Lors d'une rencontre avec le Secrétaire général de l'OPEP, Abdollah Al-Salam Al-Badri, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié de nécessaire le renforcement des coopérations entre les pays producteurs, avant de réitérer que ces derniers devaient profiter de toutes les capacités de cette organisation, dans le droit fil de leurs intérêts. L'OPEP a, toujours, joué un rôle déterminant dans la stabilité du marché de l'énergie, mais malgré les coopérations constantes de ces pays avec les pays consommateurs, les pressions économiques et les critiques concernant l'instabilité du marché pétrolier visaient plutôt les producteurs. L'OPEP n'a, jamais, cherché à provoquer une hausse irrationnelle des prix mondiaux, car comme le Président iranien l'a souligné, une telle hausse ne peut que porter préjudice aux pays producteurs, en faisant, anarchiquement, grimper les prix, dans les secteurs, agricole et industriel. D'autre part, la baisse de la valeur du dollar, qui est la principale devise, sur les marchés pétroliers, a infligé d'importants dommages aux producteurs de pétrole. Au cours de ces dernières années, le dollar a, en effet, perdu 40% de sa valeur. Pourtant, selon les études économiques, en Europe et aux Etats-Unis, les revenus tirés des taxes sur la consommation des produits pétroliers s'élèvent, parfois, à 50% du prix des produits pétroliers, dans ces pays, revenus qui sont beaucoup plus élevés que ceux des pays producteurs de pétrole. A présent, l'OPEP, qui assure 40% de l'approvisionnement en pétrole du monde, n'est pas en mesure de prendre une décision sérieuse sur les investissements nécessaires à l'augmentation de sa production. En effet, cette organisation, qui envisage, d'ici 2010, de procéder à plus de 150 milliards de dollars d'investissements, doit, pour ce faire, augmenter sa production à 5 millions de barils par jour. De l'avis des experts, le prix actuel du pétrole, même s'il est de 100 dollars, par baril, est inférieur au prix du brut, en 1982; c'est ce qui est indiqué dans le rapport du Secrétaire général de l'OPEP et dans les déclarations du ministre iranien du Pétrole, qui a, tout de même, fait remarquer que l'augmentation du prix du pétrole se plaçait au 4ème rang par rapport à d'autres produits. C'est pourquoi, dans la situation actuelle, la défense des droits des producteurs et l'utilisation d'une autre devise que le dollar, ainsi que la création d'une Banque commune des membres de l'OPEP, s'avèrent impératives.