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Le Qur'ân, Objectifs et Morale


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A l'occasion du crime que va commettre le pasteur Terry Jones, le 11 / 9, en brûlant spectaculairement des exemplaires du Qur'ân, il m'a semblé logique de montrer au monde que contient le Livre Sacré de l'Islam, et pourquoi sa présence gêne , et pourquoi il a été diabolisé...
Le texte est un peu long, mais il était nécessaire de montrer le minimum de son contenu.


Dr Zeinab Abdelaziz
Jeudi 9 Septembre 2010

Le Qur'ân, Objectifs et Morale
Le Qur’ân  est le Livre Céleste qui clôt les deux Révélations
précédentes. Il renferme l’essentiel de ce qu’ils contenaient concernant
la Foi, le Culte et le Style de comportement humain. On peut dire globalement,
sans lui rendre tout son dû : C’est un symposium pour les savants, un lexique
pour les linguistes, un maître enseignant de grammaire pour qui veut améliorer
son style, une encyclopédie de connaissances, de lois et d’arrêts ; une
Direction infaillible, claire et foncièrement logique, pour le commun des
mortels ; un éternel miracle qui soutient le Message du Prophète Muhammad (
Bénédictions et Salut sur lui) ; une Constitution contenant tout ce qui
concerne l’être humain, pour sa vie terrestre et pour la vie Future.  
Une des caractéristiques du Qur’ân, est la clarté précise, d’un
raisonnement convaincant, contenant tous les éléments de la rhétorique, de
l’élaboration du discours, de la recherche et la disposition des arguments,
et de l’élocution, d’une poétique inégalable. Pour ne rien dire des
maximes, des sentences morales dont la profondeur et la portée demeurent
d’une actualité indépassable.  
La Révélation du Qur’ân s’étendit sur 23 ans, le long desquels les
Versets étaient Révélés par intermittence, jusqu’au décès du Prophète,
en 632 de notre ère.

Le Qur’ân renferme les paroles d’Allah. Révélées au Prophète
Muhammad, par une inspiration distincte, en langue arabe, par l’intermédiaire
de l’Ange Gabriel. Elles furent transmises successivement, sans la moindre
altération, par écrit et oralement. Il est composé de 114 Sûrah
(chapitres), classées selon un ordre décroissant. Les Suwar sont subdivisées
en Versets, le nombre total est 6326 Versets. Il n’a point connu de problèmes
scripturaires comme la Bible. Car de toutes les religions monothéistes,
l’Islam est la seule dont les sources aient été fixées dès l’origine. Le
Qur’ân étant le seul Livre qui jouit d’un privilège unique, parmi tous
les Textes Révélés : il n’a subi aucune manipulation ou autre astuce. La
fixation intégrale a été effectuée du temps du Prophète. C’est pourquoi
il représente l’Eternel miracle de l’Islam par son caractère inimitable,
convaincant et parfait à la fois. C’est un défi lancé à quiconque dénie
sa Révélation.  
Le mot Qur’ân comprend deux sens : l’un est linguistique, c’est le nom
verbal du verbe qara’a, dans le sens de lecture, tel qu’il est dit dans un
des Versets : « C’est à Nous qu’Incombe son assemblage et sa lecture.
Quand Nous le Lisons, suis alors sa lecture »  (75 : 17,18) ; l’autre, est le
nom propre même de ce Livre, Saint, Sacré et Immaculé : al-Qur’ân, dans le
sens de La lecture par excellence.  

A part ce nom propre, le Qur’ân possède cinquante-cinq noms ou attributs,
qui lui furent donnés le long des Versets. Il est appelé, entre autres :
Livre, Livre Evident, Noble Ecrit, Paroles d’Allah, Lumière, Lumière
Evidente, Direction Infaillible, Direction et Miséricorde, Chemin de Rectitude,
Tranchant, Nouvelle Grandiose, Révélation du Seigneur des Univers,
Connaissance, Science, Annonciation et Avertissement... De même, dix des
Attributs d’Allah lui sont accordés, tels : l’Invincible, le Précis, le
Dominant, le Vrai, mais les noms les plus usités par les musulmans sont :
al-Qur’ân (La Lecture), al-Kitâb (le Livre) et al-Furqân (le Critère).  
Le Qur’ân fut Révélé en langue arabe, pure et évidente, car c’est la
langue du peuple du Prophète Muhammad, parmi lequel il fut envoyé comme
Messager. Il est écrit dans un des Versets : « Et Nous n’Envoyâmes de
Messager, sinon dans la langue de son peuple, afin qu’il leur explicite »
(14, 4). Ce qui prouve que l’Evangile, Révélé à Jésus, était en langue
araméenne, la langue de son peuple, et la sienne, non en langue grecque ou
latine, comme prétendent les manipulateurs !  
A part la langue propre à chaque peuple, chaque prophète fut soutenu par des
miracles qui appuient sa vocation. Les miracles de tous les Prophètes
précédents se situent sur le plan concret, tel le bâton de Moïse, la
Chamelle de Salih, les guérisons qu’opérait Jésus, par le Vouloir
d’Allah. Tous ces miracles prirent fin avec l’écoulement des époques au
cours desquelles ils furent accomplis. Seul, le miracle de Muhammad se situe sur
le plan moral : C’est le Qur’ân, qui demeurera le long des temps et de
l’espace, car c’est le seul Texte Révélé qui soit gardé intacte, sans la
moindre manipulation, ne serait-ce d’une seule de ses lettres. Et quel que
soit le progrès matériel réalisé, le Qur’ân, Invincible et Evident,
révèle des preuves qui répriment tout dénégateur de vérité, dénégateur
de sa Révélation. C’est ce que Maurice Bucaille a très bien exprimé dans
son ouvrage intitulé : « La Bible, le Coran et la Science », en disant : «
Lorsqu’on est à même de vérifier les énoncés des Ecritures à l’aide
des données sûres, l’incompatibilité du récit biblique avec les
acquisitions de la connaissance moderne est mise nettement en évidence. A
l’opposé, le récit coranique s’avère exempt de tout élément qui suscite
la critique objective. »  

Etapes du défi lancé par le Qur’ân :  
Le défi que porte le Qur’ân aux dénégateurs fut lancé par étapes. Au
début de leurs dénégations, il leur fut dit : « Qu’ils apportent donc un
discours qui soit semblable, s’ils sont véridiques » (52 : 34). Lorsqu’ils
furent incapable d’y répondre et prétendirent que c’est un discours
controuvé, Allah leur demanda : « Ou bien disent-ils qu’il l’a controuvé
?! Dis : « Apportez alors dix Suwar qui lui soient semblables, controuvées, et
convoquez qui vous pourrez à l’exclusion d’Allah, si vous êtes véridiques
» (11 : 13 ) . Et lorsqu’ils furent incapables d’y répondre, Allah leur
demanda d’apporter une seule Sûrah : « Si vous êtes dans le doute, de ce
que Nous Avons Révélé à Notre Serviteur, apportez donc une Sûrah qui lui
soit semblable et convoquez vos témoins à l’exclusion d’Allah, si vous
êtes véridiques » (2 : 23 ). Puis vint le dernier défi, vu l’incapacité
dans laquelle se trouvaient les dénégateurs : « Dis : « Même si le genre
humain et les djinns se réunissaient pour faire l’analogue de ce Qur’ân,
ils ne pourront faire son analogue, même s’ils s’assistaient les uns les
autres » (17 : 88 ) .  
La preuve irréfutable du Prophète étant qu’Allah lui A Révélé ce
Qur’ân, en langue arabe, une langue que les Arabes connaissent parfaitement
et saisissent toutes ses nuances, mais ils furent incapables d’apporter un «
discours »  qui lui soit semblable ou même une seule Sûrah, de trois Versets,
comme la plus courte des Suwar !  

Différents aspects de ce caractère inimitable :  
Outre le côté linguistique, qui comporte toute une source de richesse
inouïe de la langue arabe, ce qui désarma les Arabes à l’époque de la
Révélation, et continu à le faire jusqu’à nos jours, sans le moindre
changement dans l’impression qu’il évoque, nombreux sont les aspects qui
révèlent et prouvent ce caractère inimitable, convaincant et parfait du
Qur’ân, que personne n’a jamais pu imiter sa forme ou son contenu.  
Dans le domaine de l’Occulte, personne ne peut prédire l’avenir avec une
précision impeccable. Cependant, nombreux sont les événements prédits par le
Qur’ân, tels l’histoire des Prophètes précédents et leurs peuples ; les
données et les connaissances scientifiques, qui n’ont été connues qu’il y
un siècle ou quelques années, et qu’aucun progrès scientifique ne peut
démentir, pour ne rien dire de ce que la science n’a pas encore prouvé. Il
renferme des données sur le début de la création, sur les cycles passés, des
nouvelles concernant les communautés passées et celles à venir, comme il
renferme toutes sortes de manipulations commises, dans les Livres sacrés, des
deux précédents Messages du monothéisme.  

Dans le domaine du social, le Qur’ân contient la Direction infaillible pour
guider les gens vers la rectitude, pour remédier aux défectuosités affectant
les sociétés, sur le plan cultuel, moral et social. Il représente une source
intarissable d’enseignements. Cependant, l’inébranlable prédiction
demeure, en la certifiant, celle disant que l’Islam sera manifesté sur toutes
les religions ! C’est une réalité que nous vivons tous, orientaux ou
occidentaux, quelle que soit la différence d’optique ou de points de vue.
Car, malgré tous les efforts déployés par le fanatisme ecclésial, malgré
les milliards de dollars dépensés par les missions et les missionnaires, pour
encercler l’Islam, depuis sa parution jusqu’à nos, l’Islam continue sa
marche et son expansion ! Malgré ce fameux « Rouleau compresseur » avec
lequel ils essayent, tous, de marcher sur l’Islam. Mais là, nous ne pouvons
que répéter ce qui a été dit depuis plus de quatorze siècles dans le
Qur’ân : « C’est Lui qui A Envoyé Son Messager avec la Direction
infaillible et la Religion du Vrai, pour la faire manifester avec évidence, sur
toutes les religions, serait-ce contre le gré des polythéistes » ( 9 : 33 ) .
C’est ce qui cause, hélas, cette panique, à l’occident, dans les milieux
fanatiques modernes, voyant que quels que soient les efforts déployés pour
faire manipuler les traductions du Qur’ân, pour étouffer les préceptes de
l’Islam, pour empêcher son expansion, ou même pour évangéliser les
peuples, usant de toutes sortes de subterfuges et de contraintes, l’Islam se
propage solidement, avec évidence.  
Nous ne pouvons, ici, qu’ajouter très objectivement : au lieu de toutes ces
tentatives pour extirper l’Islam, ne serait-il pas plus logique, plus humain,
et même plus civilisé, d’essayer de le comprendre sous son vrai jour ?! Car
nul n’ignore, en fait, que le sourd labeur de sape, obstinément tenace,
dirigé contre l’Islam et les musulmans, qui commença dès sa parution et son
expansion, s’est accentué à un rythme effréné depuis Vatican II, au cours
duquel il fut décidé quelques arrêts qui sont les directives de la politique
actuel, grâce à un commun accord entre les dirigeants des Etats Unis et ceux
du Vatican :  
1- Réhabiliter les juifs du meurtre déicide, (afin qu’ils puissent être
officiellement seigneurs et maîtres de tout),  
2- Extirper le communisme dans la décade des années quatre-vingt (afin
qu’il n’y ait plus de régime politique et économique que le capitalisme
judéo-américain),  
3- Extirper l’Islam dans la décade des années quatre-vingt-dix (afin
qu’il n’y demeure plus que le christianisme manipulé, qui finit par aboutir
à un judéo-christianisme terroriste),  
4- Ré-évangéliser le monde (comme si le monde avait toujours été
chrétien !) afin que le troisième millénaire commence après avoir
christianisé la terre sous l’égide du catholicisme vaticanais !!  
Tout ce qui se passe actuellement de par le monde le prouve, hélas, sans le
moindre démentit.  

La Révolution produite par le Qur’ân :  
La révolution produite par le Qur’ân, lors de sa Révélation, touche
nombre de domaines. Il commença par s’attaquer au polythéisme, fut-il celui
des païens ou ce que les tenants de l’Eglise imposèrent, en déifiant
Jésus, au Ier concile de Nicée (en l’année 325), comme il s’attaqua aux
schismes sectaires, à l’intolérance et à l’étroitesse d’esprit
imposées par l’obscurantisme, et à tout ce qui fit dérailler le
monothéisme premier de son vrai chemin.  
C’est une révolution qui libère la raison humaine, grâce à une morale
basée sur l’argumentation logique, concluante, convaincante, pour que les
gens changent de comportement, par leur propre choix, par l’entendement et la
miséricorde, et non par la contrainte. Nombre d’arabes s’étaient convertis
au judaïsme ou au christianisme avant la venue de l’Islam, et qui furent
profondément  secoués par ses préceptes, par sa direction infaillible vers la
rectitude de la voie, comprenant le spirituel et le social sans la moindre
contradiction.

Les objectifs du Qur’ân :  

Les objectifs du Qur’ân visent à l’évolution de l’humanité et à
l’amélioration de la société. C’est un Livre d’éducation et
d’enseignement, un Livre qui purifie et épure par la portée et la profondeur
de ses valeurs logiques, car le Qur’ân ne renferme point de dogmatisme
irrationnel. La Transcendance absolue d’Allah, la distinction nette et
catégorique entre Le Créateur et Sa créature, la foi en le Jour du Jugement
dernier, en la Résurrection, pour la rémunération et la punition, ne sont que
des principes de bases. Démontrer ce que les gens ignorent de la prophétie, du
Message monothéiste et des fonctions des Messagers qui furent envoyés aux
différentes communautés ; réfuter ce que païens, juifs et chrétiens ont
déformé du Message monothéiste, sous l’égide de Constantin ; rejet
catégorique de la trinité, qui n’est qu’une forme incompréhensible et
inconcevable de polythéisme ; prouver que l’intercession ne revient en
totalité, qu’à Allah, Seigneur des Univers. Tous les Prophètes n’ont
été envoyés, en fait, que pour répandre le même Message : l’Unicité
d’Allah ; la foi en le Destin, en la Chari’a (la Loi), en les Signes
d’Allah.  

Religion de la saine disposition naturelle, de la raison et le la pensée, de
la science et de la sagesse, du témoignage et de l’argumentation, de la
conscience et du sentiment, de la liberté et de l’indépendance, l’Islam,
qui ne professe aucune maîtrise sur l’âme de la personne ou sa raison, fait
sortir les gens des Ténèbres de l’Obscurantisme imposé, vers la Lumière de
la Raison.  
La raison, qui n’est point mentionnée dans la Bible, représente un
élément principal dans le Qur’ân. En fait, la raison et ses fonctions y
sont mentionnées plus d’une centaine de cinquante fois, avec de nombreuses
variantes : « les doués d’entendement », « les doués d’intelligence »
, « ceux qui raisonnent » , « ceux qui pensent » , « ceux qui méditent »
, « ceux qui observent » , ne sont que différentes appellations pour ceux qui
font usage de leur raisonnement . Les verbes qui incitent à penser, à
raisonner, à réfléchir, à contempler, à méditer, à délibérer, à
comprendre, à concevoir, à entendre (fig.), à discerner ou à observer,
constituent un éventail d’une importante envergure. De même, la science, la
sagesse, le savoir et leurs variantes, sont autant de mots cités des centaines
de fois le long du Qur’ân. Même le cœur humain, en tant qu’organe de
compréhension et de raisonnement, dans le Qur’ân, a été mentionné, à lui
seul, cent trente-deux fois ! Pour ne rien dire des Versets concernant la
science et l’étude. Ajoutons, en passant, que le cœur humain, en tant
qu’organe de compréhension et de raisonnement, tel qu’il est décrit dans
le Qur’ân, est une des données que la science n’a pas encore prouvé.

Outre le fait d’insister sur l’importance de la raison, de la science et
du savoir, le Qur’ân élimine toute contrainte dans la religion, et vise à
la réforme humanitaire, sociale, politique et nationale, grâce à l’union.
Cette union, le Qur’ân la réalise en huit domaines : l’union de la
Communauté et du genre humain ; de la religion ; de la législation basée sur
l’équité ; de la fraternité entre les membres de la société ; de
l’égalité du culte ; de la nationalité politique internationale ; de la
justice ; et de la langue.  

Edicter les qualités générales de l’Islam, en ce qui concerne les
obligations personnelles des devoirs et des choses répréhensibles, représente
un autre objectif. Ces qualités peuvent être décrites comme suit : la juste
mesure en tout et pour tous ; réaliser le bonheur dans la vie terrestre et se
préparer pour la vie Future, en faisant le meilleur. Réduire la différence
sociale qui existe entre les gens, mieux se connaître en vu d’un
rapprochement humain sans sectarisme. La miséricorde, même dans
l’application des obligations, pour les malades ou les personnes âgées qui
ne peuvent pas jeûner, par exemple, mais qui se font expier par quelques
donations. L’empêchement de toute exagération dans le culte et dans
l’application de ses prescriptions. Réduction de toute contrainte, car ces
prescriptions légales sont réparties par degrés : ce qui est formel, est
général, ce qui est surérogatoire, chacun s’y prend selon sa capacité. Par
exemple : les prières prescrites sont cinq, mais les prières surérogatoires
sont laissées à la volonté et la capacité de chaque personne.  
Traiter les gens sans oppression ni despotisme, car personne n’a le droit de
se porter juge selon les apparences, ni de se comporter en seigneur et maître
en tout et pour tous ! De même, ne point porter atteinte à son prochain et ne
point transgresser les lois, car cela tient de la juridiction.  

Expliciter les dispositions de l’Islam en politique, ses modalités et ses
règles générales représentent un autre objectif. Le pouvoir, en Islam,
revient à la Umma , à l’ensemble du peuple ou de la communauté. Sa forme
est la consultation et non pas le despotisme ; son chef est l’Imam ou le
Khalife, qui exécute la Chari’a (la Loi). C’est le peuple qui possède le
droit de le nommer ou de le destituer. Ce pouvoir juridique et politique
concédé au peuple, revient au fait que le Qur’ân s’adresse aux croyants
dans leur ensemble, dans les Versets concernant le pouvoir et l’Etat, ainsi
que dans les arrêts publics. L’équité absolue et l’égalité sont non
seulement conseillées, mais sont tenues pour des critères, alors que
l’injustice est strictement défendue. La vertu est foncièrement prise en
considération dans tous les arrêts du Qur’ân, qui préconisent la justice
dans tous les domaines.  

La réforme financière est un des objectifs qui mettent fin à la tyrannie
des fortunes et son empire ; aux attaques guerrières et leurs désastres ; à
l’injustice imposée à la femme et son appropriation ; à l’injustice
commise contre les faibles, les prisonniers et les esclaves. La richesse et les
biens étant considérés comme une épreuve, une épreuve qui peut diriger vers
le bien ou vers le mal. C’est pourquoi le Qur’ân prescrit plusieurs moyens
qui indiquent comment donner de ses biens, comment apprendre à donner pour
aider son prochain, et qui répriment l’avarice et l’ostentation. Apprendre
à donner est, en fait, un pivot humain et moral d’une grande importance dans
le Qur’ân, car nous ne sommes que dépositaires, le Vrai Possesseur de tout
étant Allah.  
On peut donc réduire la réforme financière du Qur’ân, en général, dans
les points suivants : Il admet la propriété privée, à condition de ne pas
priver ou de porter atteinte à autrui, et de ne pas frauder ; il interdit
l’usure et les jeux de hasard ; permet de mettre les prodigues sous tutelle,
pour préserver leurs biens ; impose la Zakât  dès le début de l’Islam ;
prescrit la subvention de l’épouse, en cas de divorce ; le soutient du
nécessiteux et l’hospitalité due aux étrangers de passage ; les donations
volontaires ; condamne l’exubérance, la prodigalité, l’avarice et la
lésinerie.  

La réforme du système de la guerre vise l’écartement de ses ravages, et
le maintient de ce qui représente le bien du genre humain. Cette réforme peut
être résumée comme suit : Combattre les agresseurs est la première des
règles, tout en interdisant de commencer l’attaque, d’opprimer ou de
traiter injustement. Le but de ce combat - après le fait d’avoir repoussé
l’agression - est la défense de la religion, sans aucune contrainte.
Préférer la paix à la guerre, car la paix est l’état essentiel dans lequel
les gens doivent vivre. Être aux aguets, par précaution. User de miséricorde
en temps de guerre et envers les prisonniers. C’est pourquoi le Qur’ân
insiste sur l’honneur, sur la probité, et condamne louvoiement et
discrimination, préconise la droiture, conseil de tenir promesse, d’être
fidèle aux traités signés et interdit la traîtrise.  

Le statut de la femme est un des grands apports de l’Islam qui, pour la
première fois dans l’histoire de l’humanité, accorde des droits
humanitaires, religieux et sociaux à cette « créature » tellement humiliée
jusqu’alors. Dans les temps préislamiques comme dans toutes les communautés,
y compris celles des gens du Livre (i.-e. juifs et chrétiens), elle était
réduite à un état inhumain, discriminatoire. C’est avec la venue de
l’Islam que le Qur’ân lui accorde les mêmes droits qu’à l’homme, à
part ce qui fait exception, de par sa nature, en lui préconisant honneur,
miséricorde et cordialité.  
Avant l’Islam, la femme faisait objet de vente et d’achat ; mariage ou
prostitution lui étaient imposées ; elle était héritée en succession, et
n’avait pas droit à l’héritage ; elle était même considérée comme
objet souillé, profane, sans âme, par l’un des conciles de l’Eglise ! Son
père avait droit de la vendre ou de l’enterrer vivante, à sa naissance.
Alors que l’Islam lui accorda des droits de propriété, lui a permis
d’hériter, et la combla de bienveillance, en rendant l’homme responsable de
sa subvention, même si elle était riche ; lui accorda le droit de diriger ses
propres biens, lui permettant la vente et l’achat, les donations, la défense
de ses biens et le droit de recourir aux procédures juridiques. Ce dont nombre
d’occidentales ne connaissent presque pas encore !  
Dans cet éventail d’actes d’honneur accordés à la femme, le Qur’ân
abolit et interdit strictement la prostitution, l’adultère, et prescrit à
leur égard de sévères sanctions : flagellation ou lapidation. De même, le
nombre d’épouses, qui était illimité chez les juifs et les païens, le
Qur’ân le limite à quatre, sous conditions, comme la maladie incurable ou la
stérilité, en insistant foncièrement sur l’équité et la miséricorde : «
Et si vous avez peur d’être inéquitables envers les orphelins, alors
épousez d’entre les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. Mais si
vous avez peur d’être injustes, alors épousez une seule, ou bien ce que vous
possédez d’esclaves. Cela est le moindre, pour éviter la partialité. » (4
: 3) . Et un peu plus loin, dans la même Sûrah, il est dit : « Vous ne
pourrez point être équitables entre les femmes, même si vous y tenez... » (4
:129) . Donc, celui qui veut vraiment suivre les préceptes Divins, n’a
qu’à s’en tenir à ce qui est l’essentiel, à savoir : l’équité. Le
chemin à suivre et le choix à faire sont bien clairs.  

On ne saurait parler des principaux objectifs du Qur’ân sans aborder celui
de la liberté et de l’affranchissement des esclaves ou le traitement des
prisonniers. Il est vrai que le droit du plus fort a toujours été en usage,
dans toutes les anciennes sociétés, et même de nos jours, à ne citer que
l’insurpassable arrogance de la politique américaine actuelle, et son
vagabondage déchaîné de par la terre ! Toutes les anciennes civilisations ont
maltraité les esclaves et leur imposaient les plus rudes des travaux, injustice
et discrimination étant la règle. Cet état de choses fut maintenu dans le
judaïsme et le Christianisme. L’esclavage resta en vigueur en Europe et aux
Etats Unis jusqu’à la fin du dix-huitième siècle. Il ne fut aboli, en
Angleterre, que vers la fin du dix-neuvième. Il ne serait même pas trop de
dire que ces pays n’entreprirent ce genre de mesures que pour leurs propres
intérêts coloniaux et impérialistes. D’ailleurs nul n’ignore à quel
point la couleur de la peau continue à influencer dans ces sociétés. Alors
qu’avec la venue de l’Islam, au septième siècle, le Qur’ân prescrit
l’affranchissement de l’esclave, pour la première fois dans l’histoire de
l’humanité, tout en tenant compte de l’intérêt du propriétaire, et de la
miséricorde envers l’affranchi.  

La Morale du Qur’ân :

Tel était, en ses grandes lignes, l’aperçu général sur les objectifs du
Qur’ân. Reste à présenter la morale, à travers les obligations, la
responsabilité, les sanctions, l’intention, l’effort, qui sont tous des
concepts associés au système éducatif du Qur’ân, et représentent les
principaux piliers sur lesquels s’élève cet enseignement. Enseignement le
long duquel la distinction entre ce qui est prescrit, ce qui est permis et ce
qui est interdit ou défendu y est nettement précisée. D’un autre côté, la
morale du Qur’ân s’affirme comme une loi, comme une règle générale,
constante, et revendique son application sur l’ensemble de l’humanité. Car
chaque principe énoncé par le Qur’ân peut être invariablement appliqué à
soi-même ou à autrui, aux riches comme aux pauvres.  
Cependant, il est étonnant de voir comment les orientalistes, qui
fouillèrent le Qur’ân à la loupe, pour l’attaquer, gardèrent un silence
absolu, pour ne pas dire un silence de morts, sur la morale qur’ânique qui
est d’une valeur frappante, inestimable, ainsi que sur les principes éthiques
généraux, dont les éléments essentiels traitent de la connaissance et de la
conduite. L’ensemble des Versets, relatifs à ces deux domaines, constitue un
enseignement pour le comportement humain dans la vie quotidienne, et mènent
vers la tranquillité d’esprit par rapport à la vie Future. C’est une
législation d’une double perfection, comme le dit Cheikh Draz : une douceur
dans la fermeté, un progrès dans la stabilité, une nuance dans l’unité. Ce
qui permet à l’âme humaine de s’assurer un double bonheur difficilement
conciliable : une sorte de soumission dans la liberté, une aisance dans la
lutte, une initiative dans la continuité. Malheureusement, nombre
d’occidentaux n’ont pas saisi la portée de cette sagesse ni sa profondeur.
Car le Qur’ân appelle au bon sens, incite à la réflexion et à la
méditation. La conscience à laquelle s’adresse le Qur’ân est éclairée
par un enseignement positif, où les devoirs sont définis et hiérarchisés,
font face à une réalité vivante. Etait-ce tellement difficile à saisir ?!
Pourtant, le caractère universel de la loi morale y est d’une évidence
incontestable. L’ensemble de ses commandements s’adresse à l’humanité
entière, la même règle, comme on vient de le voir à l’instant, peut être
appliquée à soi-même ou à autrui, à ses proches ou aux étrangers, aux
pauvres comme aux riches, à l’intérieur de la communauté comme à
l’extérieur. Chaque arrêt de cette loi est tenu pour principe
universalisable, pouvant être appliqué aux cas analogues. A préciser, que
l’obligation morale dans le Qur’ân est doublement conditionnée :
l’action qu’elle porte préconise qu’elle doit être accessible à la
nature humaine et praticable en même temps, loin de toute tyrannie dans la
réalité concrète de la vie.  
De l’obligation, telle qu’elle est présentée dans le Qur’ân,
découlent deux corollaires : la responsabilité et la sanction. La
responsabilité morale et religieuse étant personnelle, elle ne permet aucun
transfert ni la moindre confusion. Chaque personne porte la responsabilité
entière de ses propres actions. Nul ne portera la charge d’autrui. Les
sanctions civiles dépendent des procédures juridiques, les sanctions relatives
à l’intention, à la conscience, tiennent du Créateur.  
La doctrine du Qur’ân est une synthèse, une synthèse des synthèses, si
l’on peut dire, tellement la forme et le contenu sont intimement liés, en un
style aussi compacte que précis. Elle répond à toutes les exigences
légitimes, morales, sociales et religieuses de l’être humain. Le tout de cet
ensemble est pénétré d’un esprit conciliateur, qui fait que cette doctrine
soit libérale et disciplinaire, rationaliste et mystique, souple et ferme,
conservatrice et progressiste à la fois. C’est une structure organique où
tous ces éléments chantent à l’unisson pour se tenir solidaires, sans la
moindre contradiction. Ce n’est point une juxtaposition de contraires, mais
une complémentarité positive, qui maintient l’ordre et permet le progrès
humanitaire, universel.  
Ces notions se réfèrent l’une à l’autre : la raison, mène à la foi,
et la foi se réfère à la raison. L’individu, en assumant ses obligations et
sa responsabilité, veille au bon fonctionnement de la moralité commune. La
piété, en toutes lettres majuscules, est le concept de base qui réunit le
respect de l’idéal et la recherche du meilleur.  
Une vue à vol d’oiseau donnerait peut-être une idée un peu plus concrète
de ce qui vient d’être dit. Nous nous référons à la thèse du docteur Draz
pour faire une sorte de classement subjectif des Versets traitant de la morale
individuelle, familiale, sociale, ainsi que de la morale de l’Etat, et la
morale religieuse.  

1- Morale individuelle :  

Elle comprend quatre groupes d’enseignements :  
a- Les commandements, comprennent : des instructions générales ; des
instructions morales ; des incitations à l’effort moral, préconisant la
pureté de l’âme ; la droiture ; la chasteté ; la décence ; la continence
des regards ; la domination des penchants ; l’abstention périodique de la
nourriture et du sexe ; la maîtrise de la colère ; la sincérité ; la douceur
et la modestie ; la circonspection dans les jugements ; l’abstention dans le
doute ; la constance et l’endurance ; la conformité aux bons exemples ; le
maintient du juste milieu ; faire le meilleur ; rivaliser pour le meilleur ;
savoir écouter et choisir le plus beau conseil ; la pureté des intentions.  
b- Les interdictions, comprennent : le suicide ; la mutilation et la
défiguration de son propre corps ; le mensonge ; l’hypocrisie ; les actes qui
contredisent les paroles ; l’avarice ; la prodigalité ; l’ostentation ; la
conduite hautaine ; l’orgueil ; la vanité ; la vantardise ; la fierté tirée
de sa puissance ou de sa science ; l’attachement à ce bas monde ; la jalousie
et la convoitise ; le regret inutile ou la réjouissance outrée ; la débauche
; l’usage des boissons alcoolisées et les choses impures ; toutes souillures
(morale ou physique) ; l’usage d’un bien mal acquis ; ainsi que la mauvaise
gérance.  
c- Les permissions, comprennent : l’usage modéré des bonnes choses.  
d- La dérogation : elle est permise par nécessité de force majeure.  

2 - Morale familiale :  

Comprend quatre groupes d’enseignements :  
a- Les devoirs envers les ascendants et les descendants, comprennent : la
bienfaisance ; l’humilité ; l’obéissance aux père et mère ; le respect
de la vie des enfants ; l’éducation morale des enfants et de la famille en
général.  
b- Les devoirs entre époux, comprennent : 1- La constitution du ménage :
alliances prohibées et alliances autorisées ; les qualités requises ou
préconisées ; le consentement libre et réciproque ; la dot ; les conditions
de la polygamie. 2- La vie conjugale : les liens sacrés et respectés, la paix
intérieure ; l’affection et la compassion ; la propagation de l’espèce ;
l’égalité des droits et des devoirs ; la délibération et le consentement
commun ; les entretiens humains ; vivre en bon ménage, même en cas
d’antipathie ; la réconciliation, même en cas de conflit ; l’arbitrage. 3-
le divorce : la séparation est un pis-aller ; la période d’attente ; le
logement et le traitement honnêtes, dans l’espoir d’une réconciliation ;
pas d’attente obligatoire pour une femme divorcée avant la cohabitation ;
après l’attente : ou retour bien intentionné, ou séparation donnant droit
à un autre mariage ; ne rien extorquer sur la femme divorcée ; le divorce
n’est définitif qu’à la troisième fois ; indemnité pour les divorcées
non dotées ; indemnité pour les divorcées en général.  
c- Les devoirs envers les proches, comprennent : partager notre bonheur ; le
testament.  
d- L’héritage, comprend : les droits réservés aux mâles, ni aux aînés
ni aux seuls enfants ; règles de la répartition.  

3 - Morale sociale :  

Comprend trois groupes d’enseignements :  
a- Les interdictions, comprennent : l’homicide ; le vol ; la fraude ; le
prêt à intérêt ; toutes sortes de spoliations ; toutes sortes
d’appropriation illégale ; le détournement des biens, de l’orphelin en
particulier ; la trahison et l’abus de confiance ; l’offense injustifiée ;
l’iniquité ; la complicité ; la défense des injustes ; l’infidélité aux
engagements ; la perfidie et la tromperie ; tromper ou corrompre les juges ; le
faux témoignage ; la dissimulation ; l’injure ; maltraiter le pauvre et
l’orphelin ; la raillerie ; les gestes dédaigneux ; l’espionnage ; la
médisance et la calomnie ; les rapports malveillants et la crédulité complice
; la diffamation ; l’intervention nuisible ; l’indifférence au mal public.

b- Les commandements, comprennent : rendre le dépôt ; légaliser les
transactions pour écarter les doutes ; observer ses engagements et ses
promesses ; rendre un témoignage juste ; établir la paix entre les hommes ;
l’intercession : non-acceptée en faveur des criminels ; l’humilité et la
compassion réciproque ; la bienfaisance, surtout envers les faibles ;
fructifier les biens des orphelins ; libérer les esclaves ou faciliter leur
liberté ; pardonner, et en tous cas ne pas dépasser l’offense ; rendre le
bien pour le mal ; exhorter au bien et détourner du mal ; répandre la science
; l’amitié et l’hospitalité ; l’amour universel ; la justice et la
charité, conjointement. A part cela, on y trouve trois attitudes plus ou moins
légitimes : Tenir à user de ses droits, générosité dans l’aisance,
altruisme héroïque. Le devoir strict tient le milieu. Donner est un devoir
universel. Les conditions requises dans l’exercice de la charité : Sa
destination, son intention, qualité du don, manière de donner (plutôt en
secret, ne pas humilier le bénéficier). Exhortation à la libéralité ;
condamnation de la thésaurisation.  
c- Le code de la politesse, comprend : Demander permission d’entrer chez
autrui ; baisser la voix et ne pas appeler les grands du dehors ; saluer en
entrant ; répondre au salut par un meilleur ; se ranger ; choisir pour les
entretiens des sujets honnêtes ; employer les propos les plus doux ; demander
permission de quitter l’assemblée.  

4 - Morale de l’Etat :  

Comprend deux groupes d’enseignements :  
a - Le rapport du Chef et du Peuple, comprend deux côtés : I- Devoir des
chefs : Consulter le peuple ; appliquer énergiquement la décision prise, selon
la règle de la justice ; établir l’ordre ; sauvegarder, ne pas subtiliser ,
les biens communs ; ne pas en faire bénéficier les riches ; laisser aux
confessions locales leur liberté juridique. II- Devoir du peuple : Discipline ;
obéissance conditionnée ; union autour de l’idéal ; délibérations dans
les affaires communes ; éviter perturbation et vandalisme ; préparer la
défense commune ; censure morale ; éviter connivence et alliance avec
l’ennemi.  
b - Les relations extérieures : comprennent deux côtés : I- Dans les
circonstances normales : souci du salut universel ; prêcher la doctrine du
salut, sans contrainte, ni provocation de haine ; ne pas chercher hégémonie ou
trouble ; ne pas entamer la sécurité des neutres ; bon voisinage, justice et
bonté. II- En cas d’hostilité : Ne pas craindre l’initiative des armes ;
ne pas combattre pendant les mois sacrés, ni dans les régions sacrées. Deux
cas de guerre légitime : 1-Défense de soi. 2- Secours des faibles sans
défense. Combattre les seuls combattants ; ne pas fuire devant l’agresseur ;
fermeté et union ; patience et espérance ; ne pas craindre la mort, elle vient
à son temps ; craindre plutôt les épreuves et les tentations des infidèles ;
ne pas capituler, mais accepter la paix et ne pas poursuivre l’ennemi qui
capitule ; fidélité aux traités conclus ; ne pas répondre à la perfidie par
la pareille ; loyauté aux clauses, même désavantageuses. Sus à l’ambition
! Fraternité humaine : lieu sacré, au-dessus du préjugé de races et de
sexes. Critérium du mérite.  

5 - Morale religieuse :

Comprend les devoirs envers Allah : Croire en Lui et aux vérités qu’Il
Décrète ; Lui obéir, inconditionnellement ; méditer sur Ses paroles, et sur
Ses œuvres ; reconnaître Ses bienfaits et Lui rendre grâce ; supporter Ses
épreuves avec résignation ; se fier à Lui ; ne pas désespérer de Sa grâce,
ni être trop rassuré contre Ses desseins ; subordonner toute décision future
à Sa volonté ; remplir les voeux et promesses faites à Allah ; ne pas
provoquer des propos irrévérencieux à son sujet ; éviter toute complicité
de propos impies ; ne pas jurer souvent par Son nom ; respecter le sermon une
fois prêté ; se souvenir constamment d’Allah ; Le sanctifier et le glorifier
; Lui rendre le culte quotidien ; visiter la Ka’ba (au moins une fois dans la
vie) ; se passer de l’univers ; invoquer Allah fréquemment avec crainte et
espoir ; revenir à Lui et implorer son pardon ; L’aimer, et L’aimer par
dessus tout.

Conclusion

    Il n’est pas lieu ici de parler des manipulations opérées dans la
Bible hébraïque ou dans l’Ancien Testament chrétien, par l’addition de
quelques livres qui n’existaient pas en hébreu ou par les coupes effectuées
par l’Eglise. Des coupes extrêmement importantes sur la vie de Jésus ou sur
les enseignements qu’il a donnés, comme le dit justement Maurice Bucaille,
car l’église « n’a conservé dans le Nouveau Testament qu’un nombre
limité d’écrits dont les principaux sont les quatre Evangiles canoniques. »
(p. 5 de l’introduction) D’ailleurs ce n’est pas sans raison que le
document n° 4 de Vatican II, en parlant de ces Livres anciens, précise : «
qu’ils contiennent de l’imparfait et du caduc », sans oublier toutefois
d’ajouter à la même phrase qu’ils sont pourtant : « les témoins d’une
véritable pédagogie divine » !!
Mais malgré ces données qui ne sont plus ignorées, et qui sont une des
causes directes de l’athéisme en Occident, il est à noter que le judaïsme
n’accepte aucune Révélation postérieure à la sienne, attitude dont
personne ne parle, surtout l’Eglise, même après les avoir réhabilités du
meurtre déicide ; et le christianisme ne prend pas en considération une
Révélation postérieure à Jésus. Tous deux, malgré les divergences et les
animosités théologiques qui les opposent, s’accordent pour refuser
d’accepter une Révélation postérieure à la leur, bien qu’elle ait sa
raison d’être ! Car, comme le dit justement le Père Lelong : « Le message
du Coran, la personnalité du Prophète Muhammad, la pensée islamique classique
et contemporaine demeurent étrangement méconnus dans l’opinion publique
occidentale. Bien plus, celle-ci est tellement conditionnée par les préjugés
nés de l’Histoire et par les raccourcis médiatiques de notre temps qu’elle
croit savoir, sans connaître vraiment. » (p.75) A quoi ajoute Maurice
Bucaille, en toute connaissance de cause : « Le Coran contient la Parole de
Dieu, à l’exclusion de tout apport humain. La possession de manuscrits du Ier
siècle de l’ère islamique authentifie le texte actuel », car « Pour le
Coran il n’y a pas opposition mais harmonie entre l’Ecriture et les
connaissances modernes, harmonie humainement inexplicable. » (idem. p.2 et 3 de
l’avant-propos.)  
D’un autre côté, le Qur’ân prescrit à chaque musulman de croire aux
deux Révélations précédentes, telles qu’elles furent Révélées, loin de
toutes les manipulations opérées.   
Donc, comprendre l’Islam, tel qu’il fut Révélé, est une nécessité qui
s’impose de nos jours, si jamais nous tenons à ce que la probité humaine
soit mise en relief. Car saisir cette distinction qui le caractérise, ayant
comme base et critère à la fois, l’Unicité absolue d’Allah et Sa
Transcendance, permettra de saisir le pourquoi de son rejet de toutes les formes
de polythéisme, du culte de l’homme, de l’adoration des anges, des djinns
et des icônes, des intermédiaires, de toute forme d’anthropomorphisme, et
surtout son rejet de la déification de Jésus, faite au Ier concile de Nicée,
en 325, car on ne peut réduire le Créateur à un être de Sa création.
C’est ce qui explique, le fond et la cause de l’idée médiévale, qui fit
de l’Islam et des musulmans « l’ennemi » de la chrétienté. Idée qui
continue hélas à être magistralement enfoncée dans la conscience humaine,
avec une intransigeante ténacité.  
Il suffit de lire le livre de Philip Agee : « Journal d’un agent secret :
dix ans dans la C.I.A. », paru en 1975, pour voir à quel point
l’intervention politique s’infiltra au Vatican ; comme il suffit de lire le
livre de Monseigneur Luigi Marinelli : « Le Vatican mis à nu », un livre à
révélations explosives, qui dénonce les pesanteurs et les scandales de toutes
natures, qui prolifèrent impunément dans une administration qui plongea, de
longue date, dans les bas-fonds de la politique et ses intrigues.
L’Islam, tel qu’on vient de le voir, n’est point contraire à la raison,
à l’esprit scientifique, aux droits de l’homme ou comme le dit abusivement
Jean-Claude Barreau : « Une religion née du désert et créatrice de déserts
», se joignant ainsi à tous ceux qui insistent obstinément à l’éliminer.
D’ailleurs il le dit carrément à la fin de son ouvrage, faisant l’éloge
de la modernité : « Une modernité qui dure est irrévocable : l’islam
serait obligé de s’y adapter, pour le plus grand bien de l’humanité, ou de
disparaître » ( p. 134 ) !!  
Cette prétendue « modernité qui dure », cette modernité « édifiée sur
la mort de Dieu », l’Occident qui l’a créée de toutes pièces et aux
dépens d’innombrables dégâts, est le premier à s’en plaindre de nos
jours. Car c’est la raison essentielle du déraillement duquel il souffre.
Donc, s’y adapter ou disparaître, n’est pas de mise, car on ne s’adapte
jamais à une chose nécrosée, gangrenée, qui tombe en désuétude. Une
modernité basée sur l’élimination du Créateur, pour mettre à Sa place
progrès matériel, argent, égoïsme et dévergondage, sous prétexte de
liberté personnelle, va à l’encontre de toute logique et de toute morale.  
En insistant sur l’importance de la raison, de la science et du savoir ; en
mettant en relief et comme critère l’équité, la justice et la liberté ; en
soulignant l’importance de la solidarité, sous toutes ses formes, l’Islam,
qui comprend les directives cultuelles, sociales, économiques, politiques et
militaires, prouve qu’il est une Religion et un Système social complet, une
mouvance à l’intérieure d’un règlement stable, autour d’un pivot
stable, qui respecte la dignité de l’être humain, l’invite à suivre le
chemin de la rectitude et de l’évolution, sans mélanger les cartes.  
Telles sont les lignes générales, qui ressortent de la lecture du Qur’ân,
et que nous essayâmes de dégager sous ses deux principaux aspects : Les
objectifs et la morale. Aspects qui montrent et qui prouvent à la fois que le
Qur’ân n’est point contraire à la raison, à l’esprit scientifique, ne
se situe point « Très en dessous des autres grands textes religieux de
l’humanité », comme le dit Barreau, n’est point indifférent à l’égard
des droits de l’homme, ni une religion guerrière ou « Une religion née du
désert et créatrice de déserts » comme il l’affirme à la page 110 de son
ouvrage, pour arriver à cette constatation avec laquelle il clôt son livre, en
soulignant l’importance et la valeur de la modernité occidentale, que nous
venons de citer, pour dire que « l’islam serait obligé de s’y adapter,
pour le plus grand bien de l’humanité, ou de disparaître » !
Sourire d’amertume passé, on ne peut s’empêcher de faire le
rapprochement entre la date de parution de cet ouvrage, en 1991, et la décision
prise à Vatican II en 1965, d’éliminer l’Islam dans les années 90.
Exactement comme eut déjà lieu l’élimination du communisme, précisée pour
les années 80 ( le mur de Berlin étant tombé en 1989 et l’Union Soviétique
en 1992 ), avec deux ans de décalage ! Nul n’ignore de nos jours que cet
effondrement commença avec le nouveau dialogue entamé avec le marxisme, à la
lumière du dit Vatican, la création de l’année mariale et autres
préparatifs, à ne citer que le fameux « Plan quinquennal » de Jean-Paul II.
Ce qui permet de saisir clairement que ce petit ouvrage de Barreau, en
général, et tant d’autres, en particuliers, représentent le feu vert donné
à cette nouvelle et implacable vague d’attaque, qui commence aussi sous les
auspices du dialogue inter-religieux, de l’arrogance vagabonde et inhumaine
des meneurs du jeu, sous le silence odieux et fanatique de cette fameuse Omerta
ou loi du silence, à laquelle personne n’ose approcher. Une Croisade voulue,
qui a effectivement déferlé avec la comédie montée du fameux 11 septembre
2001. Rien de choquant, certes, dans cette appellation, car, non seulement
nombreux sont les scénarios de films américains qui prennent un crime
prémédité comme prétexte, pour la réalisation d’un autre crime, beaucoup
plus grand, mais nombreuses sont les preuves qui se révélèrent depuis, qui le
prouvent, et qui sont tenus sous le boisseau. Cette date funeste ne désigne en
réalité que la mise en pratique de ce décret, prônant l’élimination de
l’Islam dans les années 90, afin que le troisième millénaire commence avec
un monde entièrement christianisé sous l’égide du catholicisme vaticanais !
C’est triste à dire, c’est peut-être triste à lire, mais c’est beaucoup
plus triste à vivre face à ce mutisme absolu de ceux qui observent sans
réagir...
Une vraie chasse à l’homme, exclusivement agencée contre les musulmans,
férocement désignés depuis quatorze siècles comme « ennemis », et qui
représente une preuve éclatante et terrifiante à la fois du rôle inhumain et
criminel des meneurs du jeu. Un nouveau crime contre l’humanité, qui se passe
sous les yeux de tout le monde... Un monde qui s’est tût sur beaucoup
d’autres crimes, ces dernières décennies, à ne citer comme exemple que la
Palestine usurpée : Tout le monde connaît parfaitement quand, qui, comment et
pourquoi cette terre a été arrachée, et continue à l’être, chaque jour,
systématiquement, face à un monde habitué à se taire, à accepter les partis
pris, et surtout à mettre oppresseurs et oppressés à pieds d’égalité ! Un
monde qui se veut civilisé, évolué, et supérieur ! !  
Au lieu de nourrir tant de haine à l’égard de l’Islam et des musulmans,
une haine héritée à travers les âges, méthodiquement absorbée par
l’intermédiaire des livres d’études et les médias, de sorte qu’elle
devint partie intégrante et innée du caractère occidental ; au lieu de mettre
à pied d’égalité le faux et le vrai, au lieu d’imposer cruellement le
faux au-dessus du vrai, au prix de massacrer plus d’un billion d’êtres
humains, dont le seul défaut - aux yeux des dirigeants de ce massacre - est
d’avoir maintenu leur Religion intacte, sans la moindre manipulation, faite
valoir votre humanité et votre conscience... L’Islam ne s’impose à
personne : « Que celui donc qui veut qu’il devienne croyant et celui qui veut
qu’il devienne mécréant ! » ( XVIII : 29 ) C’est ce que dit le Qur’ân.

L’Islam ne fut Révélé que parce que les deux Révélations monothéistes
précédentes furent manipulées. Le monothéisme est un, l’Unicité d’Allah
est Absolue : « Rien absolument ne Lui est semblable. » (XXII : 11). Les Juifs
ont dévié en reprenant le veau comme déité, en tuant Messagers et Prophètes
; Jésus n’a été envoyé que pour les brebis perdues d’Israël (Mt.15 :
24). C’est-à-dire pour les ramener au Monothéisme. Les Chrétiens
dévièrent en déifiant Jésus et en imposant la trinité, instaurant ainsi une
sorte de polythéisme. C’est ce qui donna lieu à tant de massacres, entre
chrétiens et juifs d’abord, puis et surtout entre chrétiens, puis, de ces
mêmes manipulateurs, contre les musulmans.  
N’est-il pas temps de comprendre, après deux mille ans de massacres, comme
le dit justement le Père Lelong (p. 73 ), que contrecarrer l’Islam par tous
les moyens, par toutes ces répressions politiques et toutes ces persécutions
religieuses, n’est jamais parvenu à supprimer l’aspiration des peuples à
être libres, ni à tenir fermement à leur Religion ?!  

Prendre part à l’arrêt de ce massacre global, à cette infernale Croisade,
est laissé à la conscience du lecteur... car nous, musulmans, poussés à la
boucherie, ne possédons que notre conviction, notre Foi pure et simple, loin de
tout appui de la part de qui que ce soit, même de la plus part de nos
dirigeants, qui, pour la grande majorité d’entre eux, sont instaurés ou
soutenus par les gros meneurs de ce macabre jeu auquel assiste, en sourdine, la
société humaine, internationale, la dite civilisée...


Jeudi 9 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par Essam le 09/09/2010 21:07 | Alerter
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Coran

http://hadiths.net/Francais/fr%20coran/fr%20coran%20menu.html

2.Posté par Patrice le 09/09/2010 23:48 | Alerter
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Si je comprends bien, nos dirigeants(autant du gouvernement que des compagnies) devraient lire ce livre au plus vite pour comprendre que leur actions ne sont pas sans suite...

3.Posté par Le Juste le 10/09/2010 00:12 | Alerter
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LE KURAN EST UNE LUMIERE AVEUGLANTE
POUR CA QUE CERTAIN NE VOIENT PAS L'EVIDENCE DANS LES COEURS OBSCURES

4.Posté par Saber le 10/09/2010 03:58 | Alerter
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Un article d'une fluidité remarquable!

5.Posté par Serge le 10/09/2010 12:28 | Alerter
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"« Qu’ils apportent donc un discours qui soit semblable, s’ils sont véridiques » (52 : 34)"
cela présuppose que le coran est véridique, hors il s'agit de prouver sa véracité, donc argument non valable (en supposant que le coran soit faux et un autre texte "authentique" on ne pourra y trouver de discours semblable ( juste une question de logique ) )

Pour les "vérités" scientifiques du coran :
http://atheisme.free.fr/Contributions/Coran_1_embryologie.htm

6.Posté par Azuma le 10/09/2010 13:55 | Alerter
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@ Serge
Il s'agit là d'une traduction d'un verset du Coran. Or toute traduction signifie trahison. La langue arabe contenant dix fois plus de nuances que la langue française, il serait bon de ne pas essayer de jouer sur les mots pour faire croire que Dieu se serait "trompé" ou aurait fait une erreur de "logique" (a'udhubillah).
De plus manifestement dans cette phrase votre "présupposé" sorti d'un chapeau ne rime a rien, à aucun moment il n'est "présupposé" que le Coran serait simplement véridique. Vous remarquerez que "Véridique"est lié à "ils" , ici Allah (swt) fait allusion à ceux qui prétendent que le Coran aurait été écrit par le Prophète lui même et met au défi ceux-ci "ils", d'apporter un discours semblable s'ils estiment avoir raison. C'est un défi , il demande qu'"ils" essaient de le prouver.
Et pour finir, disserter sur une ligne de Coran pour établir une théorie comme quoi il ne serait question que de "vérité" et non pas de "véracité" dans un livre qui compte 114 Sourates et 60 Hizb c'est un peu court.

7.Posté par AS le 10/09/2010 18:52 | Alerter
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Excellent

8.Posté par macbergel@yahoo.fr le 10/09/2010 20:24 | Alerter
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L'islam est quelque chose d'inaltérable , car plus on tappe dessus plus il en sort renforcé et le tour est d'ores et déja joué avec la récolte future d'un grand nombre de convertis de tout horizons qui se sont jetés sur les 250 milles exemplaires du holly coran pour l'étudier à fond ! Ne pensez surtout pas qu'il s'agit d'une mince affaire ! c'est contre Dieu que ce débile a choisi le combat et d'aucun ne peut infirmer qu'il s'est trompé de cible ,et les poltrons dirigeants usariens qui se gardent d'intervenir au slogan de libertés individuelles ne peuvent prévoir l'immensité des dégats lourds de conséquences auxquels ils s'attendent s'ils n'empechent ce cinglé débile de mener à exécution son forfait !
Vous savez ,lorsqu'Abraha voulait détruire la ka3bah avec ses éléphants venus d'Ethiopie ,le vaillant Hamza noncle du prophète Mohammad ,paix et salut de Dieu sur lui ,s'était rendu tout furieux chez lui pour récupérer ses chamaux , mais Abraha était curieusement étonné de ne le voir manifester aucune inquiètude pour la ka3ba l'interrogea dans ce sens auqel il répondit " je viens réclamer mon cheptel quant à la ka3bah ,elle a un Dieu pour la défendre ! et il lui rendit ses centaines de chamaux !. Le cièl s'obscurcit par les nuées d'hirondelles qui largaient des cailloux sur la soldatesque d'Abraha qui fut complètement anéantie et les éléphants restèrent prosternés à genoux !
Ce débile ignorait complètement les risques qu'il courrait , la moindre des choses ,c'est que le dernier des fous de Dieu pourra lui rentrer dedans !

9.Posté par robocup555 le 11/09/2010 04:48 | Alerter
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Très bon article, complet et bien écrit

Seule remarque : Il n'y a aucun verset du Coran qui parle de lapidation. Pour l'adultère c'est 100 coups de fouet pour l'homme et la femme adultères ( S24/1) Mais pour prouver l'adultère, il faut 4 témoins oculaires + l'aveu des pécheurs; la plupart des codes des pays musulmans appliquent des peines d'emprisonnement même en cas de témoignages et d'aveux, mais ces poursuites dépendent de la volonté du mari lésé ou de la femme lésée qui chercherai par ce biais à obtenir un divorce ou une réparation.

Or, dans l'esprit de la plupart des occidentaux, la charia c'est la lapidation, ce qui est colporté par les médias qui font des spots sur quelques cas en Somalie ou au Soudan ou ailleurs pour s'attaquer à l'Islam.

C'est pourquoi votre article est interessant, c'est qu'il présente longuement et endétail le Coran mais reprend involontairement ce lapsus".

Amitiés

10.Posté par Arthur Gohin le 11/09/2010 06:29 | Alerter
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Que bien des gens voient le coran en noir et se méprenent à son sujet, d'accord, mais le Dr Zeinab Abdelaziz fait de même avec la foi chrétienne.
Il en est certes des diverses, comme pour la foi musulmane, mais pour beaucoup, dont je suis, la foi ne repose pas sur la bible ni même sur l'évangile mais sur une relation personnelle avec Dieu le Père, par Jésus Christ qui nous donne l'esprit du Père.
Je dirais même que la rédaction du nouveau testament n'est pas un bien en soi, c'est un fait qui peut conduire au bien comme au mal. Ce mal c'est de remplacer la vie inspirée de Dieu par une morale humaine voire des règlements issus d'un texte. Et un texte n'est qu'un évènement, il n'aura jamais la valeur infinie d'une personne humaine, et encore moins celle de Dieu.
Le Dr Zeinab Abdelaziz expose une morale que j'apprécie en bien des points. Je ne crois pas toutefois que Dieu ai jamais inspiré un mariage polygame. Mais ceci n'est qu'un point de comportement. L'essentiel est que la lumière du chrétien est le don du saint esprit, totalement absent de la révélation exposée par notre ami.

11.Posté par PeaceForce le 12/09/2010 17:48 | Alerter
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@ Arthur Gohin

Le don du soit-disant "saint-esprit" est inexistant dans les témoignages de tous les Prophètes Bibliques, Moïse ayant lui-même parler à Dieu, c'était bien Dieu et pas le "saint-esprit". Ce "dogme" n'est que nouveau et apparaît à l'époque de Paul (imposteur pour les Musulmans). Le meilleur exemple que j'ai tjrs cité est celui de la mémorisation totale du Coran, l'on trouve partout dans le monde Musulman des croyants qui connaissent le Coran par coeur. Or, les chrétiens se vantant de leur "saint esprit", pas un seul ne connait la Bible par coeur... Cherchez l'erreur et qui reçoit réellement le Saint Esprit!

Bien évidemment, vous faites erreur sur l'Esprit Saint dont parle le Coran et qui est L'Archange Gabriel. En, effet, quand on voit le rôle exacte de l'Ange Gabriel, on comprend mieux comment les Chrétiens en sont arrivés à le prendre pour Dieu. L'exemple très parlant est lorsque Jésus était perdu et dans le désespoir, il eut besoin de voir l'Ange Gabriel pour se sentir soutenu. Combien de chrétiens qui ne se mettront jamais d'accord déjà sur la Trinité (que Jésus n'enseigne nulle part dans les 4 Evangiles Canoniques), ne se mettent pas d'accord sur leur "saint-esprit", chacun prétendant recevoir la "vérité" que cela soit un catho, protesto, orthodo, témoins de Jéhovah, et les 1001 mouvements ou sectes...

Sinon, excellent article! Un résumé sur le Coran. Dommage que l'on est pas rappelé les travaux de Farid Gabteni (Science pour l'Heure) qui prouvent réellement par ses découvertes que c'est le Livre de Dieu, surtout lorsque l'on a appris comment le Coran a été révélé... L'auteur n'a reçu que des félicitations de partout, nul personne sérieuse à oser contester ses travaux. D'autres trouvailles existent, je ne les rapporterai pas ici.

Et n'oublions pas que nous n'avons tjrs pas l'explication des lettres citées dans certaines Surates et qui demeurent le secret du Coran.

Cordialement.

12.Posté par Arthur Gohin le 12/09/2010 19:50 | Alerter
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PeaceForce
L’ancien testament annonce à plusieurs reprises la venue et le don général du saint esprit, et les prophètes aux mêmes y déclarent « l’esprit du Seigneur est venu sur moi »
Si effectivement Moïse n’en parle pas, il en va tout autrement du prophète Isaïe.
L’archange Gabriel est une personne, évidemment bien distincte du saint esprit qui pour moi n’est pas une personne mais le souffle, la force et l’amour de Dieu. Le nouveau testament n’en parle pas comme d’un personne, mais il l’annonce de façon très claire.
Il ne m’intéresse pas de savoir quoique ce soit par cœur car l’esprit de Dieu m’enseigne à chaque instant. C’est cela la promesse écrite dans l’évangile.
L’important pour les vrais chrétiens n’est pas d’être d’accord sur le dogme mais d’avoir de l’attention et de l’affection les uns pour les autres.

Cordialement

13.Posté par jojo le 13/09/2010 06:24 | Alerter
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Dieu guide celui qu'il veut.

14.Posté par Arthur Gohin le 13/09/2010 10:20 | Alerter
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PeaceForce

En réaction contre l’idée stupide de brûler le coran, j’ai décidé de le connaître mieux.
Le coran lui-même annonce le don du saint esprit dans la sourate 5 :
110. Et quand Dieu dira : «Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t'enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l'évangile ! Tu fabriquais de l'argile comme une forme d'oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d'Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d'entre eux qui ne croyaient pas dirent : «Ceci n'est que de la magie évidente».

Que Dieu me fortifie du saint esprit tous les jours de ma vie, et vous aussi si vous voulez.

15.Posté par alain le 21/09/2010 04:23 | Alerter
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Bravo belle explication si tous le mondes pouvais comprendre , Mais la plupart son aveugler par les beau discour de nos politiciens corompue.Encore bravo,Je suis Canadien et j'ai honte .J'ai lus tous le coran et sa ses véridique et le bon chemin a suivre,si le mondes ferais de meme je crois la planete se porterais beaucoup mieux sur tous les point... Mais que veus-tu l'argent mene le monde et le monde son aveugler par la luxure et leurs confort si il savais maisil ne save pas. Le jour du jugement ils comprendrons mais il sera tros tard pour eux.......................

Merci !!!

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