Conflits et guerres actuelles

Le Yémen refuse une participation étrangère dans sa lutte contre Al-Qaïda



Vendredi 8 Janvier 2010

Le Yémen refuse une participation étrangère dans sa lutte contre Al-Qaïda
Le Yémen refuse la participation de forces étrangères aux opérations qu'il mène Al-Qaïda, a annoncé son ministre des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi, dans un entretien publié aujourd'hui par un journal gouvernemental.
"Le gouvernement (...) n'accepte pas la présence de forces étrangères sur son territoire sauf dans le cadre de la coopération pour la formation des forces yéménites", a déclaré le ministre au quotidien "26 Septembre", organe du ministère de la Défense.
"Nous voulons qu'ils forment nos troupes, qu'ils nous fournissent des équipements, du matériel de combat, des armes sophistiquées et des moyens de transport modernes", a ajouté le ministre, interrogé sur l'aide attendue des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda au Yémen.
"Et en dernier ressort, il revient au gouvernement et aux forces de sécurité yéménites de décider de la manière d'agir contre les hors-la-loi qu'ils soient d'Al-Qaïda ou d'autres groupes", a-t-il encore dit.
Par ailleurs, un analyste politique a fait part de la mise sur pied d’une base aérienne américaine sur le sol yémenite.
 
Ali al-Ahmad, analyste saoudien, a déclaré dans un entretien accordé à la chîne iranienne Press TV que les Etats-Unis ne pouvaient plus attendre le soutien du gouvernement yéménite dans la lutte contre Al-Qaïda, d’autant plus que ce dernier avait été de plus en plus affaibli sur l’échiquier international.
 
Le président d’un centre d’études sur le golfe Persique et les relations américaines avec les pays riverains du golfe Persique a déclaré que selon certains rapports, le gouvernement de Sanaa semblait avoir autorisé les Etats-Unis à mettre en place une base aérienne dans île de Soukoutra sur les côtes du Yémen.
 
« Les informations sur cette base aérienne seront rendues publiques la semaine prochaine », selon l’analyste yéménite.
 
Les ingérences de l’Amérique aux récents événements, survenus au Yémen ont entraîné de nombreuses spéculations parmi les milieux officiels et non-officiels et les médias de la région.
 
Sur cette base, le quotidien pakistanais, Ossaf, a écrit dans son numéro de mardi que la présence américaine au Yémen visait à prendre le contrôle les passages d’eau de ce pays pour en profiter contre d’autres pays.
 
  Et comme par hasard, la prochaine conférence internationale sur le Yémen aura pour titre la lutte contre le terrorisme et l'aide à 150000 réfugiés qui fuient le conflit dans le nord du pays, a indiqué le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Le diplomate a exprimé son "grand souci" de la situation humanitaire et de sécurité qui se dégrade dans ce pays de la péninsule arabique appauvri. "Il y a une question sérieuse à résoudre, selon lui, c'est comment pouvons nous combattre le terrorisme international?"
Il a promis que la conférence du 27 janvier ferait un balayage de la manière dont la communauté internationale aborde cette question. "La situation au Yémen a des implications régionales bien plus larges dans notre combat contre la terrorisme international", a déclaré le secrétaire général.

Même son de cloche chez le premier ministre Gordon Brown qui  a mis en garde contre la radicalisation du Yémen, sous influence d'Al-Qaïda. Il accueillera la conférence à Londres, avant une autre journée consacrée à l'Afghanistan, avec le président Hamid Karzaï.

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Vendredi 8 Janvier 2010


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