pour occulter leurs incuries, culpabilisent le citoyen qui déjà à été réduit à la soumission la plus totale; soumission dans la manière de ‘’penser’’ (ou plus exactement de réfléchir) par les mensonges d’État, et autres actions mentales subversives, qui ont réduit le peuple à réfléchir selon TF1 ou M6. Avec tous ça, des espaces de cerveaux s’ils en restes, sont de toutes manières vendues aux Multinationales et autres transnationales.
’Le maître aussi parfois souffre mais sans y attacher d'importance. L'esclave, lui, prend plaisir à s'accuser puis à accuser les autres.'' Le maître, lui sait à qui s’en prendre, à l’esclave non productif….

Les conceptions de nos élites semblent faire fi des diversités entre les hommes et leur culture! Une vision manichéenne dont Hitler n’a jamais nié comme sources de pensées nietzschéennes. Même si Nietzsche était élitiste et non raciste selon ‘’la bonne pensée‘’, sa sœur avait utilisé les brèches que ce dernier a laissé, en déformant une pensée déjà suffisamment ambiguë. Ce genre de considérations élitistes peut donner naissance à des idéologies dangereuses et perverses. Et pourtant, les néo-conservateurs américains agressent le monde musulman en tirant leur idéologie à partir de telles inepties, qui au nom d’une pensée philosophique peuvent aisément tenir des propos haineux envers une majorité de la planète. Selon ses penseurs mêmes, ils seraient et sont considérés comme esclaves ou sous-hommes. Si Nietzsche s’est autorisé à diviser l’humanité en deux espèces, les néocons d’aujourd’hui, partant du même postulat idéologique ou philosophique, peuvent sans difficulté (avec le soutien de la masse média) diviser l’humanité en deux : le camp du Mal et celui du Bien ; les valeurs occidentales (amalgame de valeurs judéo-chrétiennes anoblies avec celles du puritanisme protestant : idéologie religieuse fondamentaliste et issue du protestantisme) et opposée à celles du monde arobo-musulman. Un raccourci trop facile me direz-vous ? Essayons de remonter le fil historique de l’idéologie néo-conservatrice pour mieux comprendre les analogies de certaines philosophies…

Philosophie politique des ''Faucons et néocons''

Nous savons aujourd’hui que Léo Strauss était un philosophe politique du XX° s. et ses disciples aujourd’hui ne font que suivre ses enseignements idéologiques. Lorsqu’on examine la philosophie ou plutôt l’idéologie, qui sous-tend la doctrine impérialiste US, on décèle deux courants essentiels. Ce qui frappe d’abord, c’est l’empreinte du fondamentalisme religieux, voir du mysticisme, qui transparaît de tous les discours du président Bush. C’est ainsi qu’il est question de i[''croisade du bien contre le mal'' , d’autre part, on découvre une école politique '' plus subtile'' , remontant à feu Léo Strauss, qui défend ouvertement l’impérialisme et la '' loi du plus fort'' Professeur de philosophie politique à l’université de Chicago de 1953 à 1973, Strauss a créé toute une génération d’idéologues et de politiciens qui, aujourd’hui, orientent la politique étrangère américaine.

Léo Strauss quant à lui était un disciple de Heidegger, auteur dont la lecture est particulièrement difficile et qui fut l'objet d'une intense polémique en raison de ses relations ambiguës avec le nazisme. Il est considéré comme un des penseurs, peut-être le plus important du XX° siècle. Lui-même disciple d’Husserl, dont sa pensée vaut surtout pour sa postérité. Elle influencera notamment les philosophies de Sartre et Merleau-Ponty. Husserl est le fondateur de la phénoménologie et mathématicien de formation.
Sous certains aspects, il hérite de Descartes, et aussi l'influence de Brentano. Descartes, quant à lui a été en partie influencé par Montaigne, penseurs des Lumières… On pourrait remonter ainsi très loin, moins l’intérêt de l’exemple n’est là.
Les straussiens ont aussi essaimé en France ; Pierre Hassner, ancien professeur de l’université de Chicago, qui rédigea les chapitres sur Hegel et Kant de l’ouvrage de Strauss-Cropsey (Hassner collabore avec l’Institut européen des études sur la sécurité), Pierre Manent, qui enseigne au Centre de recherche Raymond Aron, à Paris, et qui est l’un des fondateurs de la revue Commentaire à laquelle il contribue régulièrement. Terence Marshall, qui enseigne à l’université de Nanterre. Tous trois sont d’anciens élèves et collaborateurs d’Allan Bloom.]i 1

Mais revenons en à nos ‘’Faucons’’ et leurs perceptions de certaines philosophies, mais surtout leur interprétation toute particulière de ce qu’est la notion de Liberté :
Le principal straussien dans l’administration Bush, aujourd’hui à la tête de la Banque Mondiale. Il a étudié aussi auprès d’Allan Bloom. Parmi ses collaborateurs Richard Perle, Steven Bryen et Elliot Abrams., l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey. John Podhoretz, ancien éditeur du Weekly Standard, ainsi qu’Irving Kristol, éditeur de longue date de Public Interest, l’organe des néo-conservateurs, et collaborateur de l’American Entreprise Institute. Son fils William est un idéologue des républicains. Werner Dannhauser, un protégé personnel de Strauss qui a quitté le monde universitaire pour assurer la rédaction de Commentary, après le départ à la retraite de Norman Podhoretz, ainsi que deux autres membres de la rédaction du Weekly Standard, David Brook et Robert Kagan, le fils d’un professeur straussien de Yale, Donald Kagan.
Clarence Thomas, et l’ancien ministre de la Justice, John Ashcroft. On y trouve Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président Cheney et ancien élève de Wolfowitz à Yale. Après le 11 septembre 2001, insatisfait des renseignements fournis par la CIA et l’intelligence militaire, Abram Shulsky fut nommé à la tête d’une unité de renseignements au sein de la bureaucratie civile du Pentagone, censée produire, sinon inventer, tous les montages dont les faucons avaient besoin pour justifier la guerre contre l’Irak. Straussien convaincu, Shulsky anime encore aujourd’hui des débats sur la pensée du « maître ». Parmi les « penseurs » et stratèges, on compte l’auteur du Choc des civilisations, Samuel Huntington, ainsi que Francis Fukuyama et Allan Bloom, décédé récemment.]i

En plus de l’élaboration de doctrines militaires, dont celles qui ont cours actuellement, ils ont notamment rédigé un document pour le gouvernement israélien (Clean Break), prévoyant la fin des accords d’Oslo. Plusieurs disciples de Strauss et de Bloom avaient d’ailleurs émigré en Israël où ils militaient contre la paix. L’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS) a été créé à Washington et à Jérusalem en 1984, afin de promouvoir le libre-échange et explicitement, dès 1996, la pensée de Strauss. Début 1997, William Kristol et Robert Kagan, deux « intellectuels dans la tradition de Strauss », ont lancé à Washington, en collaboration avec l’American Entreprise Institute, une organisation intitulée Project for the New American Century, dans le but exprès de promouvoir la présence militaire américaine partout dans le monde, pour y tenir littéralement le rôle de « gendarme du globe », à commencer par l’Irak. Le 3 juin 1997, cette organisation a publié un acte de fondation, appelant à une nouvelle politique étrangère basée sur l’« hégémonie globale bienveillante » des Etats-Unis. Parmi les signataires de cette lettre : Elliot Abrams, William Bennett, Jeb Bush (frère du Président), Dick Cheney, Francis Fukuyama, Lewis Libby, Norman Podhoretz, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz.
Comment peut on encore penser que ces individus puissent être de bonnes volontés, et que leurs intentions soient bonnes.

Liberté est universelle pas la morale...

A la liberté on ne peut opposer la morale, pourtant ce que nous vivons au quotidiens est une sublimation de la morale bushienne et néo-conservatrice. La morale est relative et non universelle. La liberté, a contrario est universelle, sans considération aucune la liberté ne peut être interprétée comme la morale.
Quant nous voyons aujourd’hui, les injustices commises au nom d’une morale tirant sa substance des valeurs occidentales, on peut aisément faire un parallèle avec la notion de liberté qui a été volontairement remplacée par la morale ‘’judéo-chrétienne‘’.
La direction tracée par les Américains sous l’appellation générique de la ‘’démocratisation forcée et lutte contre le terrorisme’’ , suivie par tous les gouvernements mondiaux, aussi bien les ‘’Démocratiques’’ et les régimes despotiques, reflète bien un récurrence dans la restrictions de nos libertés. Quel est se miracle de communication qui arrive à réunir sous une même égide, ‘’démocrates’’ et tyrans ? Les Tyrans (arabes) seraient-ils des sous-fifres, les pantins, les hommes éduqués et élevés selon les us et coutumes des maîtres, des ‘’démocrates’’ ?
N’auraient-ils pas après tout les mêmes ennemis (Islam pour le moment…) et les mêmes points de convergences des intérêts financiers et élites des gouvernements de l’ombre ?

Essayons de comprendre l’intérêt de nous battre pour nos libertés, et pourquoi nous devons sans concession aucune préserver le peu, tant qui nous en reste encore les moyens.
Au-delà de la perception sémantique de cette notion qu’est donnée à la liberté, essayons de saisir son utilité par la raison: la liberté conduit aux vérités comme les mensonges à l’ignorance et aux manipulations des esprits qui en découlent inévitablement.



Droits de l'homme, réalité ou chimère ?

Voyons ce que les instances gouvernementales sous l’égide des Nations Unies avaient ‘’prévu‘’ pour nous préserver de ces dérives despotiques dont en prennent formes les régimes occidentaux :
Déclaration universelle des droits de l´homme

Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde….
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande…

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.


Le droit est le garant de nos libertés, mais aussi condition de la vie en société. Et depuis toujours le Droit et les libertés ont été les émanations de toute civilisation ‘’libre’’ qui rayonna au début grâce à son respect du droit et des libertés. Une fois que le déclin s’amorce, faire appel à la tyrannie et au despotisme politique ont toujours été des armes redoutables pour le maintient du pouvoir. L’arme la plus probante et qui fait le plus de dégâts est le mensonge d’Etat et au nom de sa ‘’sûreté‘’ qui plus est. Aujourd’hui avec l’arme du ‘’Trompeur’’ nos dirigeants ont réussi à faire passer les victimes pour les bourreaux et vice versa.
Pour notre salut nous devons opposer aux mensonges, les vérités. Cependant, souvenez-vous, les vérités sont accessibles à la seule et unique condition que les libertés individuelles soient respectées.
Le mensonge étant l’objet de la tyrannie, la démocratie celui des vérités, comment la communication néocons arrive t-elle à mentir au nom des libertés ? A moins qu’après avoir rayonnés par leur culture ; ‘’le rêve américain‘’ et avoir exporter et faire accepter l’idée de vivre avec cette mode de penser puritaino-perverse, ils soient passés au stade supérieur, celui du déclin ? Ce qui expliquerait le désastre humanitaire à travers la planète, des génocides qui n’en portent pas encore le nom…
Sachant leur fin proche, les US appliquent logiquement la politique de la terre brûlée. Cela a l’avantage de réduire pour longtemps la faculté de récupération et éventuellement de riposte du pays colonisé.
La manipulation des esprits ne reflète -telle pas une réminiscence des ‘’années de plombs’’ et la stratégie de tension en cours actuellement ?
L’hypothétique question du terrorisme global, international, tentaculaire, polymorphe et sans organisation centrale, n’est-elle pas une coquille vide ? Une description des futurs victimes du ‘’pogrome’’ en préparation, ainsi n’importe quel musulman peut être soupçonné de terrorisme ? Ne serait-ce qu’en dénonçant l’impérialisme US et leur volonté d’hégémonie mondiale, tous les musulmans dans un premier temps, puis tous les opposants à cette politique impérialiste seront les cibles des attaques iniques, voir ‘’une balle dans la tête‘’. Une balle dans la tête, est la réponse Britannique au terrorisme. La manipulation des esprits a tellement bien fonctionné là aussi que 83 % des Anglais admettent être d’accord avec cette règle d’exception. Au dernier sondage le taux était de 75 % pour ces assassinats légaux dans un ‘’Etat de droit‘’. Comment pouvons-nous concevoir d’accepter une telle concession du droit au profit de l’arbitraire (Article 9 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. ) ? Même si tué n’est pas précisé….

[Pourquoi la France veut elle profiter de cette ''peur'' du terrorsime ?]url:http://www.alterinfo.net/,TERRORISME-LA-STRATeGIE-DE-TENSION,-HIER-ET-AUJOURD-HUI_a307.html

Un pendant de cette politique de répression se vie sournoisement et insidieusement dans notre beau pays, le symbole de résistance à la tyrannie… Ceux qui aujourd’hui se réclament héritier du gaullisme sont sur le point de détruire l’œuvre de son fondateur, qui pourtant a dû batailler contre vents et marrées afin de résister aux appétits anglo-saxons. Comment Sarkozy peut-il encore affirmer poursuivre les idéaux du Général ? Porte voix des néocons en France, notre ministre atlantiste profite de son soutien indéfectible pour tenir le même discours inconsistant que ses amis de la coalition du ‘’Bien’’. Le Premier Ministre aussi semble oublier son style lyrique et son éloquence devant les Nations-Unies pour défendre la position de la France. Pour amenuiser la portée du projet de loi qui normalement passera fin août, M. De Villepin n’hésite pas à ironiser en précisant que la France n’était pas (encore ’’prête’’) pour accepter ’’la Balle dans la Tête’’://… (Article 18 Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites) Ces notions seraient-elles simples leurres et poudre aux yeux ?
De Villepin a fièrement déclaré qu’il avait échangé avec son Blaire des fiches et dossiers sur les ’’djihadistes’’ . Pour les ‘’services’’ français est un ‘’djihadiste’’ potentiel tout musulman qui un jour dans sa vie a ou aura fréquenté un lieu de culte ou une association culturelle, ou un musulmans un peu trop fervent.
Ce qui devient évident par contre, c’est une modification de nos habitudes : la France qui contrairement aux anglo-saxons avait opté pour la pièce d’identité comme moyen de contrôle de ses citoyens avait aussi en contrepartie concéder sur la télésurveillance et autres méthodes du ‘ ’Big brother‘’. Cependant, et en harmonie avec la CNIL les vidéos de surveillance n’ont a priori pas d’enregistrement en France, et la quantité de caméras par rapport aux pays anglo-saxons est nettement plus faibles. Ce projet de loi a pour prétention de rattraper le retard de la France sur ses voisins. Et, l’Angleterre d’imposer à ses citoyens la carte d’identité qui de coutume n’a jamais été imposée, sauf pendant une période de deux ans au moment de la seconde guerre. Il faut croire que la situation est encore plus dramatique, si l’on pense que les Anglais qui ne connaissaient point la pièce de d’identité, vont avoir la joie de goûter à la contrainte de la carte bio métrique (à puce).

Apparemment nos dirigeants ont la ferme intention de nous mettre face à un choix sans condition. Un dilemme entre insécurité fictive et libertés individuelles bien réelles.
Imaginons que nous concédions tout ce que nos élites nous réclament ? Aimeriez-vous vivre dans un Etat totalitaire ? Pourtant, en cédant sur nos libertés nous cautionnons les responsables politiques dans leur volonté de restreindre justement nos droits et libertés afin d’orienter les citoyens à vivre dans une société orwellienne, peut-être ?


Dimanche 23 Mars 2008

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