Politique Nationale/Internationale

Le Premier ministre turc, à Téhéran



irib
Dimanche 3 Décembre 2006


Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est, en Iran, pour une visite officielle de deux jours, où il a été, officiellement, accueilli, ce dimanche, par le premier vice-Président iranien, Parviz Davoudi. Les responsables des deux pays mettent l’accent sur la promotion des relations bilatérales. Même si les relations entre Téhéran et Ankara connaissent parfois des « oscillations » dues aux évolutions politiques régionales, cependant, la ferme volonté des autorités des deux pays a maintenu le très bon niveau des relations bilatérales. L’expérience montre que les facteurs extra-régionaux ont joué en défaveur des intérêts collectifs des pays de la région. L’invasion de l’Irak, voilà 3 ans de cela, prouve que la sécurité collective de la région se heurte, chaque jour, à des problèmes pour le moins complexes, qui ont une influence sur les pays voisins de l’Irak et, en particulier, sur l’Iran et la Turquie, empêchant, du coup, la promotion de la coopération économique bilatérale, voire, multilatérale, au niveau de la région. Partant, il est tout à fait clair que l’insécurité, en Irak, n’est dans l’intérêt d’aucun des pays de la région. D’ailleurs, juste avant son départ pour Téhéran, le Premier ministre turc avait déclaré qu’il était dans l’intérêt de tous les pays formant la région de contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient. Auparavant, au cours de réunions multipartites avec les autres pays voisins de l’Irak, Téhéran et Ankara avaient mené une politique active, pour contribuer au règlement de la crise irakienne. Sur un plan, maintenant, économique, l’Iran et la Turquie souhaitent promouvoir leurs relations commerciales, en particulier, dans le domaine de l’énergie, notamment, pour faire transiter le gaz naturel iranien vers l’Europe, via la Turquie. Les deux pays se sont fixés pour objectif d’augmenter le volume de leurs échanges commerciaux à 10 milliards de dollars, un chiffre, qui frôle, déjà, les 6 milliards de dollars. En fait, la visite de Recep Tayyip Erdogan, en Iran, quelques jours après celle, effectuée, par le Président irakien, Jalal Talebani, montre que les pays de la région sont bien conscients du rôle sensible que joue l’Iran, pour contribuer au maintien de la sécurité et de la stabilité collective, d’autant plus que d’expérience, la présence américaine, dans la région, ne peut, non seulement, pas aider au maintien de la sécurité, mais encore, elle est bien un facteur d’insécurité et de préoccupation. Aujourd’hui, seule, une convergence politique entre les pays de la région, ainsi que le rôle déterminant, que pourront, notamment, jouer l’Iran et la Turquie, seront à même de restaurer la sécurité et la stabilité dans cette partie du monde.


Dimanche 3 Décembre 2006

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